Après le sommet Africa Forward tenu à Nairobi, les Congolais ont jugé mitigées les déclarations du président français Emmanuel Macron. En appelant au "dialogue", ce dernier refuserait de condamner le Rwanda. Il soutiendrait par contre l'intégrité territoriale de la RDC. Ce discours ambigu envoie un signal contradictoire au peuple congolais. LCela s'explique par le fait que les intérêts français pour l'exploition des minerais congolais via Kigali sont énormes. Ce n'est donc pas de la France qu'il faudrait attendre une solution acceptable à ce conflit. Depuis plusieurs années, je ne trouve pas d'autre solution à la question de l'insécurité à l'Est de la RDC que la guerre. La diplomatie apporte certes des résultats positifs, mais elle ne suffit pas à éradiquer l'occupation du pays par des forces étrangères. L'Occident n'est pas préoccupé par le bien des Congolais, mais par les matières premières dont regorge ce pays. Et le Rwanda leur parait plus sûr que la RDC. Aussi simple que cela. Il revient aux Congolais de prendre leur responsabilité, de s'armer et de défendre leur territoire. Le reste, c'est de l'opium pour endormir la galerie. Je ne crois pas au discours diplomatique empreint d'ambiguités. Les décisions prises dans des bureaux feutrés des palais occidentaux n'ont aucun impact sur le terrain oriental congolais. Ces leaders n'ont aucune idée d'impitoyables crimes et souffrances qu'endurent nos compatriotes dans cette partie du pays. Nos compatriotes sont tués, assassinés, terrorisés, les femmes violées, les enfants mis en débandade et séparés de leurs parents. Les envahisseurs ont occupé nos villes et terres par les armes, il ne faudrait pas attendre qu'ils partent pacifiquement, à la suite d'une diplomatie persuasive. La guerre est inévitable pour en finir avec ce théâtre criminel et sanguinaire. Pro patria mori.
Kahiudi C Mabana
16 mai 2026
15 mai 2026
La mendicité comme occupation
Je connais à travers le monde des gens qui vivent de la mendicité. Ils n'ont pas peur ni de gène à demander de l'assistance. Ces gens passent maîtres dans l'art de la mendicité. Dotés d'une capacité de persuasion, ils savent ouvrir même les mains flambeaux, comme on disait jadis au Zaïre. Par tous les moyens, ils arrivent à vous soutirer quelque chose, sous peine de vous laisser dans le regret ou la culpabilité au cas où vous seriez inflexibles. J'en connais qui n'entretiennent de relations que d'intérêt, et qui vous repoussent au moindre faux pas. C'est souvent une chaîne: la mère ou le mari intercède auprès de l'âme généreuse pour que le butin soit décroché. Par une sorte de harcelement bien nuancé, par une insistance adéquatement dosée ou calculée, ils obtiennent ce qu'ils veulent coûte que coûte. J'en connais trois spécialement qui ont fait de la mendicité leur occupation principale. Ils manquent de tout, mais jamais des mégas pour leurs communications.
Le premier est un homme de Dieu. Chez lui, chaque rencontre avec un inconnu constitue une manne à dons, dont il faudrait tirer le plus grand bénéfice. Un autre se sert de sa maladie pour ne pas travailler mais jouir du fruit du travail des autres. Je ne parle pas des charlatans pasteurs prêts à tout pour faire "sceller" les multiples bienfaits de leurs actions thérapeutiques. J'en connais une, une dame qui élève ses nombreux enfants toute seule, mais avec l'aide de plusieurs membres de famille. Elle s'arrange sans vergogne à soutirer les dividendes des ayant droit. Elle vit aux crochets de ses frères, soeurs, neveux et nièces, qui se démènent à lui assurer une vie décente. Toute sa vie, elle n'a jamais travaillé ni gagné de salaire. Toute sa vie, elle a peaufiné des méthodes et moyens pour s'assurer la générosité de ses bienfaiteurs, sans jamais rien sacrifier en retour. A se demander si elle éprouve de la gène ou de la honte lorsqu'elle dérange les autres, comme si ces derniers n'avaient aucune responsabilité. Chaque relation, chaque coup de fil sonne chez elle comme une demande d'aide, comme si le monde n'existait qu'autour d'elle seule.
Le troisième, c'est un homme à projets. Démarcheur dans le coeur et dans l'âme, il prévient qu'il a besoin d'un petit quelque chose afin de se prémunir contre la nécessité. Il ne se considère pas comme un pauvre, mais vise de grandes choses. Ses chiffres se projettent en millions, pas en milliers. C'est le genre du prometteur qui n'a jamais rien en mains quand il doit agir ni aider. Pour verser la dot de son épouse, il arrange un scénario tel qu'au final, les autres paient et lui-même ne sort pas un seul sou. A l'occasion du mariage coutumier de sa nièce, il promet une somme qui couvrirait tous les frais manquants, mais non finalement on ne voit pas la somme, il ne se présente même pas à ladite cérémonie. C'est le rêveur qui n'a rien mais dispose de la parole vive pour laisser les autres agir et tout faire. Sa langue est loquace, son raisonnement incisif, logique et rigoureux. Logique? Oui, sa logique, une logique que lui seul soutient au monde. Maître mendiant! Il hait le travail, mais profite du travail des autres. Pourquoi pas?
L'artiste mendiant contraint son sponsor ou mécène à l'action. Il court le risque de détruire ses relations en culpabilisant son interlocuteur. Il n'a cure des sentiments de ses victimes, seul compte son intérêt.
14 mai 2026
La politique comme elle va
Je suis apolitique mais j'écris souvent sur la politique. Je l'aborde en littéraire, n'étant ni politologue ni juriste ni même acteur dans ce domaine. Je clame toujours que la politique me sert de portable théâtral pour des réflexions à la fois sarcastique, rarement sérieuse sauf quand je cite nommément des individus. Domaine sensible, j'aime mieux garder mes distances et me tenir loin des péripéties politiques. Un ancien commissaire sous-régional du Kwilu nous a une fois surpris à Kalonda en déclarant: "L'abbé ici à ma côté (sic) est plus politicien que moi". Il s'agissait de l'abbé Denis Luhangu. C'était en 1975.
Cinquante années se sont écoulées entre-temps, la politique demeure identique dans sa diversité et son unicité. Les acteurs ont changé sur le portable, mais la politique reste la même comme !'eau qui prend la forme de son contenant. Oui en effet l'eau est unique, qu'elle sorte d'un tuyau, d'un sceau d'une bouteille ou d'un verre. Ainsi en est-il de politique. La volte-face et l'imprévisibilité même si l'homme ne change jamais fondamentalement caractérisent l'homme politique. L'appât du pouvoir contraint a la contradiction. L'homme politique tient un discours et son contraire selon qu'il est au pouvoir ou dans l'opposition. Il ne tire la couverture que de son côté. Ce qu'il a fermement renié hier pourrait lui servir de socle aujourd'hui. Appelez ce phénomène comme vous voulez, traitez l'individu de toutes les qualificatifs les plus indignes, l'homme politique se façonne une image immaculée même s'il est le plus crapuleux des humains. Il y a cinquante ans un politicien détourneur le denier public, c'est enfui avec les agents assignés à sa securité, est entré en clandestinité puis en opposition, est revenu au pays=a ete nommé gouverneur urbain, promu ministre d'état. Quel fabuleux parcours ! Aujourd'hui c'est pareil.
C'est l'observation des comportements des hommes politiques qui m'intéresse. Les querelles individuelles et partisanes n'ont de sens que pour la gallerie. Nihil novi sub sole! Plus ça change plus c'est la même chose.
13 mai 2026
"Kein Weltfriede ohne Religionsfrieden" (Küng)
Das ist eben Hans Küng und sein Konzept des Weltethos. Diese Überzeugung von ihm hatte er lange Jahre verteidigt und bewiesen. Und heute mehr als gestern stimmt alles, genau wie es der berühmte Schweizer Theolog vor vielen Jahren weltweit geäussert hatte. Dass Rom ihm die Missio Canonica entzogen hatte, hatte ich damals für eine Schande gehalten. Die Uni Tübingen hatte ihn nie verlassen. Ich war unter den Theologiestudenten, die linke Ideen oder Verhältnisse positiv ansahen. Ich hatte einen Artikel úber die Taufe geschrieben, den die Zeitschrift Telema nicht veröffentlicht hatte. Der Grund war, weil dieser Text gegen die offizielle Lehre der Katholischen Kirche war. Deutsche Theologe wie Kasper, Rahner, Ratzinger unter anderen waren mir am liebsten zu lesen. Küng war der resizendste, und sogar mein Vorbild. Mein allererster Artikel war durch Küng inspiriert. Pater Simon Boka hatte den Text gefährlich und nicht richtig geschrieben gefunden. Als P De Decker mir es erzählt hatte, war ich sehr enttäuscht, weil ich in dieser Richtung weiterstudieren wollte. Dieser Shock so zusagen war das Ende meines Dogmatiktraums. Gern hatte ich Vorlesungen von Theologen und Vortäge von Philosophen wie Habermas oder Gadamer an der Uni Gregoriana in Rom zugehört. Das war meine Leidenschaft. Sehr wahrscheilich hätte ich eine Doktorarbeit über Hans Küng geschrieben hatte, wenn ich die Gelegenheit gehabt hätte. Dann ich mich entschlossen die Bibel auf Griechisch und Hebräisch lernen und lesen zu können. Wie Sprachen meine natürlichen Stärken waren, war es mir einfach mich damit zu beschäftigen. Aber Küng hatte nich über alles faziniert. Der Mann war mir Ehrlich und wise. Da ist er in meinem Leben wieder anwesend. Sein Begriff "Kein Nationsfriede ohne Religionsfrieden" bleibt wahr für ewig und ewig.
12 mai 2026
Des pasteurs critiquent l'église catholique
Ce thème est connu de tous. Beaucoup de pasteurs des églises du réveil s'acharnent avec passion contre l'église catholique romaine. Une stratégie très sûre pour s'assurer un succès auprès de leurs fidèles. Il s'agit de puiser des fidèles dans ce grand réservoir qui compte plus de deux milliards de croyants. Alors ces pasteurs s'attaquent aussi bien à la doctrine catholique qu'à sa hiérarchie et son clergé. C'est de bonne guerre comme qui dirait. La "sola scripta" luthérienne fonctionne à merveille.
Un pasteur du réveil s'est dernièrement attaqué avec virulence au culte de la Vierge Marie tel qu'il est pratiqué par les catholiques. C'est à ses yeux un blasphème, de l'idolâtrie, vu qu'aucun passage de la Bible m'en parle ni le recommande. Marie serait, selon lui, juste la mère de Jésus, et ne mérite aucune prière. Comme c'est un sacrilège que de professer la virginité de Marie, ledit pasteur condamne à la damnation et à la géhenne du feu tous les chrétiens qui la vénèrent. Il condamne de fait, le dogme de l'Immaculée Conception, et out ce que l'église prône dans sa doctrine mariologique. Des devises comme "Totus Tuus" de St Jean-Paul II serait à ses yeux des abérations sans fondement biblique, donc basées sur des hérésies. Or Marie n'est pas une déesse, que je sache: "Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, ...". Elle a mission de médiation, d'intercession comme d'ailleurs tous les saints du Ciel. Nulle part dans la Bible cette phrase n'est visible. Il combat et récuse la séculaire traditon de la maternité divine de la Sainte Vierge Marie.
Un autre pasteur justifie la dîme que lui versent Les fidèles par une pratique catholique. Serviteur de Dieu qui exige des billets de banque en Dollars, il s'étonne que les médias le critiquent pour sa cupidité et son enrichissement personnel. Un autre, comme Jesus; "Nalongoli maladi.... scellez la guérison" et les fidèles se précipitent pour déposer leur offrande. Ensuite: "Napesi mabala, Napesi kobota.... scellez avant que la grâce divine ne disparaisse. " Les fidèles reviennent de nouveau avec leurs offrandes. De tous ces chrétiens obséquieux, personne n'osé comprendre que ledit pasteur n' d'autre visée que de gagner de l'argent. On dirait qu'ils sont tous envoûtés. Et pourquoi pas car ces derniers recourent à des pratiques sorcières de domination et d'enrichissement faciles.
Je m'arrête à ces exemples pour souligner l'impact de la parole des pasteurs sur le comportement de leurs fidèles souvent par les prétendus miracles de leurs pasteure. trop fanatiques et obnubilés J'y reviendrai.
Paix entre les religions
9 mai 2026
Troisième mandat pour le président congolais actuel?
..." si les Congolais le lui demandent." C'est autour de cette phrase conditionnée que partisans et opposants du président congolais s'empoignent. Logique, responsable et normale pour les partisans. Inconstitutionnelle pour les opposants. Le monde politique congolais s'agite depuis plusieurs mois autour de ce débat. Qui a raison? Qui a tort? Difficile de trancher. Tout dépend de l'interprétation des textes et de la notion de démocratie qu'on défend. L'autre point d'acchopement, c'est les élections de 2028. Pas possible si le Nord Kivu et le Sud Kivu ne rentrent pas sous le contrôle du gouvernement central de Kinshasa. Les élections les éloigneraient du centre et les pousseraient à justifier leur démembrement du reste du pays. Tel est le dilemme. Telle est la situation embarrassante et insidieuse que traverse la RDC. Quelles sont les voies de sortie de guerre? Dialogue inclusif, referendum pourraient constituer des moyens pour solliciter la volonté des citoyennes et citoyens congolais. J'estime pour ma part que, malgré les passions des uns et des autres, les Congolais sont assez mûrs et réalistes pour trouver une solution négociée pour le plus grand intérêt de la nation. Entre la poursuite d'un autre mandat, un glissement de fait qui ne dit pas son nom, et une paix incertaine sur toute l'étendue de la république, il y a lieu de se fier à la responsabilité commune et unanime des Congolais. Entre une dérive dictatoriale pour les opposants et un consensus referendaire salutaire pour les partisans du pouvoir, l'intervalle s'avère quasi impossible à gérer. La réalité est que dans sa qualité de garant et de commandant suprême des armées, le président possède assez de marge de manoeuvre pour justifier sa vision et le soutien de ses partisans. C'est l'insécurité à l'Est qui conditionne tout: il faudrait absolument réunifier le pays avant de parler d'élection. Attendons voir. Pour moi apolitique et littéraire, seules la paix et l'intangibilité des frontières nationales comptent. La paix ne s'obtiendra qu'à la fin effective des hostilités séparatrices ou sécessionnistes qui balkaniseraient le pays. Et ce sera par la force des armes. Les individus passent, la nation reste. Pro patria mori.