31 mars 2026

L'électricité de Kakobola

"Plus de 72 heures après le supposé lancement du barrage de KAKOBOLA, la ville de Kikwit sombre comme à l’accoutumée, dans l’obscurité la plus totale. Depuis Kikwit, nos sources confirment l’usage d’un groupe électrogène, le jour de l’inauguration, faisant croire à la desserte du barrage. Dans le chef de la population, le doute gagne du terrain. Ménages, établissements publics et privés, aucune structure ne consomme à ce jour la desserte de Kakobola. Les rues de la ville ne sont pas épargnées."

(Source:  Jonas Shampa jsl180T hreads)

Playoff: DRC vs Jamaica

March 31,2026. Today DRC Leopards are going to play against Jamaican Reggae Boys in Guadalajara, Mexico for a qualification to the final round of the 2026 FIFA World Cup. This derby forms a huge opportunity for DRC to come back to this Football Event after 52 years. My wish is obviously to see them win, but the victory has to be on the pitch. I see the Reggae Boys playing from times to times. Like for many Caribbean matches, the stadium is half full, I really don't have a clue re their form or strength. DRC look solid and collect on paper. Their last wins over Cameroon and Nigeria convinced me. But as said, in Football victory only counts after 90 minutes. Wait and see. Fimbu, fimbu will occur hopefully. Let us cross our fingers.

29 mars 2026

La rhétorique de la guerre

La guerre est une machine à tuer et à détruire. Elle tue et anéantit. Elle est le signe de la cruauté humaine. Tout homme est cruel sous le militaire qui sert sa patrie. L'homme est tellement mauvais qu'il faut se protéger de la prédation de son voisin. Un rien suffit pour que deux voisins en viennent aux mains: les pays se font la guerre pour montrer lequel est le plus fort. Pendant que l'amour se prêche à l'église, la haine sévit dehors. Et les mêmes prédicateurs vivent dans un environnement criminel dont ils ne réussissent pas à éradiquer la cruauté et la violence. La guerre ressemble à un concours de sauvagerie sous le beau couvert de l'héroïsme et de la bravoure patriotique. On jure de mourir pour son pays tant qu'on n'a pas éliminer physiquement son adversaire. L'ennemi naturel c'est le voisin; il est à exterminer, à liquider, à effacer de la terre. Gagne le camp qui détruit le plus grand nombre de vie et ravagé les infrastructures et constructions de l'autre. La mesure des destructions et des ravages détermine le vainqueur et le vaincu. Malheureusement, l'homme n'a jamais appris d'autre leçon que la guerre pour construire son pays en conquérant la terre des autres, en envahissant les territoires des voisins ou encore en colonisant les plus faibles. Réduire le voisin en esclave, tel est un des principes du conquérant et de l'envahisseur. Les frontières s'établissent, évoluent et changent en fonction des guerres. Le nom des pays reflète l'honneur sanctionné par les guerres d'humiliation et d'occupation des pays voisins. La guerre est l'acte le plus abominable et le plus ignoble qui rabaisse l'homme à l'animal sanguinaire. L'homme se trompe lourdement lorsqu'il prétend qu'en gagnant une guerre, il grandit en force et puissance humaines. Non,  il se dégrade et s'avilit. Que la valeur d'une nation dépende de ses victoires guerrières démontre l'inhumanité dans laquelle l'homme est tombé. Que les ravages des terres et les destructions des biens d'autrui réalisés pendant les guerres deviennent critères de victoire sur autrui amènent à penser combien l'homme est non seulement inhumain, mais qu'il a perdu sa raison d'être et le sens de sa mission sur terre. Que les belligérants renouent avec la paix quoique ce soit une mission impossible. L'homme est naturellement enclin mal, au crime, à la destruction, à la bataille, comme à la guerre la plus violente. Au lieu de s'en repentir,  il tire orgueil et fierté de la néantisation de son prochain. Au niveau individuel, communautaire ou national, il joue au héros sans coeur ni pitié, au tueur sans regret ni amour. Détruire, tuer, ravager, exterminer avec hargne, anéantir, voilà ce qui le pousse à vivre. Tout le contraire de l'éducation familiale, scolaire, culturelle ou religieuse reçue comme principes fondamentaux de vie. La guerre, c'est l'idéal. Horrible! La rhétorique de la guerre est contraire à l'essence même de l'humanité, même si la réalité nous montre le contraire. 

28 mars 2026

Un malade pas comme les autres

Il y a trois jours, l'envie m'a pris d'appeler une belle-soeur, Béa, la veuve de mon cousin Kingoma décédée depuis 1998, avec qui je me suis reconnecté depuis la mort de son fils Francis. N'ayant pas de phone, je l'appelle par celui de sa fille Sarah. J'ai appris que mon neveu Mutwambi, chauffeur de son état, voyait le dos d'une personne se planter devant lui alors qu'il conduisait son véhicule. L'apparition est tellement fréquente que le jeune homme a risqué de faire un accident. Quant à la personne, elle ne se montre que du dos, donc impossible de l'identitfier. Surpris, j'ai demandé s'il a été conduit à l'hôpital. Réponse: Non c'est pas une maladie d'hôpital, mais d'église. Dimanche, il sera amené à l'église de Bima pour être exorcisé. L'homme est dans la quarantaine. Depuis un certain temps, je n'aime plus questionner ces genres d'attitudes et de comportements. Dans ma logique, il faudrait amener un malade psychosomatique ou non à l'hôpital. Mais tel n'est pas le cas pour eux qui préfèrent l'église où un pasteur aux vertus miraculeuses va lui imposer les mains. C'est leur choix, je le respecte sans le remettre en question. Encore une fois, les pasteurs ont une influence puissante sur leurs adeptes. Tant mieux si le résultat attendu est atteint. Car ce qui compte après tous, c'est la guérison du malade. 

Lorsque j'ai parlé à sa maman, cette dernière m'a prié de n'en parler à personne. Mais à mon intention, elle a souligné: "Eglise eza na mbongo" (l'église est riche). Pour une femme qui ne m'a presque plus vu depuis que j'ai quitté le sacerdoce, cette remarque anecdotique frise à la fois une interpellation et peut-être une exhortation spontanée à un retour dans l'ordre sacerdotal. Ou du moins à créer une église afin non seulement de guérir les malades mais d'acquérir quelques bonnes sommes d'argent. Quant au silence qu'elle me prie de garder, c'est sans aucun doute pour éviter le sort maléfique des sorciers et la jalousie des autres. On ne dévoile pas la maladie de ses enfants à des "inconnus", à des personnes qui n'apprtiennent pas à la famille. Les mauvais esprits guetent chaque occasion pour jeter des sorts crapuleux. Quand la famille immédiate peut s'en sortir seule financièrement, elle évite de divulguer la nouvelle pendant que les malades sont sous traitement. D'où la garde du secret est stricte. C'est une pratique courante. Superstition ou calcul? Certains tiennent à leur intimité et au contrôle du cercle où l'information circule. D'autres s'abstiennent, ce faisant, de déranger ou de perturber la sensibilité d'autres membres de la famille. Les prétextes du silence sont nombreux. Comme par coïncidence et pour consolider cette idée, mon beau-frère m'a annoncé seulement aujourd'hui 28 mars 26 son opération datée du 25 mars. Attendons donc d'assister à la guérison complète de ce malade qui n'est pas comme les autres. 

La guerre USA-Israël vs Iran

Depuis le 28 février 2026 s'est déclenchée une guerre de destruction massive entre la coalition Etats-Unis-Israël et l'Iran, entre deux grandes puissances nucléaires et un pays qui tient à enrichir son uranium. Une guerre controversée, mais justifiée par les initiateurs pour assurer la sécurité du Moyen Orient et du monde. Cette guerre ressemble à celle qui oppose la Russie et l'Ukraine. Par-ci par-là, il y a des poches de guerres en Afrique, en Asie comme en Amérique Latine. J'avoue que la paix n'existe pas dans le monde; qu'il n'y a que la guerre qui s'enfouit pour mieux ressurgir à la face de la terre. L'homme, plus il est puissant, plus il est enclin à assujétir le plus faible. C'est dans l'instinct naturel de l'homme de faire la guerre sous le prétexte d'une agression de l'autre désigné désormais comme ennemi. Très souvent, des agendas cachés se profilent derrière les intentions de sécurité nationale ou de légitime défense. La géopolitique mondiale oblige à restructurer les enjeux actuels en vue d'un meilleur positionnement à l'avenir. Les alliances se font et se défont en fonction des intérêts des puissances qui gouvernent le monde. 

Le monde, jadis divisé en deux blocs, voient l'émergence de nouvelles puissances. Les états qui disposent de l'arme nucléaire s'imposent et empêchent les autres d'y accéder. La Chine, l'Inde, l'Afghanistan ou le Brésil, redéfinissent la cartographie géostratégique du monde. Les USA comme la Russie dictent leurs volontés en dépit des résistances des "états attaqués". Depuis plusieurs années, la Russie après avoir annexé la Crimée, mène contre l'Ukraine une guerre d'invasion qui s'enlise, cette dernière étant soutenue par l'Union européenne et l'Ouest. En début de cette année, les USA ont arrêté et extradé le président vénézuélien Maduro vers les États-Unis. Mais l'Iran résiste plus longtemps que ne l'a fait Venezuela, répliquant aux attaques en bombardant des porte-avions, des sites importants d'Israël et des alliés des US dans le Golfe. Les pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont importants au Liban, en Arabie Saoudite, à Dubaï comme en Iran et en Israël. On assiste également à un retournement des situations... les Houthis yéménites s'en mêlent et épaulent l'Iran. C'est l'embrasement total tant que le détroit de Ormuz n'est pas rouvert, bloquant ainsi le passage quotidien de 20 millions de barils de pétrole. L'enjeu économique et financier est énorme, et le monde entier ne peut pas permettre ce blocus. 

La guerre, quoique parfois nécessaire, n'a jamais constitué, en soi, une solution à quelque problème que ce soit. Jusqu'à preuve du contraire, les analystes affirment que l'Irak et la Libye n'ont jamais retrouvé la "relative stabilité" atteinte avec les dictateurs Hussein et Kadhafi. Les belligérants finissent par signer un traité de paix, se positionnant selon l'issue de la guerre. Le plus fort dicte ses volontés. La trêve tant souhaitée tarde à venir, puisqu'il est attendu que le plus faible soit complètement annéanti et se rende. Il est notable que l'ONU se montre incapable de gérer ces deux conflits et de faciliter la paix. La vérité est que les USA et la Russie sont trop forts pour se plier aux normes qui régissent les relations internationales. Comme tout pacifiste, je souhaite que la guerre USA-Israël finisse au plus vite et cause le moins de victimes que possible. 

Investir son argent au pays

Dans les entrées précédentes, j'ai touché au problème de l'investissement au Bandundu, ma province d'origine. J'ai posé deux questions précises: Qui investit au GB? A quel prix investir au GB? Les questions se posent de la même façon pour tout le pays. Ces questions sont complexes, touchent même à l'essence de notre pays. 
N'est pas investisseur qui veut. Ma nature m'oblige souvent à ne pas prendre de risque. Je ne suis pas un homme d'affaires, quoique je pense que j'y aurais réussi avec un peu de volonté et de ténacité. Je suis un littéraire, je ne sais pas créer la richesse. Je n'investis pas, et quand bien même je t'aurais souhaité  avec quel argent? Je n'en ai ni le talent,ni les moyens ni le temps, encore moins la volonté de m'engager. Avec l'âge, je crois que c'est trop tard. Je suis plutôt un bon parleur qu'un acteur. Dois-je le regretter? Que non. A chacun son don reçu du bon Dieu. Un peu fataliste. Mais il revient à tout le monde de réfléchir sur l'idée d'investir au pays. 
Je suis prêt à critiquer les autres, à déceler leurs erreurs, mais je n'ai souvent pas de solution pour eux en cette matière. Ce que je soutenais au sujet du GB vaut pour tout le pays. Des conditions de sécurité et des infrastructures sûres constituent le socle de l'investissement. On n'investit pas dans un pays en guerre: on survit, on vend des armes et des chars. Un minimum de paix inspire confiance aux investisseurs ou opérateurs économiques. Je suis souvent surpris lorsque des communautés me demandent de leur venir en aide par un investissement personnel plutôt que par une facilitation d'investissements auprès d'éventuels partenaires. Nos gens aiment les "dons".
L'insécurité qui sévit actuellement au pays constitue un facteur de dissuasion aux potentiels investisseurs. Même aux natifs du pays qui voudraient y faire fructifier leur argent. Investir dans un projet commun du genre route, hopitaux, écoles ou hôtels, serait louable, mais très risqué. Parmi les difficultés rencontrées se trouvent être une administration prédatrice, un clientélisme ruineux, une corruption aveugle prête à tout remettre en question. Des personnes osées ont essayé et ont échoué lamentablement. Cela ne veut cependant pas dire qu'il n'est pas possible d'investir. 
L'instabilité politique et sécuritaire n'inspire pas confiance. Par contre, un génie dans ce domaine saura trouver dans quoi investir.  Qui réussissent aujourd'hui dans les affaires? Quelles catégories de personnes ou de professions prospèrent au milieu de ces eaux troubles? On pourrait les identifier sans difficulté. Les temps durs suscitent d'énormes opportunités pour certaines personnes.
Les pasteurs par exemple génèrent des sommes colossales dans leurs églises-entreprises. Nigerians et Congolais sont au sommet de l'échelle des églises du réveil. Les musiciens tous genres confondus ne sont pas à négliger. Les hauts gradés militaires, les politiques souvent convertis en hommes et femmes d'affaires trouvent de quoi s'en tirer pendant que leurs bases de djalelo triment et trinquent. Les gestionnaires des entreprises de l'état mènent une vie décente même s'ils détournent les recettes publiques. Etc. Dans tout cela, il faudrait mettre les vertus cardinales et éthiques au placard. Observons attentivement le train des nouveaux riche. Est-il possible dans ce pays de s'enrichir massivement, comme on le voit, sans compromettre son intégrité ? Je laisse la question ouverte. 



27 mars 2026

A quel prix investir au Bandundu ?

J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces du Mayindombe et du Kwilu. Etant kwangolais, j'ai été frappé par l'absence totale du Kwango tant au niveau culturel qu'économique.  Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux seules deux provinces identifiées. 

La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à s'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. C'est depuis plus de 60 ans que cette route est attendue, et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relié Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts demeureront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique et l'avenir de la région. 

La balle lancée dans le camp du Président de la République doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés à attendre. L'heure est maintenant à l'action, pas aux discours ni aux voeux pieux. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. 

A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts.