22 sept. 2026

RIP Abbé JP Gavuka: 40 ans déjà

22.9.86-22.9.26 soit 40 ans depuis que l’abbé Jean Pierre Gavuka a quitté ce monde. Que son âme repose en paix. Il avait à peine 30 ans et 3 ans de sacerdoce. Difficile de livrer en quelques lignes la vie d'une personne proche décédée depuis quatre décennies. Loué avant tout soit le nom de l’Eternel qui nous ramène au souvenir d'un prêtre entièrement dévoué au diocèse de Kenge mais que la maladie a vite arraché à notre affection. Je m'arrêterai volontiers à quelques souvenirs. 

Entré au petit séminaire de Kalonda en septembre 1970, Jean Pierre me suivait d'une année. Il venait de Fatundu avec son ami Maza Boscas. Il s'est vite révélé comme un bon joueur de dames et de football. Gai, éveillé, plutôt calme et discret, il m’a impressionné par sa grande chevelure dont il prenait un soin particulier. J’ai encore des photos de nos 20 ans. Jean Pierre attirait la sympathie des amis à tel point que Les Messagers lui avaient dédié une chanson spéciale au grand séminaire de Mayidi. "O Ji Pi e Ji Pi papa". Les Messagers c’était l'orchestre qui animait nos soirées et fêtes. Les amis Robert Mangala, Noël Matonga, Damien Pakasa, Liévin M’Banga, Gérard Nzuzi, Alexis Olenga, et ceux qui ont quitté ce monde Baudouin Ikungu,  Esas Tom Tom Eklos, ont dans la foulée chanté et dansé pour lui entre 1976 et 79 au rythme du Choquez Retard ou du Washawasha  

Il faudra toutefois avouer que je l'ai mieux approché et connu lors de notre formation théologique à Rome entre 1979 et 1982. Alors que Faustin Mampuya et moi avions effectué une année de régence à Kalonda, Jean Pierre, Benjamin Fala et Flavien Busina sont passés directement de Mayidi à Rome. D'où nous sommes devenus condisciples et avons poursuivi tout le parcours sacerdotal ensemble.

Je reste hélas le seul témoin de notre séjour romain. C'est à Rome que la santé a posé les premiers ennuis. En juillet-août 1980, nous nous retrouvés lui et moi à Raeren, en Belgique. En fait, c'est avec Jean Pierre que j'avais effectué mon tout premier voyage en train entre Rome et Aachen, le 29 juin 1980. Via Bologna, Brennero, Innsbruck, Munich, Bonn. Quand nous étions en troisième théologie, il a piqué une crise pendant la messe des 25 ans d’épiscopat du cardinal Bernardin Gantin au Collège Urbain. C'était en février 1982. C'est son ami Benjamin Fala qui l'accompagnait à l'hôpital et veillait sur lui. Nous on assurait la reléve. Que son âme repose en paix !

Au retour au pays en août 82, nous avons été ordonnés diacres ensemble; et prêtres le 7 août 1983. Affecté comme diacre et vicaire à la paroisse Notre Dame de la Paix, Kenge, de 82 à 84, l’abbé Gavuka a rejoint l'évêché de Kenge nouvellement construit en septembre 85 comme secrétaire chargé des archives. Et nous étions tous deux vicaires dominicaux a la Paroisse Anuarite avec l’abbé Nicolas Berendts comme curé. Cette année-là, je me suis occupé personnellement de sa santé, et nous avons collaboré étroitement. Dieu a repris son âme ce jour il y a 40 ans. C'est l’abbé Robert Kutukenda qui était monté de la procure m'annoncer ce décès. J'étais pourtant a l'évêché  mais n'avais pas ouvert la phonie à 17 heures. J'étais en conversation avec un parent. Que son repose en paix. 

Je me souviens de ses funérailles avec quelques incidents douloureux que je préfère taire. J'étais à la messe des suffrages à Notre Dame mais ne suis pas allé à Kalonda pour l'enterrement. Monseigneur l'Evêque m'avait demandé de rester à Kenge pour assurer la permanence. A cette époque, j'avais publié à l'imprimerie Edimba une photo funéraire de l’abbé Jean Pierre Gavuka avec un texte en kikongo mais je n'en ai pas gardé d'exemplaires. La photo a été distribuée a travers le diocèse... j'ose croire qu’il y en a à l'évêché. Que son âme repose en paix ! A jamais grave et rivé dans nos cœurs !

Ma pensée va aussi vers Nico Berendts, le seul curé dont je fus vicaire, qui aurait fêté ses 99 ans ce jour. Paix à son âme ! 


21 sept. 2026

Il faut savoir partir

Les années passent vite, sans qu'on s'en rende compte. Ce qu'on croyait lointain dans le temps devient proche mais on croit que c'est encore loin. Sans s'en apercevoir vraiment, on entre dans le troisième âge, mais on croit qu'on a encore assez de force pour faire tout comme au temps de la jeunesse.  C'est la loi de la nature. Le temps passe vite comme la vie d'ailleurs. Des projets mis de côté ou en veilleuse deviennent irréalisables parce qu'ils n’ont pas été entrepris à temps. 

Il y en a qui vivent dans des illusions ou dans des réalités créées de toutes pièces qu'ils fabriquent comme supplements à leur imaginaire. Certains créent des histoires d'événements qui n'ont jamais eu lieu  mais y croient fermement.  Et pourtant tout est faux. Les fantasmes deviennent des réalités incrustées dans leur psyché. Comment ne pas se douter de leur santé mentale et physique? J'en connais un de ce genre. 

Il y en d'autres qui vivent sans vraiment vivre. Ils circulent hors du temps, hors de l'espace. La vie les frappe de plein fouet. Pas de boulot  pas de famille  une vie de rêves transformées én événements vécus au passé. Un congenere m'a surpris avec un enfant de trois ans dont il voulait me confier la garde en lui donnant mon nom. Je lui ai répondu que je ne m'engagerais a rien. Le gars vit avec une femme qui aurait pu être sa petite-fille; et cette dernière a envie d'avoir des enfants. Souci légitime dans un monde qui s'effondre. Things fall apart  c'est vraiment le cas de le dire.

Il faut savoir partir... les choses matérielles accumulées au fil des années resteront. Partir comme on est venu au monde. Entre ces deux instants rien, le vide et l'absence. 

20 sept. 2026

Que d’absences!

Dans mon entourage immédiat et lointain il y a eu récemment pas mal de décès. Des personnes dont l'absence se ressent comme une tragédie. Il faudrait les remplacer au boulot mais pas dans nos cœurs. Je ne les verrai plus, on ne se verra plus. Notre contrat terrestre est rompu. Il y a tellement de responsabilités urgentes que je ne saurais par oû commécer. j’ai sommeil, j’arrêre là. Veuillez m’exvuser estimés lectrices et lecteurs. 


19 sept. 2026

Ce que j’apprends encore

J'ai beaucoup appris au cours de la vie, je continue à apprendre et à découvrir beaucoup d'autres choses encore plus révélatrices de ĺ’esprit humain. Chaque jour qui passe, j'apprends, je fais face à beaucoup de défis que lance la vie. J'y réfléchis sans forcément trouver des solutions. Moi qui ai pourtant opté pour le principe de problem solving comme moto. Je m'efforce a penser qu’il y a une solution  à tous les problèmes. Bonne ou ́mauvaise, adéquate ou inadaptée? Je m'efforce à croire qu’il y a une boîte à solutions à tous les obstacles qui se posent à l'esprit humain. Erreur! Illusion! Mais je n'ai pas, prétentieux que je suis, l'humilité de reconnaître mes limites. 
Il faut savoir partir... tout ce que nous entreprenons a une fin que parfois nous refusons d'accepter. Dans un esprit de vouloir mieux apprivoiser son univers, un homme quitte son village comme Ngeleka pour s'installer en ville conçue comme un eldorado. Après avoir vendu ses bétails, ses légumes et tout ce qu’il possédait, il se retrouve sans domicile fixe dans la megapole urbaine. Le voilà désormais "balado", un mot qui désignait les délinquants  dans les années 80. Il n'est pas le seul, ce sont des milliers de personnes qui se retrouvent dans ce traquenard. Et des millions dans le monde. Question de circuler le soir ou la nuit dans les rues de Washington DC, New York, Paris ou même Kinshasa.  La ville attire et répugne à la fois comme par un mouvement de fascination répulsive. Le bonheur espéré passe à coté du malheur tout comme la mort est le revers de la vie. C'est la face cachée certes mais ouverte de la même médaille. Le bonheur tant rêvé s'éloigne toujours et on se demande finalement à quoi a servi ce long parcours de vie pour finir comme cela. 
Fascination répulsive, disait mon vénérable maître Jean Roudaut. Mon professeur de littérature française moderne et contemporaine vit encore et totalise 98 ans. Et dans sa sagesse légendaire, il soutenait que "l’on n'aime jamais que l’absent." L’absent, c'est l'être présent de corps mais invisible de l'esprit. L'être vit dans l'esprit plutot que par la parole. Trêve d’élucubrations cérébrales. L’absent, c'est le disparu, le défunt, le vide émotionnel et physique. La personne invisible possède une dimension ineluctable dans la vie. Le constat de l'absence est pour moi un moment à la fois dramatique et tragique. 
Chaque fois que je revisite Kenge, je suis frappé par l'absence. Je re-découvre une ville dont j'ai partagé certains événements et d'autres que j’ai percus de loin. Ma mémoire me ramène souvent à la réalité. En ce moment même, Kenge pleure Maman Mbulungu, née Marie Colette Ngonzo, la mère d’Odon, Mariane, Valentine, Mathieu, Marguerite, etc. Voilà un nom trés connu à Kenge, iconique pour ma génération mais presque ignorée aujourd'hui.  L'épouse de Papa Mbulungu Milolo fut une grande dame à Kenge. Elle est décédée dans une discrétion totale. J’ai encore eu le privilège de la revoir il y a une année, toujours aussi digne et noble. Je me joins avec gratitude à la douleur de sa famille biologique et lui rends un hommage respectable. Que son âme repose en paix.  
Il n'y a pas de meilleure école que la vie. Il y a toujours des leçons à apprendre. 

15 sept. 2026

Pauvre et digne ou riche en haillons

Dans des IA vidéos je vois des scènes ou des séries ou des cas similaires qui se répètent. 

Un jeune nettoie une voiture de luxe, le propriétaire arrive. Il lui explique qu'il le fait pour payer les frais d'hospitalisation  de son parent malade  Le riche jette en démarrant une montre Rolex ou un anneau de 50 000 $. L'enfant ramène le joyau au bureau ou a la maison du riche, mais la réceptionniste ou madame détourne l'objet perdu. Les caméras de surveillance révèlent ce qui s'est réellement passé. 

Un riche déguisé en vagabond ruiné, affamé et habillé en haillons, se voit éconduit de l'hôtel ou de la banque. Son accoutrement le disqualifie et provoque la risée du personnel et des clients. Il est pris pour un imposteur parce qu’il s'habille pauvrement. Parfois la police est appelée en renfort. Un autre, voulant retirer de son compte 500 000$, est humilié, moqué et traité de fraudeur ou de contrefacteur. Il se révèle que l'homme déguisé est un puissant homme d'affaires, actionnaire de l'hôtel ou de la banque. Celui-là même qui fait que l'hôtel ou la banque soient en mesure de fonctionner et d'assurer les salaires du personnel.

Dans tous les cas, la vérité apparaît brutalement et suggère qu'il ne faut pas juger quelqu'un par son habillement.  Ces cas constituent un test de la probité et du professionnalisme du personnel. Dans les familles, c'est l'honnêteté de madame ou de monsieur, qui est testée. Ou virn ça passe, ou bien ça casse. Moralité: respect de la dignité de tout être humain quelles que que soient son apparence ou son appartenance sociale.

14 sept. 2026

Entre désespoir et pessimisme

Dans mes relations il y a deux personnes qui sont visiblement en situation de désespoir alors qu'elles ne devraient normalement pas l'être. C'est leur lassitude devant l’âpreté de la vie qui les a liées dans cet état. La première personne a opté pour la mendicité, ne parle que d'argent. Si elle n’écrit et ne communique que pour demander de l’argent ou une faveur quelconque; elle travaille pourtant, n'est pas la plus démunie  mais se croit en droit d'exiger la générosité des autres, et ne se gêne pas. La deuxième personne est, contrairement à la première, est au chômage. Rétive à toute idée de se réconcilier avec ses enfants, elle préfère attendre le sort de que lui réserve le destin. Ayant travaillé dans le privé, elle est lassée de n’avoir pas cotisé pour sa retraite. La vie est dure, très dure. Elle se contente de la générosité spontanée de sa famille et des amis. Elle voudrait sortir de son Congo natal pour l'étranger mais les démarches entreprises jusqu'à ce jour n'aboutissent jamais. Très fière d'elle-même, voire arrogante, elle se dit "mobola ya têtue". Littéralement une pauvre personne qui est têtue, ne mendie pas. Digne et insensible aux rihesses ambiantes. Elle soutient devant qui veut l’écouter: "Moto moko te apemaka na zolo ya moninga". (Personnes ne respire avec le nez d'un autre) Chacun jouit du souffle dont le Créateur l'a gratifié. 

Quelle leçon tirer de telles attitudes? Une seule: vivre dans la dignité et le respect de soi. Tautologie peut-être, mais réalisme. Ne pas respecter l'autre au détriment de soi. Pas évangélique me dira mon pourfendeur, mais moi je n'ai pas mission de prêcher. Je défends simplement le bon sens.


13 sept. 2026

La vie est très difficile

Hier j'ai écrit que "la vie esr difficile", je renchéris aujourd'hui qu'elle est même difficile. Je ne suis pas pessimiste, je suis juste réaliste. J'aime revenir à cette image de ma vie: je suis tombé de ma moto Vespa au moment même où je croirais que je ne tomberais jamais. Je maîtrisais tellement bien l'appareil que j'avais exclu toute possibilité de chute.  Vanité. Vantardise inutile. J'en porte les séquelles sur le front et le bras droit jusqu'à ce jour. Plus on monte  en altitude, plus la dégringolade est fatale. Plus on se sent fort, plus on est vulnérable. L'homme le plus puissant du monde est celui qui est le mieux gardé ou protégé par des gardes. Il menace la vie des autres parce qu'il assure ses arrières. C'est ça la vie, et elle est très difficile.  

Le paraître et l'être coïncident rarement chez un être humain. La personne qui apparaît forte, gaie et sûre d'elle devant vous pourrait ne pas l'être au fond d'elle-même. Observez bien. Nos leaders traînent des zones d'ombres minées par des malheurs, des infortunes et des échecs qu'ils prenent le soin de cacher habilement. La vie est difficile. Dieu ne donne jamais tout. Il te donne la maladie quand il t'offre l'argent.  Il te donne la beauté physique alors que ton coeur est entaché des crimes d'une gravité énorme. Le succès social et public dissimulé souvent des malheurs intimes insoupçonnés. Ainsi est la vie, et elle est très difficile.

Rares sont les vœux entièrement exaucés quoique l'on s'efforce d'y croire ou de le faire paraître.  On vit dans l'illusion du bien-être pendant qu'on croupit dans la misère spirituelle zt morale. Des grands esprits ont disparu de la surface terrestre sans laisser un souvenir palpable. Peu avant sa mort Claude Levi-Straus était inquiet de l'avenir du monde auquel il a consacré sa vie et ses recherches. Cette amertume lui est restée, j'assume, jusqu'à son dernier souffle. Les riches et les forts donnent l'impression dle s'en sortir sans souci. Ils ne ain't pas forcément les plus heureux. Illusion. Vanité. La vie est très difficile, le succès illusoire.  

12 sept. 2026

La vie est difficile

La vie est une épreuve difficile. Difficile parce qu'elle exige de la rigueur et expose au risque de l'échec. Oui, ou bien on réussit ou bien on échoue: il n'y a pas de juste milieu. Des circonstances familiales et sociales définissent souvent les conditions de réussite ou d'échec. Les forts gagnent; les faibles perdent. Ce classement impose une sorte de sélection naturelle. Le système scolaire reçu de l'Occident ou d'ailleurs ajoute à la diabolisation des enfants et jeunes qui ne s'y intégrent pas. Ce qui complique la vie, ce sont ces paramètres étranges et étrangers dans lesquels elle évolue, 

Des enfants doués pour les arts sont souvent sacrifiés à la merci des sciences classiques selon lesquels ils sont évalués. L’éducation n’est pas holisticque. Beaucoup ont abandonné l'école parce qu'ils ne s'y ont pas intégrés; d'autres parce qu'ils ont manqué les soutiens matériels et financiers; d'autres encore parce qu'ils n'y pas accordé l'intérêt attendu. Et souvent la vie est mesurée à l'aune de cet environnement scolaire. Mais la vie, c'est plus que les diplômes. Il y en a qui y réussissent sans avoir jamais fait l'école. Il y en a qui échouent parce qu'ils ont justement échoué à l'école et la vie s'est arrêtée dès le lendemain. Il y en a aussi qui ont amassé des diplômes sans jamais réussir dans la vie. Nombreux parmi les médiants, les sans-abris ou les ouvriers, qui détiennent des certificats prestigieux. La vie, c'est plus que les titres scolaires même si ceux-ci ouvrent des portes.

Quelle école pour la vie? Pas de meilleure école que la vie elle-même. La gestion de la vie est une épreuve heureuse ou douloureuse selon qu'elle est tenue du bon ou du mauvais côté.  Reste à savoir ce qu'est ce bon ou mauvais côté Les meilleurs de l'école ne sont pas forcément les plus brillants ni les plus utiles à la société.  Bourré de théories, on ne s'en sort pas allègrement. Pratique et réaliste, on réussit. Un défi que d'utiliser le bon sens pour vivre. 

10 sept. 2026

Un 9 septembre inhabituel

9.9.2026. La St Pierre Claver a bien commencé, mais a mal fini. Commençons par la fin. 

Il était 15 heures lorsque j'ai reçu de l'abbé Jean Chrysostome Akenda l'annonce de la mort de l'abbé Prof Dr Jean Valère Mbuluku, prêtre séculier de Kikwit. Message officiel par Mgr JW Kindanda, vicaire géméral de Kikwit. Que son âme repose en paix. J'ai tout de suite appelé Chrysostome pour en savoir un peu plus. J'ai transféré le message à quelques personnes ayant connu le défunt. Je ferai un éloge funèbre en son honneur. 

Comme si cela ne suffisait pas, un autre message m'est arrivé de Mama Marceline m'informant de la mort hier  soir à Kenge  de Clémence, ex-femme de Jean Jacques, l'ancien chauffeur de Bodi Batu que nous avions enterré en janvier 26. La défunte est la mère de Ç'arrive ou Sarrive. Comme toujours dans nos familles, la sorcière a été identifiée parmi les autres femmes de JJ. Que son âme repose en paix!

La journée avait pourtant bien commencé. Des anniversaires de naissance de ma soeur Rita Kayolo Kona et du Père Jean Baptiste Zeke. Mama Mapasa, Claver Jr et moi avons chanté pour Rita. Dieu les bénisse. Ces moment ont été de courte durée, mais intensément célébrés. Des voeux concernant ma fête patronale m'ont été envoyés de plusieurs personnes. St Pierre Claver, prie pour nous !

L'autre bonne nouvelle est l'ordination sacerdotale le 3 octobre 2026 de Xavier Mabana Tsabuku. Félicitations à notre frère. 

Chrystelle en est encore a l'harmonisation de ses cours. Tout sera réglé bientôt. Le stress est palpable et net. Bons vents à elle à cet épisode important, Nionso na maboko ya Mfumu Nzambi Unkwa-Ngolo Zonso. 


8 sept. 2026

Héros ou criminel? 2

A voir le monde comme il va, il y a de quoi se poser des questions sur certains concepts qui le régissent. Le monde évolue certes, mais certaines choses demeurent pareilles comme au bon vieux temps. Malgré la technologie ambiante, les portables et les effets dévastateurs de l'IA, nous en sommes encore ä l'âge de la pierre taillée dans certains domaines. L'homme reste égale à lui-meme. Plus il sait, plus il devient ignorant devant l'inaccessible, l'incommensurable. L'esprit critique et la sagesse jadis présentés comme des socles du succès terrestre sont désormais rangés dans les tiroirs de l'oubli. Aujourd'hui c'est l'aventurier, et non le savant; le pasteur bishop, et non l'ermite, qui possèdent le vent en poupe et sont au devant de la scène. Les prétentieux dirigent et en imposent aux érudits. Les voleurs prêchent la parole divine tandis que les prédicateurs attitrés et ordonnés sont réduits au silence. Un monde sans loi, un monde de désarroi.  

Les héros se sont vulgarisés, affaiblis par les antivaleurs que porte le monde actuel. Le tricheur se hisse au sommet et clame haut et fort avoir été choisi par Dieu lui-même pour conduire les autres hommes. La prostituée de grands chemins se range dans le nef de la SVM et donne des leçons de vie à une jeunesse dépourvue de modèles et de repères. Nous ne savons plus qui est qui dans ce cafouillage du TikTok permanent. Le tueur à gage s'est converti en prophète mais garde son revolver dans ses pénates. Et comme les gens adorent le spectaculaire, ils avalent toutes les recettes insipides qui leur sont proposées par les eunuques modernes du royaume céleste. 

Je suis loin de ma pensée initiale. Des contradictions internes à notre monde actuel minent la vie et l'évolution du monde. Que le criminel de guerre haï par ses victimes soit enterré avec pompe dans son pays natal, cela rappelle l'image de Pinochet retourné sur chaise roulante d'Angleterre. L'étranger ignore tout de ce qui se passe ä l'intérieur d'une maison. Mais le monde est tellement banalisé qu'on ne saura plus retrouver la vérités des choses  et des personnes.  Scruter le passé de quelqu'un et vous retrouverez le brigand dont les galons sociaux cachent des crimes horribles. Celui qui est votre modèle ne l'a jamais été ou ne l'est pas forcément pour les autres. Chauve-souris, Ngonzo, traître au patriotisme de pacotille... héros ou criminel? C'est toujours et encore "selon". 

7 sept. 2026

Héros ou criminel?

Héros ou criminel? C'est selon, répondrait un brave Congolais. Cela dépend. 

Honduras: Juan Orlando Hernandez condamné à 45 ans de prison pour traffic de drogues en 2024, grâcié par Trump, est retourné à Honduras. Son retour triomphal met fin à une humiliation dont il était innocent. Il parle de "chasse aux sorcières". Ce qui ne plait pas du tout aux Honduriens qui voient que les puissants et les riches sont protégés, et que la justice ne s'applique qu'aux faibles et aux pauvres.  
Serbie: Ratko Mladic, général criminel de guerre emprisonné à La Haye, est décédé, mais reçoit des honneurs funéraires de plusieurs milliers de partisans. Le monstrueux boucher de la Bosnie a été célébré comme un véritable héros national dans sa Serbie natale. 

Je ne m'arrête qu'à ces deux cas, car il y en a légion. Ces deux cas contradictoires montrent combien les notions de justice et de bien sont relatives. Justice pour quoi, où et comment? Bien pour qui, où et comment? Le président d'un des pays les plus sanguinaires du monde retourne, réhabilité et fort dans son pays pour faire taire les rumeurs qui jadis avaient justifié son extradition vers les US et sa condamnation à 45 ans de prison. C'était sans compter la grâce présidentielle de Mr Trump. Le voilà remis sur ses rails, prêt à défier ses détracteurs et pourquoi pas à retrouver les rènes du pouvoir. Plus grave encore, le pays Honduras ne le poursuivra pas en justice. Ce qui scandalise et révolte les opposants, les défenseurs de droits de l'homme ainsi que les paisibles citoyens soucieux de justice et de paix. Quant au général serbe emprisonné à La Haye, il a expié toute sa prison et y est mort. Et c'est qu'il est mort de suite de maladie, d'épuisement. Criminel pour la Cour Penale Internationale, héros national pour la Serbie. Des milliers de ses compatriotes sont allés l'accueillir pour montrer leur attachement aux bâtisseurs de la Serbie. De criminel de guerre, Mladic reçoit la couronne des élus de la nation serbe.

N'est pas héros qui veut. N'est pas criminel qui veut. Ce sont des concepts construits en fonction de la position qu'on défend. Ils sont relatifs et contradictoires. Comme Castro ou Hugo Chavez accusés comme des vils agents antiaméricains ou pro-russes, mais célébrés dans le monde anticapitaliste comme des héros nationaux adulés par leurs compatriotes. Chacun a sa mission. Et la mission de chacun à un espace et un temps. J'y reviendrai, je ne suis pas allé au bout de ma réflexion.  

 

 



3 sept. 2026

De l'idonéïté des religieuses

Hier, j'étais désagréablement surpris, voire estomaqué et révolté par des commentaires insultants ä l'égard des religieuses africaines. Il y avait une photo de trois jeunes novices ou professes. Je me saurais déterminer leur congrégation ni ä quelle occasion ladite photo à été prise. 

"Voici un exemple du gaspillage des ressources naturelles". Tel était le chapeau de la photo. Après il y avait un message audio en kikongo dégoisant des insanités sur la vie religieuse. Cet homme mettait en doute l'idoneïté des religieuses. Comme c'était repris dans notre groupe de 1ere à Kalonda. Je suis intervenu pour dénoncer ce discours dédaigneux et dégoûtant vis-à-vis des personnes consacrées. Voici ce que j'ai dit spontanément: 

"Personnellement je n'aime pas ces polémiques autour des religieuses et des religieux. Je pense qu'il y a un respect qu'il faut accorder à leur vocation. C'est très important; banaliser ça, C'est pas à cause de quelques écarts ya bantu mosi qu'il faudrait dire que la vie religieuse est inutile, et alors un gaspillage des ressources naturelles. Yo ke mbote ve. Je ne suis pas d'accord, je ne suis pas d'accord. Mais prions pour l'église de Dieu, prions pour les serviteurs et les servantes de Dieu. Ils ont besoin de nous, ils ont besoin d'aide et d'être accompagnés dans les efforts qu'ils font pour atteindre la sanctification."

Lorsque j'étudiais à l'Urbaniana à Rome, j'avais pris une fois le courage de manifester ma déception auprès d'un éminent professeur d'écriture sainte qui ridiculisait une condisciple religieuse allemande. Ce franciscain mispgyne l'appelait non sans méchanceté la Verginella. Des personnes idoines et saintes existent parmi les religieuses, je n'en doute pas. Elles rendent à l'église un service impayable malgré l'ingratitude de la société. Nul n'est parfait. C'est pourquoi je salue l'aspiration vers la sanctification et la perfection. 


Septembre 2026

Du 1er au 30, le mois de septembre présente beaucoup d'événements significatifs pour moi. En désordre, Maman Christine  fut enterrée le 1er, Papa Donation fut décédé le 26. Le 11 décès de mon beau-père Papa Bernard Mosimi. En ce mois Ibangu et Mukawa ont perdu leurs grands parents. Ils ont eu la chance de voir leur grand-mère paternelle et leur grand père maternel. Soit. Il faudrait la date du 22 septembre ou Jean Pierre Gavuka tira sa révérence

Il y a aussi des anniversaires. En commençant par celui de Pfarrer Julius Kafuti et celui de Gabriella Thomas. Il y a 99 ans est né à Arnehm Nicolas, Berends. A ajouter aussi la naissance de Léo Radaelli ä Crema, Italie. Et celle de ma sœur Rita Kayolo. Sans oublier ma propre fête patronale le 9 septembre. Autant de souvenirs à respecter selon les circonstances. Ainsi va la vie. Je reviendrai, tant que faire se peut, sur certains de ces éléments. 

Que les défunts reposent en paix.  Que les vivants jouissent de la pleine santé, du bonheur et de la sérénité au cours de leur vie terrestre. 

29 août 2026

Dr Charles Hollingsworth in memoriam

August 26, 2026. I received a message from Dr Victor Simpson informing me of Dr Charles Hollingsworth's death. As one can imagine I was very saddened by this news. I called him but did not reach him. The following day we talked and he gave some details about their last get together four days before the passing. I remember that Dr Ian Craig has kept close contact with him throughout the years. What I can I say about Charles?

I met Dr Charles Hollingsworth during the first week of my arrival at the Cave Hill in August 2001. I was introduced to him by Mrs Amparo McWatt, the coordinator of Modern Languages. We actually went through the LLL offices and met colleagues who were on campus on August 7 2001 precisely. Charles a wise and calm man was a Senior Lecturer in Spanish Literature and had quite many years of service at Cave Hill. He belongs to the pioneer members of Cave Hill staff. He was getting ready to retire. I heard that he had assumed many academic and administrative responsibilities at the campus. He welcomed me very warmly and made himself available to assist me if I needed any assistance. I enjoyed this first contact. I also discovered that the wise man had good knowledge of French, he even said some sentences in French.

My first year at Cave Hill was challenging due to the fact I came from an African and European teaching system. The adaptation to the English  environment was not easy. It was my first time ever to come to the Caribbean, live and work here. It was a culture shock I had to face. Charles was among those colleagues who helped me to solve practical issues. I really received the support of my Modern Languages colleagues, and those in Linguistics, and Literature in English section. Charles was very keen to ask how I was evolving within the Cave Hill. I never hesitated to see him in his office or ask for anything. Charles and his wife Angela were among the first colleagues to invite us (Marie Clavere and me) for dinner at their home. I remember the precise directions he sent us to their house. We went there twice in 2001-2002. We used to meet in the cafeteria at lunch time, to discuss some issues or exchange on news and anything regarding Africa or DRC Congo. For some years Marie kept in touch with Angela. When our twins were born, Mrs Angela brought us presents for the  newborn. 

One day back in 2002 I saw him in the cafeteria with  colleagues, he invited me to join the conversation; he was looking for a famous sentence by French poet Stéphane Mallarmé. "Un coup de dé jamais n'abolira le hasard".  Although I completed the quote, I was impressed that he also knew that quote in French. Note that not many French scholars read or understand Mallarné. Charles was an open-minded scholar with deep knowledge of literature. While continuing conversations with him on many other topics, I decided to widen my own concept of literature  and therefore adjust  my teaching methods of literature. 

Literature is literature regardless of the language it uses. That is how I accepted to co-teach a comparative African literature course with Professor Jane Bryce. I also witnessed his supervision of Victor Simpson's PhD Thesis. We collaborated a lot at departmental and faculty levels. We were both involved in the African Caribbean Film Festival. When Charles retired, I attended his farewell event organized by the LLL Department. I also remember his farewell speech, he said he would take time to finish some readings and works pending.  Thank you Charles for everything. Marie Clavere and I will never forget your kindness and generosity. 

I really keep a fond memory of Charles. My heartfelt condolences to Angela and their son. May his soul rest in peace. 


26 août 2026

Dolly Parton (1946-2026))

I salute the artist and the lady.  I salute the singer and the philanthropist. I used to see her for many many years. I used to find her very similar to the late Brigitte Bardot. I knew her, but as it often happen to me, I never put the name on the face. Yesterday when my daughter told me about her death, I did not know whom she was talking about. I knew the musician but not the name. Then I remembered her statement about spiritual maternity. In fact every time I see her, I think about the genius entertainer. Thank you Dolly for your contribution to make this world better, by supporting the poor and the sick. May your soul rest in peace. 

25 août 2026

Comment se définit la trahison?

 "Claver,

J'ai lu tout ce que tu as écrit sur la trahison. La trahison chez toi est parfois émotionnelle, voire passionnelle, parfois hos de toute portée rationnelle. Dans ton dernier article, tu l'étends à des détourneurs des déniers publics et aux vendeurs des secrets de l'état. Tu l'étends également à des criminels de grands chemins, politiciens, kuluna ou mobondo. C'est tellement vague que j'en viens à te demander comment tu définit la trahison. A quoi te réfères-tu précisément lorsque que tu parles de trahison. On dirait un fourre-tout. Soit évoluons."

Ma réponse: 

"Cher ami, tu as parfaitement raison. J'utilise tellement ce mot qu'il perd son sens précis. Je préfère cela plutôt que le contraîre. Je voudrais y englober le plus de monde possible. En réalité, j'entends par trahison tout écart de la norme, surtout qu'il cause du tort aux autres. Le détourneur des déniers public, le politique qui renie ses promesses électorales, le soldat qui vend les armes destinées à défendre le pays, le militaire qui délivre les secrets de guerre, l'amoureux qui trompe sa partenaire, l'ami qui calmonie et détruit la réputation de l'autre, le confident qui dévoile des choses cachées, l'homme qui renie la confiance placée en lui, la mégère qui offense ses consoeurs, bref toute personne qui fait le contraire de ce qui est attendu d'elle avec des conséquences néfastes pour son entourage immédiat et lointain. Le traître est à punir sévèrement, jusqu'à la peine capitale selon la gravité du crime. Toute trahison doit être punie. Il y a trop de trahison dans notre pays, et cela à tous les niveaux. Des inconscients portent des responsabilités du sang de notre peuple. Ceux-là méritent pendaison, crucifixion ou mise à mort publique. Il faudrait une discipline sévère pour faire respecter la loi et l'ordre dans le pays. Que la justice soit égale pour tous. Cette réflexion est dans la logique de ce que je défends toujours. Dialogue oui, diplomatie oui, mais la reconquête du pays doit se faire par les armes. Plus ça traîne, plus l'ennemi consolide son occupation. Pro patria mori"


23 août 2026

Maman mvula 14

23.08.2012-2026 Mvula kumi ye iya hana kafwila Mama Christine Matsasu Kayengo. Mvula kumi ye iya hana kendila ku kalunga. Ngudia Miledi mia Khatu we wenda kwandi kwa bakhaka. Wenda wana Tata ye Lwisa, ye bana bahika. Kuna wenda Mama tuyindulaka betu bana baku twazinga mu lutondo ye ngemba. Twawisanaka

Whena mu ngemba Mama.

20 août 2026

Sie wäre 121 Jahre geworden

20 August 1905 - 2026. Frau Maria Theresia Weingärtner ist am 20. August 1905 in Hangnach, Deutschland, geboren. Unser erstes Treffen hatte im Mai 1980 stattgefunden. Ich war Theologiestudent an der Urbaniana Universität, Rom. In jener Zeit machte ich mich für einen Deutschsprachkurz am Goethe Institut Staufen, bereit. Mein Deutsch war kaum gut, obwohl sie es gut fand und mich ermutigt hatte, weiterzumachen. Zuerst hatte sie sich als Frau "Huber" vorgestellt. Ihre Adresse war lange als Postlagernd am Harras, München. Sie war sehr vorsichtig und konnte keinem fremden Studenten die genaue Adresse angeben. Vielleicht hätte sie eine andere Meinung. Ich hatte ihren richtigen Namen gesehen, als ich sie August 1980 zum erstenmal nach München besucht hatte. Obwohl die Post nach Harras weiterging, wussten wir beide, dass wir Zeit brauchen, um uns better kennenzulernen. Wir hatten durch die Jahre unsere Beziehung gefestigt. 1983 hatte mir Frau Huber durch Claude Ozankom nach Kenge  Messegewände und zahlreiche Andenken zur Priesterweihe  geschenkt. Sie hat mich über die Jahre bis su ihrem Tod finanziell und spirituel unterstützt. Sie hatte mich mehrmals und überall besucht: in Rom, Fribourg, Bonfol, Enney. Mehrmals hatten wir uns inzwischen getroffen: in Lindau, Zürich, St Gallen, Köln. Ich habe sie zwar für meine zweite Mutter und meine Wohltäterin gehalten. Alles das habe ich schon mehrmals im Blog geschrieben. Ich bin mindestens 35 Mal bei ihr in München zu Besuch gewesen. Von Zaïre bin ich 1985 nach München geflogen, um ihren 80. Geburtstag zu feiern. Für ihren 90. Geburtstag hatte ich auch eine heilige Messe gelesen. Ich habe bis heute viele Erinnerungen und Andeken von ihr: Bücher, Postkarten, Teller, Fotos, Kamera, Briefe, usw. Heute wurde sie vor 121 Jahren geboren. Sie am 25 Mai 1992 gestorben, und ist im Friedhof Lindau beerdigt. Nach 30 Jahren liegt der Leib nicht mehr im Friedhof. Ruh in Frieden Maria. Ewig bleisst Du in meinem Herzen.

18 août 2026

Avez-vous déjà été trahi?

Avez-vous déjà été trahi dans la vie? Si oui, par qui? Si vous avez identifié le traître, comment avez-vous continué à vivre ensemble? Dans ma vie, j'ai réussi à identifier mes amis et à discerner les vrais des faux. C'est le temps qui finit par les révéler. Ai-je déjà trahi quelqu'un? Peut-être oui mais sans le savoir. Je regrette quelques moments de distraction où j'aurais pu sauver une situation mais je n'ai rien fait. Erreur fatale qui a coûté le boulot d'un collègue. Par contre, j'en ai sauvé plusieurs simplement parce que je pensais qu'il y avait de la place de travail pour tout le monde. 

Au niveau familial d'abord. De ma grande famille paternelle et maternelle, j'ai identifié des personnes pour qui mon rôle se réduisait à "donner". Tout chavirait chaque fois que je ne donnais pas. En retour, je n'ai rien reçu, parce qu'on croit que je n'ai besoin de rien. Une cousine s'est même évertuée à casser une affaire que je lui avais confiée, prétendant que ce serait son tour de "manger" parce que beaucoup d'autres ont "mangé mon argent" et mes biens avant elle. Dans son désir de vengeance ou de récupération, elle est parvenue jusqu'à detourner une propriété que j'avais acquise pour mes soeurs. Soeur et cousine, c'est la même chose. Soeur lorsque tu as à leur donner, cousine lorsqu'elle possède mais refuse de te donner ce qu'elle possède. Cette distinction varie selon les intérêts du moment. Rusée, manipulatrice, elle a réussi à construire pour elle-même sa propre maison... mais tout le monde sait d'où est sorti l'argent. Opération de blanchiment. Une telle personne s'est disqualifiée d'elle-même et ne fait plus partie de mon cercle.

Au niveau des amis. J'ai eu des vrais et des faux amis. Je les ai découverts au fil des années. Mon instinct de lecteur de texte et de décodeur de messages m'a aidé pour opérer ce discernement. Une attitude, une réaction, un mot ont suffi pour que la vérité éclate clairement à mes yeux. Tala ku tseki tala ku mamba, comme disent les Suku. Pour quelqu'un comme moi dont le travail consiste à interpréter des signes de messages, un regard du métier me révèle ce que cachent ces signes. Les ennemis qui m'ont trahi vivent avec moi, je les connais. Ils sont de tous les milieux ecclésiastiques comme laïcs, qui me sourient et me font des éloges auxquels ils ne croient pas eux-mêmes. Comme ils n'ont pas le courage de me parler directement, je les ignore et prends mes distances. Quelqu'un qui voulait contrôler ma vie, a été remis à sa place, lorsque je lui ai signifié que je n'avais à négocier ma vie avec personne, quel que fût son rang. Quelqu'un m'a donné des mauvais conseils alors même qu'il s'est révélé être mon ennemi le plus nocif et mon calomniateur le plus virulent. Un autre m'a accusé de détournements d'argent, de faux et usages de faux, et même de délinquences morales auprès d'un cercle d'amis communs. Un autre encore n'a rien trouvé de mieux que de mener campagne auprès des services d'immigration pour que je sois interdit de séjour à l'étranger. Un autre m'a accusé de ceci et cela afin qu'une mesure de suspension a divinis soit prise à mon égard. Tout cela, je l'ai su, je le sais, j'ai pardonné, mais je n'ai jamais oublié. J'ai déjà écrit à ce sujet dans ce blog. 

Avez-vous déjà été trahi? Vous êtes-vous déjà senti humilié et raillé par des collègues que vous croyiez proches et fiables? Moi, j'ai déjà vécu cette situation à deux reprises lorsque j'étais prêtre. Je suis devenu infréquentable, et un "ami" que je croyais "ami" m'a fermé sa porte au nez alors que je m'étais annoncé. Je passe les détails. Ces douloureuses expériences m'ont rendu plus fort et réaliste, plus confiants en moi-même et plus concentré sur mes propres atouts. J'étais seul. Si je peux prétendre avoir réussi ma carrière professionnelle, je le dois à plusieurs personnes qui ont cru en moi. A commencer par mes parents et Mgr M'Sanda, mes amis et surtout les peronnes qui m'ont soutenu dans les périodes les plus sombres. Beaucoup sont décédées, mais certaines sont encore vivantes. Je me définis béni de Dieu. Blessed. Mono kele ya kusambuka. Au-delà des trahisons qui ne m'ont jamais ébranlé, le Seigneur a de tout temps véillé sur moi. Le chien aboie, la caravanne passe. Intelligenti pauca!   

17 août 2026

Abbés Ngiengo, Kwambamba (Mgr), Mukanu et Munkaba@40

 

    Bandundu, 17 août 1986-2026

Félicitations aux quatre prêtres ordonnés ce jour-là à Bandundu. En eux je salue mes cadets, confrères et élèves. J'étais leur aîné au petit séminaire de Kalonda. L'abbé Ghislain Mukanu, mon neveu, me suivait de deux ans depuis l'école primaire à Kimbau. L'abbé Albert Munkaba, Monseigneur Jômeean Pierre Kwambamba et l'abbé Côme Ngiengo de quatre ans. Et lorsque, après la formation philosophique à Mayidi, je suis revenu à Kalonda pour la régence en 1978-79, j'ai eu Albert, Côme et Jean-Pierre comme élèves en 6e littéraire. Lors de notre ordination diaconale le 15 août 1982, ils ont reçu la vêture avant d'entreprendre leurs études de théologie. Depuis, leur parcours a été exemplaire sans anicroches ni tempêtes. Félicitations pour 40 ans au service de l'église universelle, du diocèse et de la nation. Lors de leur ordination sacerdotale à Bandundu, le 17 août 1986, j'étais témoin, actif dans l'organisation liturgique et matérielle de la cérémonie en ma qualité de secrétaire de Mgr Dieudonné M'Sanda, l'évêque ordinant. Je passe les détails des coulisses qui entourèrent cette ordination "unique" dans l'histoire du diocèse de Kenge. Je n'ai rien oublié.

40 ans se sont écoulés depuis cette ordination. Chacun d'eux a exercé des responsabilités importantes au sein du diocèse. L'abbé Albert a commencé au collège Kivuvu de Bandundu, puis est allé aux études de droit canon aux facultés catholiques de Kinshasa (actuellement UCC). A la fin de sa formation de licence, il a exercé les fonctions de vicaire, de coordinateur d'enseignement secondaire à Kenge, curé à cathédrale Mwense Anwarite. Aux dernières affectations, il était vicaire à Notre Dame, Malebo, Bandundu. L'abbé Jean Pierre était affecté au petit séminaire de Katende avant de s'envoler pour des études de liturgie à Rome. Docteur en théologie, il a travaillé à la propédeutique à Ngi puis à Kenge 2. Il a été vicaire général du diocèse, recteur du grand séminaire St Cyprien, fonctionnaire à la congrégation romaine du culte divin, cérémoniaire pontifical sous les papes Ratzinger et François. En 2016 il a été nommé évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Kinshasa et plus tard évêque ordinaire de Kenge en 2018. L'abbé Côme a été recteur du petit séminaire de Katende avant d'entreprendre des études d'agronomie à l'institut supérieur des sciences agronomiques et vétérinaire chez les Jésuites de Kimwenza. Directeur du centre de Luono, curé de Ste Cécile à Pont Kwango, il se trouve en Belgique depuis plusieurs années. L'abbé Mukanu a été responsable de la procure de Kenge, curé de plusieurs paroisses parmi lesquelles Masamuna, Matari, Kenge, Kalenge, Kimafu, Fatundu, etc. Il a brièvement servi comme secrétaire chancelier de Mgr Kwambamba avant de retourner en Italie comme prêtre fidéi donum au diocèse de Turin. Autant de vies, autant de destins, autant de parcours, mais un seul sacerdoce assumé avec zèle et fidélité au service de Dieu et de son église.

Une cérémonie festive est prévue le dimanche 23 août 2026 en la cathédrale Mwense Anwarite de Kenge. Il y aura très probablement l'abbé Albert avec Mgr Jean Pierre, les abbé Côme et Ghislain étant empêchés. Que la communauté diocésaine accompagne son évêque et ses confrères d'ordination dans ce cheminement de vie et glorifie l'Eternel pour ses merveilles. Union de prières et de coeur mes chers frères serviteurs de Dieu. Ad multos annos!


17 août 1987-2026: 40 ans de sacerdoce

 [17/08, 04:40] Ghislain Mukanu: Bonjour et bon début de semaine à tous. Aujourd'hui, 4 anciens de Kalonda fêtent leur 40è anniversaire sacerdotal ( Mgr. Jean Pierre Kwambamba, abbés Côme Ngiengo, Ghislain Mukanu et Albert Munkaba). Que vos prières les accompagnent. Une messe d'action de grâce sera célébrée le 23 août à Kenge. Excellente journée à tous.

[17/08, 07:35] Kahiudi C Mabana: Bonjour abbé Ghislain, je me souviens de votre ordination. C'est moi qui vous avais appelés avant que l'archiprêtre Kapende ne vous présente à Mgr M'Sanda. Jamais une messe n'avait été célébrée sous autant de tensions. Félicitations!

15 août 2026

La trahison tue la RDC

Les plus grandes trahisons, comme les tromperies, viennent souvent des personnes en qui nous avons le plus confiance. C'est connu de toute éternité. "Moto akosala yo mabe se moninga bomelaka na yo. Moninga tofandi na ye woo apesaka nga gentil ya monoko. Kasi na motema na ye wowo azwa nga ennemi na ye ya liboso, etc." (La personne qui te fera du mal c'est ton ami avec lequel tu partages le verre au bar. L'ami avec lequel je vis ne manifeste sa gentillesse que par la bouche, mais au fond de son coeur il me prend pour son premier ennemi). Cà c'est au niveau individuel ou social. Si elle est meurtrière pour des individus, à plus forte raison combien nuisible la trahison est au niveau d'un pays. C'est ce qui se vit chez nous. Il y a plusieurs types de trahisons. J'en cible deux: l'économique et la militaire. 

La trahison économique, c'est quand une autorité politique ou un gestionnaire d'entreprise nationale s'empare des ressources du pays et les brade à des étrangers. Quand il crée des sociétés écrans pour exploiter et piller les ressources du pays. Des produits dont les recettes sont supposés revenir au peuple sont empochés par des inciviques qui ne voient que leurs ventres. Tous les détourneurs, pilleurs et voleurs de grand chemin sont, à mon avis, à ranger dans la catégorie des traîtres de la nation. Ils sont placés à ces postes pour servir le pays, mais détournent les moyens qui devraient contribuer à la construction du pays. La police qui rançonne les innocents trahit sa mission et le peuple congolais. Le gestionnaire qui détourne les deniers publics trahit sa mission, et de fait mérite des sanctions. La corruption n'est rien d'autre qu'une trahison qui bloque le développement du pays. Tous les politiciens tombent malheureusement dans cette catégorie, dont on entend des promesses électorales mais dont on ne voit jamais les réalisations. Et quand bien même il y a réalisation, c'est souvent en déca des monnaies reçues ou perçues. 

La trahison militaire est plus grave parce qu'elle met la vie même de la nation en danger. Lorsqu'on se demande pourquoi la guerre à l'Est de la RDC traîne depuis des années, on entend dire que l'armée est tellement infiltrée qu'il n'est pas possible de gagner cette guerre. On entend beaucoup de choses: des généraux congolais mais rwandais dans leurs coeurs donnent des contre-ordres et forcent les militiaires congolais à ne pas faire la guerre, à replier ou à fuir. Les armes et équipements de combat sont détournés, revendus, ou livrés à l'ennemi. Les soldes des militaires sont récupérées par des généraux avides d'argent et de pouvoir, et encaissées dans leurs comptes pour des constructions à Kinshasa et dans d'autres villes de la république. Des chantiers ou carrés miniers sont pris par des étrangers, sans aucune résistance des forcées armées de la république parce qu'elles sont soit désarmées, soit sommées de quitter le lieu de combat et de n'opposer aucune résistance. Les infiltrés prennent des photos, vidéos, et des renseignements de guerre qu'ils livrent aux étrangers sans qu'aucune sanction ne leur soit appliquée. La RDC et ses territoires sont livrés à la merci des prédateurs étrangers avec la complicité de nos propres compatriotes. Des accords sont signés qui ne traduisent nullement la volonté du souverain primaire, où des terres sont cédées à l'ennemi, des mines livrées à des multinationales sans aucune rétribution en récompense. Les pots-de-vin circulent en coulisses. La trahison est tellement importante qu'on ne sait plus qui est qui? ni qui défend la RDC ni pour qui le combattant congolais se bat? Voici ce que conclut mon pourfendeur:

"Le premier traître de la RDC, c'est le Congolais lui-même. N'importe qui, angolais, rwandais, ougandais, burundais, est congolais. C'est notre passivité qui donne des ailes aux étrangers à tel point qu'ils s'arogent le droit de nous commander et de nous occuper. Je ne fais que transposer une idée qui n'est pas mienne, mais dont je n'hésite pas à m'approprier. Désormais que celui qui trahit la nation subisse la peine capitale. Quiconque cause la mort des Congolais par sa trahison doit mourir aussi. Quiconque porte le sang des Congolais sur ses mains doit être poursuivi. Que la justice soit implacable vis-à-vis des ennemis de notre nation." Sacré pourfendeur, tu exagères. La peine de mort doit être rétablie et appliquée aux traitres. Des mesures dissuasives doivent cependant être prises pour éradiquer l'impunité actuelle car en dernière analyse, c'est la trahison qui tue la RDC.

13 août 2026

48e anniversaire sacerdotal: Abbé Michel N'Gob

13 août 1978-2026: 48 ans de vie sacerdotale au service du diocèse de Kenge et de l'église. 48 ans de dédication, de fidélité, de persévérance, de courage, de zèle et travail ardu dans la vigne du Seigneur. C'est cela la beauté de la prêtrise. Félicitations abbé Michel Jr. Je rends spécialement grâce à l'Eternel pour l'abbé Michel: il a toujours été là pour moi. Je salue mon aîné, mon formateur, mon confrère et mon conseiller. 

Il est des rares aînés de Kalonda qui m'ont approché au petit séminaire de Kalonda, alors qu'il partait pour Kinzambi. Aux funérailles de l'abbé Innocant Mwela, il a raconté à mes aînés Dieudonné Mbuya et Onésime Kalala, en présence de Mgr Kwambamba et de Maître Matadiwamba, que je pleurais les premiers jours de mon arrivée à Kalonda. Lui qui allait à Kinzambi ne l'avait jamais oublié, alors que c'était un non-événement pour les deux qui ont continué de vivre avec moi. Je n'en veux nullement à mes mbuta, loin de là, mais je voudrais souligner l'attention que l'abbé Michel avait portée sur moi dès mes premiers jours à Kalonda. Chacune de nos rencontres était pleine de fraternité d'aîné à cadet. Cette même gratitude va aussi à son alter ego Jean René Singa, d'heureuse mémoire, avec qui il était ordonné le 13 août 1978 à Kenge. Comme tous mes collègues grands séminaristes, j'étais présent et au diaconat et au sacerdoce, témoin de ses engagements.

Chaque année en septembre, avant d'aller au grand séminaire en octobre, il effectuait le ministère au petit séminaire, enseignant de français et de religion. En 1973-74, il a passé une année de régence au petit séminaire de Kalonda avec son ami l'abbé Jean René Singa. Il était de l'équipe des formateurs avec les abbés Dieudonné M'Sanda, Oscar Makolo, Charles Kapende, JR Singa, les pères Charles Schwertz, Ben Overgoor SVD. C'est l'année où l'abbé Dieudonné a été nommé, sacré et intronisé évêque de Kenge. Et Kapsy est allé à Rome en septembre 1974. A  mon admission au grand séminaire en septembre 75, l'abbé Michel qui se préparait à commençer la 2e année de théologie à Jean 23, était le responsable du groupe des séminaristes qui traduisaient en kikongo le missel qui est devenu plus tard  Fukimina Mfumu. Plus d'une fois, je me suis rendu à Jean 23 leur rendre visite. Son ministère diaconal s'est aussi passé à Kalonda en 1977-78. Tout de suite après son ordination sacerdotale, l'abbé Michel a été envoyé en septembre 1978 pour des études de théologie morale à l'Académie Alphonsianum de Rome où enseignait le professeur Bernhard Häring, auteur de la Loi du Christ. Son mémoire de licence a porté sur l'abbé Marc Oraison. Pendant ma régence à Kalonda en 1978-79, j'apprendrai de Kapsy qu'il se surnommait Vangu. Je le retrouvai à Rome dès septembre 1979.

Je dois avouer que c'est à Rome que nous avons consolidé notre relation fraternelle. L'abbé Michel passait souvent nous voir au Collegio Urbano. Proche de nous tous, il était vraiment notre aîné, attentif à nos problèmes et prêt à intervenir quand il le fallait. Il m'a présenté auprès de Mgr Franck, secrétaire général des oeuvres pontificales missionnaires. J'ai vraiment apprécié cette proximité. Nous sommes restés liés. Je le retrouverai à Kenge en septembre 1982 comme coordinateur des écoles conventionnées catholiques de Kenge. Il sera mon mentor pendant mon année diaconale, c'est aussi chez lui que j'ai vraiment connu l'abbé Louis Nzala, plus tard évêque de Popo. Nous sommes restés proches jusqu'à ce jour. Le fait que j'aie renoncé au sacerdoce n'a rien changé à nos relations. Nous nous parlons souvent, discutons de tout en toute confiance et confidence. 

Voilà 48 ans passés depuis qu'il a été ordonné, comment ne pas le recommander à la bienveillance divine en ce jour merveilleux? Comment ne pas glorifier l'Eternel pour ces années de consécration à son service? Abbé Michel, Proficiat! Sois heureux, célèbre ton jour en union avec l'église et le diocèse. Félicitations Mbuta Mich!

Comment en sommes-nous arrivés là? 2

Une des causes principales de mortalité dans les villes congolaises, c'est la moto. Les wewa sont une catastrophe dans ce pays. Chaque jour qui passe compte des morts par accident de moto. Il suffit de voir ces motos circuler pour se rendre compte de l'irresponsabilité collective. 

Les autorités voient, les passants voient, tout le monde voit, mais personne ne fait quoi que ce soit pour endiguer le cataclysme routier. La police, n'en parlons pas, n'est là que pour rançonner... elle n'assure pas l'ordre attendu d'elle. Il y a quelques décennies, les villes congolaises ne comptaient presque pas de motos. A Kenge par exemple, entre 1982 et 1985, il n'y avait plus de 20 motos en circulation. Et j'étais l'un des motards, et j'ai eu un accident en juillet 1986, qui m'a laissé des égratignures indélébiles à ce jour. Je sais donc de quoi je parle. 

Hier la nuit s'est produit à Kenge un accident impliquant une moto guizi et une moto de marque chinoise. Excès de vitesse. Bilan: 3 morts dont les deux conducteurs et un passager; un quatrième est dans un état critique à l'hôpital; un seul s'en est tiré sans dégâts notables. Aujourd'hui Kenge compte plus d'un millier de motos chinoises de marque XPress et consorts. 

Pendant que j'écris ces lignes, j'apprends la mort par accident de moto du côté du Pont Wamba de John Bititi. Je connais John. Je l'ai eu comme étudiant en dernière année de français et langues africaines. Un brave étudiant. Quelle perte! Que son âme repose en paix. Les motos sont devenus une machine à tuer, pire que les armes ou les machettes des Mobondo. Elles menacent tout le monde. Chaque traversée de rue, chaque croisement, constitue un risque énorme. Le ministère des transports est défaillant. La mairie urbaine est défaillante. Une chaine de responsabilités est clairement identifiable. L'autosatisfaction des politiciens ne se justifie pas dans ce domaine.

Le problème est plus profond. C'est l'image même du pays tel qu'il fonctionné. L'impunité et le non respect de la loi. Des motards sans permis de conduire, sans casques, ivres, circulent librement sur Lea routes, tuent passagers et passants, dans un désordre incroyable. La vie du Congolais n'est pas valorisée, ni protégée. J'ai vu des autorités provinciales monter sur ces Motos, sans casques et même pousser Lea motards à aller plus vite dans une cité où les piétons n'omt pas d'espace. Le drame, c'est l'absence totale de régulation et d'ordre rigoureux. On dirait une tare viscérale. Nous avons le devoir d'interpeler nos autorités pour qu'elles assurent notre protection. 

Plusieurs fléaux - wewa, kuluna, bandits de grands chemins, coupeurs de routes, Mobondo, rebelles à l'est, milices rebelles - sèment l'insécurité dans notre pays. Les autorités sont gardées, escortées lourdement mais la population abandonnées à elle-même. La police n'est pas efficace ni sûre. Combien de compatriotes regrettent de s'ètre confiés à la police? Le sens de l'ordre fait énormément défaut, et cela à tous les niveaux. Il faudrait une refondation totale de notre société et des valeurs fondamentales. Nous vivons dans une société violente et aggressive, et la route et ses motos sont des lieux de mort. Revenir  sain et sauf à son domicile est devenu une gageure. Vivons-nous vraiment en paix? Je me pose cette question. Comment en sommes-nous arrivés là? 

10 août 2026

Comment en sommes-nous arrivés là?

Le Kwango a appris avec surprise la destitutiion du ministre provincial de la santé par le Gouverneur. Motif: Le ministre a adressé au gouverneur une lettre où il épingle le dysfonctionnement de sa gestion provinciale. La lettre est devenue virale à travers les réseaux sociaux. Le destitué dresse un bilan très critique de la gouvernance provinciale, exposant les coulisses du pouvoir. J'ai lu sur Facebook les réactions des uns et des autres. La majorité des personnes soutiennent la démarche du ministre déchu. Difficile d'être neutre ou objectif dans un cas pareil. Il ne me revient pas de prendre position pour le gouverneur ni pour le ministre, lesquels ont exercé des prérogatives qui leur sont dévolues. 

Je crois avoir mon idée personnelle sur les deux illustres personnalitès de notre cher Kwango natal. Pour l'illustrer, je reviendrai sur un épisode que j'ai retenu lors de notre colloque de l'APISPK (Association des Professeurs de l'ISP Kenge) d'août 2025. Le colloque a reçu un soutien financier d'un honorable kwangolais, que nous avions publiquement remercié, en présence de son excellence. Dans ses discours d'ouverture et de clôture du colloque, le chef du Kwango a insisté sur les efforts de développement menés par le Président de la république. "Nous politiciens, nous sommes très sensibles " (sic). J'ai alors compris que le monde politique fonctionne différemment du monde académique. Tout académique qui entre en politique devient un autre homme. Je suis apolitique.

Je comprends aisément le sens de cette destitution. En plus, c'est dans la ligne de ce que j'appelle la logique politique. On a beau critiqué notre cher gouverneur, mais avait-il un autre choix que d'écarter ce ministre récalcitrant? En intellectuel initié à la dialectique de Kant ou Hegel, je me réserve de poser les vrais problèmes soulevés dans la lettre du ministre dèchu. Des simples questions de transparence: où vont les recettes de la Dgrkwa et du Fonds de la santé? Où sont les équipements détournés? Pourquoi les agents provinciaux ne sont-ils pas payés? Comment le gouverneur peut-il nommer, muter ou révoquer des agents à l'insu du ministre  et sans consultation avec lui? Le ministre de la santé était certes dans ses droits de dénoncer cet état des faits et de revendiquer des meilleures conditions de travail, mais il a commis l'erreur d'accuser publiquement son chef de l'exécutif. Toute vérité n'est pas bonne à dire. Ou comme aurait dit Soki Vangu: "La vérité blesse". Et même encore faudrait-il que ce que le ministre affirme, soit vrai. Trêve de verbiage! En langage élégant, il a sollicité sa démission. Le gouverneur a sévi sans hésiter en le révoquant.  

Le plus grand perdant dans cette lutte de leadership, c'est le Kwango. Comment en sommes-nous artivés là?


8 août 2026

CM 2026 B

Cet article était écrit pendant la CM 2026 mais n'a pas été publié. 

L'ambiance de la Coupe du Monde est aussi époustouflante que par le passé. Nous revivons les émotions habituelles dans un même esprit. Déceptions et contentements vont de paire. On crie, on acclame, on chahuté, on passe par différents états d'âme. On chante, on pleure, on regrette, on vit les matchs avec ses yeux, son coeur et son être. C'est ça la magie du football. Un peuple entier se retrouve dans ces onze joueurs qui s'affrontent sur le terrain. Des messages de tout genre passe. On supporte telle ou telle équipe par sympathie on rejette t'elle autre par antipathie. Un seul joueur suffit ä vous entraîner à suivre de près une équipe nationale. Des fois on tient compte de la composition raciale pour jeter son dévolu sur un pays. On trouve une raison pour justifier son choix. Bref on passe par tous les sentiments. 

Personnellement, je vis le Mundial comme une véritable fête du football. Je dois avouer que rarement les équipes que j'aimais ont gagné la finale; et souvent ce sont les joueurs que je n'aime pas qui soulèvent la coupe. C'est un paradoxe personnel. D'où ma déception qui n'en est en réalité pas une. Car c'est finalement un évènement qui passe. Par contre, j'admire le beau jeu, la bonne circulation de la balle, les performances individuelles d'un point de vue sportif. J'admire particulièrement les bons défenseurs, et j'ai mon classement personnel de bons défenseurs de la CM. J'admire les joueurs qui ne lâchent pas la balle aux adversaires, qui démontrent un engagement convaincant, qui défendent leurs camps sans relâche. Je hais les indivualistes ni les dribbleurs égoïstes. Mais à la fin, c'est le résultat qui compte. 

8.8.83 à Katende-Kenge

Kenge, 8.8.83 . Le jour après l'ordination des 10, je suis descendu avec la jeep de l'abbé Denis Luhangu, au petit séminaire de Katende, invité pour un repas de gala. Pour la circonstance spéciale l'abbé directeur Séraphin Kiosi avait, en bon gourmet, fait rôtir au feu doux un porc mariné à de succulents ingredients. Manzanza, le cuisinier, avait réussi son coup de chef. Le frère Jean Baptiste Van Roiijen svd  avait apprécié. On célébrait les 4 diacres profs au séminaire qui étaient devenus prêtres: Flavien Busina, Jean Robert Mifuku, René Ngambele, et moi dans la foulée. Je n'étais pas affecté officielellement à Katende mais y allais enseigner l'anglais les weekends. J'étais donc invité à ce titre. Pas si vrai que ça. 

Dans l'après-midi, je suis revenu à Kenge pour célébrer ma toute première messe à Notre-Dame de la Paix. Là même où j'avais passé mon année de diaconat. La messe était prévue à 18 heures. Mes parents, ma famille, mes amis, les Soeurs Salésiennes, les postulantes de Marie Reine de la Paix de l'époque, et quelques fidèles curieux étaient présents. Ma toute première messe, célébrée avec une chasuble verte ramenée de Rome, etait une messe d'action de grâce à laquelle étaient associés mes proches. Une agape fraterna a suivi au Camp ONL organisée chez Papa Frederic Kayolo dans la soirée. Paix à tous les miens ! Ce fut une journée mémorable. Louange à Notre Dieu. 

J'anticipe la suite des événements. Comme nous, les nouveaux prêtres de Kimbau-Matari (abbés Flavien Busina, Tryphon Ilenda, Modeste Kisambu, Liévin M'Banga et moi) nous étions convenus de concélébrer nos prémices, nous  avons pris la route de Kimbau le 9 août. La messe de Kimbau eut lieu le 10 août 1983 à St François Xavier. J'ètais le célébrant principal, l'abbé Liévin avait tenu l'homélie. La seconde grand-messe eut lieu le 14 août à Matari, Sts Martyrs d'Ouganda. L'abbé Flavien était le célébrant principal, les abbés Modeste et  Tryphon s'etaient chargés de l'homélie et autres discours. Entre temps nous sommes célébré à Musengambawu: "Mambu imoneee, mambu imona. Walanda satana, mambu imona". A Matari, l'abbé Bwanana avait composé un chant qui a connu du succès, mais passé inaperçu plus tard. "Beto yamba banganga nzambi yampa, bantumwa ya Mfumu me tula na kati na beto, o nki kiese eeee beto pesa ntonda na Nzambi." Que des souvenirs! 

HBD Gaby

August 8, 2026. Happy Birthday Gabrielle Ilenda. God's Blessings and Grace to a great friend and colleague. Wishing her success in her present academic journey and a wonderful day. 

7 août 2026

7 août 1983: 43 ans de sacerdoce

Kenge 7 août 1983: ordination sacerdotale des abbés Flavien Busina, Benjamin Fala, Jean Pierre Gavuka, Tryphon Ilenda, Modeste Kisambu, Claver Mabana, Faustin Mampuya, M'Banga Liévin, Jean Robert Mifuku, René Ngambele. Douze diacres dit douze apôtres l'année précédente, dix prêtres en 83, deux ordonnés une année plus tard avec le groupe suivant. Cela fait aujourd'hui 43 ans. 

À ce jour quatre sont décédés entre-temps: Jean Pierre en 86, Benjamin en 08, Flavien en 10 et Faustin en 12. Que leurs âmes reposent en paix! Les quatre défunts furent mes compagnons de formation en théologie à Rome. La vie de l'homme ne tient qu'à un fil. Dieu l'a voulu ainsi. Gloire et honneur lui soient rendues en ce jour mémorable de notre vie. Pieuses et ferventes pensées pour nos amis dont les souvenirs sont à jamais gravés dans nos coeurs.

Le décès le plus surprenant pour moi était celui de Benjamin. C'était le 7 août 2008, jubilé d'argent. Je l'avais appelé pour le féliciter, son numéro ne passait pas. Alors que je m'apprentais à le rappeler, m'est arrivé un SMS annonçant, comme un couperet, sa mort: "Abbé Fala me fwa na Lonzo". Paix à son âme!

Félicitations aux abbés Jean Robert à Bruxelles, Liévin à Kenge, Modeste probalement à Kenge René à Bandundu, et Tryphon en banlieue parisienne. Braves serviteurs de Dieu et de l'église.  Comme toujours et chaque année je me joins à leur action de grâce pour célébrer les merveilles que le Maître de la Vigne accomplit dans leur ministère. Fidelité, zèle apostolique et persévérance car tout est grâce divine. Ensemble bénissons le Seigneur toujours et partout. 

Joyeux 43e anniversaire sacerdotal! 


5 août 2026

Kenge, 4 août 1974: Intronisation de Mgr M'Sanda

Kenge, 4 août 1974. Ce jour-là eut lieu l'intronisation de Mgr Dieudonné M'Sanda comme évêque du diocese de Kenge. Cela fait 52 ans aujourd'hui. Je n'étais pas présent, j'étais en vacances à Kinshasa mais j'étais informé des details par Koko Mayengo qui y était. Ce dernier disait avoir été son enseignant à l'école primaire à Kimbau avant qu'il fasse carriere dans la fonction publique. Avec le recul du temps, je me dis que j'etais trop jeune pour prendre une telle decision. 

Quand bien même je l'aurais voulu, je n'aurais pas eu les moyens d'y aller. Mineur et dépendant des adultes, je ne me suis même pas rendu compte de la portée historique de cet événement. Mes condisciples comme Mampuya, Olenga, Kiosi, ont servi comme porte-croix, thuriféraires ou acolytes. La prise de possession canoniquw était présidée par le Cardinal Joseph Malula en présence des évêques de la Province ecclesiastique de Kinshasa comme Mgrs Ndudi de Boma, Nzita de Matadi, Hoenen émerite de Kenge, Boeckart de Popo, Biletsi d'Idiofa, Mbuka-Nzundu de Kikwit, Tshibangu auxiliaire de Kinshasa, etc. Était notée aussi la présence des tout premiers prêtres formés à Mayidi. Je n'etais pas là, j'ai entendu, mais aussi et surtout j'ai vu les photos. 

Les autorités politiques étaient présentes; le citoyen Kiwewa, membre du bureau politique, avait représenté le Guide de la Révolution. Don d'une voiture Mercedes promise mais jamais livrée. C'est le secrétaire qui parle au lieu de se taire. Je n'ai rien dit. Le citoyen Kulumba avait présidé le comité d'organisation de la fête. Un incident a eu lieu entre les notables kwangolais qui a impliqué un vieux et un jeune entrepreneur  dont je tais les noms. Paix aux âmes de tout ce noble monde! Ce que je relate là, ce sont des souvenirs qui me reviennent à l'esprit et certains m'ont été racontés par Koko Sylvain Mayengo. 

La cérémonie avait lieu sur l'ancien terrain de football en face de la procure: cet espace est devenu le grand marché de Kenge. Le chant-fétiche de cette intronisation fut une composition de l'abbé Kinzamza: "Telame Mfumu, telameee mbayi-mbayi bantu kuditsikisa" superbement animée par l'abbé Barthelmy Binia alors secretaire du Cardinal, et le grand séminariste Félix Manzanza. Je n'étais pas là mais j'ai entendu les échos. 

Quelques semaines plus tard, lors de sa messe inaugurale au petit séminaire de Kalonda, le nouvel évêque ne manqua pas de s'enquérir sur les raisons de mon absence à l'intronisation. Je dois avouer que j'étais honoré et impressionné, qu'au milieu de tout ce tourbillon, Monseigneur s'en soit rendu compte. Je commencais la 6e et, comme mes condisciples, arborais fièrement le T-Shirt épiscopal sur lequel était imprimée sa devise: "Ut diligatis invicem" ou "Beno Tondana Beno na Beno". Enthousiasme spontané d'adolescent. J'avais apprécié cette considération paternelle. N'oubliez pas que je vis dans les mythes. Ce T-Shirt me rappelle un voyage Kalonda - Kenge avec l'abbé recteur Denis Luhangu (lui aussi en ce t-shirt) comme chauffeur, nous nous embourbés et enlisés au Pont Konzi alors en construction. Nous sommes en 1975, on construisait la route Kenge - Kikwit. Nous nous rendions à Kenge pour signer les souches des examens d'état. 

Voilà des vieux souvenirs réveillés du fond de ma mémoire... Que l'âme de Mgr Dieudonné M'Sanda repose dans la félicité éternelle du Pére Celeste. 


4 août 2026

Le moi de juillet

Le mois de juillet est marqué par des événements très significatifs. Mois de rupture et de continuité. C'est le mois oú j'ai vu mes parents pour dernière fois. Papa est mort en septembre 2ll07 et Maman en août 2012. Notre dernière rencontre a eu lieu entre le 28 ou le 30 juillet. Au premier, j'avais dit mes adieu, pressemtant une mort imminente. Pour Maman, je n'étais pas préparé même si des signes auraient pu me prévenir. Mois de naissance de Bea, Rigo et Louise d'heureuse mémoire décédée le 25 juillet 1994, le jour de sa naissance. Il y a d'autres événements, mais je préfère m'arrêter ici. Paix à leurs âmes! 

1 août 2026

Addio Francesco Baresi (1960-2026)

Con tanto dolore nel cuore ho ricevuto la notizia della morte di Franco Baresi, emblematico capitano dell'AC Milan degli anni 80-90. Per me è stato uno dei mei migliori difensori del calcio anche al livello del mondo. Vederlo gioccare mi faceba tanto piacere. Per lui difendere la sua squadra era un arte. A me piace molto vedere un gioccatore totale capace di fare la differenza con gli altri. Come io stesso gioccavo al numero 5 osservo con attenzione; e ci sono tanti che non mi piaciono perché perdono loro temperamente o si fanno prendre dal panico. Quelli che seguono questo blog sanno di chi parlo. In Italia amavo bene vedere Scirrea, Gentile, Maldini. Beckenbauer, Krol o Gerets appartengono alla mia lista dei difensori migliori della storia del calcio mondiale. Sono vecchio non parlo dei bambini di oggi. 

Addio Baresi. Ci mancherai molto. Grazie per ció che hai offerto all'AC Milan e agli Azzuri. Riposa nella peace del Nostro Signore. 

31 juil. 2026

Dialogue compliqué

Ce qui complique le dialogue des Congolais pour la paix, c'est la disparité des points de vue. Le pouvoir pose des conditions, l'opposition émet des exigences d'inclusion de tous les acteurs, les médiateurs (la société civile et les églises) tentent de calmer les passions. Les divergences et les agendas ne laissent en ce moment pas prévoir un bon climat de dialogue. Dans ces conditions, il est fort probable que les échanges n'aboutissent à aucun consensus et causent encore plus de tensions. Or les différents camps doivent faire des concessions, renoncer à une partie de leurs revendications; sans quoi, ce seront des querelles ouvertes et des dialogues des sourds.  

Le peuple congolais n'a pas besoin de tout cela: c'est la paix qui importe. Tout doit être fait pour que la RDC retrouve la paix et récupère l'intégrité de ses territoires occupés. Même là, l'entente est loin de se dessiner. Certains voient la cause de la guerre dans des brèches ouvertes par la Constitution, d'où la nécessité de la changer. Et donc retour du compteur à zéro pour le président en place. Les autres, perçant la ruse ou le piège, exigent le maintien de la Constitution sur laquelle se légitime le pouvoir et privilégient l'option de la paix en incluant toutes les parties au dialogue. Or justement ce serait ouvrir la voie à l'ancien président condamné à mort d'avoir droit au chapitre et de revendiquer un retour au pouvoir. Peut-on obtenir la paix sans inclure les rebelles au dialogue? Le pouvoir dit oui, et l'opposition dit non. 

Pour le patriote que je suis, ce dialogue qui tarde à se réaliser, constitue une perte de temps. Dans l'entretemps, l'ennemi fourbit ses armes et consolide sa main-mise pendant que l'on discute indéfiniment à Kinshasa. Bunagana, Goma et Bukavu sont pris depuis des années, il faut les récupérer par les armes. Le dialogue se révèle trop compliqué pour aboutir à une quelconque solution satisfaisante. Les accords de Doha et Washington n'ont encore rien donné de concret sur le terrain sinon une assomption des appétits étrangers pour l'exploitation de nos minerais. Donc aux Congolais de prendre leurs responsabilités.

La paix n'est pas là, et n'adviendra pas par miracle, encore moins par des paroles prononcées dans un hémicycle loin de l'Est. Les tueries de nos frères et soeurs continuent, les déplacements des populations ne s'arrêtent pas, et les pillages de nos matières premières s'accélèrent. Aux armes compatriotes! Pro Patria mori ! 

30 juil. 2026

Logique politique et logique rationnelle

Deux logiques se disputent actuellement la priorité pour résoudre le conflit entre les FARDC et l'AFC/M23. La logique politique soutenue par le régime en place va dans le sens de la conservation du pouvoir en isolant les rebelles. La logique rationnelle ou ok ndépendante se demande comment établir la paix si toutes les parties concernées ne sont pas à la même table. 

En fait, la question revient à la même chose: Faut-il changer oui ou non la Constitution? A cette question les opinions divergent diamétralement et les spécialistes du du domaine hésitent ou se contredisent. L'exemple des profs Mbata et Bob Kabamba montre que la rigueur scientifique est parfois sacrifiée à l'immédiateté. Plusieurs autres noms pourraient s'ajouter à la liste. Deux démarches qui risquent de fragiliser les objectifs fixés au départ. Je ne vois pas clair à ce sujet. Ces démarches devraient mettre l'intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Tel hélas n'est pas le cas. Un consensus doit être trouvé afin de garantir la pertinence des résolutions qui émaneront dudit dialogue congolais. Si non, ce sera juste un dialogue comme les précédents, rien de plus.

Ces deux logiques s'opposent également dans d'autres domaines, comme par exemple dans la gestion du secteur économique et financier du pays. Toutes les banques commerciales par lesquelles passent les salaires des fonctionnaires congolais ou les épargnes, voire les taxtes prélevées, appartiennent à des étrangers belges, israeliens, libanais, indiens, nigérians, kenyans, gabonais, ou camerounais. La liste n'est pas exhaustive. Ce constat a été fait depuis des années mais il ne s'affiche aucune intention de doter le pays de banques proprement  congolaises. Les milliardaires et millionnaires du pays préfèrent loger leur argent dans ces réseaux ruineux plutôt que d'investir dans la création d'instituts financiers congolais. 

Au vu des sommes énormes détournées impunément, on peut conclure que ce n'est pas l'argent qui manque. Des milliards sont dépensés hors du pays, parfois pour des futilités. L'exemple du ministre qui distribuait des milliers de billets d'euros au Château Rouge à Paris est encore dans nos mémoires. Investissons chez nous, n'attendons pas la manne de l'Occident ni de l'Orient. Créons des industries de transformation de nos matières premières. Le pays ne se développera tant que l'intérêt supérieur de la nation n'est pas privilégié. Nous avons le devoir d'interpeler nos dirigeants politiques et nos tycoons à ce sujet et de leur suggérer des pistes de solution. 

Si dialogue il y a, qu'il réponde aux aspirations de la population plutôt qu'à des contraintes ou agendas politiciens. Que tout soit mis en œuvre pour que la paix devienne une réalité, pour que cessent les souffrances infligées à nos compatriotes de l'Est. Pour moi, au-delà du dialogue, c'est la guerre qu'il faut préparer zar "qui tue par l'épée meurt par l'épée". 

26 juil. 2026

25 juillet 1935-2026: MDT aurait eu 91 ans

S'il avait vécu jusqu'à ce jour Mgr Dieudonné M'Sanda aurait fêté ses 91ans aujourd'hui. Mais il a tiré sa révérence à 66 ans, il y a 25 ans. Il a tellement accompli des choses en cet espace de temps que l'on est surpris de ses achèvements. Homme d'actions, il avait une vision, un esprit sage et de discernement. Il avait aussi des défauts et comme tout homme commettait des fautes. Et même beaucoup. Mais par-dessus tout, cet homme de Dieu avait des convictions solides et y tenait. Il allait au bout de ses projets, et savait résoudre les problèmes. Problem solving and critical thinking, comme on dit en anglais. J'ai un privilège de vivre à ses côtés et de profiter de sa sagesse. "Il m'a appris à travailler", ne cessai-je de répéter contre vents et marées. Mon pourfendeur, que dis-je, son pourfendeur conteste cette assertion. Soit. Pieuses pensées pour Mgr Dieudonné M'Sanda, évêque ordinaire de Kenge de 1974 à 1999. Que son âme repose en paix ! 

23 juil. 2026

23 juillet 1961: Ordination de l'abbé Dieudonné M'Sanda

23 juillet 1961-2026: il y a 65 ans était ordonné à la MC Kimbau par Mgr Lefèvre l'abbé Dieudonné M'Sanda, qui deviendra évêque de Kenge en 1974. Il est mort il y a 25 ans. Gloire et louange à Notre Dieu pour son humble serviteur. Que son âme repose en paix! Commençons par le commencement. 

J'avais 4 ans. Nous vivions au poste scolaire de Kabwita oú mon père Donatien était enseignant. Il y avait là d'autres enseignants comme Maîtres Paul Mayamba, Séverin Mayamba, Félicien Mubinzi, Sébastien Mavudila, tous d'heureuse mémoire. Je reconstitute l'histoire. Une ou deux semaines auparavant, Maman Christine alors enceinte s'est rendue à Kimbau pour l'accouchement. Papa a suivi pour assister à l'ordination de son ancien condisciple de Kimbau et Kinzambi. Papa et Maman reviendront ensemble, quelques jours après, avec un bébé nommé Rigobert. 

Fixons les dates. Rigobert est né le 21 juillet à la Foreami, et l'abbé Dieudonné a été ordonné le 23 juillet à la mission Kimbau. Quelques semaines plus tard, il sera baptisé à Kabwita par le père Wilhelm Otte SVD. Je me souviens de l'absence de mes parents et de leur retour à Kabwita. De la naissance de Rigo oui avec un détail: Maman avait mis une jolie robe colorée de fleurs rouges et blanches. De l'ordination et du baptème aucune idée. Je n'avais jamais entendu parler de l'abbé M'Sanda, par contre je voyais le père aumônier Otte à Kabwita pour son ministère. A chacun de ses passages les scouts présentaient des spectacles de chants et danses. Je garde en mémoire certaines chansons comme Luku mu kati mu lukwenda banioka bavula ou Avion kuna zulu diluta eee, animées par Papa Severin Mayamba, qui sera plus tard mon enseignant en 3e primaire à Kenge. Je conclus de ces recoupements que j'ai vécu l'ordination de l'abbé M'Sanda par le souvenir autour de la naissance de mon frère qui venait, de fait,  se joindre à Béatrice et à moi dans la progéniture. Un épisode familial émouvant. 

L'homme de Dieu, l'abbé Dieudonné M'Sanda, je l'ai vu pour la première fois le 1er septembre 1969 à Kalonda. Son parcours est bien documenté. 1961-63: Préfet de discipline à l'école normale St Jean Bosco, Kenge, enseignant de religion a l'athenée, aumônier au camp militaire. 1963:-65 Etudes de droit canon à l'Urbaniana de Rome. 1965: Enseignant de latin, religion et sociologie à Kalonda, recherche et ministère à Dunda. 1968: Doctorat en droit canon, affectation comme curé à St Hippolyte Bandundu, puis préfet de discipline au petit séminaire de Kalonda. 1969-74: Directeur du petit séminaire. 1974-99: Evêque du diocèse de Kenge. Décédé le 22 octobre 2001 à Bruxelles. J'ai volontairement omis d'évoquer sa vie et sa formation antérieures à l'ordination. En 2021-22 la Fraternité Marie Reine de la Paix formée des ex-religieuses MRP, a pris l'initiative d'honorer leur père fondateur, mais cette initiative n'a jamais abouti jusqu'à ce jour. Reporté  par le diocése de Kenge au mois de juillet 2026, rien n'est fait alors que ce mois s'achève. J'en parle parce que j'y étais invité.   

Je suis particulièrement attaché à Mgr M'Sanda pour avoir été son élève turbulent et dérangeur au petit séminaire, son grand séminariste à Mayidi et à Rome, son prêtre et secrétaire pendant cinq ans à l'évêché de Kenge. J'ai été proche de lui. J'ai subi ses humeurs et son autorité, je me suis parfois révolté; mais mon respect pour lui reste total et permanent. Mon départ du sacerdoce n'a pas altéré nos relations en dépit de quelques secousses. J'ai participé à ses grandes réalisations. Ma gratitude à son égard demeure profonde, immense. C'est pourquoi je ne rate jamais une occasion de témoigner pour lui. Ce blog est plein d'articles en son hommage. Respect et honneur mon cher Père Evêque! Repose en paix! Amen. 

19 juil. 2026

CM 2026: Viva la Spagna

L'Espagne est de nouveau championne du monde. C'était mon voeu. C'est pour moi l'équipe, la meilleure de cette finale. Je n'aime pas trop l'Argentine Blanche et Raciste, qui a anéanti sa population noire. J'admire cependant Lionel Messi, un joueur extraordinaire qui peut à lui seul changer la face d'un match. Mais sur le plan humain, il me parait froid. Je le respecte, car j'aime les bons joueurs. L'équipe d'Espagne a montré qu'elle est la meilleure. Même les statistiques ont donné 20 tentatives de but contre 2, que l'Espagne était de loin meilleur que l'Argentine acculée à la défensive. Dans les dernières minutes, l'Argentine en infériorité numérique a tenté de pousser pour un but, mais cela n'a pas suffi ni réussi. Victoire amplement méritée de la Roja. 

Je suis remonté à mon passage à l'Institut Goethe de Staufen en 1980, où nous chantions: "Viva la Spagna". Avec Padre Primitivo. Quarante six ans plus tard, le moment est bon pour célébrer la victoire avec ce pays. Bravo aux Argentins pour avoir résisté si longtemps, car ils auraient pu encaisser plus de buts. Le meilleur a gagné. Les Espagnols viennent de gagner leur second trophée mondial, après celui obtenu en Afrique du Sud, avec le fabuleurx but d'Iniesta. Viva la Spagna.    

17 juil. 2026

Les Noirs disparus d'Argentine?

L'Argentine, blanche comme le montre son équipe nationale de football, a jadis connu la présence des Noirs déportés d'Afrique comme esclaves pendant le temps colonial. Minoritaires certes, mais ils ont existé et existent encore. Mais ils sont invisibles, vivants à la marge comme des condamnés à la disparition, à l'extermination. En 2011, à une conférence organisée par l'UNESCO à Purdue University, Indiapolis, j'ai rencontré des membres de cette communauté exclue de la vie argentine. J'en ai parlé dans ce blog. J'avais les coordonnées d'une animatrice de cette communauté. Ci-dessous un extrait d'une revue en ligne qui en dit long sur le sort des Noirs.

"L’histoire de la population noire en Argentine rappelle enfin qu’un peuple ne disparaît pas nécessairement parce qu’il cesse d’exister. Il peut aussi être effacé de la mémoire collective, des statistiques, des livres d’histoire et de l’imaginaire national. Comprendre cette réalité permet de mieux saisir certaines interrogations contemporaines, y compris celles que suscite aujourd’hui la composition de la sélection argentine à la Coupe du monde."

C'est le sort des Noirs en Argentine. Déjà le 23 avril 2011, j'avais publié ce qui suit concernant le colloque de Purdue: 

"La qualité des interventions était très élevée et stimulante. J'ai appris beaucoup de choses. Mais c'est surtout deux rencontres qui me resteront à coeur: celle avec Lucia Charun-Illescas et celle avec Miriam Gomes. Charun-Illescas est la toute première écrivaine péruvienne d'origine africaine. Son roman Malambo est titré à partir d'un quartier de Lima où a été livrée la dernière cargaison des esclaves. Gomes est de nationalité argentine, professeure de littérature africaine et latino-américaine. Elle affirme qu'il y a en Argentine 2.000.000 de personnes d'origine africaine dont l'existence est officiellement niée. Elle m'a remis un DVD d'un festival "Argentina negra" qu'elle a organisé en 2010. Par leur activisme, Charun et Gomes essaient de donner la voix aux sans-voix de leurs pays respectifs. Coup de chapeau, les dames!"

(Sources: https://clavermabana.blogspot.com/2011/04/mon-sejour-purdue-university-west.html )

La MC Kimbau meurt

Tirons la sonnette d'alarme. La MC Kimbau, fondée pat le Père Allard SJ en 1916 meurt ou se meurt. Cette mission qui fût longtemps un fleuron du progrès et du développement est en train de disparaître de la carte un siecle après son avènement. Que s'est-il passé? Comment en est-on arrivé là? La toute dernière fois que je suis passé dans cette paroisse fût en mai 1987. Je n'ai pas pas participé au centennaire alors que, apparemment, j'y étais attendu selon ce qu'on m'avait dit. Les communications n'avaient pas bien fonctionné. Je le regrette quand même car je suis très attaché à mon passé. Ce que j'écris ici est subjectif et n'engage que moi. 

L'abbé Nestor Ilunga qui y est actuellement vicaire dominical et modérateur de la sous-paroisse de la Foreami (hôpital) a eu la gentillesse de me transférer des vidéos de ce qui reste de Kimbau que nous admirions au temps de sa splendeur. Septuagenaire dans presque une année, je suis né à Kimbau comme un bon nombre de mes frères et soeurs. Nos cordons ombilicaux y sont enterrés. Ce retour en images au bercail me touche profondenent. C'est de Kimbau que je suis parti au petit séminaire de Kalonda. C'est là que les abbés Liévin M'Banga, Flavien Busina, Tryphon Ilenda, Modeste Kisambu et moi-même avons célébré nos prémices en date du 10 août 1983. Et avant nous, y étaient ordonnés les abbés Denis Luhangu, en 1960, Dieudonné M'Sanda en 1961; Les abbés Firmin Kilunga en 1966 et Louis Nzala en 1972 y ont célébré aussi leurs prémices. Deux de nous sont devenus évêques, le premier de Kenge et le second de Popokabaka. D'autres ont suivi. Outre les abbés et les religieux, la MC Kimbau a formé une élite intellectuelle dont la réputation est allée au-delà de ses limites. Quelques leaders politiques et administratifs, quelques hommes d'affaires, des artistes, ont passé leur enfance et leur jeunesse dans cette havre de paix, de formation spirituelle et de vie sociale. Toutes les professions s'y sont initiées.   

Les missionnaires SJ et SVD qui ont fondé cette mission l'ont construite patiemment et l'ont dotée de toutes les infrastructures concevables à cette époque. Nous qui avons grandi avons vu la belle église St François le couvent des soeurs, la cure le centre de santé, les écoles des filles et des garcons, l'usine de l'huile de palme, la menuiserie, les quartiers Makwela et Lukela. Des vaches de Mawono paissaient paisiblement à travers les terrains de passepallum qui décoraient la mission. L'élevage bovin fournissait de la viande à la population et un service de métayage s'était développé. Nos parents ont pu acquérir des genisses pour leur propre compte. Les écoles de la brousse envoyaient leurs élèves du second degré à la mission à partir de la 4e primaire. Il y avait trois internats pour les élèves qui venaient des villages éloignés de la mission. La mission était vraiment vivante, en plein essor. De l'autre côté l'EPA et le centre agricole de Mvwamba assuraient l'exploitation des espèces végétales nécessaires pour l'alimentation. L'hôpital de la Foreami fonctionnait parfaitement, assurait les soins de santé et luttait contre les maladies et les épidémies. Je parle des années 1967-69. 

Cinquante ans après, c'est la désolation, la ruine et l'abandon. Tout a disparu, des instituts supérieurs (vétérinaires et agricoles) y sont pourtant ouverts qui sont moins équipés que les écoles primaires d'antan, dans les anciens locaux délabrés. La MC Kimbau est devenue méconnaissable hélas. Toutes les maisons du Makwela et du Lukela sont detruites sauf celle du directeur, la maison que j'ai habitée entre mes 10 et 12 ans. Elle tient encore, mais pour combien de temps? Un quartier s'est ajouté au-delà de ce qui servait de piste d'aviation,  initié fin des années 70 par Papa Vincent Hatika. C'est tout ce qui reste de Kimbau. Comment en sommes-nous arrivés là? Telle est la question que tout le monde se pose. Il y a des pistes de réponses, mais il ne me revient pas de les révéler de peur de susciter des polémiques inutiles. Les responsables sont identifiables, mais.... Nous avons dans notre pays un grave problème d'entretien. A tous les niveaux. Nous attendons que tout se détruise avant de penser à réparer. J'arrête là. 


16 juil. 2026

Travail commun

Travail commun ou en/de groupe. Appelez cela Teamwork si vous voulez. C'est un tres bon concept. très poussé et apprécié dans le monde du travail moderne. Spécialement dans le secteur des ressources humaines et du personnel des entreprises. Même dans la recherche scientifique, c'est à la mode. Il fait partie de l'excellence et de l'efficacité. Le travail de groupe possède et offre des atouts susceptible de favoriser la competitivité et la suprématie sur la concurrence. Des esprits motivés et mis ensemble sur un chantier produisent des résultats inattendus en un temps record. Tout est beau lorsque tout marche. Mais ce n'est pas souvent le cas. La simple bonne volonté ne suffit pas, encore faudrait-il réunir la bonne volonté de tout le groupe. Tous les membres du groupe de travail ne font souvent pas montre d'une motivation commune ni d'une détermination similaire. Les relations interpersonnelles  sont importantes pour réussir un travail d'ensemble. Pour une raison ou une autre, un membre peut tout bousiller et remettre tout le travail en question. Pas facile de s'imposer une discipline. Pendant que tout le groupe avance, il y en a un qui traîne les pas,  brouille les pistes ou sabote l'effort communautaire. Certains sont profonds et concentrès tandis que d'autres restent superficiels, désengagés ou démotivés. Des situations que le comducteur ou le meneur du groupe doit gérer avec prudence et sagesse. Et le leadership n'est pas facile; il est exigeant voire parfois humiliant.

Dans ma vie, au fil de mes responsabilités, j'ai eu très jeune à affronter des situations de gestion des sensibilités et des conflits. Des fois avec succès, mais souvent sans réussite. J'ai appris le leadership à mes dèpens, dans la douleur et l'épreuve. Ma première responsabilité au petit séminaire a failli causer mon renvoi si je n'avais pas été défendu par le préfet de discipline. J'ai appris la leçon: un leader est une personne seule au milieu de la masse qui l'entoure. La cause est commune, mais on l'assume seul malgré la communauté d'idées et d'agendas. Groupe oui, mais un seul le mène. Collaboration oui, mais responsabilité. Le maître d'hôtel doit savoir arranger un lit et nettoyer une chambre d'hôtes. C'est au grand séminaire que j'ai mieux évaluer le sens de la responsabilité. Ce n'est pas exécuter mais  faire exécuter. C'est guider, orienter, donner une vision. Et la personnalité du meneur est capitale pour la réussite du projet envisagé. Le beau parleur vous captive sans rien réaliser. Je suis passé par plusieurs épreuvequi m'ont durci le coeur et m'ont forgé la personnalité que je  prétemds avoir aujourd'hui. En réalité je demeure l'enfant timide maia têtu que personne n'a jamais ébranlé. Toujours égal à moi-mê

15 juil. 2026

Au Mundial 2026

Arbitrage. Je suis d'accord avec l'utilisation du VAR lors des matchs de football, mais il est utilisé de façon discriminatoire. Les Belges auraient dû bénéficier d'un penalty sur un retrait de De Bruyne contre l'Espagne. Le but de Yamal Lamine a été annulé contre la France pour un hors-jeu trés contestable. C'est à ce niveau que j'ai un problème. Dans les deux cas, le VAR aurait tranché. Deux poids deux mesures. 

Pendant que je suivais la Denise finale Espagne vs France, j'ai eu un échange de commentaries avec Séraphin à Lyon:

- Je ne vois pas la France gagner ce match contre l'Espagne, ai-je dit

- Ce sera très difficile. L'Espagne domine sur tous les flancs, a confirmé Séra.

- C'est un jeu à la Barcelona. L'erreur serait de les laisser pratiquer ce jeu: il faut le casser

- C'est justement là le problème. Comment neutraliser ce jeu? Mission presque impossible. 

- A cette allure, l'Espagne maitrise le match. Équipe parfaite, circulation du ballon comme à l'entraînement. 

Etc. Le match s'est achevé sans surprise: 2 - 0. L'erreur des Français, c''est d'avoir trop misé sur Mbappé au detriment de Dembele. Le seul joueur à avoir frappé deux ou trois tirs cadrés. Les Espagnols ont mérité leur victoire et jouerint la finale contre le vainqueur Argentine vs England. La surprise reste... 

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12 juil. 2026

Leçons de la CM 2026

J'ai relativement bien observé cette Coupe du Monde 2026. J'ai constaté que le football a beaucoup changé en termes de qualité et d'occupation du terrain. Les équipes les plus performantes gèrent bien la fin des match en général. Les quatre équipes nationalesbqui s'affrontent en demie finale y sont parce qu'elles ont joué leur jeu à la fin du match. J'ai l'impression que certaines équipes ne croyaient pas à leur victoire possible alors même qu'elles menaient au marquoir. La RDC aurait pu éliminer l'Angleterre si les joueurs y avaient cru.  Tout comme le Maroc. 

On parle certes d'expériences, mais les jeunes qui sont sur le terrain sont dans la même rangée d'âge. Les Suisses auraient pu battre les Argentins si Embolo ne s'était pas fait prendre une carte rouge. Et le jeu a tout de suite changé d'allure. En avantage numérique les Argentins avec un Messi plus actif à la fin ont poussé jusqu'à marquer deux buts dans les prolongations. L'erreur est de jouer à la défensive. C'est justement cela le risque. Une équipe qui défend ne marque pas et celle qui attache s'ouvre des opportunités de but. La meilleure défense c'est l'attaque. Autant de slogans sages mais qui s'appliquent rarement sur le terrain.

Pour moi, le joueur qui pratique le meilleur foot, c'est l'anglais Jude Bellingham. Je le suis depuis Madrid. Infatigable, motivé, il ne lâche rien et s'engage sur toutes les balles. Ce qui cause beaucoup de cartons et de blessures. C'est le joueur par excellence, aussi bon en attaque, au milieu comme en défense. De nulle part, il peut créer un but.

Tous les cas de figures sont possibles. Une finale: France vs Argentine, Angleterre vs France, Espagne vs Argentine ou Espagne vs Angleterre. A ce niveau chaque équipe peut battre l'autre. C'est ici que la créativité d'un Messi ou d'un Bellingham peut aider. Pour la France, on privilégie Mbappé mais Dembelé pourrait bien faire l'affaire. L'Espagne est plein de talents à tous les postes. Le pronostic officiel est le suivant: 1. Argentine 2. Espagne 3. France et 4. Angleterre. Le mien est plutôt subjectif: 1. Espagne 2 France 3. Angleterre et 4. Argentine. C'est beau de pronostiquer, mais tout se joue sur le terrain de foot.

L'arbitrage laisse parfois à désirer. Les Belges auraient pu bénéficier d'un pénalty en seizième de finale... mais l'arbitre ne s'est même pas donné la peine de consulter le VAR. Il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Mais à la fin, en bon amateur de football, je souhaite que le meilleur l'emporte. Je féliciterai sans hésiter les vainqueurs.