11 oct. 2026

Ecrire sur mon blog, un problème

Depuis que je suis à Kin, il m'est difficile de me concentrer et d'écrire tellement la vie est agitée. Une simple sortie en ville donne du fil à retordre. Le rythme de la vie est simplement époustouflant. Je n'arrive pas à faire ce que je souhaite faire. Je me demande même comment mes collègues parviennent à travailles et à être productif. C'est vraiment un problème, c'est mon problème. Je vais voir ce que ça donnera à Kenge. 

La circulation routière est chaotique. Il faut oublier tout ce que l'on a appris à l'autoécole. Les policies ont plus leurs teête à extorqier l'argent des chauffeurs qu'à ordonner la circulation.C'est la route qui dirige le comportment à adopter. Ce sont les autres usagers qui décident de la direction gauche ou droite à prendre. Les motos vous cassent les parechocs et les rétroviseurs sans ménangement. En plus du chahut infernal, des querelles et des insultes qui fusent de toute part. A la sortie des embouteillages, c'est comme on se sauvait d'un brasier mortuaire. Et si on tient compte de l'insécurité, on se croirait dans un film de Hollywood.

Mais c'est ça notre beau pays. Je ne vois vraiment pas comment cette situation peut s'améliorer. Un compatriote faisait une reflexion que j'ai trouvée judicieuse à propos de la ville de Kinshasa. La population de Kinshasa déposse en nombre plusieurs pays réunis, mais tout est mis sous la direction d'un seule homme. Ces pays ont des structure: administration, armée, police, parlement, renseignements, salubrité, etc. On devrait selon lui repenser la structure administrative de cette ville en fonction de la population. Un seul responsable quel que que soit son génie ne peut pas réussir. La réflexion doit évoluer dans ce sens. Des efforts sont certes faits, mais il en faudra plus. 

Mon blog connait quelques secousses que je releverai dès que le calme reviendra en moi. Je suis encore en période de réadaptation à mon pays natal. 

10 oct. 2026

30 septembre 2026: arrivée à Kinshasa

Parti le 28 septembre de BGI, je suis arrivé à Kinshasa ce 30 septembre après une journée d'escale à Londres. Depuis des mois, j'avais conditionné mon voyage au Congo en fonction de l'ordination sacerdotale de Xavier, dernier de la fratrie Mabana. La date du 3 octobre a été annoncée officiellement il y a trois semaines. Octobre c'est le mois de la réouverture académique. Il m'a fallu donc décider de venir et voir comment enseigner dès la première semaine des cours à l'ISP Kenge. 

Kinshasa, c'est Kinshasa. A l'aéroort la foule habituelle avec les tracasseries des porteurs, mais avec l'habitude on s'en sort sans trop de dégâts. La traversée s'est faite sans problème. Le premier jour je me  repose. Dommebik me faut arranger les documents de la voiture,je sors pour quelques heures. La circulation est insupportable, un embouteillage nous attend au au retour.

L'ordination de Xavier se passe dans de bonnes conditions. J'y reviendrai plus largement. On est le  3 octobre 2026. 


22 sept. 2026

RIP Abbé JP Gavuka: 40 ans déjà

22.9.86-22.9.26 soit 40 ans depuis que l’abbé Jean Pierre Gavuka a quitté ce monde. Que son âme repose en paix. Il avait à peine 30 ans et 3 ans de sacerdoce. Difficile de livrer en quelques lignes la vie d'une personne proche décédée depuis quatre décennies. Loué avant tout soit le nom de l’Eternel qui nous ramène au souvenir d'un prêtre entièrement dévoué au diocèse de Kenge mais que la maladie a vite arraché à notre affection. Je m'arrêterai volontiers à quelques souvenirs. 

Entré au petit séminaire de Kalonda en septembre 1970, Jean Pierre me suivait d'une année. Il venait de Fatundu avec son ami Maza Boscas. Il s'est vite révélé comme un bon joueur de dames et de football. Gai, éveillé, plutôt calme et discret, il m’a impressionné par sa grande chevelure dont il prenait un soin particulier. J’ai encore des photos de nos 20 ans. Jean Pierre attirait la sympathie des amis à tel point que Les Messagers lui avaient dédié une chanson spéciale au grand séminaire de Mayidi. "O Ji Pi e Ji Pi papa". Les Messagers c’était l'orchestre qui animait nos soirées et fêtes. Les amis Robert Mangala, Noël Matonga, Damien Pakasa, Liévin M’Banga, Gérard Nzuzi, Alexis Olenga, et ceux qui ont quitté ce monde Baudouin Ikungu,  Esas Tom Tom Eklos, ont dans la foulée chanté et dansé pour lui entre 1976 et 79 au rythme du Choquez Retard ou du Washawasha  

Il faudra toutefois avouer que je l'ai mieux approché et connu lors de notre formation théologique à Rome entre 1979 et 1982. Alors que Faustin Mampuya et moi avions effectué une année de régence à Kalonda, Jean Pierre, Benjamin Fala et Flavien Busina sont passés directement de Mayidi à Rome. D'où nous sommes devenus condisciples et avons poursuivi tout le parcours sacerdotal ensemble.

Je reste hélas le seul témoin de notre séjour romain. C'est à Rome que la santé a posé les premiers ennuis. En juillet-août 1980, nous nous retrouvés lui et moi à Raeren, en Belgique. En fait, c'est avec Jean Pierre que j'avais effectué mon tout premier voyage en train entre Rome et Aachen, le 29 juin 1980. Via Bologna, Brennero, Innsbruck, Munich, Bonn. Quand nous étions en troisième théologie, il a piqué une crise pendant la messe des 25 ans d’épiscopat du cardinal Bernardin Gantin au Collège Urbain. C'était en février 1982. C'est son ami Benjamin Fala qui l'accompagnait à l'hôpital et veillait sur lui. Nous on assurait la reléve. Que son âme repose en paix !

Au retour au pays en août 82, nous avons été ordonnés diacres ensemble; et prêtres le 7 août 1983. Affecté comme diacre et vicaire à la paroisse Notre Dame de la Paix, Kenge, de 82 à 84, l’abbé Gavuka a rejoint l'évêché de Kenge nouvellement construit en septembre 85 comme secrétaire chargé des archives. Et nous étions tous deux vicaires dominicaux a la Paroisse Anuarite avec l’abbé Nicolas Berendts comme curé. Cette année-là, je me suis occupé personnellement de sa santé, et nous avons collaboré étroitement. Dieu a repris son âme ce jour il y a 40 ans. C'est l’abbé Robert Kutukenda qui était monté de la procure m'annoncer ce décès. J'étais pourtant a l'évêché  mais n'avais pas ouvert la phonie à 17 heures. J'étais en conversation avec un parent. Que son repose en paix. 

Je me souviens de ses funérailles avec quelques incidents douloureux que je préfère taire. J'étais à la messe des suffrages à Notre Dame mais ne suis pas allé à Kalonda pour l'enterrement. Monseigneur l'Evêque m'avait demandé de rester à Kenge pour assurer la permanence. A cette époque, j'avais publié à l'imprimerie Edimba une photo funéraire de l’abbé Jean Pierre Gavuka avec un texte en kikongo mais je n'en ai pas gardé d'exemplaires. La photo a été distribuée a travers le diocèse... j'ose croire qu’il y en a à l'évêché. Que son âme repose en paix ! A jamais grave et rivé dans nos cœurs !

Ma pensée va aussi vers Nico Berendts, le seul curé dont je fus vicaire, qui aurait fêté ses 99 ans ce jour. Paix à son âme ! 


21 sept. 2026

Il faut savoir partir

Les années passent vite, sans qu'on s'en rende compte. Ce qu'on croyait lointain dans le temps devient proche mais on croit que c'est encore loin. Sans s'en apercevoir vraiment, on entre dans le troisième âge, mais on croit qu'on a encore assez de force pour faire tout comme au temps de la jeunesse.  C'est la loi de la nature. Le temps passe vite comme la vie d'ailleurs. Des projets mis de côté ou en veilleuse deviennent irréalisables parce qu'ils n’ont pas été entrepris à temps. 

Il y en a qui vivent dans des illusions ou dans des réalités créées de toutes pièces qu'ils fabriquent comme supplements à leur imaginaire. Certains créent des histoires d'événements qui n'ont jamais eu lieu  mais y croient fermement.  Et pourtant tout est faux. Les fantasmes deviennent des réalités incrustées dans leur psyché. Comment ne pas se douter de leur santé mentale et physique? J'en connais un de ce genre. 

Il y en d'autres qui vivent sans vraiment vivre. Ils circulent hors du temps, hors de l'espace. La vie les frappe de plein fouet. Pas de boulot  pas de famille  une vie de rêves transformées én événements vécus au passé. Un congenere m'a surpris avec un enfant de trois ans dont il voulait me confier la garde en lui donnant mon nom. Je lui ai répondu que je ne m'engagerais a rien. Le gars vit avec une femme qui aurait pu être sa petite-fille; et cette dernière a envie d'avoir des enfants. Souci légitime dans un monde qui s'effondre. Things fall apart  c'est vraiment le cas de le dire.

Il faut savoir partir... les choses matérielles accumulées au fil des années resteront. Partir comme on est venu au monde. Entre ces deux instants rien, le vide et l'absence. 

20 sept. 2026

Que d’absences!

Dans mon entourage immédiat et lointain il y a eu récemment pas mal de décès. Des personnes dont l'absence se ressent comme une tragédie. Il faudrait les remplacer au boulot mais pas dans nos cœurs. Je ne les verrai plus, on ne se verra plus. Notre contrat terrestre est rompu. Il y a tellement de responsabilités urgentes que je ne saurais par oû commécer. j’ai sommeil, j’arrêre là. Veuillez m’exvuser estimés lectrices et lecteurs. 


19 sept. 2026

Ce que j’apprends encore

J'ai beaucoup appris au cours de la vie, je continue à apprendre et à découvrir beaucoup d'autres choses encore plus révélatrices de ĺ’esprit humain. Chaque jour qui passe, j'apprends, je fais face à beaucoup de défis que lance la vie. J'y réfléchis sans forcément trouver des solutions. Moi qui ai pourtant opté pour le principe de problem solving comme moto. Je m'efforce a penser qu’il y a une solution  à tous les problèmes. Bonne ou ́mauvaise, adéquate ou inadaptée? Je m'efforce à croire qu’il y a une boîte à solutions à tous les obstacles qui se posent à l'esprit humain. Erreur! Illusion! Mais je n'ai pas, prétentieux que je suis, l'humilité de reconnaître mes limites. 
Il faut savoir partir... tout ce que nous entreprenons a une fin que parfois nous refusons d'accepter. Dans un esprit de vouloir mieux apprivoiser son univers, un homme quitte son village comme Ngeleka pour s'installer en ville conçue comme un eldorado. Après avoir vendu ses bétails, ses légumes et tout ce qu’il possédait, il se retrouve sans domicile fixe dans la megapole urbaine. Le voilà désormais "balado", un mot qui désignait les délinquants  dans les années 80. Il n'est pas le seul, ce sont des milliers de personnes qui se retrouvent dans ce traquenard. Et des millions dans le monde. Question de circuler le soir ou la nuit dans les rues de Washington DC, New York, Paris ou même Kinshasa.  La ville attire et répugne à la fois comme par un mouvement de fascination répulsive. Le bonheur espéré passe à coté du malheur tout comme la mort est le revers de la vie. C'est la face cachée certes mais ouverte de la même médaille. Le bonheur tant rêvé s'éloigne toujours et on se demande finalement à quoi a servi ce long parcours de vie pour finir comme cela. 
Fascination répulsive, disait mon vénérable maître Jean Roudaut. Mon professeur de littérature française moderne et contemporaine vit encore et totalise 98 ans. Et dans sa sagesse légendaire, il soutenait que "l’on n'aime jamais que l’absent." L’absent, c'est l'être présent de corps mais invisible de l'esprit. L'être vit dans l'esprit plutot que par la parole. Trêve d’élucubrations cérébrales. L’absent, c'est le disparu, le défunt, le vide émotionnel et physique. La personne invisible possède une dimension ineluctable dans la vie. Le constat de l'absence est pour moi un moment à la fois dramatique et tragique. 
Chaque fois que je revisite Kenge, je suis frappé par l'absence. Je re-découvre une ville dont j'ai partagé certains événements et d'autres que j’ai percus de loin. Ma mémoire me ramène souvent à la réalité. En ce moment même, Kenge pleure Maman Mbulungu, née Marie Colette Ngonzo, la mère d’Odon, Mariane, Valentine, Mathieu, Marguerite, etc. Voilà un nom trés connu à Kenge, iconique pour ma génération mais presque ignorée aujourd'hui.  L'épouse de Papa Mbulungu Milolo fut une grande dame à Kenge. Elle est décédée dans une discrétion totale. J’ai encore eu le privilège de la revoir il y a une année, toujours aussi digne et noble. Je me joins avec gratitude à la douleur de sa famille biologique et lui rends un hommage respectable. Que son âme repose en paix.  
Il n'y a pas de meilleure école que la vie. Il y a toujours des leçons à apprendre. 

15 sept. 2026

Pauvre et digne ou riche en haillons

Dans des IA vidéos je vois des scènes ou des séries ou des cas similaires qui se répètent. 

Un jeune nettoie une voiture de luxe, le propriétaire arrive. Il lui explique qu'il le fait pour payer les frais d'hospitalisation  de son parent malade  Le riche jette en démarrant une montre Rolex ou un anneau de 50 000 $. L'enfant ramène le joyau au bureau ou a la maison du riche, mais la réceptionniste ou madame détourne l'objet perdu. Les caméras de surveillance révèlent ce qui s'est réellement passé. 

Un riche déguisé en vagabond ruiné, affamé et habillé en haillons, se voit éconduit de l'hôtel ou de la banque. Son accoutrement le disqualifie et provoque la risée du personnel et des clients. Il est pris pour un imposteur parce qu’il s'habille pauvrement. Parfois la police est appelée en renfort. Un autre, voulant retirer de son compte 500 000$, est humilié, moqué et traité de fraudeur ou de contrefacteur. Il se révèle que l'homme déguisé est un puissant homme d'affaires, actionnaire de l'hôtel ou de la banque. Celui-là même qui fait que l'hôtel ou la banque soient en mesure de fonctionner et d'assurer les salaires du personnel.

Dans tous les cas, la vérité apparaît brutalement et suggère qu'il ne faut pas juger quelqu'un par son habillement.  Ces cas constituent un test de la probité et du professionnalisme du personnel. Dans les familles, c'est l'honnêteté de madame ou de monsieur, qui est testée. Ou virn ça passe, ou bien ça casse. Moralité: respect de la dignité de tout être humain quelles que que soient son apparence ou son appartenance sociale.