Réponse: Il y aura révision; le contraire m'étonnerait. Le camp de la révision ou du changement est tellement galavanisé pour soutenir ses positions que je ne vois pas comment l'opposition pourrait s'en sortir. Le pouvoir n'a cure du résultat pourvu qu'il arrive à obtenir la loi referendaire grâce à ses élus. Ils sont largement majoritaires au sénat comme au parlement. Dès l'apparition de l'Union sacrée et la cessation des accords signés avec le FCC de Kabila, l'opinion parlait déjà d'une possible restructuration de la loi fondamentale. Le pouvoir maîtrise le referendum et ses résultats. Tous les moyens matériels et financiers sont mis en oeuvre pour arriver à cette fin. L'opposition l'a très bien compris et essaie de contrecarrer ce qu'elle peut. La seule chose inquiétante, c'est le nombre de morts inutiles qui surviendront tellement la passion et l'intolérance sont exagérées. Chaque camp durcit ses positions. L'un a la police et l'armée; l'autre la rue avec tous les risques de dérapages qui sont impliqués dans ces affrontements. Les tensions sont trop fortes et ont dépassé le niveau rationnel. Des pasteurs envéniment la situation en réinterprétant faussement la Bible, en encourageant le pouvoir à éliminer les opposants. Pour moi, le sang des Congolais est sacré. Jamais je ne supporterai ni ne soutiendrai un massacre de mes frères et soeurs de sang. Et quiconque tue mon sang, quel que soit son rang, se disqualifie. Par contre je suis prêt à mourir pour ma patrie, si c'est le prix à payer. Ce sont mes convictions. Je suis apolitique, mais je n'encourage aucun leader politique à tuer, à trahir le Congo ni à souiller le sang congolais.
Kahiudi C Mabana
16 juin 2026
Qui dit vrai?
15 juin 2026
La violence politique
Notre pays vit un tournant décisif. Le changement constitutionnel suscite une violence inédite. Ce qu'on craignait et qui était prévisible arrive actuellement. Le sit-in de l'opposition a provoqué des troubles d'une agressivité surprenante. Pouvoir et opposition s'accusent mutuellement. Le sang a coulé, des images circulent. Montages selon certains. Mais le sang a coulé. Martin Fayulu a reçu quelques éclats à la tête et à la jambe, dit-on. Quelle leçon en tirer? Le sang a coulé, il coulera encore plus si l'on n'y prend garde.
Le problème n'est pas la Constitution. C'est Les discours radicaux et violents qui se tiennent autour de cette question. Les passions sont tellement allumées qu'il devient impossible de les maîtriser. Les esprits sont tendus, surchauffés. Partisans et opposants s'affrontent inlassablement. La police tire à balles réelles, selon les vidéos que j'ai vues. Fake news ou montage ? Je ne saurais dire. A cette allure, les villes déjà minées par l'insécurité des Kuluna risquent de devenir des poudrières incendiaires ou des centres de guerres civiles.
Il est temps que ces dérapages meurtiers cessent. A cette allure le pays va à la dérive. Nous allons nous détester, nous poignarder,, nous entretuer comme des bêtes sauvages mues par une extrême férocité. Il est temps que les tensions soient apaisées, que nous nous s'assoyons autour d'une table pour épargner le sang du peuple et éviter des carnages inutiles.. A voir la cruauté haineuse dont font montre les masses déchainées par les passions, la crainte est forte le pays s'imploser et éclater en miettes.
L'unité du pays, entamée depuis la prise de Bunagana, est gravement menacée. Patriotes, compatriotes, mettons nos forces, nos armes et notre sagesse au service de l'unité de notre beau pays. Nos aïeux nous ont légué ce pays pour que nous y vivions dans la paix, la justice et que nous travaillons à sa prospérité. Que cesse la violence politique !
14 juin 2026
Retrouvailles avec les Thomas de Fladungen
13 juin 2026
Coupe du Monde 2026
11 juin 2026
Incompréhension
Cher Claver,
Il y a quelques semaines, j'ai écrit à ma bien aimée que je constatais un regain d'amour et de confiance dans notre relation. Elle tenait à ce que je le lui expliqué dès qu'elle retournerait du boulot. Mais entre-temps j'ai pris le soin d'effacer ce message qui n'a pas été accueilli favorablement. A son retour, elle s'est inquiétée de ne pas retrouver le message qui faisait problème. Je lui ai indiqué que mon intention était de la taquiner. Cette réponse l'a mise hors d'elle-même : " Donc tes sentiments sont faux. Tu ne me prends pas au sérieux. Franchement, je suis choquée et deçue. " Cette attitude pour une taquinerie m'a terriblement offensé, car je ne m'y était preparé. Je l'ai vue sortir de son sac une chemise pleine de documents: "Ce sont les formulaires de divorce", s'est-elle écriéé triomphalement. Je suis resté de marbre, figé comme si je venais d'une autre planète.
Du plein d'amour au vide, le pas a été très vite franchi. Je crois vivre dans un film dont je suis sans le vouloir l'acteur principal. Tout cela pour avoir taquiné mon épouse. Pour quel motif suis-je en instance de divorce? J'ai refusé de signer quoi que ce soit avant de consulter mon avocat. Le même avocat qui, jadis, nous aida à acquérir notre résidence. Des questions de toute sorte me passent par la tête. Je me perds dans la lecture du droit matrimonial. Je ne dors plus, l'insomnie est devenue mon lot de tous les jours. Et si elle me taquinait comme je l'ai fait? Trève de naïveté, mon gars! Ce serait un drame de mauvais goût. Et s'il y avait un autre, un amant ou un soupirant tapi dans l'ombre de ma femme? En attendant les conseils des avocats, mes journées et mes nuits deviennent des cauchemars. Et la dame prend plaisir à me déstabiliser, à me titiller comme pour me faire payer mon crime impardonnable. ???
Les jours sont passés sans qu'elle ne bouge ni ne se montre. Et soudain ,Eureka'. C'était un poisson d'avril en plein juin. Qui ou quoi croire? En tous cas, plus rien ne sera comme avant.
10 juin 2026
Je sens le stress
La retraite est souvent entendue comme synonyme de farniente et de paresse. Un illustre professeur avait prévu de lire pendant sa retraite tous les livres qu'il n'avait pas eu le temps de lire pendant son temps professionnel. Eh bien au bout de cinq ans, il n'en avait lu aucun, tellement il était tiraillé à gauche et à droite, par ci par là, par ceci cela. Je le comprends parfaitement, quoique mon expérience soit différente, mais identique en termes d'occupation et d'engagement.
La retraite pourrait être frustrante si l'on n'y prend garde. Se lever le matin sans un programme précis ni projet d'activité amène à des situations difficiles à gérer. Ne s'étant nullement préparé à avoir des journées vides, le risque est grand de se voir plonger dans l'alcoolisme pour combler les heures d'inoccupation. Le risque est sérieux de se perdre dans des activités auxquelles on n'a jamais été exposé auparavant. Créativité! Pour ma part, je pourrais certes me réjouir d'avoir pris des enseignements au pays, de m'être intégré dans des structures savantes et professionnelles, d'avoir en quelque sorte tirer profit de mes responsabilités académiques et administratives de Cave Hill, mais le fait de ne pas éprouver du stress constitue un stress en lui-même. C'est vrai et faux à la fois. La trauma post-retraite forme une réalité qui pourait se révéler fatale.
Mon option pour un "give back to my home community" n'a pas été sans risques. En plus des enseignements, j'ai pris la noble décision de m'engager à fonds dans la publication d'une revue, la Revue académique du Kwango (RAK). Notre revue de l'Association des Professeurs de l'ISP Kenge (APISPK). Mon expérience d'éditeur de trois collectifs m'a servi de repère et de motivation; et pourtant, je peine à respecter le timing de la publication du deuxième numéro de la RAK. En effet, le premier numéro a frôlé la catastrophe, faute de collaboration professionnelle avec l'éditeur. Nous ne nous sommes vraiment pas entendus ni sur le contenu ni sur la forme. La préoccupation principale tournait autour des frais à payer. Les discussions concernaient plus l'argent que la qualité du travail. Le produit final était bâclé: de nombreuses coquilles, deux tables des matières sans pagination correcte, des surcharges de corrections non élaguées, etc. En fait, l'ouvrage a été imprimé sans que nous ayons eu préalablement accès au fichier prêt à imprimer. Vous comprenez que ce souci soit la cause de mon stress actuel.
Le présent numéro sera publié chez un autre éditeur. Les démarches utiles sont en cours car nous tenons à éviter les erreurs du passé, à ce que le rapport qualité prix soit satisfaisant. Je suis stressé. J'ai le stress. Normal quoi!