3 juin 2026

Le 3 juin : St Charles Lwanga et compagnons

Les saints martyrs d'Ouganda sont célébrés ce jour à travers le monde catholique. Pour nous qui sommes passés par le petit séminaire St Charles Lwanga de Kalonda ou Katende, ce jour reste spécial. Par un lien souterrain et émotionnel, nous le célébrons en groupe ou individuellement. Il s'opère une sorte de regressus ad uterum. Une véritable symbiose de l'apothéose, comme aurait dit l'abbé poète Kapsy d'heureuse mémoire. Où que nous soyons, nous nous retrouvons dans cette cellule magique pour nous ressourcer spirituellement. Jamais je passe cette journée dans l'anonymat. Je crie toujours "Kieleka Kiese ngwa", je chante l'hymne immortel qu'a inoculé dans nos coeurs le père/abbé Nicolas Berendts, le pionnier fondateur du PSK. Je pense aux formateurs, aux élèves et aux ouvriers qui ont contribué et contribuent encore à meubler l'histoire du PSK. 

Qu'un vibrant hommage soit rendu au vrai initiateur de Kalonda, Mgr Jan Van der Heyden SVD qui fut entre 1957 et 63 le préfet apostolique avant l'érection canonique du diocèse de Kenge. Je ne l'avais jamais vu de son vivant, je n'ai aucun souvenir de lui à part les photos officiels. Avec le recul du temps, j'aurais pu le rencontrer en Belgique ou en Hollande si j'en avais eu l'intention. Ensemble des SVD mentionne que le père Jan fut avec Van Gorp et Ben Van den Boom que j'ai vus, le tout premier missionnaire du Verbe Divin à arriver au Congo Belge en 1951. Tout premier supérieur de la SVD Congo, il posa les fondations sur lesquelles est posée jusqu'à ce jour. C'est lui qui négocia les limites territoriales du DK, organisa l'évangélisation, ouvrit des écoles à la suite des Pères Jésuites, érigea et construisit de nouvelles paroisses. C'est lui le supérieur qui se déplaça de Banningville pour s'installer comme ordinaire à la préfecture apostolique de Kenge, d'abord à Kenge 2, puis à Kenge 1. Il construisit la procure de Kenge. Et son oeuvre fut poursuivie par Mr Franz Hoenen. Respect et honneur aux pionniers missionnaires de Kalonda. Je ne saurais pas les citer de mémoire tellement ils sont nombreux. Par contre je citerais volontiers Valentin Mudimbe qui y a enseigné en septembre 63, au même moment où je commençais le 1ere primaire à Mutoni. 

Notre alma mater a été transférée de Kalonda ä Katende après la cession de son site au grand séminaire philosophique St Augustin qui reçoit depuis octobre 1978 des séminaristes d'Idiofa, Inongo, Kenge, Kikwit et Popokabaka. J'étais régent au PSK lorsqu'advint l'inauguration officielle du grand séminaire. Depuis ce temps, la route du philosophat de Mayidi fut fermée aux ressortissants du Grand Bandundu. Le déplacement effectif commença en 1980 sous la houlette des abbés Kapende et Singa. Ce dernier est considéré comme le fut Nico Berendts, le pionnier fondateur de Katende. Comme dans le cas précédent, l'initiateur est et restera Mgr Dieudonné M'Sanda décédé il y a bientôt 25 ans. J'ai eu le privilège d'être formateur dans les deux sites du PSK. Nous ne sommes pas cinq. Je citerais le père Ben Overgoor, les abbés Kapsy, Singa, Tamuzi, éventuellement Mundele et Kaloso. Il faudrait ajouter le Frère constructeur Jean Baptiste Van Roiijen SVD, qui avait refusé de travailler à Ngondi. J'étais témoin de cette décision car j'étais avec lui le jour où il s'est rendu pour la première fois à Ngondi alors que débutait le défrichage du site. Détail peut-être redondant, mais qui fait partie de mon histoire personnelle de Kalonda Katende. 

Vous avez dit Katende? Non, c'est moi qui dit Katende. Comme tout les anciens de Kalonda, je suis uni de coeur avec notre alma mater. Très fier d'être passé par le plateau vert "Kalonda mboka biso ahe ahe" comme on chantait au scoutisme avec CT Séverin Swadi de pieuse mémoire. Depuis 2017 que j'enseigne à l'ISP Kenge, je me suis rendu au moins cinq fois à Katende et à chaque fois je m'incline au cimetière des abbés parmi lesquels je compte des formateurs, des aînés, des amis, des cadets, des élèves. C'est mon monde. J'ai vu Katende, j'y ai enseigné entre 1982-85, j'y retourne de temps en temps. Dans mon univers, c'est le fief des amis Séra Kiosi et Benjamin Fala. C'est le lieu où reposent des êtres chers. Bien plus qu'une école, le PSK est un lieu de recueillement, de mémoire et de rencontre avec les "archives" du DK. Il ne me revient pas de juger la face que présente le PSK aujourd'hui. J'en laisse le soin à d'autres qui sont plus observateurs et éloquents que moi. Mon vœu est de voir ce petit séminaire, notre petit séminaire, remplir sa mission et son rôle de pépinière des vocations pour l'église. Que St Charles Lwanga intercède pour notre séminaire auprès du Seigneur. Telle est ma prière ce 3 juin 2026. 

Excellente journée et bonne fête patronale du PSK. "Chantez diables": Ngeye Karolo Lwanga, muna zulu ulemina. Brille au ciel St Charles Lwanga. Amen! Que vive le petit séminaire St Charles Lwanga!

1 juin 2026

Juin 2026 est là

Le mois de juin 2026 vient de commencer il y a à peine deux heures. Je me suis réveillé pour résoudre un problème urgent. Des agents de l'administration urbaine menaceraient de confisquer une concession familiale au cas oú les documents nécessaires ne seraient pas présentés. C'est la réalité de chez nous. Sous couvert du recensement, nombreux sont les pauvres qui voient leurs propriétés acquises au prix d'immenses sacrifices spoliées, extorquées et vendues. Il faut vraiment faire gaffe dans ce monde impitoyable! 

Pour moi le mois de juin commencent l dans cette ambiance de crainte de perdre un bien. La concession ne m'appartient pas, je n'ai rien moi, mais j'en suis le garant maturel. Si je n'interviens pas d'une façon ou d'une autre, la situation risque de se détériorer. Dans ce cafouillage les agents communaux intimident, se font corrompre en prétendant travailler pour l'état. Ils vous traitent comme des vauriens, voire comme des apatrides. J'ai pitié de ma pauvre tante qui est sommée de se présenter à la commune dans un delai trés court. Il ne faudra pas céder à la panique, mais rester calme, prudent et vigilant. 

Le mois de juin, c'est aussi des anniversaires dans mon cercle d'amis et connaissances: ma soeur Passy, mes belles soeurs Sola et Mado, mes amis de cactus. Le 66e anniversaires de l'indépendance de la RDC se celebrera le 30 juin. Mais avant cette date aura la World Cup... Et les Léopards de la RDC vont y participer: au premier tour ils affronteront le Portugal, la Colombie et l''Uzbekistan. Bonne chance à eux. S'ils marquent un but, ils laveront l'opprobre qui pèse sur le Congo depuis le Mundial 1974. Autant d'événements significatifs. Attendons voir ce que ce mois nous réserve. Bon mois de juin 2026 à toutes et à tous!

30 mai 2026

Développement participatif ?

Merci cher Diogène pour ce beau texte méditatif et stimulant pour la pensée. On ne peut changer l'histoire quoiqu'elle soit une science utilisée idéologiquement pour servir certaines fins. Oui, c'est vrai, à l'époque coloniale belge, on pouvait parti partir en VW de Kinshasa ou Kisantu jusqu'au Katanga. Les routes étaient bonnes, les cantonniers étaient rémunérés, le travail rigoureusement suivi et contrôlé. Après l'indépendance, tout a changé. Je me souviens avoir vu quelques véhicules et jeeps qui ont roulé sur ces routes. Jusqu'aux années 65-70, certaines étaient encore praticables. Au diocèse de Kenge, des missionnaires partaient de Matari ä Banningville. "Landa muyansi kuna nsiyandi,, nsiyandi ikala lelenzi lelenzi", une expression des missionnaires qui en dit tout. Avec le délabrement progressif des routes, les choix des véhicules ont évolué chez les missionnaires. De la moto à la VW, de la VW à la jeep Land Rover, de la Land Rover à la Toyota. Aujourd'hui rien! J'insiste "rien". C'est quoi le développement ? Il y a certes des routes asphaltées qui se détruisent à la moindre tombée de la pluie. En plus, les bretelles routières sont impraticables. Impossible ou presque d'arriver à Bandundu par la route. C'est ça le développement ? Loin de moi l'idée d'encenser l'époque coloniale glorieuse! Je reconnais que les infrastructures routes fonctionnaient parce qu'il y avait un sens du développement qui n'existe plus aujourd'hui. JMM a tout dit et bien dit. Merci Maître Diogène ! 

Plus on parle de développement, moins on se développe, attendant que le Ciel vienne à l'aide. Au travail chers compatriotes ! 

29 mai 2026

Voici le véritable développement participatif (JM MATUTU)

Prof Abbé Jean Marie Matutu:

Il faut combien de siècles pour en arriver là ? Il n'y a pas de culture naturelle. La culture, c'est tout ce qui transforme la nature humaine et l'environnement, c'est tout ce que produit l'esprit humain pour transformer et humaniser son biotope. Il y en a combien comme ça en 0? Qui sensibilise et mobilise aujourd'hui dans ce sens, à tous les niveaux de notre société ? Impossible de faire de ce modèle une option fondamentale aujourd'hui en RDC? 

A l'époque des Belges, on partait de Kisantu par Kimvula, Bandundu, Kasai jusqu'au Katanga, en voiture et en jeep. Quand les routes ne sont plus une priorité des priorités dans notre pays et en Afrique, peut-on maintenir un tel esprit dans un peuple desireux de progrès,  et donc, de changement? Autrefois on allait à Kimvula en VW, parce que les cantoniers qui entretenaient cette route étaient régulièrement rémunérés officiellement et autrement motivés. Et aujourd'hui? 

Nous assistons impuissants au délabrement de nos routes proncipales et de desserte agricole et, donc, au développement inexorable du sous-développement. Nous attendons que Dieu vienne nous développer par la prière démissionnaire! Dieu qui nous a créés sans nous peut-il nous sauver sans nous? Nous sommes à plaindre, franchement, toutes tendances confondues. Il n'y a jamais eu de développement au monde par procuration. 

Et aujourd'hui, l'histoire nous a appris qu'on ne développe plus, on se développe ensemble et de façon endogène; tout le reste est logomachie rhétorique et paresseuse ou, tout simplement: manipulation et volonté de puissance! C'est mon regard sinon  mon commentaire sur  cette vidéo virale concernant le véritable développement des Strilankais. Hautement symbolique! 

Excellent week-end. 

Jmmatutu

26 mai 2026

Un 24 mai de 90

24 mai 1990. Ce jour-là je me trouvais en Suisse, la nouvelle est tombée comme une bombe, prenant tout le monde par surprise. Le président fondateur du MPR venait de céder à la pression nationale et internationale en acceptant le multipartisme au Zaïre. Ce fut la fin du sinistre parti-état, symbole du despotisme et de la tyrannie de Mr Mobutu. Ce jour-là tout ce qui avait constitué les fondements de la deuxième république s'est effondré comme un château de sable. Retour des noms chrétiens, autorisation de mettre la cravate, de porter pantalon pour femmes, vestes et costumes à l'occidental, etc. Ce jour-là, toute la politique de l'authenticité est devenue caduque.  

Le géant Mobutu Sese Seko, le Léopard, qui dirigeait le Zaire d'une main de fer a mordu la poussière. Le dictateur a, saisissant la gravité historique de son discours, cédé à des instants de condition humaine, au point de perdre son flegme légendaire: "Comprenez mon émotion". Dévasté, impuissant devant l'ouragan de l'histoire pour reprendre sa propre expression, le dictateur Seskoul profondément ému a même versé quelques larmes. Un moment vraiment dramatique quoique des mauvaises langues aient parlé de "larmes de crocodile". 

Le littéraire en formation que j'étais avait suivi et saisi la portée de cet instant. Plus rien n'a été comme avant ... jusqu'à la fatale journée du 17 mai 1997. Une page de l'histoire s'était tournée mais le héros de Gbadolite ou l'aigle de Kawele avait encore tenu sept ans avant de disparaître définitivement de la scène active du pouvoir. Il est mort et a été enterré au Maroc dans l'anonymat et la déchéance, loin de son pays natal. Cette époque correspondait parfaitement à mes recherches sur les mythes, et la descente aux "enfers" de Mr Mobutu étayait de façon évidente les résultats de mes lectures théoriques. Le mythe Mobutu virait à la déchéance et au désastre, ruiné et vidé de sa substance essentielle. Je defendis ma thèse le 12 juin 1997 convaincu entre autres de la finitude de l'être humain quelle que fût sa puissance. 

Ainsi sont tombés tous les héros de l'histoire. Ainsi tomberont tous les puissants d'aujourd'hui. Sic transit gloria mundi et terrae

25 mai 2026

Ce qui se passe dans mon pays m'inquiète

Les bonnes nouvelles sont rares. Guerre à l'Est, insécurité à l'Ouest, tueries à Goma et Bukavu, Kuluna à Kinshasa, voilà le tableau qu'offre mon pays. A Kinshasa, c'est le débat constitutionnel qui bat son plein. Partisans et opposants s'acharnent les uns contre les autres, s'empoignent, s'insultent et se battent pour ou non réviser, changer, amender la Constitution de 2006. Le plus choquant, c'est que ce débat prend une allure violente, agressive et intolérante inattendue. Il en va du maintien ou pas du régime en place, du nombre et de la durée des mandats du président, moyennant réadjustement d'articles dits "verrouillés", etc. Tout porte à croire qu'il y aura changement. Une diversion passionnée qui élude ou met au second plan les dangers qui se déversent quotidiennement sur le pays. Des combats féroces et meurtriers continuent à l'Est malgré les accords de paix signés à Doha et à Washington DC. Hier 24 mai 26, deux drones kamikaze ont été neutralisés par l'armée congolaise à l'aéroport de Kisangani. Je ne vois pas clair. 

Ce qui surprend les non-connaisseurs de la chose politique, c'est la volte-face des politiciens et leurs partisans. C'est comme un cycle historique. On brandit selon que l'on est de l'opposition ou du pouvoir des articles de la Constitution pour en soutenir le statu quo, la révision ou le changement. Un combattant qui jadis récusait mordicus le changement de la constitution devient brusquement un fervent défenseur de sa modification ou révision parce que son parti se trouve au pouvoir. Une stratégie déjà rodée ailleurs en Afrique. Du côté du pouvoir, on rassemble des signatures, on propose un referendum populaire qui va sans aucun doute passer, vu la confortable majorité parlementaire dont il dispose. L'opposition et le parti régnant  précédent qui n'a pas réussi ce coup, s'y opposent farouchement, prêts à descendre dans la rue et à causer des troubles. On tente de les museler. En fait, c'est un cercle vicieux. La logique est simple. Tout tourne autour d'une seule question: rester au pouvoir ou partir du pouvoir? Chaque parti possède sa propre lecture de la Constitution. D'où le conflit d'interprétation des articles constitutionnels, qui laisse couler tant d'encre et de salive. L'intérêt supérieur de la Nation doit être mis au plus haut point. Même une phrase pareille, simple en soi, donnerait aisément matière à plusieurs interprétations. Parole de littéraire apolitique et d'observateur indépendant. Je suis sûr que les autorités et le peuple congolais se montreront sages, ouverts et tolérants pour trouver une solution en faveur de l'intérêt du pays. Une solution patriotique conforme à la devise nationale:  Justice, Paix et Travail.  

Franchement, ce qui se passe dans mon pays m'inquiète. Je ne vois pas clair.

22 mai 2026

Abbé Jean Anatole Sabw in memoriam

 


Quelle triste nouvelle! L'abbé Jean Anatole Sabw Kanyang, prêtre du diocèse de Luiza, vient de tirer sa révérence. Je l'ai connu à Fribourg où nous étions voisins de chambre dans la communauté des Missionnaires de Bethléem, Chemin de l'abbé Freeley. Il était au Foyer St Justin avant monter à Torry. Brillant chercheur, il avait une licence des Facultés catholiques de Kinshasa. Il me fascinait par sa discipline et sa passion pour ses études. Nous échangions souvent sur des sujets d'actualités, sur des amis communs de Luiza ou du Kasaï. Il m'a aidé à atteindre mon ami Jean Roger Lumu de pieuse mémoire. Dans nos dialogues, il en voulait à un collègue qui aurait imité la signature de son évêque pour s'inscrire à Rome. L'histoire jugera. Il possédait une photo-souvenir qui le montrait avec le théologien Hans Küng aux FCK alors qu'il y était étudiant. Comme par coïncidence, il vient de mourir à Tubingue. 
C'était un compatriote agréable, pieux, sage et de bon conseil. Je l'avais présenté à ma bienfaitrice Mme Weingärtner de Munich lors d'une de ses visites à Fribourg. Jean Anatole préparait encore sa thèse de doctorat en patristique à la faculté de théologie lorsque j'ai quitté Torry en mai 92. Nous nous sommes revus à mon retour du Zaïre; nous avons partagé un repas au restaurant de la gare de Fribourg. En juin 94, Jean Sabw m'a appelé pour s'informer de la maladie de ma soeur Louise, alors que je me trouvais à Munich. Depuis, nos voies se sont complètement séparées. J'étais toutefois informé de son parcours par recoupements. Et j'ai même lu sa thèse à la bibliothèque de la SOAS, à Londres: Episcopus et plebs: L'évêque et la communauté ecclésiale dans les conciles africains (345-525) (Bern, Peter Lang: 2002). Quel travail de bénédictin! Chapeau! 
Va en paix cher frère et ami Jean Anatole. Des souvenirs de nos discussions et de la vie  communautaire à la maison de Bethléem me  reviennent. Je pense avec gratitude aux braves missionnaires de Bethléem: PP Bruno Fürer, François Lovis, Georges Conus, Jean Cottet, Jakob Baumgartner, Frère Bernhard Döbelin et André Gachet, qui nous ont offert un cadre spirituel et humain propice à notre développement intellectuel. Je pense à nos rencontres à la bibliothèque de théologie où tu me demandais si je ne m'étais pas égaré. Je pense à certains commentaires que tu émettais sur la politique, l'église, la musique, la vie, Je pense, je pense,.... 
Adieu Jean Anatole ! Te voilà parti ad patrem. Condoléances mutuelles à ta famille biologique et au diocèse de Luiza pour cette perte énorme. Tu as servi l'église jusqu'au bout. Que tu reçoives la couronne des élus du Ciel! Amen!