31 oct. 2015

St Patrick's RC School Fair 2015

31 octobre 2015. Aujourd'hui a lieu la foire de l'école catholique St Patrick où vont Madeleine et Claver Jr. Ils sont très euphoriques, et l'ont préparée très sérieusement en vendant plus que le nombre de tickets demandé. Dimanche passé, ils ont profité de l'annonce de cette foire, à la fin de la messe pour opérer cette vente. Des parents en ont acheté juste dans le but de soutenir l'école; d'autres parce que leurs enfants prient ou chantent avec les jumeaux. D'autres encore ont décidé carrément d'y aller avec leurs familles. La foire commence à 11 heures et finira à 18 heures.
Le but de l'évenement est de récolter de l'argent pour le fonctionnement de l'école. Chaque élève est prié d'apporter une contribution personnelle en nature ou en espèce: livre, jouet, oeuvre d'art, fleurs, jeux. Les parents également peuvent faire une "donation": nourriture, huile, pain, boissons, gâteaux, argent, etc. L'expérience des années passées a montré que la participation peut dépasser le millier de participants, car des tickets sont encore vendus à l'entrée à des visiteurs de circonstances. L'an passé, j'ai rencontre une famille qui va presque à tous ces genres de fêtes rien que pour le plaisir de leurs deux enfants. Le temps est beau en général, quoique la pluie soit parfois au rendez-vous. 
Les écoliers ont l'occasion de jouer ensemble à plusieurs jeux forains, au tobogan, moyennant quelques dollars. Il y a également à disposition de la nourriture pour tous le goûts: fast-food, macaroni-pie, fish cakes, coucou and flying fish comme de la nourriture décente. De même pour les boissons, le choix est étendu.
Nous prévoyons d'y aller autour de 14 heures. Dans l'avant-midi, tous les trois iront d'abord à la répétition du ballet pour Chrystelle. Il reviendront peu après midi, pour que nous repartions ensemble à la foire de l'école.

27 oct. 2015

“Patrice Emery Lumumba in Caribbean Literature, Music and Film”



Lumumba (1926-1961) is acknowledged as the national hero of the Democratic Republic of Congo independence. His fight against colonialism fascinated Africa and the World so that he became an icon for the Blacks and the Third World. Soon after his death a university was named after his name in the former Soviet Union of Socialist Republics. Writers, historians, thinkers dedicated many works to his life and thought. In the Caribbean Mighty Sparrow wrote an important song titled Lumumba which was successful in the sixties. The Martiniquan poet and politician Aimé Césaire published a play Une saison au Congo to retrace the story of Lumumba’s death. He described the difficult start of the Congo as an independent nation; he examined the roots of the troubles and tribal rebellions that took place in the D R Congo after independence showing how visionary Lumumba was. Lumumba belongs to Césaire’s pantheon of great men such as Caliban, King Christopher or Toussaint Louverture. 
The Haitian filmmaker Raoul Peck has made a documentary and a feature movie on Lumumba in which he insists on the political and ideological aspects of Lumumba’s destiny. Lumumba, la mort d’un prophète (Lumumba, the death of a prophet, 1992) is “a creative documentary where biography and history, stories and archives create a frame around the figure of Lumumba, his political assassination, media and memory. It is a unique opportunity to examine, 50 years later, the life and legend of Lumumba.” ( https://en.wikipedia.org/wiki/Lumumba  )
Lumumba (2000) looks into the historical role played by Lumumba in the destiny of the RD Congo. It finishes with the rise of Mobutu as president of the country.
I would like to articulate my reflections on various topics: what is the aim of these creative representations? What is the implication of a heroic figure in creative arts? If Lumumba can be considered as a model, a reference, an ideal figure of liberty, development, and humanism, what does this mean for Africa and its Diaspora? One thing is sure, as A. Césaire said: it is a “devoir de mémoire” to give an account of Lumumba’s history and tragedy. Lumumba was indeed a man of powerful vision and inspiration for a wide generation of young people. His thought needs to be explored and positively valued. Literature, music and film form the best means to exploit his vision and ideologically spread the news that Africans and people of African descent have their own authentic and valuable heroes. 
Kahiudi C. Mabana

Les excuses de M. Tony Blair


"Tony Blair s'est excusé « pour les erreurs commises dans la planification de la guerre en Irak et pour le manque d’anticipation de ce qui pouvait arriver si on éliminait le régime de Saddam Hussein ». Il a également demandé pardon « pour avoir utilisé des renseignements erronés », faisant allusion à l’existence d’« armes de destructions massives » irakiennes qui ont permis de justifier l’intervention de la coalition."
(Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/10/26/les-excuses-de-tony-blair-pour-la-guerre-en-irak-une-operation-de-communication_4796990_3214.html)

Aujourd'hui, l'ancien Premier-Ministre britanique Tony Blair s'excuse de la guerre en Irak alors que le monde entier savait, sauf Bush et lui, que Saddham Hussein ne disposait pas des ADM dont on l'accusait. Je me souviens toujours de l'intervention de Joschka Fischer, incrédule, remettant en question l'exposé de Colin Powell. Erreur, mais entre-temps la décision d'aller à la guerre était prise de façon unilatérale. Le Parlement de son propre pays plus n'était pas convaincu de ces données. Mais la guerre a eu lieu, meurtrière et ravageuse. Des millions de personnes ont été tuées, déplacées ou destablilisées. L'Irak subit jusqu'à ce jour les séquelles de cette guerre. La liberté et la démocratie imposées par la "coalition" n'ont jamais fonctionné quoi que prétendent les déclencheurs de cette guerre. L'Irak patauge encore dans l'insécurité religieuse et politique. On parle aujourd'hui de l'EI sur les cendres de ces dérives.
Saddam Hussein a été tué, cependant ni Bush ni Blair n'ont été inquiétés. Depuis, les grandes puissances vont tuer des présidents élus sous prétexte qu'ils sont des dictateurs non démocratiques alors que c'est la main-mise sur le pétrole dont regorgent ces pays, qui justifie la guerre. 
Pourquoi Blair n'est-il pas poursuivi en justice pour avoir menti au monde entier et causé la mort des millions d'innocents? Pourquoi lui a-t-on encore confié d'assurer la paix au Moyen Orient alors même qu'il a prouvé être un semeur de guerres? Et d'ailleurs les résultats sont là: le MO s'embrase encore; le conflit israëlo-palestinien reprend; l'Iran, l'Irak, la Syrie demeurent de poudrières. Entre-temps, ils sont allés tuer Kadhafi dans son propre pays prétendant qu'il constituait un danger pour ses compatriotes? Vous me direz que c'est Cameron et Sarkozy. Soit, mais c'est le même impérialisme belliqueux, rançonneur et sans scrupule. Et le pétrole au bout du fusil.
Tony Blair s'excuse. S'excuser, c'est des mots. Qu'est-ce qui dit qu'il dit vrai en faisant cette déclaration? Pour convaincre le monde entier de son repentir, il n'a qu'à faire amende honorable et se présenter volontairement devant la justice, la CPI. Des voix se sont prononcées dans ce sens, mais n'ont jamais été entendues. Les excuses de M. Blair ne rendront jamais la vie à ces milliers d'êtres, qui avaient tout aussi droit à la vie que lui. Pour quoi je dis, des paroles vides, et on en a assez. Il y a eu morts d'hommes et par milliers, donc crime contre l'humanité ou génocide.



26 oct. 2015

Le contenu de mes poches à 9 ans

25 octobre 2015. Ce matin, ayant trouvé les uniformes des enfants près du fer à repasser déjà chauffé, j'ai décidé d'achever la besogne. Qu'est-ce que je trouve dans la poche de la chemise de Claver Jr? Un crayon de dimension moyenne, à la mesure de la poche. Ma mémoire remonte à mes huit-neuf ans. En fait, je suis à Kenge à l'école primaire catholique. Et qu'est-ce que je mettais dans mes poches? J'ai d'abord pensé d'un condisciple, Mafiya. Lui avait toujours du makayabu le matin. Je crois que sa famille en vendait. Moi aussi, il m'est arrivé d'en mettre. Ce dont je me souviens, c'est que j'y mettais du tout: des cacahuètes, des oranges, du sel, des bonbons, des touches, des menus crayons, des bics, tout y entrait. Curieusement, de la nourriture sèche oui, mais pas d'argent, puisque je n'en avais pas. Et mon argent de poche était géré par un oncle Dieu seul sait comment.

Le problème de Chelsea

"Claver,
Juste une remarque. Tu commets deux erreurs graves dans ton analyse.
1. Le fait que tu aies joué au foot ne fait pas de toi un spécialiste. Ton  histoire de Flavien, paix à son âme, est un mythe auquel toi seul crois. Meilleur gardien du monde, ne trouves-tu pas que ton nombrilisme te mène trop loin.
 2. Tu affirme qu'il t'arrive rarement de voir un match à la télé. Un seul match ne suffit pas pour que tu remettes en cause les compétences de l'entraîneur Mourinho, un homme hautement respecté dans le monde du foot."
Etc." (Email du 25 octobre 2015) 

Ma réponse:
Merci cher pourfendeur,
1. Oui tu as trouvé le mot: "nombrilisme." C'est justement le point de ce blog: il n'engage que moi, mes opinions. Je persiste et signe. Quand je soutiens que Flavien est le meilleur gardien du monde, c'est simplement ma façon de reconnaître les prouesses exceptionnelles d'un ami. Il avait aussi des failles. 
2. Vrai, un seul match ne suffit pas. L'équipe de Chelsea que j'ai vue évoluer n'est pas à la hauteur du Chelsea qu'on a connu. Dans le monde cruel du foot, un entraîneur se place sur une chaise éjectable dès que les résultats ne suivent pas. Je le répète: c'est le moment pour Mr. Mourinho de montrer son génie. S'il relève ce défi, il en sortira ragaillardi et grandi.

C

24 oct. 2015

De l'usage de la force en politique

La politique va avec la force, la violence. Un régime qui ne verse pas le sang n'existe pas. Pourquoi pensez-vous que les Etats-Unis dictent leurs ordres à nos pays alors qu'ils négocient avec la Russie et la Chine? C'est que, après avoir mesuré la force de leurs partenaires, ils savent jusqu'où ils peuvent oser imposer leur volonté. Au faible, on dicte sa volonté sans le consulter. Au pauvre le riche exerce le poids de son autorité. A tous les niveaux les rapports entre classes sociales, genres ou races sont marqués par la disproportion. Et cette disproportion peut prendre les formes les plus inattendues. En politique le tenant du pouvoir manipule cette disproportion grâce aux manettes dont il dispose. Néron l'a appliquée, Machiavel l'a théorisée. Toujours est-il qu'une dose de force est un ingrédient nécessaire à la conduite du pouvoir. Et pour obtenir et garder le pouvoir l'histoire montre qu'on recourt facilement au lynchage médiatique comme à l'élimination physique de ses adversaires comme de ses partisans qui font de l'ombre. Ce qui justifie l'impressionnant dispositif des armées, des forces de police et de sécurité, des services de renseignements. De véritables machines dont le but peut facilement dévier de leurs raisons d'être initiales. Et la justice officielle oeuvre dans ce sens: justice au coup d'épingle, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires.
Assassinats, intimidations, surveillances, terrorismes d'état. L'histoire est pleine d'assassinats motivés par des motifs politiques. L'occupation des îles caribéennes a connu l'extermination des populations primitives tout comme l'exploitation du Congo par le roi Léopold II a imposé la sinistre pratique de "sans manches": on coupait les bras des récalcitrants, des fainéants qui n'exécutaient pas les ordres du maître colon. Ces crimes cyniques sont gravés dans la mémoire collective des esclaves, opprimés et descendants. Ainsi a pris corps un terrorisme intérieur muselant les plus téméraires et poussant les citoyens à l'idôlatrie de leur puissant despote. Jusqu'à ce jour, la loi du plus fort règne partout: elle n'a jamais quitté la jungle humaine. Dès qu'une fronde ou une réunion de l'opposition s'annonce, l'autorité se met sur ses gardes, prend des dispositions pour éviter tout débordement et toute rébellion.
Pas plus tard qu'avant-hier, des morts qui auraient pu être évitées sont signalées au Congo-Brazzaville parmi ceux qui ne veulent pas du referendum constitutionnel. Pouvoir et opposition se lancent des griefs mutuellement. On dirait que c'est la loi même de la politique, que dis-je, de la démocratie qui l'exige. La pratique de la politique vaut ce prix.

Le problème de Chelsea?

24 octobre 2015. Je viens de suivre en direct, ce qui m'arrive rarement, le match West Ham - Chelsea. J'étais curieux de voir comment les deux équipes allaient se comporter, étant donné que la première est au haut du tableau et la seconde au bas. Littéraire certes, mais j'ai assez joué au foot et regardé assez de foot pour juger de la solidité, de la tactique et de la valeur d'une équipe ou d'un joueur sans que je recours à des spécialistes. J'ai eu un frère et ami d'heureuse mémoire dont je disais sans l'ombre d'un doute qu'il était le meilleur gardien du monde, car j'ai vu des grands gardiens encaisser des buts que Flavien Busina aurait sauvés. Personne n'osera me croire, mais c'est mon avis.
Dans le match d'aujourd'hui, l'engagement tactique et psychologique des acteurs a été très intense. Les plus réalistes et les plus efficaces ont, naturellement, remporté le match: 2-1. Chelsea a fait montre d'un jeu, très pâle et monotone, avec des lancées élevées aisément récupérées par la défense de West Ham. Leurs adversaires, soutenus par leur public, ont réussi des récupérations et des contre-attaques dangereuses qui ont constamment déstabilisé les Bleus. Ils se sont montrés plus confiants, plus menaçants devant le but et se sont créé plus d'occasions de buts. Dans un match, le choix tactique et technique est décisif; et ce choix revient indiscutablement à l'entraîneur qui peut l'adjuster en conséquence. C'est la clef de la victoire.
Vous voulez savoir le problème actuel de Chelsea? Eh bien, c'est l'entraîneur, José Mourinho. Son temps de gloire est passé à Chelsea. Plutôt que d'invectiver continuellement les arbitres, les joueurs et ses collègues entraîneurs, il ferait mieux de se consacrer entièrement au football, d'exploiter au maximum les potentialités talentueuses de ses joueurs car il en a de très bons, et beaucoup. La défense exige un nouveau souffle: le majestueux Terry devrait lentement céder du terrain comme cela s'est passé avec le légendaire Lampard. Si le jeune homme (Di Matteo) qui a gagné la Champions' League a été lâché dans la saison même qui a suivi son titre européen, pourquoi le Special One ne subirait-il pas le même sort? Justement parce qu'il est le Special One. Et c'est le problème. Ce qui étonne, c'est qu'on continue à l'appeler "The Best" en dépit de ses défaillances techniques et tactiques.
Au lieu de s'emberlificoter dans d'inutiles polémiques (un lecteur va en rire), Mr. Mourinho a un défi immense à relever: retrouver les résultats qui assurent la place d'un entraîneur dans une équipe. Il le peut puisqu'il est ou se croit le meilleur. La crise est sérieuse à Chelsea et demeurera tant qu'il restera manager de ce club.

23 oct. 2015

La corruption de la FIFA

Je voulais écrire ces lignes lorsque j'ai appris que l'on menait une enquête sur les circonstances de l'obtention par l'Allemagne de l'organisation du Mundial 2008. Là alors, je me dis: ou bien les gens sont de mauvaise foi ou bien il y a des forces occultes qui nous gouvernent. Lorsque les Africains, Abedi Pélé et Roger Milla entre autres, avaient fait leurs déclarations à l'issue du vote, il était clair pour le monde entier et pour moi que l'argent avait parlé à la place du football et des critères de justice. Cela a été dit, mais n'a pas été entendu par les puissants de ce monde. La FIFA, une véritable machine à frics. Le football est le dernier de ses soucis. Cela s'est confirmé avec les années.
Suivez bien l'évolution des rapports entre Blatter et Platini: ils se sont toujours soutenus mutuellement jusqu'à il y a peu. Et le boss a eu la magnanimité d'offrir à son ami deux millions d'Euros pour des travaux de réparation (?). On n'avait jamais parlé de ce "don" ou de cette "allocation" auparavant. Chaque sélection d'un pays est salie par des soupçons de caisse noire. Ces décaissements noirs, invisibles aux yeux des non-initiés, se révèlent décisifs pour la prise des décisions finales. Ainsi, alors qu'on attendait le choix de l'Afrique du Sud, à la suite d'une promesse démagogique (?) de M. Sepp Blatter, le monde entier était surpris du choix de l'Allemagne, pays solide financièrement et bien réputé pour en avoir déjà organisé deux auparavant. Comment l'Afrique ou l'Afrique du Sud pouvaient-elles se mesurer à un géant financier? Il ne fallait pas rêver. L'argent avait parlé, l'argent avait circulé. Il continue encore de parler car personne à la FIFA, même notre compatriote le président intérimaire, n'a un "clean sheet". C'est le système qui le veut ainsi. 
Je ne suis pas surpris, alors pas du tout, par le scandale qui secoue Beckenbauer et le football allemand en ces jours. L'intouchable Blatter est suspendu, pourquoi le Kaiser serait-il exempt d'une petite grippe financière et morale? C'est humain. "In Deutschland ist Fussball nur Geld", avais-je une fois entendu dans un train qui m'amenait vers Iserlohn après la défaite de l'Allemagne contre l'Italie en finale 82. Ces gens critiquaient le manque de patriotisme de la Mannschaft. Comme tout  le monde, je suis curieux de voir la suite.

Cruyff atteint de cancer

Le maestro du football Johann Cruyff souffre d'un cancer. Le monde entier est ébranlé par cette nouvelle. Comment dire? Ce joueur à qui l'entraîneur d'Ajax de l'époque avait permis de "fumer" est aujourd'hui atteint d'un cancer de poumons. 
Le tout premier match de coupe du monde que j'aie vu de ma vie, était la finale Allemagne - Hollande. C'était le 7 juillet 1974 à la Cité de la N'Sele, dans la Salle du Parti. Je me trouvais de passage à N'Sele chez un oncle, appelé Kroutchev. Tel fut son nom. La TV de la Salle du Parti est ouverte au public local pour l'occasion. J'ai pu voir en direct les cérémonies et toutes les légendes du foot dont parlait la radio. Beckenbauer, Maier, Breitner, Müller d'un côté et Cruyff, Neskens, Krol, Rep, de l'autre. J'étais fasciné par ces vedettes.
Pendant les années, j'ai suivi Cruyff comme joueur et comme entraîneur. J'ai toujours éprouvé de l'admiration pour lui en dépit de son sale caractère. C'est le faible des génies. Et les génies, lorsqu'ils ont des faiblesses, c'est souvent fatal. Là, une leçon de plus aux fumeurs. La vie a un prix. Courage, Johann Cruyff.
Cette maladie de Cruyff tombe en même temps que j'apprends une autre nouvelle de cancer. Il s'agit d'un cousin, ex-père SVD, professeur d'université en Amérique Latine. Ceux qui connaissent savent de qui je parle. Il est en train de suivre des séances de chémiothérapie. Je le recommande à nos prières.

17 oct. 2015

Un weekend pas comme les autres

16 octobre 2015. Une première fois à tout. Il le faut et il le fallait bien. Hier, nous étions invités à la réception de gala organisée annuellement en l'honneur des "doctorants honoris causa" par le recteur de l'université de Cave Hill. Les deux fois précédentes, j'y suis allé seul, Clavère préférant rester avec les enfants. Cette fois, après insistance, une solution a été trouvée et nous avons pu participer à cet événement. En fait, j'y ai été parce que chef de département. Par contre, j'y retrouve des personnes dont la présence se justifie difficilement. C'est peut-être mon problème car je sais que je n'y serai plus invité après mon mandat qui arrive à terme. Il faut savoir quitter son poste, c'est la vie. 
Hier, nous y sommes allés. Arrivés parmi les premiers, nous étions parmi les premiers à entrer dans la salle Derek Walcott, l'amphithéâtre de l'EBCCI transformé en une niche féérique et dorée. La soirée, bien organisée, a débuté par l'accueil des futurs docteurs h.r. et des autorités universitaires: chancellier, vice-chancelier, président du conseil, recteurs, régistraires qui étaient à la table d'honneur. Parmi les invités il y avait des ministres du gouvernement barbadien, des sénateurs, députés et des membres du corps diplomatique. Tout le monde, sauf moi, tiré à quatre épingles. Cravates-papillons ont côtoyé de jolies robes de soirée dans une hilarité exceptionelle. Une soirée élégante comme on dit dans l'argot mondain.
Les discours de circonstance ont pris plus d'une heure. Normal pour ce genre de dîner. Il y avait un duo musical qui a agrémenté la soirée. Bref, l'ambiance était de fête, de rencontre ou de retrouvailles. La nourriture était exquise, le vin a coulé à flot, des petits plats délicieux ont apporté leur part du bonheur. Ne me demandez pas combien tout cela a coûté. On s'est bien amusés jusqu'à la fin. Il était 23 heures passées lorsque nous avons repris la route pour la maison. J'ai ensuite reconduit un peu plus tard notre baby-sitter ainsi que sa fille. 
Ce matin du 17 octobre, je me suis réveillé de bonne heure afin de participer à la cérémonie de promotion et célébrer avec nos étudiants gradués ou diplômés. De ce côté de l'Atlantique, la remise des diplômes est une fête avec beaucoup de tralala, retransmise live à la télévision locale. Une panne m'attend alors que je voudrais démarrer à 9 heures. Clavère qui doit conduire sa fille au ballet vers 11 heures, décide de me dépanner, mais c'est sans compter avec un embouteillage géant qui a paralysé l'autoroute menant au gymnasium Garfield Sobers où est prévue la cérémonie. D'habitude ce tronçon me prend au plus 25 minutes. Des agents de la circulation sont postés à chaque rond-point; des détours dévient le trajet; de longues queues d'attente etc... A tel point qu'à 10 heures, heure prévue pour le début de cérémonie, nous nous retrouvons encore bloqués dans le trafic. Inutile de continuer: on retourne à la maison dès le rond-point suivant, à mon très grand regret.


16 oct. 2015

Là encore tu débloques

"Claver, 
Qu'est-ce qui te prend? Do you write just for the sake of writing? J'ai du mal à te suivre. Tu débloques. Tu prétends que ta formation n'a pas connu d'évolution depuis ton expérience du MPR. C'est une relecture délibérément faussée et à rebours sur ton passé. Je te connais assez pour nier en bloc tout ce que ta formation postérieure t'a apporté. Pourquoi t'insurges-tu si agressivement contre les politiciens alors même qu'ils se sacrifient pour le bien des tiens? On voit là qu'ayant émigré depuis des années, tu n'as plus pignon sur rue en Afrique.
Tu peux cependant avoir raison de relever que le destin d'un pays peut être suspendu à celui d'un individu et sa clique. Tu as raison lorsque tu soutiens que la faiblesse de la politique africaine est due à l'inconsistance de ses institutions. Hélàs, c'est ce spectacle honteux et malheureux que nos politiciens donnent de nos lois fondamentales lorsqu'ils taillent et changent la Constitution à l'avantage du régime en place. Cela se sait, nul besoin de le dire.
Plutôt que de ressasser des thèmes passés, il faudrait regarder l'avenir. Que nous proposes-tu de concret pour sortir de ces impasses? Tu n'es pas politique, mais littéraire plutôt ou lecteur-interprête de scénarios. Alors quels enseignements la littérature fournit-elle pour une meilleure gouvernance de l'Afrique? Si tu suggères des solutions pour combattre la pauvreté, la maladie, le sous-développement, alors tu contribueras énormément au mieux-être des tes frères et soeurs africains. C'est mieux que de t'arrêter à décrier les méfaits des politiciens. Etc."

Ma réaction:

"Merci cher pourfendeur. Permets que j'encaisse tes coups car tu as raison, tu es pragmatique.
Merci encore une fois.
C"

13 oct. 2015

Politique ou contradiction incarnée

Mon ami politologue n'en finit pas de s'étonner devant la volte-face de nos politiciens africains. Après avoir cité divers cas à travers le monde, il a fini par croire que nul n'est fiable ni digne de confiance en politique. Le politicien peut dire ceci aujourd'hui et se contredire le lendemain sans exprimer du regret, sans réaliser combien il se rend ridicule. Le discours politique est souvent vide, impressionnant et édifiant; il ne traduit jamais la vraie face de l'individu. On ne connait jamais les intentions du félin qui est devant vous ou qui vous gouverne. Les médias passent des messages pour flatter la classe dirigeante sans se préoccuper de la misère dans laquelle s'enfonce tous les jours le petit peuple. On se sert du peuple "muselé" pour justifier ses propres ambitions et folies. Et mon ami politologue de conclure: "Et si tu avais raison?".
"Voilà qui est honnête et sensé", que je lui ai répondu spontanément. Je sais que j'ai raison. Là alors tu rejoins les idées fondementales de ce blog. "On ne peut pas être politicien et avoir les mains propres," que je scande à qui veut m'entendre. Je suis heureux de te compter aujourd'hui parmi mes adeptes. On entre en politique non pas pour le bien de la nation, pour sa propre poche et celle de ses proches (familles, amis, sympathisants). Mes idées sur la politique ne datent pas d'aujourd'hui, c'est du temps de mon adolescence. J'ai curieusement mieux observé la politique quand j'étais au petit séminaire de Kalonda entre 69 et 75 que je ne le fais aujourd'hui. J'ai connu le MPR, l'ai étudié, l'ai subi. J'ai suivi les discours de Mobutu et de sa propagande. Cet épisode a forgé ma pensée. A l'âge adulte où j'aurais pu exercer la politique, j'ai opté pour autre chose,  ajoutant quelques connaissances et expériences; mais le fond de ma pensée n'a pas du tout changé. J'ai mépris de la politique telle qu'elle est pratiquée en Afrique. C'est pourquoi je préfère voir le monde en littéraire. Et les scénarios que je perçois en littéraire me trompent rarement quand il me faut prédire des événements.
"Si tu avais vécu au pays, tu aurais exercé la politique." Peut-être mais je ne crois pas quoique j'en connaisse beaucoup qui y sont entrés ou ont tenté leur chance comme députés ou autres agents élus. "Encore faudrait-il que tu y réussisses!" Vrai, je n'y aurais sans aucun doute pas réussi, puisque j'aurais agi comme tout le monde, amassant des fortunes au mépris du pauvre, toisant de haut tous ceux qui ne seraient pas de ma classe de dilapideurs des biens publics. Je n'aime pas la politique: elle expose à des trahisons, coups bas, tueries et toutes sortes de violences dans nos pays africains. Pour un oui ou pour un non, on peut vous éliminer, vous emprisonner, vous torturer, vous priver de vos libertés fondamentales. Et quand je dis vous, c'est vous, et les vôtres: familles, amis, ethnies, etc.
Observez attentivement les comportements des hommes politiques africains: notez les écarts entre leurs discours et leurs actions, entre leurs silences et leurs actes, entre les privilèges qu'ils s'octroient et les humiliations qu'ils imposent à leurs frères et soeurs humains. Souvent, innocents manipulés, ils sont victimes de systèmes qu'ils ont montés ou qui les maintiennent au pouvoir. Ils ne servent quel leurs ventres et les intérêts de leurs maîtres à penser. Les crimes sont voilés par la propagande; les arrestations arbitraires sont justifiées par de fumeux jugements sommaires, les détournements des fonds sont masqués et transformés en biens personnels honnêtement acquis. Vive l'impunité des puissants de ce monde! Vive la corruption à tous les niveaux! Et vous voulez que je devienne politicien? Ah non. Pauvre et libre plutôt que riche et esclave. Politique ou contradiction incarnée! 


11 oct. 2015

Financé ou entretenu depuis l'étranger

Il y a des choses qui étonnent. L'honnêteté n'est pas de ce monde. Des surprises désagréables arrivent souvent, plus souvent qu'on ne croit. Et encore, de votre propre entourage. Une collègue me disait qu'en Jamaïque de nombreuses personnes émigrées se sont retrouvées sans abri, après avoir construit des villas depuis l'étranger. Les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni. 
Le scénario est simple. Emigrée depuis plus de trente ans, la personne est rongée par le mal du pays où elle compte passer ses vieux jours. Alors elle entreprend de se construire la maison de ses rêves grâce à l'assistance des membres de famille restés au pays. Tout se passe bien: les plans de constructions, les documents, et les formalités d'usage. Des photos de l'évolution de la construction sont régulièrement envoyées par la magie de l'Internet ou des smartphones avec Whatsapp. Le moment venu, l'émigrée fait un retour triomphal au pays après avoir soldé ses comptes dans le pays d'émigration, après avoir tout vendu et embarqué ses effets dans un bateau. Surprise: la maison de rêve n'existe simplement pas. Elle n'a jamais été construite; l'argent complètement dilapidé par des parents qui disparaissent à son arrivée. Des centaines des milliers évaporés dans la nature. Consternation, déception, agitation. Colère, vengeance, désir de sévir. Impuissance devant la scélératesse humaine, désir d'en finir avec la vie voire de tuer. Tous les états d'âme sont possibles, et souvent, l'issue est imprévisible. La famille se déchire: querelles, dissensions, différends et autres animosités vont régner à la place de l'amour et de l'entente qui jadis cimentèrent les relations.
Une autre histoire, au pays du grand fleuve. Un brillant neveu vient de terminer ses études secondaires à l'intérieur. Le voilà inscrit à l'Unikin en éconmie. L'oncle qui vit en Belgique depuis des années décide de le prendre en charge. Frais académiques, transport, habillement, nourriture et transport sont assurés en devises. Et le bon économiste s'est arrangé pour que la manne tombe constamment, affichant tout le sérieux qu'une telle aubaine exige. Au fil des jours et des mois, il envoie des nouvelles de ses résultats, de l'avancement de ses études, voire des reçus pour des syllabi payés auprès des profs. Une année passe, l'étudiant monte de classe. Mention: distinction. Deuxième année OK. En troisième graduat, quelques anicroches avec les frais de stage et la rédaction du mémoire. Le généreux oncle bienfaiteur comprend, car au pays du grand fleuve, la vie n'est pas facile pour un étudiant sans ressources. La manne est prolongée avec condition que le passage en licence soit assuré. Promesse tenue, selon le rapport du brillant étudiant. Seulement, c'était sans compter que le destin en déciderait autrement. La tante descend brusquement au pays à l'occasion de la mort de sa mère. Notre économiste ne se présente pas au matanga. Invisible à l'Unikin où il est inconnu, invisible partout. Comme cette dernière tenait à ramener de nouvelles à son mari, elle envoie des émissaires aux quatre coins de Kin qui finissent par le dénicher dans une maison où l'étudiant économiste fait le Mario. Nul n'en croit ses yeux ni ses oreilles. Le jeune homme vit en union libre avec une dame cambiste qui fait ses affaires en ville: il est père d'une jolie fille de deux ans alors qu'un autre enfant est en chemin. Les 100 Euros qu'il obtenait mensuellement de son oncle, n'ont servi que de pactole pour entretenir sa petite famille et assurer le minerval scolaire du fils de sa dulcinée.
Je vous laisse le loisir de commenter ces deux événements comme vous l'entendez.


8 oct. 2015

J'ai retrouvé Ignace

8 octobre 2015. Ce matin à mon réveil j'ai eu une double surprise. Grâce à Facebook, j'ai retrouvé les traces de Mauricette. Avec les Itatu, nous avons des liens très anciens... et pour moi ces liens remontent du temps d'école primaire. En 66 était venu de Kinshasa à Kenge un ami pas autrement nommé Ignace. Il était à l'école officielle, mais on se retrouvait souvent au camp Fonds d'avance - comme s'appelait le camp ONL à l'époque - pour différentes activités d'enfants: jeux, promenades, maraudages, etc. Depuis, j'ai gardé de lui un bon souvenir lorsque je devais quitter Kenge pour Makiosi, et plus tard, Kimbau. Je ne l'ai revu qu'une seule fois quand je commençais Kalonda. Depuis, oublié. Oublié pour lui, mais pas pour moi.
Pendant mes années de service à l'évêché de Kenge (82-87), je m'informais à son sujet, quand l'occasion se présentait, auprès de sa tante, qui m'avait appris qu'il se trouvait en Angolais. Depuis, plus rien. Hier, comme par hasard, par la magie de Facebook, j'ai contacté Mauricette et ai obtenu son numéro de téléphone ce matin. Sans hésiter, j'ai appelé mon vieil ami et frère Ignace, enthousiasmé par l'euphorie des retrouvailles. Hélàs, je devais vite déchanter; le gars ne m'a pas reconnu tout de suite. Je n'ai été ni déçu ni surpris car le temps voile les souvenirs. C'est vrai, il s'est passé plus de quarante-cinq ans depuis notre dernière rencontre sans un seul signe de contact. Puis, petit à petit, au fil de la conversation, sa mémoire lui est revenue et il m'a décrit comment j'étais mince alors que lui était joufflu. Sa voix et sa tonalité de parole sont restées presque identiques. Il est dans les affaires. On a remercié Dieu et on s'est promis de se rappeler, de renouer contact. Le premier pas des retrouvailles est franchi.
Au fait, c'est moi, avec ma mémoire. Je surprends souvent des gens en les appelant par leurs noms après des années de séparation. Il m'arrive aussi souvent d'en oublier. Normal. Mais dans le cas d'Ignace, j'ai des repères solides: sa famille. La vie gère le quotidien, le récent; ainsi des amis d'école primaire disparaissent de notre univers sans qu'on le veuille. Une chose est sûre: j'ai retrouvé Ignace.

7 oct. 2015

Où en suis-je avec moi-même?

Il est dans la vie des temps où l'on perd les repères et l'on cherche à reprendre le contrôle de son destin. Il y a une semaine, j'ai fait une pause afin de me concentrer pleinement sur le souvenir de mon paternel. Devoir sacré en quelque sorte. Un vide. Un rien. Le temps de refaire le plein. Seulement voilà! Le 4 octobre est arrivée la naissance de ma nièce Véronique dans le sillage de l'anniversaire de Traudl Schmitt. Après, rien. Maintenant, plus rien. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. C'est faute d'inspiration plutôt. Pensez à la fameuse feuille blanche de Mallarmé. Que dis-je? Mais je ne suis pas poète. Et quelle est la différence entre un poète et un écrivailleur? Nulle. Les deux écrivent sur les mêmes sujets avec des outils et des projets différents. Ai-je raison? Peut-être. J'ai tendance à croire que j'ai tort. C'est mieux, dans certains cas, de prétendre qu'on a tort. Ainsi, on se sentira dans le devoir de se justifier. Où en suis-je avec moi-même? Des projets, des tas des projets. Rien de réalisé dans l'entre-temps, et la vie continue son chemin. L'heure n'est plus aux interminables projets, à d'irréalisables rêves, mais à l'action, au concret. Au travail, pragmatisme oblige. Cela me rappelle une remarque qu'un musicien a faite à un autre: "Vous ne faites que des répétitions. Le public attend des oeuvres. Quand allez-vous satisfaire la demande de vos mélomanes?" Comme pour dire qu'il y a un temps pour tout. Où en suis-je? Beh, là où je suis arrivé... ou là où j'ai abandonné le boulot. Rien ne peut se faire pour moi sans moi, sans mon apport implicite ou explicite. La roue de la fortune tourne, mais elle tourne à propos de quelqu'un dont le nom y est inscrit. Ai-je inscrit le mien? Oui, peut-être. Mais j'attends de l'inscrire pour l'éternité.

4 oct. 2015

Bienvenue Véronique

Alors que je viens de finir d'écrire sur le quatre-vingtième anniversaire de Mme Schmitt, j'apprends la naissance hier à Paris d'une nièce nommée Véronique, fille de Pablo et Rita Bukondi. Dieu soit loué pour ce grandiose événement. Félicitations aux heureux parents et surtout merci d'avoir donné ce nom évocateur à ma nièce: "Mama wendi, mama vutuki".
Véronique vient au monde le jour où a été porté en terre mon père Mabana et porte le prénom de sa grand-mère. Mythologue, je crois au mythe et à la main de Dieu dans nos vies.
Bienvenue Véronique.

Glückwunsch Traudl


Heute feiert Traudl Schmitt ihren 80. Geburtstag. Was soll man an einem solchen Tag sagen, ausser Glückwunsch, Gottes Segen, Gesundheit und Frieden? Soll man nicht darüber nachdenken, dass das Leben nur verschenkt wird? Und so weiter. 
Seit ich Traudl kenne, mehr al 20 Jahren, habe ich mich immer über Grosszügigkeit, ihre Bereitschaft den andren behilflich zu sein und ihre Lebenserfahrung sehr bewundert.  Was sie für mich persönlich getan hat, is unzahlbar und unbezahlbar. Ich habe sie immer für die "Perfekte Sekretärin" gehalten. Traudl is eine sehr gute Dichterin and Erzählerin. Als Schriftstellerin has sie viele Bücher and Gedichte in Anthologien veröffentlicht, die man wirklich geniess. Ich bin sehr stolz, Ihr Freund zu sein.
Über alles grüsse ich eine Person mit Herzen, die mich akzeptiert wie ich bin, die da für mich war, als als ich die schwierigsten Entscheidungen meines Lebens getroffen habe. Bis heute ist sie immer dabei, wenn ich eine Unterstützung, Ratschläge oder ein Gespräch brauche. Usw. Vielen Dank dafür Traudl! Wie früher gesagt, ich wäre gerne nach Wurmlingen gekommen, wenn es möglich gewesen wäre. Herzliche Grüsse aus der fernen Insel Barbados!
Sehr gern wünsche ich Dir alles Liebe, Gute und Schöne zum Geburtstag. 

C

3 oct. 2015

Wenda kwandi

Wenda kwandi tata. Tata wenda kwandi ku kalunga.
Lelu kilumbu bam'zika. Mvula nana.
Mboti Tata!
Kahiudi, tsomiaku