Kahiudi C Mabana
16 juin 2026
Qui dit vrai?
15 juin 2026
La violence politique
Notre pays vit un tournant décisif. Le changement constitutionnel suscite une violence inédite. Ce qu'on craignait et qui était prévisible arrive actuellement. Le sit-in de l'opposition a provoqué des troubles d'une agressivité surprenante. Pouvoir et opposition s'accusent mutuellement. Le sang a coulé, des images circulent. Montages selon certains. Mais le sang a coulé. Martin Fayulu a reçu quelques éclats à la tête et à la jambe, dit-on. Quelle leçon en tirer? Le sang a coulé, il coulera encore plus si l'on n'y prend garde.
Le problème n'est pas la Constitution. C'est Les discours radicaux et violents qui se tiennent autour de cette question. Les passions sont tellement allumées qu'il devient impossible de les maîtriser. Les esprits sont tendus, surchauffés. Partisans et opposants s'affrontent inlassablement. La police tire à balles réelles, selon les vidéos que j'ai vues. Fake news ou montage ? Je ne saurais dire. A cette allure, les villes déjà minées par l'insécurité des Kuluna risquent de devenir des poudrières incendiaires ou des centres de guerres civiles.
Il est temps que ces dérapages meurtiers cessent. A cette allure le pays va à la dérive. Nous allons nous détester, nous poignarder,, nous entretuer comme des bêtes sauvages mues par une extrême férocité. Il est temps que les tensions soient apaisées, que nous nous s'assoyons autour d'une table pour épargner le sang du peuple et éviter des carnages inutiles.. A voir la cruauté haineuse dont font montre les masses déchainées par les passions, la crainte est forte le pays s'imploser et éclater en miettes.
L'unité du pays, entamée depuis la prise de Bunagana, est gravement menacée. Patriotes, compatriotes, mettons nos forces, nos armes et notre sagesse au service de l'unité de notre beau pays. Nos aïeux nous ont légué ce pays pour que nous y vivions dans la paix, la justice et que nous travaillons à sa prospérité. Que cesse la violence politique !
14 juin 2026
Retrouvailles avec les Thomas de Fladungen
13 juin 2026
Coupe du Monde 2026
11 juin 2026
Incompréhension
Cher Claver,
Il y a quelques semaines, j'ai écrit à ma bien aimée que je constatais un regain d'amour et de confiance dans notre relation. Elle tenait à ce que je le lui expliqué dès qu'elle retournerait du boulot. Mais entre-temps j'ai pris le soin d'effacer ce message qui n'a pas été accueilli favorablement. A son retour, elle s'est inquiétée de ne pas retrouver le message qui faisait problème. Je lui ai indiqué que mon intention était de la taquiner. Cette réponse l'a mise hors d'elle-même : " Donc tes sentiments sont faux. Tu ne me prends pas au sérieux. Franchement, je suis choquée et deçue. " Cette attitude pour une taquinerie m'a terriblement offensé, car je ne m'y était preparé. Je l'ai vue sortir de son sac une chemise pleine de documents: "Ce sont les formulaires de divorce", s'est-elle écriéé triomphalement. Je suis resté de marbre, figé comme si je venais d'une autre planète.
Du plein d'amour au vide, le pas a été très vite franchi. Je crois vivre dans un film dont je suis sans le vouloir l'acteur principal. Tout cela pour avoir taquiné mon épouse. Pour quel motif suis-je en instance de divorce? J'ai refusé de signer quoi que ce soit avant de consulter mon avocat. Le même avocat qui, jadis, nous aida à acquérir notre résidence. Des questions de toute sorte me passent par la tête. Je me perds dans la lecture du droit matrimonial. Je ne dors plus, l'insomnie est devenue mon lot de tous les jours. Et si elle me taquinait comme je l'ai fait? Trève de naïveté, mon gars! Ce serait un drame de mauvais goût. Et s'il y avait un autre, un amant ou un soupirant tapi dans l'ombre de ma femme? En attendant les conseils des avocats, mes journées et mes nuits deviennent des cauchemars. Et la dame prend plaisir à me déstabiliser, à me titiller comme pour me faire payer mon crime impardonnable. ???
Les jours sont passés sans qu'elle ne bouge ni ne se montre. Et soudain ,Eureka'. C'était un poisson d'avril en plein juin. Qui ou quoi croire? En tous cas, plus rien ne sera comme avant.
10 juin 2026
Je sens le stress
La retraite est souvent entendue comme synonyme de farniente et de paresse. Un illustre professeur avait prévu de lire pendant sa retraite tous les livres qu'il n'avait pas eu le temps de lire pendant son temps professionnel. Eh bien au bout de cinq ans, il n'en avait lu aucun, tellement il était tiraillé à gauche et à droite, par ci par là, par ceci cela. Je le comprends parfaitement, quoique mon expérience soit différente, mais identique en termes d'occupation et d'engagement.
La retraite pourrait être frustrante si l'on n'y prend garde. Se lever le matin sans un programme précis ni projet d'activité amène à des situations difficiles à gérer. Ne s'étant nullement préparé à avoir des journées vides, le risque est grand de se voir plonger dans l'alcoolisme pour combler les heures d'inoccupation. Le risque est sérieux de se perdre dans des activités auxquelles on n'a jamais été exposé auparavant. Créativité! Pour ma part, je pourrais certes me réjouir d'avoir pris des enseignements au pays, de m'être intégré dans des structures savantes et professionnelles, d'avoir en quelque sorte tirer profit de mes responsabilités académiques et administratives de Cave Hill, mais le fait de ne pas éprouver du stress constitue un stress en lui-même. C'est vrai et faux à la fois. La trauma post-retraite forme une réalité qui pourait se révéler fatale.
Mon option pour un "give back to my home community" n'a pas été sans risques. En plus des enseignements, j'ai pris la noble décision de m'engager à fonds dans la publication d'une revue, la Revue académique du Kwango (RAK). Notre revue de l'Association des Professeurs de l'ISP Kenge (APISPK). Mon expérience d'éditeur de trois collectifs m'a servi de repère et de motivation; et pourtant, je peine à respecter le timing de la publication du deuxième numéro de la RAK. En effet, le premier numéro a frôlé la catastrophe, faute de collaboration professionnelle avec l'éditeur. Nous ne nous sommes vraiment pas entendus ni sur le contenu ni sur la forme. La préoccupation principale tournait autour des frais à payer. Les discussions concernaient plus l'argent que la qualité du travail. Le produit final était bâclé: de nombreuses coquilles, deux tables des matières sans pagination correcte, des surcharges de corrections non élaguées, etc. En fait, l'ouvrage a été imprimé sans que nous ayons eu préalablement accès au fichier prêt à imprimer. Vous comprenez que ce souci soit la cause de mon stress actuel.
Le présent numéro sera publié chez un autre éditeur. Les démarches utiles sont en cours car nous tenons à éviter les erreurs du passé, à ce que le rapport qualité prix soit satisfaisant. Je suis stressé. J'ai le stress. Normal quoi!
8 juin 2026
Adieu Sœur Wivine Matobo
Message de Mr Rachidi Tsumbi reçu ce 8 juin 2026 à 6h02:
"Bonjour prof,
J'ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de la sœur Wivine MATOBO, que j'ai connue à Kenge au Centre de Santé Saint Esprit. Je m'unis à la peine de toute sa communauté religieuse par la pensée et la prière. Que le Seigneur leur apporte réconfort, force et espérance en ces moments difficiles, et qu'Il accueille sa servante dans sa paix et sa lumière éternelles. Avec toute ma compassion." (Rachidi)
Mes sincères condoléances à sa famille biologique et aux Sœurs Salésiennes de la Visitation. Que son âme repose en paix !
La nouvelle m'est tombée brutalement ce matin. Juste une photo. Je savais depuis deux semaines, par sa consoeur Ghislaine, que Sr Wivine était malade, hospitalisée à HJ, Kinshasa. Voilà qu'elle est décédée aujourd'hui. Que son âme repose en paix.
Je garde de la Sr Wivine le souvenir d'une religieuse dans l'âme, qui a servi l'Eternel et son église jusqu'au bout avec foi et charité, avec zèle et dévotion. J'ai eu le privilège de la connaître déjà pendant sa formation au noviciat des Sœurs Salésiennes de la Visitation. A l'époque, les mercredis soirs, Mgr Dieudonné M'Sanda y célébrait la messe. En son absence, je m'y rendais quelques fois. C'est avec plaisir que, de retour à Kenge pour des enseignements à l'ISP, j'ai retrouvé la Sœur Wivine comme supérieure de la communauté Ntetembo. Lors de nos échanges, elle me rappelait des événements du bon vieux temps. En général, je dépose mon véhicule à Ntetembo. Elle m'a plus d'une fois invité à prendre un repas avec ses consoeurs. J'étais à Kenge le jour de son 60e anniversaire de naissance. Qui aurait crû qu'elle tirerait si promptement sa révérence? Pendant que j'écris cet éloge, j'apprends que la population de Kenge éplorée est rassemblée au couvent Ntetembo et rend un vibrant hommage à leur brave soeur infirmière du Centre de Santé Saint Esprit.
Merci Sr Wivine Matobo pour tous les biens que vous avez accomplis dans l'église, spécialement au bénéfice des malades et des familles démunies. Le Seigneur vous en revaudra. Ma Soeur Wivine, kwenda mbote na Kimfumu ya Nzambi. Amen.