15 août 2026

La trahison

Les plus grandes trahisons, comme les tromperies, viennent souvent des personnes en qui nous avons le plus confiance. C'est connu de toute éternité. "Moto akosala yo mabe se moninga bomelaka na yo. Moninga tofandi na ye woo apesaka nga gentil ya monoko. Kasi na motema na ye wowo azwa nga ennemi na ye ya liboso, etc." (La personne qui te fera du mal c'est ton ami avec lequel tu partages le verre au bar. L'ami avec lequel je vis ne manifeste sa gentillesse que par la bouche, mais au fond de son coeur il me prend pour son premier ennemi). Cà c'est au niveau individuel ou social. Si elle est meurtrière pour des individus, à plus forte raison combien nuisible la trahison est au niveau d'un pays. C'est ce qui se vit chez nous. Il y a plusieurs types de trahisons. J'en cible deux: l'économique et la militaire. 

La trahison économique, c'est quand une autorité politique ou un gestionnaire d'entreprise nationale s'empare des ressources du pays et les brade à des étrangers. Quand il crée des sociétés écrans pour exploiter et piller les ressources du pays. Des produits dont les recettes sont supposés revenir au peuple sont empochés par des inciviques qui ne voient que leurs ventres. Tous les détourneurs, pilleurs et voleurs de grand chemin sont, à mon avis, à ranger dans la catégorie des traîtres de la nation. Ils sont placés à ces postes pour servir le pays, mais détournent les moyens qui devraient contribuer à la construction du pays. La police qui rançonne les innocents trahit sa mission et le peuple congolais. Le gestionnaire qui détourne les deniers publics trahit sa mission, et de fait mérite des sanctions. La corruption n'est rien d'autre qu'une trahison qui bloque le développement du pays. Tous les politiciens tombent malheureusement dans cette catégorie, dont on entend des promesses électorales mais dont on ne voit jamais les réalisations. Et quand bien même il y a réalisation, c'est souvent en déca des monnaies reçues ou perçues. 

La trahison militaire est plus grave parce qu'elle met la vie même de la nation en danger. Lorsqu'on se demande pourquoi la guerre à l'Est de la RDC traîne depuis des années, on entend dire que l'armée est tellement infiltrée qu'il n'est pas possible de gagner cette guerre. On entend beaucoup de choses: des généraux congolais mais rwandais dans leurs coeurs donnent des contre-ordres et forcent les militiaires congolais à ne pas faire la guerre, à replier ou à fuir. Les armes et équipements de combat sont détournés, revendus, ou livrés à l'ennemi. Les soldes des militaires sont récupérées par des généraux avides d'argent et de pouvoir, et encaissées dans leurs comptes pour des constructions à Kinshasa et dans d'autres villes de la république. Des chantiers ou carrés miniers sont pris par des étrangers, sans aucune résistance des forcées armées de la république parce qu'elles sont soit désarmées, soit sommées de quitter le lieu de combat et de n'opposer aucune résistance. Les infiltrés prennent des photos, vidéos, et des renseignements de guerre qu'ils livrent aux étrangers sans qu'aucune sanction ne leur soit appliquée. La RDC et ses territoires sont livrés à la merci des prédateurs étrangers avec la complicité de nos propres compatriotes. Des accords sont signés qui ne traduisent nullement la volonté du souverain primaire, où des terres sont cédées à l'ennemi, des mines livrées à des multinationales sans aucune rétribution en récompense. Les pots-de-vin circulent en coulisses. La trahison est tellement importante qu'on ne sait plus qui est qui? ni qui défend la RDC ni pour qui le combattant congolais se bat? Voici ce que conclut mon pourfendeur:

"Le premier traître de la RDC, c'est le Congolais lui-même. N'importe qui, angolais, rwandais, ougandais, burundais, est congolais. C'est notre passivité qui donne des ailes aux étrangers à tel point qu'ils s'arogent le droit de nous commander et de nous occuper. Je ne fais que transposer une idée qui n'est pas mienne, mais dont je n'hésite pas à m'approprier. Désormais que celui qui trahit la nation subisse la peine capitale. Quiconque cause la mort des Congolais par sa trahison doit mourir aussi. Quiconque porte le sang des Congolais sur ses mains doit être poursuivi. Que la justice soit implacable vis-à-vis des ennemis de notre nation." Sacré pourfendeur, tu exagères. Des mesures dissuasives doivent cependant être prises pour éradiquer l'impunité actuelle.

13 août 2026

48e anniversaire sacerdotal: Abbé Michel N'Gob

13 août 1978-2026: 48 ans de vie sacerdotale au service du diocèse de Kenge et de l'église. 48 ans de dédication, de fidélité, de persévérance, de courage, de zèle et travail ardu dans la vigne du Seigneur. C'est cela la beauté de la prêtrise. Félicitations abbé Michel Jr. Je rends spécialement grâce à l'Eternel pour l'abbé Michel: il a toujours été là pour moi. Je salue mon aîné, mon formateur, mon confrère et mon conseiller. 

Il est des rares aînés de Kalonda qui m'ont approché au petit séminaire de Kalonda, alors qu'il partait pour Kinzambi. Aux funérailles de l'abbé Innocant Mwela, il a raconté à mes aînés Dieudonné Mbuya et Onésime Kalala, en présence de Mgr Kwambamba et de Maître Matadiwamba, que je pleurais les premiers jours de mon arrivée à Kalonda. Lui qui allait à Kinzambi ne l'avait jamais oublié, alors que c'était un non-événement pour les deux qui ont continué de vivre avec moi. Je n'en veux nullement à mes mbuta, loin de là, mais je voudrais souligner l'attention que l'abbé Michel avait portée sur moi dès mes premiers jours à Kalonda. Chacune de nos rencontres était pleine de fraternité d'aîné à cadet. Cette même gratitude va aussi à son alter ego Jean René Singa, d'heureuse mémoire, avec qui il était ordonné le 13 août 1978 à Kenge. Comme tous mes collègues grands séminaristes, j'étais présent et au diaconat et au sacerdoce, témoin de ses engagements.

Chaque année en septembre, avant d'aller au grand séminaire en octobre, il effectuait le ministère au petit séminaire, enseignant de français et de religion. En 1973-74, il a passé une année de régence au petit séminaire de Kalonda avec son ami l'abbé Jean René Singa. Il était de l'équipe des formateurs avec les abbés Dieudonné M'Sanda, Oscar Makolo, Charles Kapende, JR Singa, les pères Charles Schwertz, Ben Overgoor SVD. C'est l'année où l'abbé Dieudonné a été nommé, sacré et intronisé évêque de Kenge. Et Kapsy est allé à Rome en septembre 1974. A  mon admission au grand séminaire en septembre 75, l'abbé Michel qui se préparait à commençer la 2e année de théologie à Jean 23, était le responsable du groupe des séminaristes qui traduisaient en kikongo le missel qui est devenu plus tard  Fukimina Mfumu. Plus d'une fois, je me suis rendu à Jean 23 leur rendre visite. Son ministère diaconal s'est aussi passé à Kalonda en 1977-78. Tout de suite après son ordination sacerdotale, l'abbé Michel a été envoyé en septembre 1978 pour des études de théologie morale à l'Académie Alphonsianum de Rome où enseignait le professeur Bernhard Häring, auteur de la Loi du Christ. Son mémoire de licence a porté sur l'abbé Marc Oraison. Pendant ma régence à Kalonda en 1978-79, j'apprendrai de Kapsy qu'il se surnommait Vangu. Je le retrouvai à Rome dès septembre 1979.

Je dois avouer que c'est à Rome que nous avons consolidé notre relation fraternelle. L'abbé Michel passait souvent nous voir au Collegio Urbano. Proche de nous tous, il était vraiment notre aîné, attentif à nos problèmes et prêt à intervenir quand il le fallait. Il m'a présenté auprès de Mgr Franck, secrétaire général des oeuvres pontificales missionnaires. J'ai vraiment apprécié cette proximité. Nous sommes restés liés. Je le retrouverai à Kenge en septembre 1982 comme coordinateur des écoles conventionnées catholiques de Kenge. Il sera mon mentor pendant mon année diaconale, c'est aussi chez lui que j'ai vraiment connu l'abbé Louis Nzala, plus tard évêque de Popo. Nous sommes restés proches jusqu'à ce jour. Le fait que j'aie renoncé au sacerdoce n'a rien changé à nos relations. Nous nous parlons souvent, discutons de tout en toute confiance et confidence. 

Voilà 48 ans passés depuis qu'il a été ordonné, comment ne pas le recommander à la bienveillance divine en ce jour merveilleux? Comment ne pas glorifier l'Eternel pour ces années de consécration à son service? Abbé Michel, Proficiat! Sois heureux, célèbre ton jour en union avec l'église et le diocèse. Félicitations Mbuta Mich!

Comment en sommes-nous arrivés là? 2

Une des causes principales de mortalité dans les villes congolaises, c'est la moto. Les wewa sont une catastrophe dans ce pays. Chaque jour qui passe compte des morts par accident de moto. Il suffit de voir ces motos circuler pour se rendre compte de l'irresponsabilité collective. 

Les autorités voient, les passants voient, tout le monde voit, mais personne ne fait quoi que ce soit pour endiguer le cataclysme routier. La police, n'en parlons pas, n'est là que pour rançonner... elle n'assure pas l'ordre attendu d'elle. Il y a quelques décennies, les villes congolaises ne comptaient presque pas de motos. A Kenge par exemple, entre 1982 et 1985, il n'y avait plus de 20 motos en circulation. Et j'étais l'un des motards, et j'ai eu un accident en juillet 1986, qui m'a laissé des égratignures indélébiles à ce jour. Je sais donc de quoi je parle. 

Hier la nuit s'est produit à Kenge un accident impliquant une moto guizi et une moto de marque chinoise. Excès de vitesse. Bilan: 3 morts dont les deux conducteurs et un passager; un quatrième est dans un état critique à l'hôpital; un seul s'en est tiré sans dégâts notables. Aujourd'hui Kenge compte plus d'un millier de motos chinoises de marque XPress et consorts. 

Pendant que j'écris ces lignes, j'apprends la mort par accident de moto du côté du Pont Wamba de John Bititi. Je connais John. Je l'ai eu comme étudiant en dernière année de français et langues africaines. Un brave étudiant. Quelle perte! Que son âme repose en paix. Les motos sont devenus une machine à tuer, pire que les armes ou les machettes des Mobondo. Elles menacent tout le monde. Chaque traversée de rue, chaque croisement, constitue un risque énorme. Le ministère des transports est défaillant. La mairie urbaine est défaillante. Une chaine de responsabilités est clairement identifiable. L'autosatisfaction des politiciens ne se justifie pas dans ce domaine.

Le problème est plus profond. C'est l'image même du pays tel qu'il fonctionné. L'impunité et le non respect de la loi. Des motards sans permis de conduire, sans casques, ivres, circulent librement sur Lea routes, tuent passagers et passants, dans un désordre incroyable. La vie du Congolais n'est pas valorisée, ni protégée. J'ai vu des autorités provinciales monter sur ces Motos, sans casques et même pousser Lea motards à aller plus vite dans une cité où les piétons n'omt pas d'espace. Le drame, c'est l'absence totale de régulation et d'ordre rigoureux. On dirait une tare viscérale. Nous avons le devoir d'interpeler nos autorités pour qu'elles assurent notre protection. 

Plusieurs fléaux - wewa, kuluna, bandits de grands chemins, coupeurs de routes, Mobondo, rebelles à l'est, milices rebelles - sèment l'insécurité dans notre pays. Les autorités sont gardées, escortées lourdement mais la population abandonnées à elle-même. La police n'est pas efficace ni sûre. Combien de compatriotes regrettent de s'ètre confiés à la police? Le sens de l'ordre fait énormément défaut, et cela à tous les niveaux. Il faudrait une refondation totale de notre société et des valeurs fondamentales. Nous vivons dans une société violente et aggressive, et la route et ses motos sont des lieux de mort. Revenir  sain et sauf à son domicile est devenu une gageure. Vivons-nous vraiment en paix? Je me pose cette question. Comment en sommes-nous arrivés là? 

10 août 2026

Comment en sommes-nous arrivés là?

Le Kwango a appris avec surprise la destitutiion du ministre provincial de la santé par le Gouverneur. Motif: Le ministre a adressé au gouverneur une lettre où il épingle le dysfonctionnement de sa gestion provinciale. La lettre est devenue virale à travers les réseaux sociaux. Le destitué dresse un bilan très critique de la gouvernance provinciale, exposant les coulisses du pouvoir. J'ai lu sur Facebook les réactions des uns et des autres. La majorité des personnes soutiennent la démarche du ministre déchu. Difficile d'être neutre ou objectif dans un cas pareil. Il ne me revient pas de prendre position pour le gouverneur ni pour le ministre, lesquels ont exercé des prérogatives qui leur sont dévolues. 

Je crois avoir mon idée personnelle sur les deux illustres personnalitès de notre cher Kwango natal. Pour l'illustrer, je reviendrai sur un épisode que j'ai retenu lors de notre colloque de l'APISPK (Association des Professeurs de l'ISP Kenge) d'août 2025. Le colloque a reçu un soutien financier d'un honorable kwangolais, que nous avions publiquement remercié, en présence de son excellence. Dans ses discours d'ouverture et de clôture du colloque, le chef du Kwango a insisté sur les efforts de développement menés par le Président de la république. "Nous politiciens, nous sommes très sensibles " (sic). J'ai alors compris que le monde politique fonctionne différemment du monde académique. Tout académique qui entre en politique devient un autre homme. Je suis apolitique.

Je comprends aisément le sens de cette destitution. En plus, c'est dans la ligne de ce que j'appelle la logique politique. On a beau critiqué notre cher gouverneur, mais avait-il un autre choix que d'écarter ce ministre récalcitrant? En intellectuel initié à la dialectique de Kant ou Hegel, je me réserve de poser les vrais problèmes soulevés dans la lettre du ministre dèchu. Des simples questions de transparence: où vont les recettes de la Dgrkwa et du Fonds de la santé? Où sont les équipements détournés? Pourquoi les agents provinciaux ne sont-ils pas payés? Comment le gouverneur peut-il nommer, muter ou révoquer des agents à l'insu du ministre  et sans consultation avec lui? Le ministre de la santé était certes dans ses droits de dénoncer cet état des faits et de revendiquer des meilleures conditions de travail, mais il a commis l'erreur d'accuser publiquement son chef de l'exécutif. Toute vérité n'est pas bonne à dire. Ou comme aurait dit Soki Vangu: "La vérité blesse". Et même encore faudrait-il que ce que le ministre affirme, soit vrai. Trêve de verbiage! En langage élégant, il a sollicité sa démission. Le gouverneur a sévi sans hésiter en le révoquant.  

Le plus grand perdant dans cette lutte de leadership, c'est le Kwango. Comment en sommes-nous artivés là?


8 août 2026

CM 2026 B

Cet article était écrit pendant la CM 2026 mais n'a pas été publié. 

L'ambiance de la Coupe du Monde est aussi époustouflante que par le passé. Nous revivons les émotions habituelles dans un même esprit. Déceptions et contentements vont de paire. On crie, on acclame, on chahuté, on passe par différents états d'âme. On chante, on pleure, on regrette, on vit les matchs avec ses yeux, son coeur et son être. C'est ça la magie du football. Un peuple entier se retrouve dans ces onze joueurs qui s'affrontent sur le terrain. Des messages de tout genre passe. On supporte telle ou telle équipe par sympathie on rejette t'elle autre par antipathie. Un seul joueur suffit ä vous entraîner à suivre de près une équipe nationale. Des fois on tient compte de la composition raciale pour jeter son dévolu sur un pays. On trouve une raison pour justifier son choix. Bref on passe par tous les sentiments. 

Personnellement, je vis le Mundial comme une véritable fête du football. Je dois avouer que rarement les équipes que j'aimais ont gagné la finale; et souvent ce sont les joueurs que je n'aime pas qui soulèvent la coupe. C'est un paradoxe personnel. D'où ma déception qui n'en est en réalité pas une. Car c'est finalement un évènement qui passe. Par contre, j'admire le beau jeu, la bonne circulation de la balle, les performances individuelles d'un point de vue sportif. J'admire particulièrement les bons défenseurs, et j'ai mon classement personnel de bons défenseurs de la CM. J'admire les joueurs qui ne lâchent pas la balle aux adversaires, qui démontrent un engagement convaincant, qui défendent leurs camps sans relâche. Je hais les indivualistes ni les dribbleurs égoïstes. Mais à la fin, c'est le résultat qui compte. 

8.8.83 à Katende-Kenge

Kenge, 8.8.83 . Le jour après l'ordination des 10, je suis descendu avec la jeep de l'abbé Denis Luhangu, au petit séminaire de Katende, invité pour un repas de gala. Pour la circonstance spéciale l'abbé directeur Séraphin Kiosi avait, en bon gourmet, fait rôtir au feu doux un porc mariné à de succulents ingredients. Manzanza, le cuisinier, avait réussi son coup de chef. Le frère Jean Baptiste Van Roiijen svd  avait apprécié. On célébrait les 4 diacres profs au séminaire qui étaient devenus prêtres: Flavien Busina, Jean Robert Mifuku, René Ngambele, et moi dans la foulée. Je n'étais pas affecté officielellement à Katende mais y allais enseigner l'anglais les weekends. J'étais donc invité à ce titre. Pas si vrai que ça. 

Dans l'après-midi, je suis revenu à Kenge pour célébrer ma toute première messe à Notre-Dame de la Paix. Là même où j'avais passé mon année de diaconat. La messe était prévue à 18 heures. Mes parents, ma famille, mes amis, les Soeurs Salésiennes, les postulantes de Marie Reine de la Paix de l'époque, et quelques fidèles curieux étaient présents. Ma toute première messe, célébrée avec une chasuble verte ramenée de Rome, etait une messe d'action de grâce à laquelle étaient associés mes proches. Une agape fraterna a suivi au Camp ONL organisée chez Papa Frederic Kayolo dans la soirée. Paix à tous les miens ! Ce fut une journée mémorable. Louange à Notre Dieu. 

J'anticipe la suite des événements. Comme nous, les nouveaux prêtres de Kimbau-Matari (abbés Flavien Busina, Tryphon Ilenda, Modeste Kisambu, Liévin M'Banga et moi) nous étions convenus de concélébrer nos prémices, nous  avons pris la route de Kimbau le 9 août. La messe de Kimbau eut lieu le 10 août 1983 à St François Xavier. J'ètais le célébrant principal, l'abbé Liévin avait tenu l'homélie. La seconde grand-messe eut lieu le 14 août à Matari, Sts Martyrs d'Ouganda. L'abbé Flavien était le célébrant principal, les abbés Modeste et  Tryphon s'etaient chargés de l'homélie et autres discours. Entre temps nous sommes célébré à Musengambawu: "Mambu imoneee, mambu imona. Walanda satana, mambu imona". A Matari, l'abbé Bwanana avait composé un chant qui a connu du succès, mais passé inaperçu plus tard. "Beto yamba banganga nzambi yampa, bantumwa ya Mfumu me tula na kati na beto, o nki kiese eeee beto pesa ntonda na Nzambi." Que des souvenirs!