2 mai 2026

Comment ça va?

Depuis notre tendre enfance nous entendions et entendons encore cette question après les salutations habituelles. Une question tellement banale qu'elle a perdu son sens et sa pertinence au fils des années. Une question tellement automatique qu'elle s'est transformée en un rituel dénué de signification. Cependant, depuis quelques temps, j'en ai redécouvert l'importance et toute la portée. 

De la routine à la réalité le cheminement a été long. En janvier 2017, j'ai souffert d'un mal de dos suivi d'une inflammation du nerf sciatique qui m'a cloué au lit pendant une semaine. C'est d'ailleurs la seule fois qu'en vingt cinq ans j'ai bénéficié d'un congé-maladie. Autrement, j'ai toujours travaillé sans interruption. Cette semaine-là et les mois suivants, j'ai senti non seulement le poids de l'âge, mais aussi le déclin de mes forces physiques. De nombreuses réflexions me sont passées par la tête. Me lever du lit ou de la chaise sur laquelle j'étais assis était devenu un problème. C'est là que s'est confirmé que la vie, fragile et éphémère, ne tient qu'à un fil. Aussi simple que cela puisse paraître. C'est alors que m'est revenu à l'esprit le rituel de la salutation. J'ai compris par mon corps la véracité de certains adages et prières debités souvent sans en connaître la profondeur.

"Comment ça va?" Ça me rappelle un film ouest africain, certes mais bien plus que cela. Il l faut écouter son corps: le corps parle et adresse des messages clairs auxquels il ne faudrait pas rester sourd. L'expression "ça va bien ou ça ne va pas" revêt une dimension plus profonde que la parole elle-même. Elle inscrit le locuteur dans la durée de la vie où dans le circuit de la mort. Se lever du lit ou de sa chaise devient un acte de triomphe. Se redresser sur son dos un exploit héroïque. Marcher debout le couronnement d'un mécanisme existentiel complexe et vital. Je sais de quoi je parle. La douleur qui empêche de disposer librement de son corps montre la finitude de l'homme et la conscience de sa vulnérabilité incommensurable. Des tragédies sombres et inavouées se vivent en nous, autour de nous et avec nous, parfois provoquées par nous. Mais là n'est pas notre propos d'aujourd'hui, bien que ce soit un sujet connexe.

Allo Allo comment ça va??? Donnez le pouls de votre état d'âme, d'esprit et de corps. 


29 avr. 2026

Le dernier anniversaire de sexagénaire





29 avril 2026, c'est mon dernier anniversaire de sexagénaire. Waouh. Gloria in excelsis Deo. Comment ne pas louer l'Etetnel pour les merveilles qu'il a accomplies dans ma vie? Comment ne pas penser à mes parents qui m'ont porté dès mes premiers cris de triomphe et de souffle? Mes grands-parents que j'ai tous connus, mes sœurs, mes frères, mes tantes, mes oncles, mes amies, mes amis, mes collègues, et toutes et tous... dans mon fort intérieur. Merci à tout ce beau monde! Oui, ça c'est mon univers.
Je pourrais m'avouer béni de Dieu. La Providence, à laquelle je crois infiniment, m'a secouru et me secourt toute ma vie durant. I am richly Blessed. Aucune honte ni peur de le dire. Toute ma vie, j'ai senti l'amour des miens et de mes proches. J'ai été constamment protégé par la main divine. Dans le désespoir, le Seigneur m'a donné le courage et la sagesse nécessaires pour m'en sortir. Et j'ai reçu, et je reçois, tout ce qui m'arrive comme un don du Ciel jusqu'à mon dernier souffle. Je pense à Clavère Maman, à Ibangu et à Mukawa, avec qui je partage le quotidien. Je pense à toutes celles et à tous ceux que le Ciel a mis sur mon chemin. Leur reconfortante présence m'est essentielle. Sans oublier ma Fleur de cactus ! Intelligenti pauca!
Je ne peux qu'être humble et rendre hommage au Maître du monde, qui contrôle ma vie et continue de me guider sous sa houlette. Amen. 

28 avr. 2026

La beauté d'une famille

Ma famille s'est réunie autour du mariage de notre nièce Anne Louise, fille de Rigobert. C'était la première fois que nous mariions une Mabana. Il y a avant elle un neveu, deux nièces, et j'ai participé d'une façon ou d'une autre à ces célébrations de mariage. A travers cet engagement, j'ai pu observer mes frères, mes soeurs, mes neveux et nièces. Chacun a fait quelque chose. Et il y a eu tout genre de personnes. Certains ont promis des contributions, sans rien donner. D'autres ont donné à la mauvaise adresse. D'autres ont compté sur l'argent de la dot, sans rien, pour en tirer des dividendes. Il y a d'autres qui se sont montrés complètement indifférents, sans même souhaiter des voeux aux mariés. Il y en a d'autres qui se sont absentés officiellement à cause de la pluie, mais la vraie raison était ailleurs. Comme toujours, il y en a qui subrepticement attendaient que les cérémonies échouent afin d'en tirer une étrange satisfaction. Je ne dirais pas concurrence mais cynisme. Il y en a qui, spectateurs, n'agissent pas, n'offrent rien, mais font les commentaires les plus désobligeants. Tout cela, c'est la famille. Des événements comme un mariage, un enterrement ou un baptême, sont des occasions pour observer les visages réels et cachés des membres de la famille. Hommes et femmes se montrés: engagés, indifférents, hypocrites, opposants, jaloux, concurrents, généreux, profiteurs, arrogants méprisants, saboteurs, observateurs négatifs, etc. Par leurs attitudes, leurs dits et gestes, tous se classent dans ces catégories.

Dans le cas du dernier mariage de notre famille, tout cela s'est observé. J'en profite pour saluer, sans déconsidérer les autres, la dédication d'une de mes soeurs, Pascaline Mabana Mawana. Plus que les autres, elle s'est dévouée, avec sa fille Grâce, corps et âme pour que l'événement réussisse. Avec Béatrice, nous avons souligné cet engagement efficace et sans ambiguïté; nous avons admiré la loyauté impeccable de notre soeur à notre famille. Sous la pluie, dans le potopoto nauséabond de Kinshasa, elle et sa fille se sont dévouées pour acheter les denrées et apprêter avec les moyens dont disposait la famille deux repas à la hauteur de différents événements nuptiaux. J'ai même craint, alors même que d'autres dormaient, qu'elle ne tombe malade. Béa me dira qu'elle l'a trouvée solide et résistante, avouant qu'elle-même en serait incapable. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une soeur si généreuse, si gentille, si dévouée à la cause familiale, plus que quiconque. A plusieurs égards, elle me rappelle notre soeur défunte Anne Louise, l'éponyme de celle qui s'est mariée. Dimanche, alors que je l'appelais pour faire le point, elle se trouvait au CNPP, au chevet de sa belle soeur Sylvie, opérée et internée. Elle ne s'est même pas suffisamment reposée. Nous avons là une perle dont nous ignorons les talents et le coeur. Merci Passy. Sois bénie. Tu as été essentielle à ce mariage. 

Notre famille est comme toutes les autres avec des hauts et des bas, des qualités et des défauts. Au-delà de nos incompréhensions et querelles internes, nous tenons bon. Nous gérons nos écarts, et atteignons nos objectifs. Nous n'avons que faire de celles et ceux qui se moquent de nous ou nous mettent les bâtons dans les roues. Nous avanços. Félicitations à toutes et à tous. D'autres événéments nous attendent. 

 

27 avr. 2026

Ce monde comme il va

J'ai l'impression que le monde se passe sans moi et que je n'en maîtrise pas les leviers. La vie autour de moi a subi plusieurs revers auxquels j'essaie de m'accommoder sans jamais y parvenir réellement. Fatalité, résignation, indifférence ? Voilà un mot qui me rappelle mon défunt paternel qui s'est une fois montré "indiff" vis-à-vis de son sous-réged de l'époque. J'étais surpris de l'entendre utiliseR un terme des jeunes. Soit. Une autre preuve que le monde va comme il va, à son rythme, sans moi. En fait, il me revient de m'y accrocher. Tala se na miso: contente-toi seulement d'observer.

Le monde va comme il va et ne s'arrête pas. Disons-le nous. Des situations créent des habitudes et des traditions selon le temps et l'espace. Ngolo balambaka ye na mayi n'ango: le poisson se prépare dans/avec son eau". Cette expression se dit en cas de dot et de mariage. La fête se célèbre avec l'argent et les boissons offerts à cette occasion par la famile du mari. Mais moi, vivant ailleurs, bien que je le sache, j'ai préféré passer outre. Cela a fait des mécontents, j'ai compris l'émotion. J'ai un autre projet à ce sujet, plus durable et plus consistant que l'éphémère soirée de la fête. Je ne la néglige pas, au contraire, je la valide comme un événement essentiel mais passager, privilégeant la vie qui continue son cours. De l'avis de certains, il s'agissait de tout dépenser et de se distribuer le reste. Je ne partage pas cette philosophie des jouisseurs, prêts à tout brûler sans penser à l'avenir. Certains m'ont compris après la fête qui s'est par ailleurs bien passée. Je ne devais pas céder à cette pression parce que cela se pratique ainsi à Kinshasa. Moi, j'investis dans du durable, avec une vision claire et lucide. C'est ce qui fait la différence. Un peu de modestie KCM.

Un ami essayait de me convaincre de participer à un projet qui dépasse largement ses compétences d'homme de sciences humaines. Je lui ai dis niet. Il proposait une division du pays et retraçage des routes afin de transformer les infrastructures routières du pays. Je lui ai dit que ce projet était myope, ambitieux et sans avenir, étant donné qu'aucune instance politique sérieuse ne le soutiendrait. Son argument était que le schéma existant n'a jamais rien rapporté au pays. En fait, il y a des choses qui dépendent et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Le seul fait de penser à une chose, aussi solide et intelligente soit-elle, n'en fait pas une réalité. Il faudrait en avoir les moyens, les leviers pour la transposer à la réalité. Le savoir n'est pas le pouvoir; c'est la volonté qui accorde le pouvoir. Vieil adage intellectuel populaire. Il ne suffit pas de penser, il faudrait assurer ou assumer la faisabilité. C'est à ce niveau que beaucoup de projets échouent. Et même encore, si les moyens sont mis à disposition, rien ne garantit que le projet se réalisera. Détournement des fonds, manque de volonté politique, déficience logistique, carence de contrôle, etc. pourraient tout faire foirer. 

Telle est la réalité. Le monde va comme il va. C'est ni toi ni moi qui allons le changer. Fais ce que tu peux, que je fasse ce que je peux. Et le monde continue avec ou sans nous.  

Joyeux anniversaire abbé Jean Robert

Jean Robert Mifuku fête aujourd'hui un jalon important de sa vie. Gloire et louange à notre Seigneur Dieu Éternel et Tout-Puissant. Lorsque nous sommes rencontrés dans la soirée du 2 septembre 1969 à Kalonda, il entrait à peine dans son adolescence. Entre il a poursuivi ses études secondaires, supérieures et universitaires. Devenu prêtre depuis quarante-trois ans bientôt, il continue de servir Dieu et l'église catholique. Ce service commencé au diocèse de Kenge s'effectue depuis quelques décennies au diocèse de Bruxelles Malines. Aujourd'hui, je ne pourrais que rendre grâce pour tant de merveilles que le Seigneur a accomplies pour lui à travers sa vie. Longue vie, santé et persévérance cher ami. Proficiat! 

Dimanche du Bon Pasteur

L'évangile de ce dimanche du Bon Pasteur m'a profondément touché et directement mis en contact avec les évènements qui sont récemment survenus dans le monde. J'ai particulièrement aimé la péricope: "Le voleur vient seulement pour dérober, et tuer et détruire." (Jn 10:10).

Je remonte au temps de mon petit séminaire à Kalonda où nous chantions : "Le Seigneur est mon berger / Rien ne saurait me manquer'. Dans ma mémoire, c'est notre maître des chants, Félix Manzanza alias Wada, qui me revient à l'esprit. Toutes les caractéristiques du bon berger sont connus: patience, écoute, attention personnifiée envers ses brebis. Connaissance réciproque voire complicité avec elles. Ses brebis connaissent sa voix et lui obéissent. Le bandit voleur, lui, saute la clôture, les brebis se méfient de lui et le fuient. C'est la débandade au lieu de l'union autour de leur maître. Le monde réel fonctionne comme cela.

J'ai tout de suite trouvé le rapport avec la tentative d'attentat contre le président américain d'hier 26 avril. Tristes images mais pleines de significations. Dieu soit loué, aucun dégât humain ne s'est produit. Le président de la première puissance mondiale, l'homme le mieux protégé du monde, s'en est sorti indemne, sain et sauf. Mais à y réfléchir un peu plus, il s'avère que la sécurité à 100% n'existe pas même avec les moyens logistiques les performants du monde. Un homme lourdement armé a réussi à dépasser le périmètre de sécurité. Et des tirs de sommation ont été entendus autour de Hilton Hôtel de Washington DC. Comment cela était-ce possible? C'est arrivé. L'exfiltration était parfaite, professionnelle. On se serait crû dans un film de Western  La salle a été évacuée. Mais cet incident a aussi aussi montré la fragilité de l'être humain. 

Je me suis certes tout de suite posé la question du terrorisme, mais j'ai pensé à ce que vivent au quotidien les populations en Iran, en Ukraine et en RDC qui sont constamment terrorisés par des drones et des bombes télécommandées par ces mêmes puissants. Salus in fuga, même pour ceux-là qui en une fraction de secondes peuvent raser tout un pays de la carte du monde. They are powerful. And yet, we are all human beings. Period.

J'en ai tiré une bonne leçon de vie. Nous avons tous peur de la mort. Peu importe ce que nous sommes. Vanité des vanités !



26 avr. 2026

The thief comes only to steal and to kill and destroy (Jn10: 10)

This sentence stroke my heart at today's Sunday mass. The Good Shepherd calls his sheep by name and they all listen and come through the gate because they know his voice. 

"The thief comes to steal, to kill and to destroy"(Jn 10:10). 

25 avr. 2026

Heureux mariage civil à Anne Louise et Vasco

 


Ce 24 avril 2026 a eu lieu à Kinshasa Limété le mariage civil de ma nièce Anne-Louise et Vasco, en présence d'une poignée de quelques membres de familles respectives. Anne est la deuxième fille de mon frère Rigobert. Dans la soirée une fête a réuni  au Quartier III Masina une centaine de personnes - parents, amis et connaissance -. à partir de 18 heures. Comme il fallait s'y attendre, la fête a commencé en retard à cause des embouteillages et de la pluie. A en croire celles et ceux qui étaient présents, tout s'est bien passé. Il y avait à manger, à boire, et à danser pour tout le monde. Vive les Mariés. Félicitations et longue vie conjugale. 
Congratulations à Rigobert qui s'est fait honorer par sa fille. Merci à mes frères et soeurs qui ont contribué à la réussite de cet événement. Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont dépensés pour offrir une fête grandiose à notre fille et à son mari. Nous leur souhaitons santé et bonheur, paix et joie, courage et mutuel soutien devant les épreuves de la vie matrimoniale. Que l'Eternel Dieu soit au contrôle. 


22 avr. 2026

Une fin de mois d'anniversaires

La fin d'avril est sans aucun doute le mois qui accumule le plus d'anniversaires. Nicolas, Victoire et moi célébrons respectivement les 24, 26 et 29. Chaque jour a un anniversaire. 21 Emérance. 22 Lodovica. 23 Liévin. 25 Evariste. 27 Jean Robert. 28 Sr Ghislaine. 29 Sonia, Sr Monika. Il y a deux ou trois noms qui ne me reviennent pas en tête. Je vieillis, la mémoire s'édulcore inéluctablement. Priez pour tout ce beau monde qui fleurit ma vie du beaume de gaieté et de douceur. Un certain nombre de noms que je viens de citer ne se souviennent sans doute pas de mon anniversaire. Cela ne me surprend pas, j'y suis habitué. Certains me rappelle les leurs, me demandent des cadeaux et ignorent le mien. Telle est la réalité de la vie. Je n'ai jamais sollicité un cadeau à qui que ce soit, quoique j'en reçoive souvent. Cette année,j'ai déjà reçu anticipativement une bouilloire (cafetière ou théière) pour mes recettes de santé. Un cadeau très simple, mais pratique.

Je souhaite collectivement un joyeux anniversaire à tout le monde. Que le Bon Dieu les patatiole, comme aurait dit le poète Swa Yaamfu d'heureuse mémoire. 

19 avr. 2026

Au Vatican il y a 44 ans

Rome, 19 avril 1982. Voilà une date importante de ma vie. Ce jour-là nous sommes allés prier dans la chapelle privée du Pape, avec St Jean Paul II et la famille présidentielle Mobutu. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Grâce aux bons offices de Mgr Emery Kabongo alors deuxième secrétaire privé du pape, le président Mobutu Sese Seko a obtenu avait obtenu une messe à l'ntention de sa famille célébrée par le Saint Père. Pour donner une couleur zaïroise à la cérémonie, nous grands séminaristes étions associés à animer la célébration avec chants et tam-tam. Je pense à mes trois amis décédés: Léon Kalenga de Luebo, ancien nonce; Flavien Busina de Kenge, Jean-Marie Mayala de Boma. Les autres vivants sont: Jean-Bosco Matand, Donatien Mole, Félicien Ilunga et Augustin Mwamba. Que je n' ai plus revus depuis cette année-là, malgré quelques échanges épistolaires ou courriels. Mgr Emery Kabongo devenu plus tard archevêque de Luebo est encore en vie, en repos à Rome. 

Santo Giovanni Paolo Secondo, prega per noi !

Tutti i Santi del Cielo, pregate per noi !

17 avr. 2026

Soudanisation de la RDC?

Le terme "soudanisation" est devenu viral et controversé après avoir été utilisé par l'ancien président de la RDC Joseph Kabila. Il faisait état de la partition de l'ancienne République Islamique du Soudan en deux: Nord Soudan et Sud Soudan. Conséquence des guerres civiles qui ont longtemps ensanglanté le Soudan. Des négociations de paix engagées au niveau des Nations Unies ont mené vers cette division en deux pays, supprimant le statut du plus grand pays d'Afrique que tenait jadis le Soudan. L'indépendance du Soudan du Sud date du 9 juillet 2011. Le spectre de Darfour demeure et en fait une région caracterisee par des génocides, des crises humanitaires, des déplacements massifs, des guerres et une un constante instabilité politique. Le Soudan offre l'image d'une poudrière toujours menaçante d'explosions meurtrières. 

L'utilisation de cette référence par Mr Kabila pour désigner la crise de la RDC a suscité des vives polémiques au sein de la nation congolaise. Déjà condamné à mort et déchu de ses privilèges de sénateur à vie, JKK est devenu la cible d'acerbes critiques à telle enseigne que ses détracteurs y ont vu une preuve de trahison et de sa collaboration active avec la Rwanda pour la déstabilisation de la RDC. Ce qui renforce également le sentiment jadis diffusé sur sa nationalité rwandaise et son rôle de vassal de Mr Kagame. Il est accusé d'être le vrai patron du M23 et l'AFC. De plus en plus, les réseaux sociaux décortiquent sa personnalité, scrutent ses mouvements entre Kigali, Goma et l'Afrique du Sud. Et même la Namibie ou la Tanzanie où il a, selon plusieurs sources concordantes, investi des millions en affaires et en biens immobiliers. 

Des précisions ont récemment été fournies sur la scission de la RDC en trois pays, qui verrait naître la République du Katanga et la République du Volcan. Des arrestations sont perpétrées un peu partout à l'encontre de nombreux conspirateurs ennemis de la RDC. Il y a tellement d'informations qu'on ne sait plus quoi ni qui croire. Les réseaux sociaux donnent de détails difficilement acceptables, signe d'une agitation permanente au sujet de l'indivisibilité de la RDC défendue par les patriotes congolais. Le pays se trouve à un tournant historique très décisif: ou ça passe ou ça casse. Un jeu de mots certes qui traduit bien la situation critique. Des rebelles occupent depuis des années Bunagana, Goma et Bukavu; et d'immenses territoires à l'Est échappent au contrôle de Kinshasa. Les pourparlers de paix engagés à Doha, Washington ou Luanda, tardent à se concrétiser quoique certains compatriotes clament déjà victoire. Je répète ma position radicale: ils sont entrés par les armes, ils doivent être chassés par les armes. Négociations oui, mais préparer la guerre.

Le chemin vers la paix est encore long et dur. Les rebelles résistent en dépit des pressions qu'ils subissent de la part des Américains. En raison de sa prévention défensive, le Rwanda refuse de quitter le territoire congolais, et y construit des bases militaires. Tout le monde sait que ce pays vise l'annexion pure et simple de cette partie de la RDC et l'exploitation de ses riches ressources minières. Il y a peut-être des raisons d'observer de bonnes avancées vers la réunification du pays, mais cela n'est pas automatique. La paix ne s'obtiendra qu'entre Congolais. Les étrangers ne servent que leurs intérêts, ils ne sont ni des évangélistes de la charité ni des distributeurs de pain gratuit. Le sort des populations locales ne les intéresse que pour faire bonne figure. Rien de plus. 

Il y a donc un prix à payer pour obtenir la paix, et ce prix est lourd. Compatriotes Congolais, soyons vigilants et lucides. L'avenir de notre pays dépend des décisions que nous prenons aujourd'hui. Le retour à la paix ne s'improvise pas. Le dialogue inclusif proposé par les prélats catholiques et protestants rencontre beaucoup d'obstacles politiques et juridiques. Il en faudra pourtant bien un. La soudanisation crainte ou prônée par Mr Kabila n'est pas simplement une menace, mais une réalité à prendre très au sérieux. Défendons notre pays. Pro patria mori! 



14 avr. 2026

14 avril 1953: Mariage de Papa Donatien Mabana et de Maman Christine Matsasu

 



Souvenir: 14 avril 1953-26 soit 73 ans depuis que Papa Donatien Mabana et Maman Christine Matsasu se sont mariés religieusement à Kimbau. 

Pieuses pensées pour nos parents.



12 avr. 2026

Mr Faust aurait eu 71 ans aujourd'hui

Faustin Antoine Mampuya Ngavwa Lebungisa Ondjo aurait eu 71 ans s'il avait vécu jusqu'à ce jour. Il est décédé le 2 février 2011 sans avoir accompli son 56e anniversaire. Voilà donc 15 ans et deux mois depuis qu'il a quitté ce monde. Que son âme repose en paix!

"La Tortue" est parti ad patrem, mais j'ai eu le privilège de le revoir deux mois avant sa mort. J'étais allé participer au colloque du CRECEM en décémbre 2010, j'habitais chez les Pères SMA, et à deux ou trois reprises, je me suis rendu à la procure de Kenge rencontrer le fameux "Buko". J'ai partagé des moments inoubliables avec Mr Faust depuis le petit séminaire où j'étais son second de patrouille au scoutisme jusqu'à Kenge-procure, en passant par Mayidi, Kalonda et Rome. Beaucoup de souvenirs qui me reviennent à chaque retour à Rome, Munich, Kenge, Kin-Ndjili. Je me souviendrai toujours de notre aventure qu'il a appelée "Mutchatcha", rappelant la fuite de nos soldats FAZ du front pendant la guerre du Shaba. Fin juin-juillet 78, Faustin et moi nous sommes inscrits au jury unique organisé par le Département de philosophie et religions africaines, à la Faculté catholique de Kinshasa. Arrivés à Kin, juste la veille, nous étions convoqués à Limété par l'abbé Oscar Makolo, alors vicaire épiscopal ad casum en l'absence de l'évêque de Kenge. Ce dernier nous a intimé l'ordre de ne pas présenter le jury, arguant que nous n'avions pas préalablement obtenu la permission du diocèse. Qui payerait les frais de notre séjour au Centre Nganda? Vice de procédure! Etait-ce la raison pour laquelle nous étions envoyés faire la régence à Kalonda en septembre 1978? Peut-être! Je ne saurais jamais le confirmer. A ce propos, Doyen René Singa a commenté à la vue d'une photo faite à Zunzi, Mayidi: "L'arbre ne tombe que du côté où il se penche" (sic). Quel parcours commun!

Aujourd'hui, quinze ans après ta mort, je célèbre ton 71e anniversaire in absentia. Je prends une "bière" en ta mémoire. Mai ti désentichero'. L'homme, Maleno, Antoine-Faustin, tu m'es resté ami jusqu'à tes derniers jours sur terre. Tu le restes et le resteras à jamais. Que ton âme repose éternellement en paix! 

11 avr. 2026

Sonia Johnson in memoriam


May her soul rest in peace!

Ms Sonia Johnson was among the first colleagues I knew at Cave Hill Campus because we were inducted the same day, back in August 2001. We started working at the same period for the University of the West Indies. She was appointed as Business Development Officer. The welcome meeting for "newcomers" took place in the old main conference room. I remember the presence of librarian Barbara Chase and the late Dr Smetzan among the new colleagues. 

Sonia was a very dedicated, competent and helpful colleague. Throughout the years spent at Cave Hill we used to meet and collaborate at different levels of our respective responsibilities. Honour and Respect! Yesterday I participated in the funeral services at Christ Church Parish church and cemetery.  May her soul rest in éternel peace of God.


10 avr. 2026

Traudls Namenstag

Gestern 9. April 2026 hat Frau Traudl Schmitt ihren Namenstag gefeiert. Ich habe sie angerufen; sie hat sich sehr gefreut weil ich der einzige war, ihr zum Namenstag zu gratulieren. Logisch. So ist halt.
Die Heilige Waltraud hatte in Mons, Belgien, gelebt. Sie ist die Patronin dieser belgischen Stadt. Ein spezielles Gebet für Traudl.

Logique de la guerre

Les guerres actuelles qui ont lieu à travers le monde montrent un nouvel état des lieux. Les grandes puissantces et leurs alliés s'attaquent aux plus faibles afin de prévenir l'acquisition de l'arme nucléaire en les accusant d'être des menaces pour elles. La Russie après avoir annexé la Crimée s'est attaquée à l'Ukraine. Les US ont arrêté le président du Venezuela, se sont alliés à Israël pour attaquer Iran. Raison: guerre préventive. Attaquer l'ennemi avant que celui-ci ne vous attaque. Le rendre inoffensif. 

Les puissants peuvent faire de ce monde ce qu'ils veulent. Ils sapent les relations internationales, se passent des résolutions de paix de l'ONU, bombardent qui et où ils veulent sans se sentir obligés de rendre des comptes. Les autres pays n'existent que tant qu' ils sont d'accord avec leurs invasions et leurs bombardements. Prompts à rompre leurs accords et se posant en maîtres du monde, ils dictent leur volonté au monde et ne supportent aucune résistance de leurs alliés. Une fissure s'est créée. Attendons voir. 

Il était question que l'Iran soit complètement détruit, mais cela ne s'est pas fait. On parle de 15 jours de trêve. La résistance iranienne est surprenante. Les boucliers humains qui protègent ponts, infrastructures et sites fonctionnent mieux que les batteries Patriots. Il fallait y penser. On dirait un spectacle des marionnettes. Ça fonctionne. Quel élan patriotique! Pro Patria Mori. 

Israël opère sur plusieurs fronts des bombardements massifs en Iran et au Liban, causant d'énormes dégâts matériels et humains à Beyrouth. Il continue malgré la trêve US-Iran. Si vous voulez comprendre cette guerre, oubliez toutes les notions de paix, d'histoire et de stratégies apprises par le passé. Le monde présent n'obeit qu'à la logique belliqueuse des puissants. Pourquoi a-t-on attaqué l'Iran? Logique de la guerre. Attendons voir. 

7 avr. 2026

Joyeux anniversaire Bernadette

6 avril 2026. C'est l'anniversaire de Dr Bernadette Farquhar, ma collègue au département de langue à Cave Hill. Elle célèbre aujourd'hui un jalon important de sa vie en août 2001. Elle fut de celles et ceux qui m'accueillirent jadis quand j'arrivai à UWI. Nous avons travaillé dix ans ensemble. Marie et moi lui souhaitons paix, joie, santé et bénédictions abondantes. Dieu la garde et la protège. 

Happy Birthday Bernadette!

6 avr. 2026

Retour de la paix en RDC ?

Depuis les accords de Doha et de Washington, j'entends et lis souvent au sujet du retour de la paix en RDC. Certains analystes y croient sans hésitation, vantant les mérites de la diplomatie congolaise et ignorant complètement l'esprit rusé des agresseurs. Je suis sceptique, je préfère attendre et voir la réalité en face. Ces envahisseurs sont entrés par la force de militaire, seule la force militaire pourrait les faire sortir. Ils doivent être chassés par les armes. C'est ma conviction. Les accords appartiennent au scénario de la distraction et servent d'abord les intérêts des négociateurs et facilitateurs étrangers, pas les intérêts des populations congolaises. Quoi qu'il en soit, la RDC doit avant tout se doter d'une armée de guerre avant qu' il soit trop tard. Je ne vois pas d'autres alternatives. La paix s'acquiert armes à la main. La libération de la RDC revient aux Congolais, pas aux Américains ni aux Qatari plus préoccupés par le coltan, le lithium, l'or. C'est à nous Congolais d'assurer la défense et la paix durables dans l'Est et sur toute l'étendue de la RDC. Ne soyons pas naïfs. Aux armes citoyens congolais!

4 avr. 2026

Note de lecture: Tu le diras à ma mère de Joseph Mwantuali

Il y a quelques semaines, Prof Mamingi m'a passé un roman très intéressant sur la situation de la femme dans la guerre qui sévit depuis des années à l'Est de la RDC. C'est l'histoire de Coco Ramazani. Je l'ai lue dans un délai relativement long, n'étant nullement pressé par quoi que ce soit. Je l'ai aimée parce qu'elle retrace le calvaire que subissent par milliers les femmes congolaises violées et muselées par les occupants-envahisseurs du Rwanda et de l'Ouganda. La cruauté est si effroyable qu'un small soldier, un kadogo éventré qui retient ses intestins entre ses mains ensanglantées meurt dans les bras de Coco. Celle-ci lui confie un message pour sa propre défunte mère qu'elle n'a ni vue ni connue. Ce message justifie en partie le titre de ce livre qui relate l'horreur vécue au quotidien: L'histoire vraie de Coco Ramazani racontée par Joseph E. Mwantuali: Tu le diras à ma mère. (Paris: Présence Africaine, 2015). La rencontre entre Coco et son "transcripteur de fortune" se passe en avril 2000 à Manchester, en Nouvelle Angleterre, Etats Unis. 

Voilà un roman qui donne la vraie mesure des atrocités qui se passent à l'Est de la RDC. La protagoniste Coco Ramazani se retrouve contaminée du virus de HIV. Conséquence d'une série interminable de viols perpétrés depuis l'âge de 13 ans d'abord par son assistant pasteur Musafiri, ensuite par ses chefs du RCD,  par des dizaines ou des centaines des soldats ougandais à la Forestière, à Kisangani. Elle travaillait comme secrétaire de Wadiamba, chef du RCD. L'histoire rapporte une enfance d'orpheline malheureuse du village de ? à Goma, des études interrompues en dépit de sa ferme volonté de réussir dans la vie. Un salon de coiffure qui ne fait pas long feu. Des soumissions à de corvées ménagères dans les maisons de ses soeurs, elles aussi instables et soumises à la basse débrouille. Le drame poursuit Coco partout où elle va. Le pire survient après la guerre entre les Ougandais et les Rwandais dans la ville de Kisangani. Les chefs étant évacués vers Kampala, elle  est abandonnée dans une caserne ougandaise à la Forestière avec six autres femmes. C'est ici qu'ont lieu les viols les plus atroces et les plus violents pendant toute une semaines. Jamais elle ne saura dire combien de fois ni combien de soldats les ont violées, elle et ses amies, au cours de ces assauts nocturnes collectifs. Comme si cela ne suffisait pas, même à Kampala elle subit les agressions de ses chefs et  de Rudolph, l'Allemand gestionnaire de l'hôtel qui l'héberge avant son voyage vers les USA.

Comme par miracle, elle réussit à rejoindre sa soeur Mona aux Etats Unis, dans le New Hampshire.. Son calvaire continue, Méprisée par sa soeur, elle découvre qu'elle a été appelée rien que pour s'occuper du ménage et des enfants de sa soeur. Cet "esclavage" ne lui accorde pas de répit pendant deux ans. Un examen médical révèle qu'elle est atteinte du virus de SIDA. Que retenir de ce roman ?

Le récit se présente comme un témoignage historique exemplaire. Historique parce que les évènements évoqués ont été réellement vécus et donnent des dates et des noms précis. Il s'agit de la guerre qui sevit à l'Est depuis trois décennies. Exemplaire parce que Coco représente toutes les femmes congolaises violées dont la voix ne sera jamais entendue. Les viols des femmes et des jeunes ado sont fréquents. Ils sont tellement nombreux que le Dr Mukwege a reçu le Prix Nobel de la Paix pour s'être entièrement consacré à leurs soins. Ce roman dénonce les deux pays agresseurs, le Rwanda et l'Ouganda. C'est une invasion. Ces envahisseurs y sont pour exploiter les richesses du Congo, tuer les Congolais et violer filles et femmes, ils entendent y rester pour l'éternité. Un véritable génocide tu et ignoré sous le couvert d'un conflit entre Congolais. La MONUSCO impassible protège les envahisseurs et les multinationales. En plus, il y beaucoup de lettres et de messages insérés qui éclairent le fond la trame romanesque.  

Par deux fois, prise de désespoir, Coco tente de se suicider. Mais une voix - intérieure ou venue de nulle part - l'empêche de commettre l'acte fatal. La deuxième fois, elle est internée dans un centre psychiatrique. Elle décide alors de vivre, de se battre et de faire entendre la voix des centaines des milliers de femmes violées dans cette guerre d'agression de la RDC dans l'indifference totale de la communauté internationale. Elle décide de dénoncer ces crimes et cette guerre avec l'espoir que son message atteindra le monde à travers les écrits du narrateur-transcripteur de sa vie. Ce qui fait de ce roman une fresque, un témoignage réalistes et historiques importants.

2 avr. 2026

L'élimination de l'Italie

Un drame. La première fois que c'est arrivé que l'Italie n'a pas été qualifiée au Mundial, j'étais stupéfait. Inconsolable méme si c'était pas mon pays. C'était en 2014. La deuxième fois, j'étais étonné toutefois me disant que c'était pas la première fois. Et avant-hier, leur troisième élimination m'a fait réfléchir et voir les choses en face. Je le savais déjà, ou du moins le soupçonnais.

Le football italien est en crise. La crise est très profonde, plus profonde qu'on ne l'a cru. Qui l'aurait cru d'ailleurs? C'est comme si on avait perdu une grosse somme d'argent qu'on espère encore retrouvée, peut-être enfouie dans une poche de pantalon ou de sac à dos. L'Italie vient de renier sa grande classe historique en matière de foot. Quatre fois championne du monde! Et quelle humiliation  de se voir éliminée par une équipe sans prestige dans le monde footballistique. Une génération italienne est privée de ce privilège immense de voir gli Azzuri défendre leur honneur au terrain le plus élevé du football. 

Une crise qui révolte les esprits les plus sensibles à tel point que Arrigo Sacchi s'est exclamé: " I am not a racist,... but there are too many blacks in our teams ". C'est cette déclaration raciste de Mr Sacchi qui m'a poussé à écrire cette entrée. Comment une éminence grise du football s'est abaissée jusqu'à ce niveau? Venant d'homme qui a joué contre Pelé, entraîné Gullit, siégé au sommet du foot mondial, une telle déclaration ne peut que le disqualifier du piédestal qu'il a occupé longtemps. Effet de frustration? Déclaration délibérée? Tout est possible. Mais Sacchi est raciste.

Moi qui ai vécu assez longtemps en Italie, je sais de quoi je parle. Je peux prétendre connaître les Italiens. Pour y avoir vécu du temps de sa gloire, je sais à coup sûr de qu'est le "calcio" pour les Italiens. Une véritable religion. J'ai bien connu la Nazionale qui a gagné la CM en 1982 sous la direction technique de l'entraîneur Bearzot. Cette équipe-là avait des joueurs: Dino Zoff, Gentilé, Scirrea, Cabrini, Tardelli, Antonioni, Rossi, etc. Contrairement à la situation actuelle, les Italiens ont toujours eu de très bons clubs: Juve, Inter, Milan, Roma. Et d'excellents joueurs comme Maldini, Baresi, Baggio, Del Piero, ou Battega, Buffon, etc. A présent les plus performants ne dépassent presque jamais le niveau du quart de finale en coupes européennes. Les grands joueurs sont presque inexistants. De quoi s'en prendre aux Noirs trop présents dans leurs clubs et étouffant leurs jeunes talents de s'épanouir. 

Pour moi Scirrea et Baresi sont les meilleurs défenseurs, quoique Maldini soit bon. La honte actuelle n'est que passagère. L'Italie sera au prochain Mundial, si elle apprend de ses erreurs. Au travail ! Forza Italia ! Qu'on se le dise, cela pourrait arriver à tout pays du monde au vu de l'émergence de nouvelles nations footballistiques. C'est aussi cela la beauté du sport roi.

31 mars 2026

RDC Eloko ya Makasi

Ce soir du 31 mars 2026, les Léopards de la RDC ont mis fin au sort maléfique qui pesait sur eux en se qualifiant pour la phase finale de Coupe du Monde 2026, qui aura lieu aux US-Mexique-Canada. Cela faisait 52 ans que les Léopards de la RDC ne s'étaient plus mais qualifiés pour cette compétition. En 1974, l'équipe de base alignait Kazadi, Mwepu, Mukombo, Bwanga, Lobilo, Mana, Kibonge, Mayanga, Ndaye, Kidumu et Kakoko sous la houlette de l'entraîneur yougoslave Blagoje Vidinic. Ce soir, j'ai vu entre autres MPasi, Maswaku, Mbemba, Wissa, Meschiak, Bakambu, Mbuku, Twanzebe le buteur, Sidiki, etc. sous la direction sous la direction technique du Français Desabre. C'est un grand jour pour la RDC. Félicitations les gars ! RDC Eloko ya Makasi!

Commentaires des Congolais :

"Le match s'est joué sur 2 jours, 2 mois, 2 heures et 2 arbitres, on nous a refusé 2 buts et la RDC a 2e participation à la coupe du monde... on devait juste gagner !" (sic)

Occasion de penser à la mémoire de Kazadi, Mukombo, Mwepu, Ndaye, et d'autres comme Mavuba, Kembo, Ntumba, Kalala, Kalambay, etc. Honneur et respect. 

Les Léopards se sont qualifiés à l'issue des prolongations, à la 100e minute. Un but qui a couronné une série de deux buts manqués ou annulés pour motifs de hors-jeu. Le match était très tendu. La RDC a dominé la première mi-temps. Et les Reggae Boys ont dominé la deuxième mi-temps, imposant un jeu pausé qui brisait le rythme de celui des Léopards plus enclins à l'attaque à outrance. Je dois reconnaitre la maladresse des attaquants qui auraient pu marquer plus de deux buts en bonne et due forme. Soit. C'est aussi cela le football. Dans ces genres de match seuls les plus pragmatiques et les plus chanceux gagnent. Le reste ne compte pas. Ouf, c'est gagné. Les Léopards vont rejoindre le groupe du Portugal, Uzbekisthan, Colombie. Bonne chance! Fimbu ebatami kaka mbala moko.  RDC Eloko ya Makasi! Félicitations les gars. 

L'électricité de Kakobola

"Plus de 72 heures après le supposé lancement du barrage de KAKOBOLA, la ville de Kikwit sombre comme à l’accoutumée, dans l’obscurité la plus totale. Depuis Kikwit, nos sources confirment l’usage d’un groupe électrogène, le jour de l’inauguration, faisant croire à la desserte du barrage. Dans le chef de la population, le doute gagne du terrain. Ménages, établissements publics et privés, aucune structure ne consomme à ce jour la desserte de Kakobola. Les rues de la ville ne sont pas épargnées."

(Source:  Jonas Shampa jsl180T hreads)

Playoff: DRC vs Jamaica

March 31,2026. Today DRC Leopards are going to play against Jamaican Reggae Boys in Guadalajara, Mexico for a qualification to the final round of the 2026 FIFA World Cup. This derby forms a huge opportunity for DRC to come back to this Football Event after 52 years. My wish is obviously to see them win, but the victory has to be on the pitch. I see the Reggae Boys playing from times to times. Like for many Caribbean matches, the stadium is half full, I really don't have a clue re their form or strength. DRC look solid and collective on paper. Their last wins over Cameroon and Nigeria convinced me. But as said, in Football victory only counts after 90 minutes. Wait and see. Fimbu, fimbu will occur hopefully. Let us cross our fingers.

29 mars 2026

La rhétorique de la guerre

La guerre est une machine à tuer et à détruire. Elle tue et anéantit. Elle est le signe de la cruauté humaine. Tout homme est cruel sous le militaire qui sert sa patrie. L'homme est tellement mauvais qu'il faut se protéger de la prédation de son voisin. Un rien suffit pour que deux voisins en viennent aux mains: les pays se font la guerre pour montrer lequel est le plus fort. Pendant que l'amour se prêche à l'église, la haine sévit dehors. Et les mêmes prédicateurs vivent dans un environnement criminel dont ils ne réussissent pas à éradiquer la cruauté et la violence. La guerre ressemble à un concours de sauvagerie sous le beau couvert de l'héroïsme et de la bravoure patriotique. On jure de mourir pour son pays tant qu'on n'a pas éliminer physiquement son adversaire. L'ennemi naturel c'est le voisin; il est à exterminer, à liquider, à effacer de la terre. Gagne le camp qui détruit le plus grand nombre de vie et ravagé les infrastructures et constructions de l'autre. La mesure des destructions et des ravages détermine le vainqueur et le vaincu. Malheureusement, l'homme n'a jamais appris d'autre leçon que la guerre pour construire son pays en conquérant la terre des autres, en envahissant les territoires des voisins ou encore en colonisant les plus faibles. Réduire le voisin en esclave, tel est un des principes du conquérant et de l'envahisseur. Les frontières s'établissent, évoluent et changent en fonction des guerres. Le nom des pays reflète l'honneur sanctionné par les guerres d'humiliation et d'occupation des pays voisins. La guerre est l'acte le plus abominable et le plus ignoble qui rabaisse l'homme à l'animal sanguinaire. L'homme se trompe lourdement lorsqu'il prétend qu'en gagnant une guerre, il grandit en force et puissance humaines. Non,  il se dégrade et s'avilit. Que la valeur d'une nation dépende de ses victoires guerrières démontre l'inhumanité dans laquelle l'homme est tombé. Que les ravages des terres et les destructions des biens d'autrui réalisés pendant les guerres deviennent critères de victoire sur autrui amènent à penser combien l'homme est non seulement inhumain, mais qu'il a perdu sa raison d'être et le sens de sa mission sur terre. Que les belligérants renouent avec la paix quoique ce soit une mission impossible. L'homme est naturellement enclin mal, au crime, à la destruction, à la bataille, comme à la guerre la plus violente. Au lieu de s'en repentir,  il tire orgueil et fierté de la néantisation de son prochain. Au niveau individuel, communautaire ou national, il joue au héros sans coeur ni pitié, au tueur sans regret ni amour. Détruire, tuer, ravager, exterminer avec hargne, anéantir, voilà ce qui le pousse à vivre. Tout le contraire de l'éducation familiale, scolaire, culturelle ou religieuse reçue comme principes fondamentaux de vie. La guerre, c'est l'idéal. Horrible! La rhétorique de la guerre est contraire à l'essence même de l'humanité, même si la réalité nous montre le contraire. 

28 mars 2026

Un malade pas comme les autres

Il y a trois jours, l'envie m'a pris d'appeler une belle-soeur, Béa, la veuve de mon cousin Kingoma décédée depuis 1998, avec qui je me suis reconnecté depuis la mort de son fils Francis. N'ayant pas de phone, je l'appelle par celui de sa fille Sarah. J'ai appris que mon neveu Mutwambi, chauffeur de son état, voyait le dos d'une personne se planter devant lui alors qu'il conduisait son véhicule. L'apparition est tellement fréquente que le jeune homme a risqué de faire un accident. Quant à la personne, elle ne se montre que du dos, donc impossible de l'identitfier. Surpris, j'ai demandé s'il a été conduit à l'hôpital. Réponse: Non c'est pas une maladie d'hôpital, mais d'église. Dimanche, il sera amené à l'église de Bima pour être exorcisé. L'homme est dans la quarantaine. Depuis un certain temps, je n'aime plus questionner ces genres d'attitudes et de comportements. Dans ma logique, il faudrait amener un malade psychosomatique ou non à l'hôpital. Mais tel n'est pas le cas pour eux qui préfèrent l'église où un pasteur aux vertus miraculeuses va lui imposer les mains. C'est leur choix, je le respecte sans le remettre en question. Encore une fois, les pasteurs ont une influence puissante sur leurs adeptes. Tant mieux si le résultat attendu est atteint. Car ce qui compte après tous, c'est la guérison du malade. 

Lorsque j'ai parlé à sa maman, cette dernière m'a prié de n'en parler à personne. Mais à mon intention, elle a souligné: "Eglise eza na mbongo" (l'église est riche). Pour une femme qui ne m'a presque plus vu depuis que j'ai quitté le sacerdoce, cette remarque anecdotique frise à la fois une interpellation et peut-être une exhortation spontanée à un retour dans l'ordre sacerdotal. Ou du moins à créer une église afin non seulement de guérir les malades mais d'acquérir quelques bonnes sommes d'argent. Quant au silence qu'elle me prie de garder, c'est sans aucun doute pour éviter le sort maléfique des sorciers et la jalousie des autres. On ne dévoile pas la maladie de ses enfants à des "inconnus", à des personnes qui n'apprtiennent pas à la famille. Les mauvais esprits guetent chaque occasion pour jeter des sorts crapuleux. Quand la famille immédiate peut s'en sortir seule financièrement, elle évite de divulguer la nouvelle pendant que les malades sont sous traitement. D'où la garde du secret est stricte. C'est une pratique courante. Superstition ou calcul? Certains tiennent à leur intimité et au contrôle du cercle où l'information circule. D'autres s'abstiennent, ce faisant, de déranger ou de perturber la sensibilité d'autres membres de la famille. Les prétextes du silence sont nombreux. Comme par coïncidence et pour consolider cette idée, mon beau-frère m'a annoncé seulement aujourd'hui 28 mars 26 son opération datée du 25 mars. Attendons donc d'assister à la guérison complète de ce malade qui n'est pas comme les autres. 

La guerre USA-Israël vs Iran

Depuis le 28 février 2026 s'est déclenchée une guerre de destruction massive entre la coalition Etats-Unis-Israël et l'Iran, entre deux grandes puissances nucléaires et un pays qui tient à enrichir son uranium. Une guerre controversée, mais justifiée par les initiateurs pour assurer la sécurité du Moyen Orient et du monde. Cette guerre ressemble à celle qui oppose la Russie et l'Ukraine. Par-ci par-là, il y a des poches de guerres en Afrique, en Asie comme en Amérique Latine. J'avoue que la paix n'existe pas dans le monde; qu'il n'y a que la guerre qui s'enfouit pour mieux ressurgir à la face de la terre. L'homme, plus il est puissant, plus il est enclin à assujétir le plus faible. C'est dans l'instinct naturel de l'homme de faire la guerre sous le prétexte d'une agression de l'autre désigné désormais comme ennemi. Très souvent, des agendas cachés se profilent derrière les intentions de sécurité nationale ou de légitime défense. La géopolitique mondiale oblige à restructurer les enjeux actuels en vue d'un meilleur positionnement à l'avenir. Les alliances se font et se défont en fonction des intérêts des puissances qui gouvernent le monde. 

Le monde, jadis divisé en deux blocs, voient l'émergence de nouvelles puissances. Les états qui disposent de l'arme nucléaire s'imposent et empêchent les autres d'y accéder. La Chine, l'Inde, l'Afghanistan ou le Brésil, redéfinissent la cartographie géostratégique du monde. Les USA comme la Russie dictent leurs volontés en dépit des résistances des "états attaqués". Depuis plusieurs années, la Russie après avoir annexé la Crimée, mène contre l'Ukraine une guerre d'invasion qui s'enlise, cette dernière étant soutenue par l'Union européenne et l'Ouest. En début de cette année, les USA ont arrêté et extradé le président vénézuélien Maduro vers les États-Unis. Mais l'Iran résiste plus longtemps que ne l'a fait Venezuela, répliquant aux attaques en bombardant des porte-avions, des sites importants d'Israël et des alliés des US dans le Golfe. Les pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont importants au Liban, en Arabie Saoudite, à Dubaï comme en Iran et en Israël. On assiste également à un retournement des situations... les Houthis yéménites s'en mêlent et épaulent l'Iran. C'est l'embrasement total tant que le détroit de Ormuz n'est pas rouvert, bloquant ainsi le passage quotidien de 20 millions de barils de pétrole. L'enjeu économique et financier est énorme, et le monde entier ne peut pas permettre ce blocus. 

La guerre, quoique parfois nécessaire, n'a jamais constitué, en soi, une solution à quelque problème que ce soit. Jusqu'à preuve du contraire, les analystes affirment que l'Irak et la Libye n'ont jamais retrouvé la "relative stabilité" atteinte avec les dictateurs Hussein et Kadhafi. Les belligérants finissent par signer un traité de paix, se positionnant selon l'issue de la guerre. Le plus fort dicte ses volontés. La trêve tant souhaitée tarde à venir, puisqu'il est attendu que le plus faible soit complètement annéanti et se rende. Il est notable que l'ONU se montre incapable de gérer ces deux conflits et de faciliter la paix. La vérité est que les USA et la Russie sont trop forts pour se plier aux normes qui régissent les relations internationales. Comme tout pacifiste, je souhaite que la guerre USA-Israël finisse au plus vite et cause le moins de victimes que possible. 

Investir son argent au pays

Dans les entrées précédentes, j'ai touché au problème de l'investissement au Bandundu, ma province d'origine. J'ai posé deux questions précises: Qui investit au GB? A quel prix investir au GB? Les questions se posent de la même façon pour tout le pays. Ces questions sont complexes, touchent même à l'essence de notre pays. 
N'est pas investisseur qui veut. Ma nature m'oblige souvent à ne pas prendre de risque. Je ne suis pas un homme d'affaires, quoique je pense que j'y aurais réussi avec un peu de volonté et de ténacité. Je suis un littéraire, je ne sais pas créer la richesse. Je n'investis pas, et quand bien même je t'aurais souhaité  avec quel argent? Je n'en ai ni le talent,ni les moyens ni le temps, encore moins la volonté de m'engager. Avec l'âge, je crois que c'est trop tard. Je suis plutôt un bon parleur qu'un acteur. Dois-je le regretter? Que non. A chacun son don reçu du bon Dieu. Un peu fataliste. Mais il revient à tout le monde de réfléchir sur l'idée d'investir au pays. 
Je suis prêt à critiquer les autres, à déceler leurs erreurs, mais je n'ai souvent pas de solution pour eux en cette matière. Ce que je soutenais au sujet du GB vaut pour tout le pays. Des conditions de sécurité et des infrastructures sûres constituent le socle de l'investissement. On n'investit pas dans un pays en guerre: on survit, on vend des armes et des chars. Un minimum de paix inspire confiance aux investisseurs ou opérateurs économiques. Je suis souvent surpris lorsque des communautés me demandent de leur venir en aide par un investissement personnel plutôt que par une facilitation d'investissements auprès d'éventuels partenaires. Nos gens aiment les "dons".
L'insécurité qui sévit actuellement au pays constitue un facteur de dissuasion aux potentiels investisseurs. Même aux natifs du pays qui voudraient y faire fructifier leur argent. Investir dans un projet commun du genre route, hopitaux, écoles ou hôtels, serait louable, mais très risqué. Parmi les difficultés rencontrées se trouvent être une administration prédatrice, un clientélisme ruineux, une corruption aveugle prête à tout remettre en question. Des personnes osées ont essayé et ont échoué lamentablement. Cela ne veut cependant pas dire qu'il n'est pas possible d'investir. 
L'instabilité politique et sécuritaire n'inspire pas confiance. Par contre, un génie dans ce domaine saura trouver dans quoi investir.  Qui réussissent aujourd'hui dans les affaires? Quelles catégories de personnes ou de professions prospèrent au milieu de ces eaux troubles? On pourrait les identifier sans difficulté. Les temps durs suscitent d'énormes opportunités pour certaines personnes.
Les pasteurs par exemple génèrent des sommes colossales dans leurs églises-entreprises. Nigerians et Congolais sont au sommet de l'échelle des églises du réveil. Les musiciens tous genres confondus ne sont pas à négliger. Les hauts gradés militaires, les politiques souvent convertis en hommes et femmes d'affaires trouvent de quoi s'en tirer pendant que leurs bases de djalelo triment et trinquent. Les gestionnaires des entreprises de l'état mènent une vie décente même s'ils détournent les recettes publiques. Etc. Dans tout cela, il faudrait mettre les vertus cardinales et éthiques au placard. Observons attentivement le train des nouveaux riche. Est-il possible dans ce pays de s'enrichir massivement, comme on le voit, sans compromettre son intégrité ? Je laisse la question ouverte. 



27 mars 2026

A quel prix investir au Bandundu ?

J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces du Mayindombe et du Kwilu. Etant kwangolais, j'ai été frappé par l'absence totale du Kwango tant au niveau culturel qu'économique.  Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux seules deux provinces identifiées. 

La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à s'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. C'est depuis plus de 60 ans que cette route est attendue, et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relié Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts demeureront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique et l'avenir de la région. 

La balle lancée dans le camp du Président de la République doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés à attendre. L'heure est maintenant à l'action, pas aux discours ni aux voeux pieux. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. 

A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts. 

25 mars 2026

Qui investit au Bandundu?

Je viens de suivre une vidéo intitulée "Bandundu Sonieee" dans laquelle une dame s'insurge contre les ressortissants du Bandundu qui n'investissent pas dans leur province d'origine alors qu'ils ont "écopé de grands postes gouvernementaux" comme dirait l'Honorable Paulin Kilankayi. Il y a des soit disant  hommes d'affaires du Bandundu qui ont construit GB à Kinshasa mais n'ont jamais rien construit dans leur Bandundu natal. Elle cite des noms que je préfère taire, car tel n'est pas le but de mon propos. Ces propos ont été tenus dans le cadre de la 13e Conférence des Gouverneurs de la RDC, conférence présidée du 24 au 28 mars 2026 par le Président Felix-Antoine Tshisekedi à Bandundu-Ville. Je trouve pour ma part cette interpellation fondée. Ce qui m'a amené à poser quelques réflexions à ce sujet.

"Toza na Grand Bandundu kasi miso na mitema eza na Kinshasa." (Nous sommes au Grand Bandundu, mais nos yeux et nos coeurs sont tournés vers Kinshasa). Un complexe d'infériorité vis-à-vis de Kin Malebo ou Kin Kiese. La fascination qu'exerce Kin sur l'esprit des Bandundois est énorme. Comment ne pas dire tout haut ce qui se voit même aux yeux d'un aveugle? Nous préférons construire à Kinshasa plutôt qu'à Bandundu, Kikwit, Gungu, Idiofa ou Kenge. Tous nos hommes d'affaires et politiques, députés provinciaux et nationaux, ont leurs résidences principales à Kinshasa. C'est dans notre mentalité. Investir en province relève d'un risque trop coûteux pour nos frères et soeurs qui possèdent plus que le commun des mortels. Les investissements jugés autrefois sérieux de quelques hommes en élevage, en agriculture, en pisciculture ou en hotêlerie, ont connu des sorts pitoyables, des pertes irrémédiables. Les guerres successives et l'insécurité les ont éradiqués. Le manque d'infrastructures routières appropriées décourage et sert de prétexte à une certaine léthargie chez les investisseurs potentiels. L'occasion serait pourtant propice pour investir, comme privés, dans ces infrastructures au lieu de tout attendre de l'Etat. C'est un secteur-clé du développement.

A une époque un ami m'avait invité à investir dans un élevage bovin, c'était très attractif, et la tentation était forte, mais j'avais jugé bon de ne pas m'engager. La guerre de l'AFDL en 96-97, soit dix ans après, a réduit le kraal en ruines comme un chateau de paille ou de sable. Découragé, l'ami n'a plus jamais osé réinvestir dans ce domaine. Même les grands élévages des missionnaires, des politiques ou députés, et autres privés expatriés comme nationaux, n'ont pas résisté aux tempêtes répétées de l'histoire et de l'insécurité. De nombreux hôtels ont été détruits sauf quelques uns qui se comptent sur le bout des doigts. Investir dans des "flats" est à la mode aujourd'hui pour les petits épargnants. Les grands pourraient investir dans l'hôtelerie à grande échelle, mais ne le font pas ou rarement. Et même encore, grâce à leurs carnets d'adresses, nos grands hommes et femmes pourraient recourir à de chaînes hôtelières internationales pour désenclaver nos villes et permettre un tourisme de plaisance ou d'affaires. Y pensent-ils ou bien l'ignorent-ils exprès? Vrai pour certains, faux pour d'autres.

Jusqu'à le preuve du contraire, nos hommes politiques actuels préfèrent souvent investir pour leur propre intérêt, pas celui de leurs électeurs pour qui ils ont accédé à la députation ou à d'autres responsabilités. Ils possèdent des somptueuses résidences et flats à Kinshasa pour leur propre compte. Une résidence secondaire au chef lieu de province sans se préoccuper du bien commun. Rares sont les hommes politiques et d'affaires qui ont construit chez eux d'importants hôtels, des écoles, des hôpitaux ou des espaces de loisirs au bénéfice de la ville ou de la province. Un égoïsme sans pareil. Souvent, ils possèdent un charroi automobile immense mais, à quelques rares exceptions, ne pensent pas à développer le transport en commun. Les commerçants ne font pas mieux. Quelques magasins et bars, quelques épiceries et quincailleries, rien de spécial. Pas d'idées innovatrices. Pas de vision. Juste l'immédiateté du sel et du sucre, et même encore, ils sont pris au dépourvu dès que les banques tardent à payer ou que les stocks de Kin sont vides. Pire, ils ne disposent même pas de dépôts. Soit, j'écris n'importe quoi. Nos hommes suscitent des espoirs qu'ils trahissent aussitôt qu'ils obtiennent les postes, ou que leurs affaires prospèrent. 

La vraie question demeure sans réponse: Qui investit au Grand Bandundu?       

24 mars 2026

Les relations familiales 2

Les familles diffèrent souvent dans la façon dont elles traitent ou se gèrent les relations entre les membres. Tous les sas de figures sont possibles et imaginables. Un simple événement anodin peut déclencher une tempête inattendue au sein de l'environnement familial. Cela se voit, cela s'est vu et se verra tant que le monde existera.

Il existe des familles solidement unies ans l'amour et la paix. Tous les problèmes qui surgissent sont traités avec sérénité et sagesse. La volonté de résoudre les problèmes et de rétablir l'entente entre les membres est manifeste. Des familles fondées sur la tradition séculaire du pardon et de la réconciliation réciproques. Oü les divisions sont taclées änla racine, les incompréhensions élucidées dès leur surgissement. Elles tiennent sur des principes simples de foi et de solidarité qu'aucune circonstance passagère ne vient bousculer. Ča c'est la situation idéale. Des familles où n' dirait comme si le ciel se vivait déjà sur terre. Il fait beau y vivre. Parents, enfants et autres membres y vivent sans une harmonie sans faille. Trop beau pour être vrai certes, mais imaginable. 

La plupart des familles que nous connaissons, la nôtre y comprise, vivent l'enfer sur terre. Je suis pessimiste de nature, j'exagère les petites choses. C'est un point de vue qui peut se défendre. Comme je le sais là, la moindre erreur est exploitée comme si il n meurtre avait été commis. Image de totale décrépitude. Lorsque le mensonge et l'intérêt égoïste interviennent,la confiance se perd,la méfiance prend du terrain et mine les relations. Comme je l'ai suivi avec  émotion, la vérité qui libère pourrait devenir un fardeau insurmontable. Un homme amène une soit disant une cousine. Il se découvre plus tard que c'est son amante avec laquelle il envisage de s'installer à l'étranger. Une femme vient dans son foyer avec un enfant de 5 ans qu'elle a présenté comme un orphelin domaman serait décédée. Imaginez ce que deviendra la relation après la découverte de la vérité. 


23 mars 2026

Les relations familiales

C'est depuis plusieurs années que je me pose des questions sur les relations familiales. J'ai assez vécu et ai accumulé beaucoup d'expériences sur ce sujet partout où j'ai passé ma vie. Dans ma propre famille comme dans d'autres familles. Dans mon pays comme dans plusieurs pays. Les relations familiales ont des particularités spécifiques liées à la culture et à la tradition locales. Je pose comme préalable que les relations familiales comme les relations amicales, sociales ou professionnelles subissent l'épreuve du temps. Frères et soeurs aujourd'hui, comment seront vos relations dans dix ans? Amis intimes, le serez-vous encore dans dix ans? Collègues de service ou confrères dans certains milieux professionnels, tiendrez-vous la même relation dans dix ans? Je prends dix arbitrairement, je prendrais aussi volontiers quinze ou vingt ans si Dieu vous accorde la grâce de vivre ensemble longtemps. L'épreuve du temps donne la mesure de la solidité relationnelle.

La mouvance temporelle influence beaucoup les relations. La famille elle-même éclate avec le temps. Etudes, professions, mariages, amis et autres intérêts immédiats séparent déjà la famille. En fait, tout ne dépend pas que de l'éducation ni de la tradition reçues dans l'enfance. Les études orientent dans telle ou telle direction. Les responsabilités comme les réussites ou les mutations professionnelles séparent forcément les uns des autres. Les mariages canalisent l'amour et les soucis envers les partenaires et les enfants plutôt que vers le noyau familial de naissance. Les amis acquis dans la communauté sociale, scolaire ou religieuse, influencent la marche de la vie d'une façon ou d'une autre, à tel point que certains deviennent des ennemis dès que les centres d'intérêts changent. Certaines fonctions éloignent de la famille et des amis si l'on n'y prend garde. Autant des circonstances qui divisent, séparent et infligent des échecs aux relations le plus solidement établies. Chacun évolue dans la sphère qui est la sienne. 

Un frère, une soeur, un parent meurent, chacun fait son deuil chez soi au lieu de s'unir aux autres. Dans les familles européennes, je ne parle que de ce que j'ai observé, des frères et soeurs longtemps séparés se retrouvent aux deuils ou aux enterrements. Souvent sans se parler ou en se disant juste bonjour parce qu'ils ne se sont pas entendus sur le partage de l'héritage familial. Oui, l'héritage familial divise fréquemment consanguins et utérins. Chez nous, c'est plus brutal, la famille paternelle chasse l'épouse et les enfants du défunt de la maison que ce dernier a bâtie pour sa progéniture. Les conséquences néfastes s'étendent sur des années, voire à jamais. Et le code officiel de la famille n'est respecté de personne. Droit coutumier et droit civil se contredisent, sans qu'aucune solution satisfaisante ne soit trouvée. Des familles s'effondrent souvent à cause des biens materiels injustement partagés. D'autres pour des motifs religieux. Une femme malheureuse, dépitée par le destin, trouve refuge dans une église du réveil où la prophétesse ou le pasteur l'éloigne des sorciers lui affirme que son mari, ses frères et soeurs seraient à la base de ses malheurs. La séparation est souvent fatale. Certaines églises soumettent les adhérents à des confessions publiques qui dénigrent l'hyocrisie des églises traditionnelles. Des amis s'écartent pour un détournement d'argent ou de biens leur confiés de commune entente. Des collègues se désunissent pour des promotions de service à coup de trahison et de calomnies vis-à-vis des autres. Les causes de division sont nombreuses.

A une amie proche qui refusait de parler à son ancienne amie, du moins celle que j'avais connue comme telle, j'ai lancé un défi. "Si c'était une vraie amitié, elle reviendra d'une façon ou d'une autre". Il est de règle que les vrais amis se retrouvent ou se réconcilient quoi qu'il en coûte. Plus rien ne sera comme avant certes, mais ils se retrouvent quand même. La situation se complique lorsque s'y mêlent diabolisation, envoûtement, sorcellerie, jalousie, envie, empoisonnement et autres méfaits. Tout est donc dans la conscience de l'homme. Si la volonté est là, la réconciliation est possible. Pas de miracle. Pas besoin de neuvaine ni de pasteur pour retrouver le frère, la soeur, l'ami ou l'amie, perdus. Pas de magie pour reconstituer la complicité de jadis, s'il y a amour et bonne volonté. Voeux pieux! La réalité est toute autre, parole de littéraire. Les relations familiales subissent irrémédiablement l'épreuve du temps. 

20 mars 2026

Eloge funèbre pour Papa Jean Mvwabika (1948-2025)

 ELOGE FUNEBRE POUR PAPA JEAN  MVWABIKA (1948-2026)

 Mes Chers Frères et Soeurs dans le Christ,

 Condoléances réciproques! Mon nom est Kahiudi Claver MABANA. Je vous salue depuis l’Amérique Centrale.

J’ai travaillé avec Papa JEAN MVWABIKA, pour moi un frère aîné et aimé, au service de Mgr Dieudonné M’Sanda et du diocèse de Kenge, pendant 5 ans de 1982 à 1987. Des années marquées par un soutien et un respect mutuels sans reproche.

La Providence divine a fait que son épouse s’appelait Angélique Kayengo Matsasu et ma mère Christine Matsasu Kayengo. Paix à leurs âmes! Mon cousin Adrien Kayala a épousé sa grande soeur Anastasie Mvwabika. Autant de liens précieux. Nous nous parlions de temps en temps au téléphone. Nous nous sommes revus aux veillées funèbres de ma mère et de ma nièce Alida. Permettez que j’adresse deux-trois mots à mon frère Jean avant son enterrement.

Mbuta Mutu. En août 79, la toute première fois que j’avais conduit une voiture à Kinshasa, c’est toi qui m’avais accompagné et guidé dans la Mini Morris du Frère Michel sur le Boulevard Lumumba, ce même boulevard qui te conduira aujourd’hui à ta dernière demeure. Quand je suis devenu secrétaire de Mgr M’Sanda, tu m’as été très proche. Excellent chauffeur, très dévoué et très poli. S’il y a un homme qui a bien connu Mgr M’Sanda, peut-être mieux que quiconque, et savait prévoir ses réactions, voire l’imiter, c’était toi. «Nge ta kumona dikosi na nge ve!». Combien de fois nous riions, complices et de bonne humeur, du lingala, des attitudes ou des paroles de notre Patron commun. Homme discret, effacé, sûr, ponctuel et très correct, dans l’exercice de ta charge, tu étais un homme de confiance, de dignité et de persévérance. Tu m’as énormément aidé à comprendre Monseigneur et à travailler avec lui. Nous parlions beaucoup et tu me prodiguais des conseils.

Je n’ai jamais oublié le jour où, revenant de Bandundu avec Monseigneur, nous étions embourbés de 8h30 jusque vers 16h à quelque 20 km après le bac de Buzala, avant Misay. Tu t’es demené, sans te plaindre ni te fatiguer, pour dégager la puissante Range Rover. En vain. Nous étions tirés par un véhicule de l’Office des Routes. De là, tu nous as conduits sains et saufs jusqu’à Kenge, sans broncher. Nous sommes arrivés vers 22 heures. Et le matin suivant, tu étais déjà à l’évêché, prêt à travailler. Quel dévouement professionnel!

Toi et moi sommes allés en pleine nuit déposer le corps de Jolie, soeur de l’abbé Kutukenda à Masamuna, et du frère Ndala à la maison généralice des Frères Joséphites de Kinzambi, à Kikwit. Tous deux décédés dans un accident à Pont Bakali. Des moments très durs! Tu étais toujours là. Respect!

« Mbuta Mutu, wenda mboti. Wakala mutu wa mboti. Baheka mboti bana benda ku ntwala ngeyi. Tuyindulaka betu tusadi tii kilumbu twa monana. Matondu mu mambu mamboti ma wasala. Wenda mboti, wenda mboti Yaya. Nzambi kakuyamba kuna hata diandi. Amen! »

 

Kahiudi Claver Mabana (Barbados), 19 mars 2026

 

16 mars 2026

Adieu Félicité Lunda

15 mars 2026. Hier est morte à 316 Félicité  Lunda, à la suite d'une crise d'hypertension (sic). Que son âme repose en paix. Condoléances mutuelles à mes cousines et cousins Lunda. 

"Bonjour les Copains, vous souvenez-vous des filles de la famille Lunda, qui nous préparaient la nourriture lors des examens d'état à Kenge? L'une d'elles, Félie, est décédée hier à 316. Que son âme repose en paix !" (Message envoyé ce matin à mes anciens condisciples de Kalonda).

Oui, c'est mon souvenir de Félie qui venait nous servir la nourriture avec sa a cousine Maboke jadis a la procure de Kenge. Nous sommes en juin 1975. Époque où se dansait le mabatalyi de Bella Bella avec la chanson Zamba de Soki Vangu. Je me souviens avoir esquissé quelques pas de danse avec elle devant notre réfectoire de fortune. Depuis, je ne l'ai presque plus revue... mais je la savais vivante à 316. Nous nous sommes croisés aux funérailles de son beau-frère Vital Ngoy sans nous rencontrer ni nous parler, tellement il y avait du monde. La voilà aujourd'hui ad patrem pour y rejoindre Papa Denis et Ma Monique, Mi-Rufin et Kovo. Je reste en union de prière et de coeur avec Romaine, Denis, Marie-Paule, Euphrasie, Kitsusuka et M'Sanda. Et toute la famille étendue. Nous sommes ensemble. Adieu Félicité ! 


Bonne et moins bonne nouvelles.

16 mars 2026. Commençons par la bonne. Noella Bunda, ma cousine, perdue depuis deux jours a été retrouvée saine et sauve. Dieu soit loué ! Dans une ville de Kinshasa en pleine insécurité, tout aurait pu lui arriver. Je n'ose pas imaginer le pire, rendons simplement gloire à l'Éternel qui a exaucé nos prières.

La deuxième, moins bonne, c'est le cas d'un vol survenu à Kenge dans la maison d'un de mes étudiants. Habits, téléphones, argent, chaussures et autres biens ont emportés par les malfrats. Les sas de vols sont devenus fréquents. Au camp SAS, une famille monoparentale a été visitéedeux fois en l'espace de trois mois. N'est-ce pas inquiétant ? Ce es bandits ou kuluna pulvérisent des produits en dormants ou somnifères instantanés qui neutralisént les occupants avant de les dévaliser. Viols et assassinats ne sont pas à exclure. 

15 mars 2026

Où va le monde?

Hier, je parlais d'info et désinfo. Il y en a à tous les niveaux. On ne sait plus qui ni quoi croire. Les grandes chaînes d'information se taisent ou ne diffusent que des informations orientées. Les silences et les déformations qui se remarquent dans la transmission des évènements répondent souvent à des idéologies souterraines qui les dirigent. Ce que nous voyons dans les réseaux parfois changent la réalité de ce qui se dit dans les grandes chaînes d'informations. Certaines questions se posent: on parle de la mort du premier ministre israélien, Mr Benjamin Netanyahu. Faux, archifaux. Les Chinois en parlent, mais les autres grandes puissances se taisent. Entretemps, on ne voit plus Mr Netanyahu. Silence officiel ou repli stratégique?  Je lis sur la page de TF1 que les Iraniens jurent de tuer Mr BN. ??? Autre chose. Aujourd'hui, Mr Trump appelle les autres pays à envoyer des navires de guerre afin de maintenir le détroit d'Ormuz ouvert. ??? Les Américains et les Israéliens seuls le pouvaient pourtant. Royaume Uni, Chine, France, Japon, Corée du Sud sont appelés à la rescousse. Il y a de quoi se poser des questions. L'enjeu du pétrole est de taille certes, mais comment la grande puissance américaine prend désormais la mesure de l'ampleur de l'opération qu'elle a commencée. Comment réagiront les pays invités au conflit?

14 mars 2026

Info ou désinfo

Il y a quelques jours a été diffusée dans les réseaux sociaux la nouvelle de mort de Mr Joseph Kabila, ancien président de la RDC de janvier 2001 à janvier 2019. Ce qui a marqué cet homme politique, c'est son silence et sa fermeté. Insulté, trainé dans la boue, Kabila reste de marbre. D'autres parlent à sa place. Il sort rarement de sa réserve, et vous laisse longtemps dans le doute. Maintenant les spéculations sur son mort arrivée tantôt à Uvira tant à Goma vont bon train, lui se tait. Silence radio. Est-il vivant ou mort? Tout le monde spécule. Ses partisans soutiennent qu'un drone aurait atteint la maison dans laquelle il se trouvait à Goma. Certains le disent vivant, d'autres morts brandissant des preuves audio douteuses. Un audio annonce le rassemblement de toute sa famille et ouvriers en Afrique du Sud pour les funérailles. Informations et désinformations riment sans que rien ne dissipe la confusion. Tout porte pourtant à croire que Mr Kabila est vivànt. Curieux qu'aucun média officiel ne parle de cette mort. Désinfo pour mystifier et banaliser sa mort. Une vidéo devenue virale le montre vivant, marchant en training comme pour un jogging de santé. La vérité, c'est seul JKK qui la connait. Qu'est-il arrivé au juste? Où se trouve-t-il en ce moment? Le mystère reste entier. 

10 mars 2026

Jamais vu un match pareil

10 mars 2026. Atletico Madrid vs Tottenham Spurs: 3-0 en 15 minutes, dont deux buts imputables au gardien qui, franchement, n'était pas entré dans le match. Les deux fois, le gardien n°1 est tombé de façon maladroite ou malheureuse. Manque de concentration? Peut-être de sommeil.  Je me suis posé tout de suite la question s'il fallait le garder sur le terrain. L'entraineur a pris la décision qu'il fallait, car au-delà d'une défaillance personnelle, c'est le prestige de toute l'équipe qui était en jeu. Il revient aux autres de remonter la pente. Le score pourrait s'alourdir dangereusement car il n'y a pas de cadeau en Champions League. Je ne serai pas étonné que ce soit une hécatombe pour les Spurs. J'ai vu Liverpool trimer face à Galatasarai pour égaliser d'un but concédé à la 7e minute. C'est ça aussi la beauté du football. Chaque match est spécial. Vive le foot. 

L'état de notre pays

Chaque fois que je rentre au pays, je suis surpris par la vie de plus en plus difficile que mènent les nôtres. Je ne parle pas de la classe politique ou financière qui se la coule douce. Je parle de Monsieur et Madame Tout le Monde. Qui se lève chaque matin sans savoir s'il aura l'eau et l'électricité, s'il aura à boire et à manger, si une fois sorti de chez lui il y reviendra sain et sauf. Autant des questions et des problèmes de sécurité, de santé, de transport ou de bien-être qui se posent inlassablement au quotidien. Ce monsieur ou madame tout le monde est celui qui attire mon attention. Je ne pose pas la question de savoir comment nous sommes gouvernés, mais comment nous allons survivre face aux défis du moment. Je ne vois rien de concret sur le terrain. 

Tout est compliqué. L'insécurité est flagrante: motos wewa ou kewezeki, ketchs, kuluna constituent des menaces permanentes à notre sécurité. Le trafic n'inspire pas confiance et ne donne aucune envie de bouger. Prenez votre voiture, allez en ville, vous serez tracassés par d'impitoyables agents routiers qui inévitablement vous soutireront de l'argent pour une infraction que vous n'aurez pas commise. Prenez la route du Kwango. Sortir de Kin est déjà un calvaire, des embouteillages monstres qui vous usent avant même d'arriver à Nsele. Priez votre Dieu qu'aucune panne ne vous surprenne en pleine brousse. Fief des Mobondo. Comment en sommes-nous arrivés là? 

Observez la jeunesse pendant ce temps. Les jeunes scolarisés sont reconnaissables par les uniformes. Les étudiants du supérieur se confondent avec la foule de badauds. Les autres sont chômeurs, vendeurs à la criée ou baladeurs de marche ou de hors de rues. Les jeunes filles vendent des beignets ou des chikwangues lorsqu'elles ne s'adonnent pas au vieux métier. Bref une jeunesse sans espoir ni vision d'avenir. Tableau sombre certes, mais réaliste. Une société pourrie et sans repères. Hier je parlais de pasteurs trop nombreux à mon sens. Eh bien, ils sont visibles dans les bus et les carrefours urbains. Au marché comme partout oü les gens s'attroupent. Je me pose des questions. La ville comme la rue sont envahies par une innombrable jeune population au chômage, affamée et au besoin criminelle pour survivre. 

Au niveau du quartier Pascal, un policier en tenue m'a piqué 20 dollars que je tenais entre mes mains avant de prendre la poudre d'escampette. Et cela m'est arrivé dans mon propre pays de la part d'un agent supposé assurer ma sécurité. C'est du vécu. Il y a un problème, que je me suis dit. Une société gangrenée par des anti-valeurs. Peut-on encore parler de valeurs dans notre pays? Je laisse la parole aux pasteurs et aux prédicateurs guides de conscience. J'interroge les autorités de notre pays. Je n'ose pas penser aux atrocités qui se passent à l'Est. Pitié Seigneur!

Oui, il y a guerre à l'Est. Mais ä Kinshasa, la vie continue comme s'il y avait paix partout. Les débats politiques tournent autour du changement de la Constitution. Partisans et opposants s'empoignent impitoyablement, passionnément. En littéraire que je suis, je m'abstiens de tout commentaire quoique j'aie mon opinion personnelle ä ce sujet. L'état de notre pays est alarmant I am afraid. 

9 mars 2026

Trop de pasteurs

Ma famille est pleine de pasteurs, d'hommes et de femmes de Dieu... beaucoup de miens ins ne vont plus à l'église catholique dans laquelle ils ont été baptisés. C'est même la mode et l'influence de leur entourage qui ont beaucoup pesé sur leur choix religieux. J'ai même été invité à une cérémonie d'investiture que j'ai déclinée. Quand j'ai le choix, j'évite d'aller à des cérémonies (mariage, baptêmes, etc) non catholiques sauf aux funérailles. Cependant, je suis parfois obligé de répondre aux exigences de courtoisie. Sans être traditionaliste, je revendique le droit de vivre ma foi d'enfance, dans laquelle j'ai tout reçu et à laquelle je suis éternellement tributaire. Je me dis béni de Dieu. 

Tout le monde, les hommes surtout, voudrait être pasteur, prêcher la parole de Dieu et édifier la foi des hommes. Je n' en disconviens pas. C'est leur droit et leur liberté. Qu'ils poursuivent leur foi dans la sérénité sans vilipender les religions traditionnelles jugées démodées ou essoufflées à leurs yeux. Les homélies catholiques ne sont pas profondes selon eux. Mis à part quelques slogans ostracistes, je ne trouve dans leur agir aucun signe qu'ils sont différents ou spéciaux. Ils le sont plutôt loquaces et volubiles... Admiratifs des prêcheurs des églises du réveil qui ont le vent en poupe, ils désirent le devenir non pas par vocation, mais pour bénéficier des privilèges liés à ce rang social. Les femmes aspirent ä devenir intercesseuses, diaconesses, prophétesses, évangélistes, pourquoi des mamans ???? Titres d'honneur égal à ceux de Mama Pasteur. 

Et souvent ces pasteurs prêchent sur des réalités de nos croyances africaines de superstition et de sorcellerie à la manière des Bima qui jurent de chasser les démons grâce à des gestes machinalement répétés. Certaines églises du réveil surprennent par la superficialité de leur mission et de leurs propos. Seul compte la mise en scène pour attirer des dons et des dîmes de leurs clients. Chances, succès, fertilité, mariages, voyages et visas sont au menu de leurs enseignements. Oui plutôt que des adeptes ou des ouailles, on a affaire à des clients pourvoyeurs de fonds. Un quidam fait attendre que les clients paient la dîme avant qu'il libère son créancier. Inacceptable. Une cliente du Pasteur Baruti voulait vendre sa propriété pour qu'elle aille vivre à l'église. A la question de savoir où elle mettrait les enfants, elle a répondu que ce ne serait pas du tout un problème car elle serait aussitot elle serait élevée dans la hiérarchie ecclésiastique (sic). Money Money Money.

Revenez â notre terre naturelle chers frères, cousins, sœurs et tantes, oncles et amis. C'est le Seigneur qui appelle, pas le pasteur qui va vous prêcher du vent et des histoires sans fondements. Arrêtez s'il vous plaît. Il y a déjà trop de pasteurs.



8 mars 2026

Journée mondiale de la Femme

Voilà une journée que je n'ai jamais vraiment enregistrée dans ma tête. Pour moi le 8 mars, c'est d'abord un jour d'anniversaires de Ma Céline et de Ma Josée, deux proches ä plus d'un titre. La première est l'épouse de mon beau-frère Dr Mosimi. La seconde une plus que soeur a moi avec qui j'avais jadis pleuré Louise. Elles ont toujours meublé mes 8 mars: Joyeux anniversaire à elles. 

Aujourd'hui le monde honore la femme. Femme, épouse, mère, compagne de l'homme, source de la vie, etc. Tous les bons qualificatifs lui conviennent aujourd'hui jusqu'à la preuve du contraire. Elle est honorée de façon spéciale. Gardienne du foyer et de la famille, la femme est de tous les combats de l'homme comme conseillère, confidente ou complice. Sa mission est spéciale. Elle symbolise l'unité et la stabilité de l'humanité. Éducatrice et actrice de la société, la femme a un rôle primordial auprès de l'homme à la maison comme dans le milieu professionnel. Elle construit la communauté avec l'homme. 

À toutes les femmes, quelles que soient leurs religions, races et appartenances idéologiques, je souhaite paix et joie, santé et courage, persévérance et réussite dans la vie. Que les violences et les viols qu'elles subissent à travers le monde, cessent. Qu'elles mènent une vie paisible et sereine, digne et honorable, libre sans être esclaves et jouent le rôle de partenaires égales des hommes.  Respect et honneur aux femmes!

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5 mars 2026

Echanges autour de Grand John Mvwabika

 [2:31 PM, 3/5/2026] Zephyrin Mukangu: Photo

Ya Jean comme nous l’appelions fut notre grand-frère à Kimbau/ Hôpital où son père fut infirmier. Il fut notre papa. Ya Jean est notre grand-frère. Il m’était très proche. Ce dernier temps je cherchais à le contacter mais en vain, même les enfants ne pouvaient pas me donner son numéro de téléphone. Sa mort fait très mal tellement qu’elle me ramène à des années passées. Que Dieu l’accueille dans son royaume.

[2:33 PM, 3/5/2026] Pierre: Qu'il reponse en paix,le pilote de Range Rover

[2:41 PM, 3/5/2026] Buka Corneille Mukangu: Oui, que son âme repose en paix et que Dieu l’accueille auprès de Lui 🙏🏾

[2:43 PM, 3/5/2026] Pierre: Corneille, il vivait à Kinshasa aux dires de Abbé Robert Lusilu

[2:45 PM, 3/5/2026] Buka Corneille Mukangu: Merci beaucoup Pierre, je l’avais laissé à Kenge en 1986 et depuis ce temps, je n’ai plus eu ces nouvelles

[3:40 PM, 3/5/2026] Kahiudi C Mabana: Moi, en plus d'être notre vieux et mon beau-frère, j'ai collaboré avec lui à l'évêché de Kenge. J'étais en contact avec lui. Je l'ai vu aux deuils de ma mère et de ma nièce Alida Muzembo. J'ai son numéro. Sauf que ce dernier temps, son numéro ne passait plus. Je le savais malade... Je vous communiquerai le programme dès qu'il sera établi. Il a récemment perdu son fils Serge. Il lui reste une fille qui vit en Angola.

Correction:

Bonjour les Copains, permettez que je corrige une info que je vous ai donnée à propos du défunt Jean Mvwakika. J'ai parlé à sa soeur Espérance. Il laisse trois enfants dont Christelle, John et Emmanuel, tous vivants à Kin. Rip.

Adieu Jean Mvwabika

Message d'Adrien Kayala sur Facebook:

Comme vous le remarquez déjà, notre famille est triste de vous annoncer la mort de notre oncle Jean-Francois Mvwabika connu sous le sobriquet de GRAND JOHN, mort survenu hier autour de 23h00 à la suite d'une crise d'hypertension artérielle, le programme vous sera communiqué ultérieurement. (Familles Kayala et Mvwabika)

Que son âme repose en paix !


2 mars 2026

USA-Israel vs Iran: Le monde en ébullition

March 2, 2026. Le monde bouge. Ça bouge au Moyen Orient.ça bouge partout. La guerre s'attise partout. Israël et les USA se coalisent pour faire plier l'Iran. Ils ont tué l'ayatollah Ali Khamenei dès samedi dernier. Le Moyen Orient s'embrase, missiles, drones et guerre des étoiles bombardent, déteuisent tout sur leur passage. L'Iran réplique attaque des positions américaines dans le Golfe. Israéliens et Américains sont résolus à détruire tout l'arsenal des missiles de l'Iran. Que s'est-il passé au juste? N'y avait-il pas récemment des négociations de paix à Genève sur le programme nucléaire iranien? La force a vaincu. Voilà un autre front de guerre ouvert sur une aire où l'on s'y attendait le moins.

"Homo homini lupus". L'homme est un loup pour l'homme. De par sa nature même il est méchant. Il se mesure à l'autre par le degré de sa méchanceté. Lorsque la paix vainc, c'est pour mieux attiser la guerre, l'insécurité et la violence. Et la force s'mpose souvent comme le seul moyen de remettre l'ordre et la paix. A se demander si la paix existe vraiment? Il n'y aura pas de paix tant qu'il y aura des armes. Il n'y en aura jamais tant que l'homme continuera ä fabriquer des armes, les plus récentes plus sophistiquées que les vieilles. Un cercle vicieux instoppables. Armes à feu ou blanches, qu'importe. Des outils de tuerie et de carnage. La paix, la vraie, n'existe pas. Pourquoi chaque pays s'équipe-t-il en armes si ce n'est pour prévenir la guerre? Seule la guerre existe, elle n'attend qu'une pion déclencheur. Triste vérité, mais seule vérité je dirais vraie. La paix, je répète, n' existe pas.

La paix n'est que leurre. Contrairement à l'opinion des âmes pieuses et aux organismes médiateurs de paix, l'ordre mondial repose sur la force et la violence. Les États Unis et Israël attaquent un l'Iran parce qu'ils sont forts, les plus forts, et contrôlent la puissance de leurs ennemis réels, potentiels et virtuels. Quelle est au juste la visée de cette guerre qui vient de se déclencher loin des USA? Contrôle du monde. Et que font les autres grandes puissances? La Russie, la Chine, l'UE ou l'OTAN? Ouvrons l'oeil, le bon, pour voir comment la paix, que dis-je, la guerre évoluent dans le monde actuel.

Nous qui croyons en Dieu, prions pour que les hommes se convertissent en cultivateurs de la non-violence et de la paix.  Qu'ils renoncent à leur esprit belliqueux et deviennent plus humains. Que les innocents soient épargnés, de ces folies sanguinaires, que le vie des enfants et des personnes âgées soit préservée. Que les hommes retrouvent le sens de l'amour du prochain et obéissent aux commandements bibliques de Dieu car le monde est vraiment en ébullition. 


1 mars 2026

Déjà Mars 26

Le temps avance vite, voire très vite. A peine nous venons de commencer l€année2026 que nous voilà en mars. Rendez gloire à l'Eternel! Nous avons reçu la visite de beau-frère Éphrem Mosimi et son épouse Mama Anita Panzu du 18 au 28 février. Et hier, ils sont repartis sur Londres avec Virgin Atlantic de 21h40. Un séjour qui nous a mutuellement fait beaucoup de bien. 

Le veille, le soir du 27.2, nous avons invité plus de vingt personnes de notre communauté africaine pour célébrer l'anniversaire de Mama Mapasa et leur présence parmi nous. Bien qu'en Carême nous avons célébré modestement, mon avec un plaisir exceptionnel. Les familles Bosson, Diagne, Mamingi, Cave, Mama Yvette, et d'autres étaient présentes. Il y avait ä boire, manger, a rire et même à danser. Le curé de St Francis est venu se joindre à nous et il a dansé "Premier Gaou" dans une ambiance relative de joie. Il s'est cependant abstenu de prendre de la viande, ce qui était à son honneur en bon homme d'église. Il était 23 heures lorsque les derniera hôtes, les Evelyn (Aldane, Anthony et Mama Claudine) ont quitté les lieux. Merci ä toutes et à tous!

Depuis quelque trois heures, nous sommes déjà en mars. Gloire ä l'Eternel pour le souffle de vie qui nous anime! Amen!

25 févr. 2026

Lubutuku ya mbote Ngudia Mapasa

25 février 2026. Aujourd'hui Ngudi Mapasa fête son anniversaire de naissance. Elle avance en âge sans jamais m'atteindre, sans jamais atteindre mon âge. Ce sera toujouts comme ça. Je m'incline devant l'Eternel pour le glorifier et le remercier pour tant de merveilles. Voilà plusieurs années que nous nous connaissons et plusieurs années que nous vivons ensemble. Plusieurs années couronnées par un mariage heureux mais sans fanfares ni frasques, par deux progénitures magnifiques gémélaires, et surtout quarante siècles d'affection, de proximité, de confidence et de complicité. Une amitié séculaire tissée par le destin onomastique. C'est le cas de le dire. Nous serions-nous jamais connus, n'eûsse été la magie du nom que nous portons en commun? Ce qui était une aventure éphémère s'est transformé en un ouragan ravageur qui a tout saccagé sur son chemin. Du solide, du constant, du roc. Ce jour là de fin mars 1978 où Chantal Kidiata m'avait annoncé sa rencontre avec Clavère Mosimi, je ne m'attendais pas à ce que cet événement anodin constituerait un point tournant de ma vie qui était orientée dans un sens complètement opposé au mariage. Jamais je n'avais pensé que je serais un jour parti du sacerdoce. Jamais je n'avais pensé qu'on serait devenus comme aujourd'hui mari et femme. 

Merci Eternel Seigneur pour ce beau jour où nous avons la visite de son frère Ephrem et son épouse Mama Anita dans nos murs. Joyeux anniversaire Ngudia Mapasa, Ngudia Bodi. Que le Seigneur te bénisse abondamment. Lubutuku ya mbote Mama Mapasa!

22 févr. 2026

Un voyage relativement agréable

Depuis le 16 février au soir, j'ai pris l'avion SN Brussels pour un voyage retour sur Londres via Bruxelles. A Zaventem, j'avais un transit de presque 6 heures. Assez de temps pour rencontrer du monde mais je n'ai vu personne, sauf un frère et ami d'une soixantaine d'années qui s'est retrouvé sur ma trajectoire. Ainsi va la vie. Je l'ai invité de partager un lunch avec moi au restaurant du hall où j'ai élu mon gîte de repos. Le temps est vite passé avant que je retrouve ma connexion pour Londres. Heathrow Express - Paddington Station. Emos m'a rejoint à la station dans un temps relativement court. Quelque vingt minutes plus tard, nous sommes arrivés à Kilburn Park. 

Voyager de Kinshasa relève d'un parcours de combattant. C'est, de tous mes voyages à travers le monde, l'aéroport où je rencontre le plus de problèmes. C'est mon expérience. Il y a des complications à tous les niveaux. Et lorsque l'on n'est pas patient, l'on peut exploser. J'ai même l'impression que tout est mis en oeuvre pour que les clients explosent. J'en ai vu qui, acculés, ont crié leur rage sans se soucier de leur entourage. Vous êtes dérangés pour tout. Je montre mon passeport, on me demande une preuve imprimée du billet alors que le passeport est déjà enregistré dans le manifeste officiel. Ensuite on me demande une preuve d'acquisition de l'ETA pour entrer en Angleterre. Lorsque je leur demande de vérifier le nombre d'entrées en Angleterre depuis que ce visa électronique de transit existe, ils s'énervent comme si je les avais offensés ou insultés personnellement. Pour finir, je retrouve un code reçu à cette occasion. La pesée des bagages à main est une autre paire de manches. Il y a deux kilos de trop que je propose de répartir entre mes bagages deviennent une autre causes d'ennui. Niet. Heureusement pour moi, je rends la marchandise aux personnes qui me l'ont apportée. Un autre agent me susurre à l'oreille qu'il me fallait proposer une somme au lieu de rendre la marchandise à l'expéditeur. Soit 20 dollars pour des choses qui n'en valent. A l'escale de Bruxelles, il n'y a eu aucun ennui.

Arrivé à Londres, j'avais prévu trois jours d'escale. Je suis dès le lendemain parti pour Birmingham rendre visiter à Mr Mabana, Maylis, Joseph et Mama Marie Louise. J'ai trouvé tout le monde en bonne santé. Les enfants grandissent en âge, en sagesse et en esprit. Un plaisir que de les voir s'amuser dans les bras de leurs parents. Trois heures me suffisent amplement pour remplir ma mission et finir ma conversation avec eux. Le retour à Kilburn se fait sans probème. En effet, j'ai découvert un intinéraire plus rapide combinant Underground et Traveline depuis Kilburn High Road, et retour. 

Hier après midi je suis allé à Croydon voir Papa Faustin Mvundji et la famille. Je n'ai vu que Rosy, Mika et Danielle. Giselle empêchée par une petite grippe n'a pas pu se joindre à nous. Elle a quand même communiqué avec moi, promettant de venir le lendemain. Mais le lendemain, elle n'était pas mieux. Soit, je suis reparti en début d'après-midi pour Kilburn où je devais enrregistrer en ligne, payer pour le deuxième bagage, et plus. 

Hier 21 février, vers 10h45, j'ai pris un cab londonien pour Paddington, d'où j'ai rejoint l'aéroport par le train Heathrow Express. 20 minutes ont suffi pour rejoindre LHR. Tout s'est bien passé: enregistement, attente, embarquement à la porte B18. Dans l'avion, j'ai profité du service de WiFi de Virgin Atlantic pour communiquer avec pas mal de gens. A ma grande satisfaction car les gens s'étonnaient de m'entendre depuis l'atmosphère entre LHR et BGI. Une belle aventure technologique.