16 juin 2026

Qui dit vrai?

Les declarations faites à la suite des incidents qui ont eclaté au sit-in de l'opposition montrent combien le desaccord est profond entre les partisans du pouvoir et deux de l'opposition. Tout serait mise en scéne. Martin Fayulu ne serait atteint d'aucune balle. Comme les autres. Il n'y aurait aucun mort, tellement la police s'est acquittée de son devoir avec professionalisme et compétence pour disperser moutons et crapauds. Ca c'est le coté pouvoir. Le coté opposition soutient le contraire. La tension est forte. Le discoura se durcit, et la verité ne sera jamais connue. Qui dit vrai? Tout le monde dit vrai, ou dit qu'il dit vrai. Tel est le paradoxe. 

J'ecris souvent dans ce blog que la politique est un art du mensonge. Tout eat de savoir à qui le mensonge orofite. Il y a des videos qui attribuebt la nationalité senegalaise iu camerounaide à Martin Fayulu. Moi j'ai connu Martin Fayulu en avril 90 chez sin cousin Véron a Bula Tshaka. Chez son vrai cousin, pas Péoé Kallé. Bien avant qu'ul entre en politique. Les reseau sont truffés de mensonges. En fait, c'eee sont les mensonges qui dirigent le monde. Si non il n'y aalurait jamais eu de ministerebde la justice. 

Qui dit vrai? Meme ce que je présente  comme verite serait mensonge. C'est pourtant ma vérité. 

15 juin 2026

La violence politique

Notre pays vit un tournant décisif. Le changement constitutionnel suscite une violence inédite. Ce qu'on craignait et qui était prévisible arrive actuellement. Le sit-in de l'opposition a provoqué des troubles d'une agressivité surprenante. Pouvoir et opposition s'accusent mutuellement. Le sang a coulé, des images circulent. Montages selon certains. Mais le sang a coulé. Martin Fayulu a reçu quelques éclats à la tête et à la jambe, dit-on. Quelle leçon en tirer? Le sang a coulé, il coulera encore plus si l'on n'y prend garde.

Le problème n'est pas la Constitution. C'est Les discours radicaux et violents qui se tiennent autour de cette question. Les passions sont tellement allumées qu'il devient impossible de les maîtriser. Les esprits sont tendus, surchauffés. Partisans et opposants s'affrontent inlassablement. La police tire à balles réelles, selon les vidéos que j'ai vues. Fake news ou montage ? Je ne saurais dire. A cette allure, les villes déjà minées par l'insécurité des Kuluna risquent de devenir des poudrières incendiaires ou des centres de guerres civiles.

Il est temps que ces dérapages meurtiers cessent. A cette allure le pays va à la dérive. Nous allons nous détester, nous poignarder,, nous entretuer comme des bêtes sauvages mues par une extrême férocité. Il est temps que les tensions soient apaisées, que nous nous s'assoyons autour d'une table pour épargner le sang du peuple et éviter des carnages inutiles.. A voir la cruauté haineuse dont font montre les masses déchainées par les passions, la crainte est forte le pays s'imploser et éclater en miettes. 

L'unité du pays, entamée depuis la prise de Bunagana, est gravement menacée. Patriotes, compatriotes, mettons nos forces, nos armes et notre sagesse au service de l'unité de notre beau pays. Nos aïeux nous ont légué ce pays pour que nous y vivions dans la paix, la justice et que nous travaillons à sa prospérité. Que cesse la violence politique ! 

14 juin 2026

Retrouvailles avec les Thomas de Fladungen

"Grüße aus Old Germany." C'est en ces termes que vient de se désamorcer un silence vieux de presque 20 ans. Oui le contact s'est coupé à mon arrivée à la Barbade. De régulier il est devenu temporaire ou occasionnel avant de s'éteindre définitivement. Pas si définitivement que ça. So ist das Leben. 

En remontant en arrière, je crois que l'introduction généralisée des téléphones  portables y a été pour quelque chose. Nous n'avons pas intégré ce moyen de communication dans nos contacts. Pendant une vingtaine d'années, nous échangions des lettres et des cartes postales à l'occasion des fêtes. Puis, ça a disparu en dépit de quelques emails essentiels. 

Les Thomas m'ont longtemps soutenu depuis mes années de Rome jusqu'à la prêtrise. Ils étaient toujours là pour moi. Tout était parti de ma rencontre en août 1980 avec leur fille Gabriela à Staufen, où ils étaient en vacances chez les Stecks. Moi, j'apprenais l'allemand à l'Institut Goethe. De fil en aiguille, j'ai aussi connu la famille Stecks à Münstertal. Et j'ai longtemps entretenu des échanges épistolaires avec ces Bavarois et Souabes. Combien de fois ai-je été à Fladungen? Plus de dix fois, c'est sûr. En 95 j'y ai amené le P Séra Kiosi alors missionnaire à Calavi au Bénin. Ce dernier leur a offert des statuettes d'équilibristes que les enfants de Gabi appelaient affectueusement "Séraphin". La générosité des parents, Inge et Roman Thomas d'heureuse mémoire, reste à jamais gravée dans mon coeur. Leur nom figure parmi les personnes remerciées dans ma thèse. Ils font partie de mon cercle fermé d'amis. 

De renouer aujourd'hui avec Gabi, Petra et Christoph, revient pour moi à remplir un devoir de mémoire et de gratitude envers cette famille.  J'en suis d'autant heureux que je remonte à quatre décennies de ma vie. Des messages sporadiques ont certes existé, mais pas de façon continue. Les années avancent, mais il y a un passé qui ne saurait être changé quoiqu'on fasse un effort de l'oublier, de le changer ou de l'embellir. C'est reparti.

13 juin 2026

Coupe du Monde 2026

Une anecdote. Lorsque j'étais à l'école primaire, le FC Santos de Pelé est venu à deux reprises jouer à Kinshasa contre les Léopards, l'équipe nationale nouvellement créée par le Président Mobutu. Une fois, ces derniers ont gagné contre l'équipe du meilleur joueur du monde de l'époque. Pour moi, écolier, la RDC était championne du monde. Et j'y avais cru dur comme fer, jusqu'à ce je découvre la réalité.

Kalonda, juin - juillet 1970. Je suis en train de finir ma première du cycle d'orientation. La Coupe du Monde se joue au Mexique. Nous la suivons à la radio. Je me souviendrai de la demi-finale entre l'Italie et l'Allemagne. Les missionnaires SVD sont en réunion. Ce soir-là, le père Henri Schwiss alors broussard à Matari sortait de la réunion pour s'enquérir du score. L'Italie s'était qualifiée pour la finale après prolongation. La finale était gagnée par le Brésil de Pelé sur un époustouflant 4-0, je crois.

Je commençais à comprendre le système d'organisation du football tant au niveau congolais, africain que mondial. Le TP Englebert Mazembe était déjà deux fois champion d'Afriques des clubs champions ou CAF, tout comme les Léopards. 

Juillet 1974, je me trouve au DAIPN à la Cité du Parti. C'est là que je suivis la finale Allemagne vs Hollande sur un écran géant. C'était d'ailleurs la toute première fois que je voyais un appareil téléviseur et suivais un match télévisé. Pour la petite histoire, lors de mon tout premier séjour à Kinshasa en juillet août 65, la télévision n'existait pas pour moi. Je n'en avais même jamais entendu parler. A partir des années 70, les amis qui séjournaient à Kin nous en parlaient. 

Depuis, j'ai suivi toutes les coupes du monde avec ses hauts et ses bas. Rarement j' ai été satisfait des résultats. En 78, j'étais au grand séminaire de Mayidi. Nous avons vu l'Argentine de Passarella battre la Hollande de Cruyff. En 82, j'ai suivi la finale entre l'Italie de Zoff et l'Allemagne de Breitner depuis Fladungen en Bavière. Des équipes comme le Brésil, la Hollande, l'Allemagne, l'Italie, m'ont toujours fasciné. Avec l'âge le rapport au foot a complètement changé, mais je reste très attentif au monde du football. 

Avant-hier alors que je me débattais avec la relecture d'un texte à publier dans la revue du Kwango, Séra Kiosi m'a appelé:
-  Salut Man, tu suis le match?
-  Salut Man, quel match?
-  Bèh Mexique vs Afrique du Sud. C'est l'ouverture du Mondial.
-  Je ne savais pas. J'ai tellement du travail que je ne m'en suis même pas rendu compte. 

Le Mundial 2026 voit le retour des Léopards de la RDC dans la cour des grands. Tout en assumant qu'ils n'iront pas loin, je salue déjà leur participation comme une renaissance du football congolais. Les favoris sont les mêmes: France, Argentine, Brésil, Espagne, Allemagne, etc. Les surprises ne manquent pas en foot, et il y en aura. Que le meilleur l'emporte. 





11 juin 2026

Incompréhension

Cher Claver,

Il y a quelques semaines, j'ai écrit à ma bien aimée que je constatais un regain d'amour et de confiance dans notre relation. Elle tenait à ce que je le lui expliqué dès qu'elle retournerait du boulot. Mais entre-temps j'ai pris le soin d'effacer ce message qui n'a pas été accueilli favorablement. A son retour, elle s'est inquiétée de ne pas retrouver le message qui faisait problème. Je lui ai indiqué que mon intention était de la taquiner. Cette réponse l'a mise hors d'elle-même : " Donc tes sentiments sont faux. Tu ne me prends pas au sérieux. Franchement, je suis choquée et deçue. " Cette attitude pour une taquinerie m'a terriblement offensé, car je ne m'y était preparé. Je l'ai vue sortir de son sac une chemise pleine de documents: "Ce sont les formulaires de divorce", s'est-elle écriéé triomphalement. Je suis resté de marbre, figé comme si je venais d'une autre planète.

Du plein d'amour au vide, le pas a été très vite franchi. Je crois vivre dans un film dont je suis sans le vouloir l'acteur principal. Tout cela pour avoir taquiné mon épouse. Pour quel motif suis-je en instance de divorce?  J'ai refusé de signer quoi que ce soit avant de consulter mon avocat. Le même avocat qui, jadis, nous aida à acquérir notre résidence. Des questions de toute sorte me passent par la tête. Je me perds dans la lecture du droit matrimonial. Je ne dors plus, l'insomnie est devenue mon lot de tous les jours. Et si elle me taquinait comme je l'ai fait? Trève de naïveté, mon gars! Ce serait un drame de mauvais goût. Et s'il y avait un autre, un amant ou un soupirant tapi dans l'ombre de ma femme? En attendant les conseils des avocats, mes journées et mes nuits deviennent des cauchemars. Et la dame prend plaisir à me déstabiliser, à me titiller comme pour me faire payer mon crime impardonnable. ??? 

Les jours sont passés sans qu'elle ne bouge ni ne se montre. Et soudain ,Eureka'. C'était un poisson d'avril en plein juin. Qui ou quoi croire? En tous cas, plus rien ne sera comme avant. 


10 juin 2026

Je sens le stress

La retraite est souvent entendue comme synonyme de farniente et de paresse. Un illustre professeur avait prévu de lire pendant sa retraite tous les livres qu'il n'avait pas eu le temps de lire pendant son temps professionnel. Eh bien au bout de cinq ans, il n'en avait lu aucun, tellement il était tiraillé à gauche et à droite, par ci par là, par ceci cela. Je le comprends parfaitement, quoique mon expérience soit différente, mais identique en termes d'occupation et d'engagement. 

La retraite pourrait être frustrante si l'on n'y prend garde. Se lever le matin sans un programme précis ni projet d'activité amène à des situations difficiles à gérer. Ne s'étant nullement préparé à avoir des journées vides, le risque est grand de se voir plonger dans l'alcoolisme pour combler les heures d'inoccupation. Le risque est sérieux de se perdre dans des activités auxquelles on n'a jamais été exposé auparavant. Créativité! Pour ma part,  je pourrais certes me réjouir d'avoir pris des enseignements au pays, de m'être intégré dans des structures savantes et professionnelles, d'avoir en quelque sorte tirer profit de mes responsabilités académiques et administratives de Cave Hill, mais le fait de ne pas éprouver du stress constitue un stress en lui-même. C'est vrai et faux à la fois. La trauma post-retraite forme une réalité qui pourait se révéler fatale.

Mon option pour un "give back to my home community" n'a pas été sans risques. En plus des enseignements, j'ai pris la noble décision de m'engager à fonds dans la publication d'une revue, la Revue académique du Kwango (RAK). Notre revue de l'Association des Professeurs de l'ISP Kenge (APISPK).  Mon expérience d'éditeur de trois collectifs m'a servi de repère et de motivation; et pourtant, je peine à respecter le timing de la publication du deuxième numéro de la RAK. En effet, le premier numéro a frôlé la catastrophe, faute de collaboration professionnelle avec l'éditeur.  Nous ne nous sommes vraiment pas entendus ni sur le contenu ni sur la forme. La préoccupation principale tournait autour des frais à payer. Les discussions concernaient plus l'argent que la qualité du travail. Le produit final était bâclé: de nombreuses coquilles, deux tables des matières sans pagination correcte, des surcharges de  corrections non élaguées, etc. En fait, l'ouvrage a été imprimé sans que nous ayons eu préalablement accès au fichier prêt à imprimer. Vous comprenez que ce souci soit la cause de mon stress actuel. 

Le présent numéro sera publié chez un autre éditeur. Les démarches utiles sont en cours car nous tenons à éviter les erreurs du passé, à ce que le rapport qualité prix soit satisfaisant. Je suis stressé. J'ai le stress. Normal quoi! 

8 juin 2026

Adieu Sœur Wivine Matobo

Message de Mr Rachidi Tsumbi reçu ce 8 juin 2026 à 6h02:

"Bonjour prof,

J'ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de la sœur Wivine MATOBO, que j'ai connue à Kenge au Centre de Santé Saint Esprit. Je m'unis à la peine de toute sa communauté religieuse par la pensée et la prière. Que le Seigneur leur apporte réconfort, force et espérance en ces moments difficiles, et qu'Il accueille sa servante dans sa paix et sa lumière éternelles. Avec toute ma compassion." (Rachidi)

Mes sincères condoléances à sa famille biologique et aux Sœurs Salésiennes de la Visitation. Que son âme repose en paix !

La nouvelle m'est tombée brutalement ce matin. Juste une photo. Je savais depuis deux semaines, par sa consoeur Ghislaine, que Sr Wivine était malade, hospitalisée à HJ, Kinshasa. Voilà qu'elle est décédée aujourd'hui. Que son âme repose en paix.

Je garde de la Sr Wivine le souvenir d'une religieuse dans l'âme, qui a servi l'Eternel et son église jusqu'au bout avec foi et charité, avec zèle et dévotion. J'ai eu le privilège de la connaître déjà pendant sa formation au noviciat des Sœurs Salésiennes de la Visitation. A l'époque, les mercredis soirs, Mgr Dieudonné M'Sanda y célébrait la messe. En son absence, je m'y rendais quelques fois. C'est avec plaisir que, de retour à Kenge pour des enseignements à l'ISP, j'ai retrouvé la Sœur Wivine comme supérieure de la communauté Ntetembo. Lors de nos échanges, elle me rappelait des événements du bon vieux temps. En général, je dépose mon véhicule à Ntetembo. Elle m'a plus d'une fois invité à prendre un repas avec ses consoeurs. J'étais à Kenge le jour de son 60e anniversaire de naissance. Qui aurait crû qu'elle tirerait si promptement sa révérence? Pendant que j'écris cet éloge, j'apprends que la population de Kenge éplorée est rassemblée au couvent Ntetembo et rend un vibrant hommage à leur brave soeur infirmière du Centre de Santé Saint Esprit.

Merci Sr Wivine Matobo pour tous les biens que vous avez accomplis dans l'église, spécialement au bénéfice des malades et des familles démunies. Le Seigneur vous en revaudra. Ma Soeur Wivine, kwenda mbote na Kimfumu ya Nzambi. Amen.