25 févr. 2026

Lubutuku ya mbote Ngudia Mapasa

25 février 2026. Aujourd'hui Ngudi Mapasa fête son anniversaire de naissance. Elle avance en âge sans jamais m'atteindre, sans jamais atteindre mon âge. Ce sera toujouts comme ça. Je m'incline devant l'Eternel pour le glorifier et le remercier pour tant de merveilles. Voilà plusieurs années que nous nous connaissons et plusieurs années que nous vivons ensemble. Plusieurs années couronnées par un mariage heureux mais sans fanfares ni frasques, par deux progénitures magnifiques gémélaires, et surtout quarante siècles d'affection, de proximité, de confidence et de complicité. Une amitié séculaire tissée par le destin onomastique. C'est le cas de le dire. Nous serions-nous jamais connus, n'eûsse été la magie du nom que nous portons en commun? Ce qui était une aventure éphémère s'est transformé en un ouragan ravageur qui a tout saccagé sur son chemin. Du solide, du constant, du roc. Ce jour là de fin mars 1978 où Chantal Kidiata m'avait annoncé sa rencontre avec Clavère Mosimi, je ne m'attendais pas à ce que cet événement anodin constituerait un point tournant de ma vie qui était orientée dans un sens complètement opposé au mariage. Jamais je n'avais pensé que je serais un jour parti du sacerdoce. Jamais je n'avais pensé qu'on serait devenus comme aujourd'hui mari et femme. 

Merci Eternel Seigneur pour ce beau jour où nous avons la visite de son frère Ephrem et son épouse Mama Anita dans nos murs. Joyeux anniversaire Ngudia Mapasa, Ngudia Bodi. Que le Seigneur te bénisse abondamment. Lubutuku ya mbote Mama Mapasa!

22 févr. 2026

Un voyage relativement agréable

Depuis le 16 février au soir, j'ai pris l'avion SN Brussels pour un voyage retour sur Londres via Bruxelles. A Zaventem, j'avais un transit de presque 6 heures. Assez de temps pour rencontrer du monde mais je n'ai vu personne, sauf un frère et ami d'une soixantaine d'années qui s'est retrouvé sur ma trajectoire. Ainsi va la vie. Je l'ai invité de partager un lunch avec moi au restaurant du hall où j'ai élu mon gîte de repos. Le temps est vite passé avant que je retrouve ma connexion pour Londres. Heathrow Express - Paddington Station. Emos m'a rejoint à la station dans un temps relativement court. Quelque vingt minutes plus tard, nous sommes arrivés à Kilburn Park. 

Voyager de Kinshasa relève d'un parcours de combattant. C'est, de tous mes voyages à travers le monde, l'aéroport où je rencontre le plus de problèmes. C'est mon expérience. Il y a des complications à tous les niveaux. Et lorsque l'on n'est pas patient, l'on peut exploser. J'ai même l'impression que tout est mis en oeuvre pour que les clients explosent. J'en ai vu qui, acculés, ont crié leur rage sans se soucier de leur entourage. Vous êtes dérangés pour tout. Je montre mon passeport, on me demande une preuve imprimée du billet alors que le passeport est déjà enregistré dans le manifeste officiel. Ensuite on me demande une preuve d'acquisition de l'ETA pour entrer en Angleterre. Lorsque je leur demande de vérifier le nombre d'entrées en Angleterre depuis que ce visa électronique de transit existe, ils s'énervent comme si je les avais offensés ou insultés personnellement. Pour finir, je retrouve un code reçu à cette occasion. La pesée des bagages à main est une autre paire de manches. Il y a deux kilos de trop que je propose de répartir entre mes bagages deviennent une autre causes d'ennui. Niet. Heureusement pour moi, je rends la marchandise aux personnes qui me l'ont apportée. Un autre agent me susurre à l'oreille qu'il me fallait proposer une somme au lieu de rendre la marchandise à l'expéditeur. Soit 20 dollars pour des choses qui n'en valent. A l'escale de Bruxelles, il n'y a eu aucun ennui.

Arrivé à Londres, j'avais prévu trois jours d'escale. Je suis dès le lendemain parti pour Birmingham rendre visiter à Mr Mabana, Maylis, Joseph et Mama Marie Louise. J'ai trouvé tout le monde en bonne santé. Les enfants grandissent en âge, en sagesse et en esprit. Un plaisir que de les voir s'amuser dans les bras de leurs parents. Trois heures me suffisent amplement pour remplir ma mission et finir ma conversation avec eux. Le retour à Kilburn se fait sans probème. En effet, j'ai découvert un intinéraire plus rapide combinant Underground et Traveline depuis Kilburn High Road, et retour. 

Hier après midi je suis allé à Croydon voir Papa Faustin Mvundji et la famille. Je n'ai vu que Rosy, Mika et Danielle. Giselle empêchée par une petite grippe n'a pas pu se joindre à nous. Elle a quand même communiqué avec moi, promettant de venir le lendemain. Mais le lendemain, elle n'était pas mieux. Soit, je suis reparti en début d'après-midi pour Kilburn où je devais enrregistrer en ligne, payer pour le deuxième bagage, et plus. 

Hier 21 février, vers 10h45, j'ai pris un cab londonien pour Paddington, d'où j'ai rejoint l'aéroport par le train Heathrow Express. 20 minutes ont suffi pour rejoindre LHR. Tout s'est bien passé: enregistement, attente, embarquement à la porte B18. Dans l'avion, j'ai profité du service de WiFi de Virgin Atlantic pour communiquer avec pas mal de gens. A ma grande satisfaction car les gens s'étonnaient de m'entendre depuis l'atmosphère entre LHR et BGI. Une belle aventure technologique. 


14 févr. 2026

L'imposture

Mentir est le propre de l'homme fourbe et rusé. Imposture et mensonge s'équivalent parfaitement. Parlons de menteur ou de menteuse. Je viens de découvrir deux menteurs lors de mon dernier séjour à Kenge. Et ce sont des voleurs. Toute personne qui vous entoure est un éventuel voleur, pourrait se tourner en un voleur inattendu mais prêt à renier son acte avec la plus grande énergie. C'est aussi cela l'homme. Alors que je croyais avoir pris toutes les mesures pour éviter qu'on me vole, j'en suis toujours à la découverte des astuces les plus sophistiquées pour que mon attention soit attirée ailleurs. Quelles que soient les dispositions prises, on finit toujours par se laisser surprendre. A chacun son métier. C'est vraiment le cas de le dire. Appareil de téléphone et argent m'ont été volé. J'ai identifié les malfrats, mais n'ai pas réussi à prouver leur culpabilité. Et en cette matière, même attrapé la main dans le sac, l'usurpateur s'échappe sans trop de dégâts.

Ces pratiques de vol à main nue ou à ciel ouvert sont plus fréquentes qu'on n'ose le croire. Et à tous les niveaux. C'est le mensonge, la ruse, l'astuce qui priment. Le perceveur des recettes publiques utilise le carbone inversé. Vous payez par exemple 500 mille francs. Eh bien le monsieur ou la dame les encaisse sans problème, vous donne un reçu en bonne et due forme, mais n'entreront dans les caisses que 50 mille francs. Ce système de double facturation enrichit le caissier ou la caissière. Les recettes publiques n'évoluent pas entre autres à cause de ce système. C'est comme ça que vous découvrirez qu'un modeste de vente ou de perception dont le salaire mensuel est précaire, acquiert d'immenses propriétés au delà de ses possibilités. Des agents de l'état ou du secteur privé, payé à l'heure, deviennent de propriétaires incontestés d'immeubles et de grandes surfaces. Montez plus haut, vous découvrirez depuis le sommet de la montagne la gravité des forfaits humains. Et cela à tous les niveaux. Ce type d'imposture est hélas le drame qui nous guette à tous les coins.

 

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12 févr. 2026

De nouveau à Kinshasa

12 février 2026. Je suis retourné hier de Kenge à Kinshasa, inquiété par les nouvelles mesures de contrôle qui sont entrées en vigueur depuis quelque deux semaines. Dans la précipitation, j'ai régularisé tous les documents mentionnés par les autorités. Seulement voilà, je n'ai pas été contrôlé ou j'ai évité d'être contrôlé. En fait, je n'ai rien pour cela. Les contrôles de routine concernent quelques usagers de la route, qui n'osent pas "obtempérer aux injonctions" de la circulation routière. J'ai eu quelques embouteillages sur le chemin, du genre où des policiers armés accompagnant une personnalité politique vous contraignent de changer de direction ou de monter sur le trottoir. Par ci par là des sirènes crépitent à vos oreilles comme pour vous assourdir ou vous terroriser. C'est l'impression que j'en ai souvent éprouvé ici à Kinshasa. J'ai beaucoup apprécié la présente rigueur des autorités, car la route était relativement dégagée. Hier j'ai traversé la ville d'un bout à l'autre comme je le faisais il y a trente ans. Il parait que les gens sortent la nuit, moment où la police est absente des grandes artères routières. Soit. La leçon a été apprise.

3 févr. 2026

Lorsque les incompétences se rencontrent...

Ca donne ça. Quoi ça? Oui ça. Je suis surpris par le manque de professionalisme de certaines responsables qui nous dirigent ou nous contrôlent. Un agent contrôleur des dossiers académiques qui ne sait pas distinguer la référence d'un livre de celle d'un article n'est pas à sa place. C'est hélàs ce que j'ai vécu. Je n'ai jamais voulu le relever. Son problème, c'est l'argent. Tout peut s'acheter. Imaginez l'efficacité d'un bureau lorsque les agents se distinguent par une incompétence flagrante. A se demander comment ils ont obtenu ces postes. Des incompétents dirigent ceux ou celles qui savent, les contrôlent et les soumettent à leur incompétence. Et dire qu'il en va de l'avenir même du pays, de l'éducation et de l'enseignement universitaire ou supérieur. De simples questions critiques constructives sont perçues comme des antagonismes et des contestations des autorités incompétentes, sans un moindre discernement ni une remise en question. Encore moins un réévaluation. Du bas vers le haut comme du haut vers le bas, la société est entachée de nombreuses imperfections.  

Fin de janvier 2026

Nous sommes presque déjà en février, ou mieux en février 2026 dans quelque 3 heures. Le mois est passé très vite pour moi. Commencé à Cartagena en Colombie pendant la première semaine, en passant par Panama pendant deux jours et Barbados pendant une semaine, ce mois m'a vu à Londres, Kinshasa avant d'atterrir à Kenge où je me trouve actuellement. Je serai parti dans une ou deux semaines. Une semaine au lit, et deux semaines prévues d'enseignement et me voilà reparti. Ca va vite. Et dire que je suis l'un des plus réguliers. Février s'annonce comme un mois de défi et d'espoir. 

30 janv. 2026

A Kenge depuis le 18 janvier

Voila bientôt deux semaines que je trouve à  Kenge. Le petit malaise de santé est passé. Je m'emploie a vivre aussi sainement que je peux. J'effectue des courtes marches autour de mon guesthouse. Sans forcer car le corps a son rythme et l'impose naturellement. J'observe la ville et les gens. De jolies constructions voient le jour ici et là. Des hôtels et flats s'érigent.partout, de belles villas familiales tout comme des buildings publics émergent par ci par là. Des chantiers, dont certains sont anciens ou abandonnés, s'alignent comme des vestiges jistoriqued sur les rues et voies publiques. La ville évolue mais demeure sous-urbanisée. Les érosions abondent partout. La pluie amène une insalubrité chronique avec des plastiques et des débris infectueux... la situation sanitaire n'est guère améliorée en dépit d'importants projets en cour. La population reste pauvre. La dévaluation du dollar n'a pas apporté la baisse des prix attendue. Au contraire, la vie devient difficile et implacable pour nos proches et familles. Les riches se pavanent sans retenue dans les rues; les pauvres subissent de plein fouet l'injustice sociale. 

Chaque jour à mon retour de Mangangu, les étudiants se précipitent pour prendre place dans ma caracasse de voiture. Certains font la marche depuis Manzau ou Payeke Meleke. Des distances de plus de 10 km à pied aller-retour. Sans un sou pour se payer un transport en moto ni se procurer une banane ou un morceau de pain. Des situations insoutrnables. Et l'ISP ne dispose pas d'une structure d'aide aux étudiants démunis. Hélas comme tous les instituts éducationnels, l'ISP éprouve du mal à recevoir les émoluments académiques des apprenants. Un cercle vicieux certes, mais solvable. 

Hier, pour la première fois, je suis allé au Champ de Tirs rendre visite à ma tante Mambakila. Je l'ai trouvée égale à elle-même sauf qu'elle se plaignait de ses yeux qui s'obscurcissent. " Mes yeux me trahissent tellement que je pourrais entrer une parcelle voisine, et comme je suis vieille, on me traitera de sorcière". J'ai ri spontanément, préférant éviter la gravité dramatique de cette affirmation. Il lui faudra des consultations et soins ophtamologiques. Elle pourrait avoir développé des cataractes ou autre chose. Sur le chemin de retour, j'ai fait un crochet au Camp ONL pour voir mes petits-neveux et nièces orphelins de père. J'ai promis d'y retourner dimanche. 

Au retour à l'hôtel, je me suis replongé dans ma routine de lecture et de correction. Je lis les manuscrits de la prochaine RAK. Et je corrige les travaux quotidiens des étudiants. Il était 22h30 lorsque je me suis mis au lit. Bonne journée à toutes et à tous!