21 oct. 2026

25 ans que Mgr M'Sanda est mort'

22 octobre 2001-2026. Mgr M'Sanda totalise 25 ans depuis qu'il est décédé. Je me souviens de cette date car je venais d'arriver à la Barbade. Que son âme repose en paix.

Deux mois après mon arrivée à la Barbade, je m'adaptais encore à mon nouveau milieu lorsque la nouvelle m'est parvenue. J'ai tellement écrit sur ce blog à propos de Mgr M'Sanda qu'il n'y a plus rien à dire. Pourquoi ne répéterais-je pas mes écrits antérieurs? Même à cours d'inspiration, je saurai relever le défi.

Je ne reprensrai plus ce que fut cet homme de Dieu  a été pour moi ni ce qu'il a fait pour moo. J'affirmerai toujours mon attachment à sa personne et sa mémoire. Mgr Dieudonné vit à jamais dans mon coeur. Ma gratitude demeue profonde. Je n'engage que moi, mais je sais que nombreuses sont les personnes qui ont cû en sa vision et lui demeueent attachées. De son vivant, ce pasteur a fasciné par sa rigueur, son charisme et sa volonté de bâtir l'église diocésaine de Kenge. Ses oeuvres parlent pour lui. 

Je me retrouve à Kenge depuis bientôt deux semaines. En passant dimanche a la Cathédrale pour la messe dominicale je me suis incline à sa tombe, située à l'entrée à droite. Il était question qu'on la deplace vera une crypte à élever du cöte gauche de l'autel à proximité du trone épiscopal. J'ai revisité le lieu pour en avoir le coeur net. Ces travaux traînent encore. J'émets le voeu qu'ils seront réalisés incessamment et que le jubilé prévu en son hommage tiendra sesnassises en dépit de la conjonctire économique difficile. 

Repose en paix Monseigneur!

19 oct. 2026

Des contraintes inattendues

Je viens de passer un temps relativement calme à Kenge. Hier je suis allé célébrer le dimanche de la mission universelle à la paroisse Bienheureuse Anuarité. Après avoir m'être incliné à la tombe de Mgr Dieudonné M'Sanda, j'ai trouvé une chaise vide avec l'aide de Kulaluka qui m'a accueilli. La messe était célébrée par Mgr Jean Pierre Kwambamba, évêque du lieu. Une très belle messe mais très longue à mes yeux. J'ai admiré les prouesses musicales de l'assemblée comme celle de l'évêque. Anuarite, c'est ma paroisse; la paroisse dont je fus vicaire dominicale de 84 à 87. Nous l'avons pratiquement créée de nulle part avec l'abbé Nicolas Berendts. J'y ai érigé le tout premier groupe des Bilenge ya Mwinda avec des jeunes dont trois ou quatre y étaient encore présents ce dimanche. Je citerais Bruno Nkeyi et Odon Mumvudi. Que des souvenirs!

Après la messe, j'ai été invité à déjeuner par Mgr Jean Pierre Kwambamba. Outre le secrétaire, il y avait les abbés coordinateurs Lambert Ngwanga et Fidèle Masundi (?) comme commensaux de l'évêque. Un repas bio mais servi avec élégance. Les conversations étaient très animées, et nous avons eu à rire des bons événements du passé. Rendez-vous a été pris pour deux jours plus tard. Merci Monseigneur pour cette gentille invitation. 

Après le déjeuner, je suis allé rencontrer mon neveu Hermann Mawana, qui est venu exprès de Kikwit me rendre visite. Ce geste m'est allé droit au coeur étant donné que je n'y avais jamais pensé. Le neveu est retourné à Kikwit. Il y est arrivé sain et sauf.

 















17 oct. 2026

De nouveau à Kenge

Venu en principe pour l'ordination de l'abbé Xavier Mabana, je voudrais en profiter pour valoriser professionnellement mon séjour au pays en marge de l'organisation officielle des études. Je suis donc à Kenge depuis quelques jours et cherche à profiter de ce temps pour éliminer un ou deux cours de ma charge horaire. Il y a un problème sérieux: les étudiants sont en congé, dispersés à travers la province; certains sont sur place. Comme c'est un petit nombre, je cherche à les rassembler pour lundi. Les démarches vont bon train. 

15 oct. 2026

Joseph Kabila rebelle?

Le monde s'effondre. On aura tout vu dans notre Congo national. Un ancien président fonde un parti pour s'attaquer à son successeur. Un parti politico militaire qui prend les armes pour renverser le pouvoir de Kinshasa. La création du parti a lieu dans la ville symbole de Goma, comme pour répéter l'invasion jadis opérée par Laurent Désiré Kabila et l'AFDL. L'histoire se répètera-t-elle? C'est le pari. 

Les réactions sont à la fois vives et passionnées. Pendant que certains saluent cette décision, d'autres se désolidarisent de leur ancienne autorité morale. Pour ma part, je ne suis pas surpris. La politique porte des U-Turns et des voltes-faces surprenantes. Comme toujours, certains sont sincères. Sincères, comment peut-être sincère en politique, laquelle se définit par des calculs et des intérêts souvent éloignés du discours officiel. Je n'ai confiance en aucun homme politique, quel qu'il soit. Je les respecte, mais je demeure apolitique et lucide dans mes rapports avec eux. Qui aurait-cru que Mr Joseph Kabila pourrait aujourd'hui devenir rebelle? Qui aurait cru un seul jour que ce président militaire sans parole pourrait prendre la tête d'un groupe de déstabilisation politique? Doit-on tuer des Congolais pour accéder au pouvoir? Et derrière le FRN, l'AFC/M23, il y a le tout-puissant parain rwandais, Paul Kagame et ses acolytes. La paix s'éloigne de nos frontières.

Condamné à mort par la justice congolaise, Mr Kabila, comme à son habitude, revient par la grande porte et secoue l'environnement politique congolais. Avait-il le choix? Ne s'agit-il pas d'une mise en scene de sa propre mutilation politique? Président rebelle contre le pays qu'il a servi pendant 18 ans. Le seul goût du pouvoir ne suffit pas à expliquer une telle attitude. Il en va de sa propre survie politique. Sassou Nguessou n'a-t-il pas repris le pouvoir de Lissouba. L'histoire se répète.

11 oct. 2026

Ecrire sur mon blog, un problème

Depuis que je suis à Kin, il m'est difficile de me concentrer et d'écrire tellement la vie est agitée. Une simple sortie en ville donne du fil à retordre. Le rythme de la vie est simplement époustouflant. Je n'arrive pas à faire ce que je souhaite faire. Je me demande même comment mes collègues parviennent à travailles et à être productif. C'est vraiment un problème, c'est mon problème. Je vais voir ce que ça donnera à Kenge. 

La circulation routière est chaotique. Il faut oublier tout ce que l'on a appris à l'autoécole. Les policies ont plus leurs teête à extorqier l'argent des chauffeurs qu'à ordonner la circulation.C'est la route qui dirige le comportment à adopter. Ce sont les autres usagers qui décident de la direction gauche ou droite à prendre. Les motos vous cassent les parechocs et les rétroviseurs sans ménangement. En plus du chahut infernal, des querelles et des insultes qui fusent de toute part. A la sortie des embouteillages, c'est comme on se sauvait d'un brasier mortuaire. Et si on tient compte de l'insécurité, on se croirait dans un film de Hollywood.

Mais c'est ça notre beau pays. Je ne vois vraiment pas comment cette situation peut s'améliorer. Un compatriote faisait une reflexion que j'ai trouvée judicieuse à propos de la ville de Kinshasa. La population de Kinshasa déposse en nombre plusieurs pays réunis, mais tout est mis sous la direction d'un seule homme. Ces pays ont des structure: administration, armée, police, parlement, renseignements, salubrité, etc. On devrait selon lui repenser la structure administrative de cette ville en fonction de la population. Un seul responsable quel que que soit son génie ne peut pas réussir. La réflexion doit évoluer dans ce sens. Des efforts sont certes faits, mais il en faudra plus. 

Mon blog connait quelques secousses que je releverai dès que le calme reviendra en moi. Je suis encore en période de réadaptation à mon pays natal. 

10 oct. 2026

30 septembre 2026: arrivée à Kinshasa

Parti le 28 septembre de BGI, je suis arrivé à Kinshasa ce 30 septembre après une journée d'escale à Londres. Depuis des mois, j'avais conditionné mon voyage au Congo en fonction de l'ordination sacerdotale de Xavier, dernier de la fratrie Mabana. La date du 3 octobre a été annoncée officiellement il y a trois semaines. Octobre c'est le mois de la réouverture académique. Il m'a fallu donc décider de venir et voir comment enseigner dès la première semaine des cours à l'ISP Kenge. 

Kinshasa, c'est Kinshasa. A l'aéroort la foule habituelle avec les tracasseries des porteurs, mais avec l'habitude on s'en sort sans trop de dégâts. La traversée s'est faite sans problème. Le premier jour je me  repose. Dommebik me faut arranger les documents de la voiture,je sors pour quelques heures. La circulation est insupportable, un embouteillage nous attend au au retour.

L'ordination de Xavier se passe dans de bonnes conditions. J'y reviendrai plus largement. On est le  3 octobre 2026. 


22 sept. 2026

RIP Abbé JP Gavuka: 40 ans déjà

22.9.86-22.9.26 soit 40 ans depuis que l’abbé Jean Pierre Gavuka a quitté ce monde. Que son âme repose en paix. Il avait à peine 30 ans et 3 ans de sacerdoce. Difficile de livrer en quelques lignes la vie d'une personne proche décédée depuis quatre décennies. Loué avant tout soit le nom de l’Eternel qui nous ramène au souvenir d'un prêtre entièrement dévoué au diocèse de Kenge mais que la maladie a vite arraché à notre affection. Je m'arrêterai volontiers à quelques souvenirs. 

Entré au petit séminaire de Kalonda en septembre 1970, Jean Pierre me suivait d'une année. Il venait de Fatundu avec son ami Maza Boscas. Il s'est vite révélé comme un bon joueur de dames et de football. Gai, éveillé, plutôt calme et discret, il m’a impressionné par sa grande chevelure dont il prenait un soin particulier. J’ai encore des photos de nos 20 ans. Jean Pierre attirait la sympathie des amis à tel point que Les Messagers lui avaient dédié une chanson spéciale au grand séminaire de Mayidi. "O Ji Pi e Ji Pi papa". Les Messagers c’était l'orchestre qui animait nos soirées et fêtes. Les amis Robert Mangala, Noël Matonga, Damien Pakasa, Liévin M’Banga, Gérard Nzuzi, Alexis Olenga, et ceux qui ont quitté ce monde Baudouin Ikungu,  Esas Tom Tom Eklos, ont dans la foulée chanté et dansé pour lui entre 1976 et 79 au rythme du Choquez Retard ou du Washawasha  

Il faudra toutefois avouer que je l'ai mieux approché et connu lors de notre formation théologique à Rome entre 1979 et 1982. Alors que Faustin Mampuya et moi avions effectué une année de régence à Kalonda, Jean Pierre, Benjamin Fala et Flavien Busina sont passés directement de Mayidi à Rome. D'où nous sommes devenus condisciples et avons poursuivi tout le parcours sacerdotal ensemble.

Je reste hélas le seul témoin de notre séjour romain. C'est à Rome que la santé a posé les premiers ennuis. En juillet-août 1980, nous nous retrouvés lui et moi à Raeren, en Belgique. En fait, c'est avec Jean Pierre que j'avais effectué mon tout premier voyage en train entre Rome et Aachen, le 29 juin 1980. Via Bologna, Brennero, Innsbruck, Munich, Bonn. Quand nous étions en troisième théologie, il a piqué une crise pendant la messe des 25 ans d’épiscopat du cardinal Bernardin Gantin au Collège Urbain. C'était en février 1982. C'est son ami Benjamin Fala qui l'accompagnait à l'hôpital et veillait sur lui. Nous on assurait la reléve. Que son âme repose en paix !

Au retour au pays en août 82, nous avons été ordonnés diacres ensemble; et prêtres le 7 août 1983. Affecté comme diacre et vicaire à la paroisse Notre Dame de la Paix, Kenge, de 82 à 84, l’abbé Gavuka a rejoint l'évêché de Kenge nouvellement construit en septembre 85 comme secrétaire chargé des archives. Et nous étions tous deux vicaires dominicaux a la Paroisse Anuarite avec l’abbé Nicolas Berendts comme curé. Cette année-là, je me suis occupé personnellement de sa santé, et nous avons collaboré étroitement. Dieu a repris son âme ce jour il y a 40 ans. C'est l’abbé Robert Kutukenda qui était monté de la procure m'annoncer ce décès. J'étais pourtant a l'évêché  mais n'avais pas ouvert la phonie à 17 heures. J'étais en conversation avec un parent. Que son repose en paix. 

Je me souviens de ses funérailles avec quelques incidents douloureux que je préfère taire. J'étais à la messe des suffrages à Notre Dame mais ne suis pas allé à Kalonda pour l'enterrement. Monseigneur l'Evêque m'avait demandé de rester à Kenge pour assurer la permanence. A cette époque, j'avais publié à l'imprimerie Edimba une photo funéraire de l’abbé Jean Pierre Gavuka avec un texte en kikongo mais je n'en ai pas gardé d'exemplaires. La photo a été distribuée a travers le diocèse... j'ose croire qu’il y en a à l'évêché. Que son âme repose en paix ! A jamais grave et rivé dans nos cœurs !

Ma pensée va aussi vers Nico Berendts, le seul curé dont je fus vicaire, qui aurait fêté ses 99 ans ce jour. Paix à son âme !