27 avr. 2026

Ce monde comme il va

J'ai l'impression que le monde se passe sans moi et que je n'en maîtrise pas les leviers. La vie autour de moi a subi plusieurs revers auxquels j'essaie de m'accommoder sans jamais y parvenir réellement. Fatalité, résignation, indifférence ? Voilà un mot qui me rappelle mon défunt paternel qui s'est une fois montré "indiff" vis-à-vis de son sous-réged de l'époque. J'étais surpris de l'entendre utiliset un terme des jeunes. Soit. Une autre preuve que le monde va comme il va, à son rythme, sans moi. En fait, il me revient de m'y accrocher. Tala se na miso: contente-toi seulement d'observer.

Le monde va comme il va et ne s'arrête pas. Disons-le nous. Des situations créent des habitudes et des traditions selon le temps et l'espace. Ngolo balambaka ye na mayi n'ango: le poisson se prépare dans/avec son eau". Cette expression se dit en cas de dot et de mariage. La fête se célèbre avec l'argent et les boissons offerts à cette occasion par la famile du mari. Mais moi, vivant ailleurs, bien que je le sache, j'ai préféré passer outre. Cela a fait des mécontents, j'ai compris l'émotion. J'ai un autre projet à ce sujet, plus durable et plus consistant que l'éphémère soirée de la fête. Je ne la néglige pas, au contraire, je la valide comme un événement essentiel mais passager, privilégeant la vie qui continue son cours. De l'avis de certains, il s'agissait de tout dépenser et de se distribuer le reste. Je ne partage pas la philosophie des jouisseurs, prêts à tout brûler sans penser à l'avenir. Certains m'ont compris après la fête qui s'est par ailleurs bien passé. Je ne devais pas y céder parce que cela se pratique ainsi à Kinshasa. Moi, j'investis dans du durable, avec une vision claire et lucide. C'est ce qui fait la différemnce. Un peu de modestie KCM.

Un ami essayait de me convaincre de participer à un projet qui dépasse largement ses compétences d'homme de sciences humaines. Je lui ai dis niet. Il proposait une division du pays et retraçage des routes afin de transformer les infrastructures routières du pays. Je lui ai dit que ce projet était myope, ambitieux et sans avenir, étant donné qu'aucune instance politique sérieuse ne le soutiendrait. Son argument était que le schéma existant n'a jamais rien rapporté au pays. En fait, il y a des choses qui dépendent et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Le seul fait de penser à une chose, aussi solide et intelligente soit-elle, n'en fait pas une réalité. Il faudrait en avoir les moyens, les leviers pour la transposer à la réalité. Le savoir n'est pas le pouvoir; c'est la volonté qui accorde le pouvoir. Vieil adage intellectuel populaire. Il ne suffit pas de penser, il faudrait assurer ou assumer la faisabilité. C'est à ce niveau que beaucoup de projets échouent. Et même encore, si les moyens sont mis à disposition, rien ne garantit que le projet se réalisera. Détournement des fonds, manque de volonté politique, déficience logistique, carence de contrôle, etc. pourraient tout faire foirer. Telle est la réalité. Le monde va comme il va. C'est ni toi ni moi qui allons le changer. Fais ce que tu peux, que je fasse ce que je peux. Et le monde continue avec ou sans nous.  

Joyeux anniversaire abbé Jean Robert

Jean Robert Mifuku fête aujourd'hui un jalon important de sa vie. Gloire et louange à notre Seigneur Dieu Éternel et Tout-Puissant. Lorsque nous sommes rencontrés dans la soirée du 2 septembre 1969 à Kalonda, il entrait à peine dans son adolescence. Entre il a poursuivi ses études secondaires, supérieures et universitaires. Devenu prêtre depuis quarante-trois ans bientôt, il continue de servir Dieu et l'église catholique. Ce service commencé au diocèse de Kenge s'effectue depuis quelques décennies au diocèse de Bruxelles Malines. Aujourd'hui, je ne pourrais que rendre grâce pour tant de merveilles que le Seigneur a accomplies pour lui à travers sa vie. Longue vie, santé et persévérance cher ami. Proficiat! 

Dimanche du Bon Pasteur

L'évangile de ce dimanche du Bon Pasteur m'a profondément touché et directement mis en contact avec les évènements qui sont récemment survenus dans le monde. J'ai particulièrement aimé la péricope: "Le voleur vient seulement pour dérober, et tuer et détruire." (Jn 10:10).

Je remonte au temps de mon petit séminaire à Kalonda où nous chantions : "Le Seigneur est mon berger / Rien ne saurait me manquer'. Dans ma mémoire, c'est notre maître des chants, Félix Manzanza alias Wada, qui me revient à l'esprit. Toutes les caractéristiques du bon berger sont connus: patience, écoute, attention personnifiée envers ses brebis. Connaissance réciproque voire complicité avec elles. Ses brebis connaissent sa voix et lui obéissent. Le bandit voleur, lui, saute la clôture, les brebis se méfient de lui et le fuient. C'est la débandade au lieu de l'union autour de leur maître. Le monde réel fonctionne comme cela.

J'ai tout de suite trouvé le rapport avec la tentative d'attentat contre le président américain d'hier 26 avril. Tristes images mais pleines de significations. Dieu soit loué, aucun dégât humain ne s'est produit. Le président de la première puissance mondiale, l'homme le mieux protégé du monde, s'en est sorti indemne, sain et sauf. Mais à y réfléchir un peu plus, il s'avère que la sécurité à 100% n'existe pas même avec les moyens logistiques les performants du monde. Un homme lourdement armé a réussi à dépasser le périmètre de sécurité. Et des tirs de sommation ont été entendus autour de Hilton Hôtel de Washington DC. Comment cela était-ce possible? C'est arrivé. L'exfiltration était parfaite, professionnelle. On se serait crû dans un film de Western  La salle a été évacuée. Mais cet incident a aussi aussi montré la fragilité de l'être humain. 

Je me suis certes tout de suite posé la question du terrorisme, mais j'ai pensé à ce que vivent au quotidien les populations en Iran, en Ukraine et en RDC qui sont constamment terrorisés par des drones et des bombes télécommandées par ces mêmes puissants. Salus in fuga, même pour ceux-là qui en une fraction de secondes peuvent raser tout un pays de la carte du monde. They are powerful. And yet, we are all human beings. Period.

J'en ai tiré une bonne leçon de vie. Nous avons tous peur de la mort. Peu importe ce que nous sommes. Vanité des vanités !



26 avr. 2026

The thief comes only to steal and to kill and destroy (Jn10: 10)

This sentence stroke my heart at today's Sunday mass. The Good Shepherd calls his sheep by name and they all listen and come through the gate because they know his voice. 

"The thief comes to steal, to kill and to destroy"(Jn 10:10). 

25 avr. 2026

Heureux mariage civil à Anne Louise et Vasco

 


Ce 24 avril 2026 a eu lieu à Kinshasa Limété le mariage civil de ma nièce Anne-Louise et Vasco, en présence d'une poignée de quelques membres de familles respectives. Anne est la deuxième fille de mon frère Rigobert. Dans la soirée une fête a réuni  au Quartier III Masina une centaine de personnes - parents, amis et connaissance -. à partir de 18 heures. Comme il fallait s'y attendre, la fête a commencé en retard à cause des embouteillages et de la pluie. A en croire celles et ceux qui étaient présents, tout s'est bien passé. Il y avait à manger, à boire, et à danser pour tout le monde. Vive les Mariés. Félicitations et longue vie conjugale. 
Congratulations à Rigobert qui s'est fait honorer par sa fille. Merci à mes frères et soeurs qui ont contribué à la réussite de cet événement. Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont dépensés pour offrir une fête grandiose à notre fille et à son mari. Nous leur souhaitons santé et bonheur, paix et joie, courage et mutuel soutien devant les épreuves de la vie matrimoniale. Que l'Eternel Dieu soit au contrôle. 


22 avr. 2026

Une fin de mois d'anniversaires

La fin d'avril est sans aucun doute le mois qui accumule le plus d'anniversaires. Nicolas, Victoire et moi célébrons respectivement les 24, 26 et 29. Chaque jour a un anniversaire. 21 Emérance. 22 Lodovica. 23 Liévin. 25 Evariste. 27 Jean Robert. 28 Sr Ghislaine. 29 Sonia, Sr Monika. Il y a deux ou trois noms qui ne me reviennent pas en tête. Je vieillis, la mémoire s'édulcore inéluctablement. Priez pour tout ce beau monde qui fleurit ma vie du beaume de gaieté et de douceur. Un certain nombre de noms que je viens de citer ne se souviennent sans doute pas de mon anniversaire. Cela ne me surprend pas, j'y suis habitué. Certains me rappelle les leurs, me demandent des cadeaux et ignorent le mien. Telle est la réalité de la vie. Je n'ai jamais sollicité un cadeau à qui que ce soit, quoique j'en reçoive souvent. Cette année,j'ai déjà reçu anticipativement une bouilloire (cafetière ou théière) pour mes recettes de santé. Un cadeau très simple, mais pratique.

Je souhaite collectivement un joyeux anniversaire à tout le monde. Que le Bon Dieu les patatiole, comme aurait dit le poète Swa Yaamfu d'heureuse mémoire. 

19 avr. 2026

Au Vatican il y a 44 ans

Rome, 19 avril 1982. Voilà une date importante de ma vie. Ce jour-là nous sommes allés prier dans la chapelle privée du Pape, avec St Jean Paul II et la famille présidentielle Mobutu. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Grâce aux bons offices de Mgr Emery Kabongo alors deuxième secrétaire privé du pape, le président Mobutu Sese Seko a obtenu avait obtenu une messe à l'ntention de sa famille célébrée par le Saint Père. Pour donner une couleur zaïroise à la cérémonie, nous grands séminaristes étions associés à animer la célébration avec chants et tam-tam. Je pense à mes trois amis décédés: Léon Kalenga de Luebo, ancien nonce; Flavien Busina de Kenge, Jean-Marie Mayala de Boma. Les autres vivants sont: Jean-Bosco Matand, Donatien Mole, Félicien Ilunga et Augustin Mwamba. Que je n' ai plus revus depuis cette année-là, malgré quelques échanges épistolaires ou courriels. Mgr Emery Kabongo devenu plus tard archevêque de Luebo est encore en vie, en repos à Rome. 

Santo Giovanni Paolo Secondo, prega per noi !

Tutti i Santi del Cielo, pregate per noi !