12 mai 2026

Des pasteurs contre l'église catholique

Ce thème est connu de tous. Beaucoup de pasteurs des églises du réveil s'acharnent avec passion contre l'église catholique romaine. Une stratégie très sûre pour s'assurer un succès auprès de leurs fidèles. Il s'agit de puiser des fidèles dans ce grand réservoir qui compte plus de deux milliards de croyants. Alors ces pasteurs s'attaquent aussi bien à la doctrine catholique qu'à sa hiérarchie son clergé. C'est de bonne guerre comme qui dirait. 

Un pasteur du réveil s'est dernièrement attaqué avec virulence au culte de la Vierge Marie tel qu'il est pratiqué par les catholiques. C'est à ses yeux un blasphème, de l'idolâtrie, vu qu'aucun passage de la Bible m'en parle ni le recommande. Marie serait selon juste la mère de Jesus, et ne mérite aucun prière.  Comme c'est un sacrilège que de professer sla virginité de Marie, ledit pasteur condamne à la damnation et à la géhenne du feu tous les chrétiens qui vénèrent Marie. Or Marie n'est pas une déesse, que je sache: "Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, ...". Elle a mission de médiation, comme d'ailleurs tous les saints du Ciel. Nulle part dans la Bible cette phrase n'est visible". 

Un autre pasteur justifie la dîme que lui versent Les fidèles par une pratique catholique. Serviteur de Dieu qui exige des billets de banque en Dollars, il s'étonne que les médias le critiquent pour sa cupidité et son enrichissement personnel. Un autre, comme Jesus; "Nalongoli maladi.... scellez la guérison" et les fidèles se précipitent pour déposer leur offrande. Ensuite: "Napesi mabala, Napesi kobota.... scellez avant que la grâce divine ne disparaisse. " Les fidèles reviennent de nouveau avec leurs offrandes. De tous ces chrétiens obséquieux, personne n'osé comprendre que ledit pasteur n' d'autre visée que de gagner de l'argent. On dirait qu'ils sont tous envoûtés. Et pourquoi pas car ces derniers recourent à des pratiques sorcières de domination et d'enrichissement faciles. 

Je m'arrête à ces exemples pour souligner l'impact de la parole des pasteurs sur le comportement de leurs fidèles souvent par les prétendus miracles de leurs pasteure. trop fanatiques et obnubilés J'y reviendrai.

Paix entre les religions

Un ami Sri Lanka que je croise à l'église St Francis ne cesse de me rappeler que la religion est derrière toutes les guerres qui se succèdent dans le monde depuis des siècles. Il y a selon lui guerre de religions partout. Il suffit de réfléchir profondément. Les divergences religieuses sous-tendent les relations conflictuelles entre les états. Cette façon de penser au théologien suisse Hans Küng. 
"Kein Friede inter den Nationen ohne Frieden unter den Religionen" (Pas de paix entre les nations sans paix entre les religions). Une phrase que j'ai retenue du vivant même de Hans Küng par ses interviews télévisées tout comme à la conférence qu'il tint en 91 dans l'Aula Magna de l'Uni Fribourg. Le très mediatique Prof Dr Küng eut un succès incroyable du temps de mes études universitaires à Rome comme à Fribourg.  Je ne crois pas que mon ami ingénieur sri-lankais ait jamais entendu parler de Küng. En tout cas, il défend avec conviction la même théorie ou thèse que l'homme de Tübingen.
A y réfléchir, il y a des faits patents qui lui donnent raison. Si c'est vrai pour l'actuelle entre l'Iran et la coalition Israël-Etats Unis, cela ne l'ai pas forcément entre l'Ukraine et la Russie. Mais si hélas! Notre ami remonte à l'histoire des Tzars mongols.... et y lit l'éclatement d'idéologies religieuses défendues par les belligérants.  Au Nigeria, en RDC, au Mali, en Libye, l'ombre d'un conflit avec l'Islam n'est pas invisible selon lui. Sa vision des choses montre que le  monde occidental, à s'y méprendre, évolue une islamisation démographique  très subtile mais constante. Je vais approfondir ma réflexion à ce sujet. 

9 mai 2026

Troisième mandat pour le président congolais actuel?

 ..." si les Congolais le lui demandent." C'est autour de cette phrase conditionnée que partisans et opposants du président congolais s'empoignent. Logique, responsable et normale pour les partisans. Inconstitutionnelle pour les opposants. Le monde politique congolais s'agite depuis plusieurs mois autour de ce débat. Qui a raison? Qui a tort? Difficile de trancher. Tout dépend de l'interprétation des textes et de la notion de démocratie qu'on défend. L'autre point d'acchopement, c'est les élections de 2028. Pas possible si le Nord Kivu et le Sud Kivu ne rentrent pas sous le contrôle du gouvernement central de Kinshasa. Les élections les éloigneraient du centre et les pousseraient à justifier leur démembrement du reste du pays. Tel est le dilemme. Telle est la situation embarrassante et insidieuse que traverse la RDC. Quelles sont les voies de sortie de guerre? Dialogue inclusif, referendum pourraient constituer des moyens pour solliciter la volonté des citoyennes et citoyens congolais. J'estime pour ma part que, malgré les passions des uns et des autres, les Congolais sont assez mûrs et réalistes pour trouver une solution négociée pour le plus grand intérêt de la nation. Entre la poursuite d'un autre mandat, un glissement de fait qui ne dit pas son nom, et une paix incertaine sur toute l'étendue de la république, il y a lieu de se fier à la responsabilité commune et unanime des Congolais. Entre une dérive dictatoriale pour les opposants et un consensus referendaire salutaire pour les partisans du pouvoir, l'intervalle s'avère quasi impossible à gérer. La réalité est que dans sa qualité de garant et de commandant suprême des armées, le président possède assez de marge de manoeuvre pour justifier sa vision et le soutien de ses partisans. C'est l'insécurité à l'Est qui conditionne tout: il faudrait absolument réunifier le pays avant de parler d'élection. Attendons voir. Pour moi apolitique et littéraire, seules la paix et l'intangibilité des frontières nationales comptent. La paix ne s'obtiendra qu'à la fin effective des hostilités séparatrices ou sécessionnistes qui balkaniseraient le pays. Et ce sera par la force des armes. Les individus passent, la nation reste. Pro patria mori. 

7 mai 2026

Pourquoi le FC Bayern a-t-il perdu contre PSG?

6 mai 2026. J'ai suivi les deux matchs entre PSG et le Bayern presque intégralement à l'aller comme au retour. Deux matchs de très grande intensité. Je l'ai dit à Sera: le Bayern concède trop de buts. Donc defense perméable, goalkeeper en déclin, milieu de terrain deficient, lenteur à l'attaque. Des pertes de balle parfois trop faciles pour des professionnels grassement payés. Paris a compris cela et a enchaîné des contre-attaques dangereuses. PSG était compact, solide en défense, un gardien jeune et efficace, une attaque très rapide prête à semer le danger à tout moment dans le camp bavarois. La pression s'est établie dès les premières minutes. Stratégie parfaite. Bravo PSG. 

Le FCB a perdu cette demi finale parce qu'il n'a pas joué son jeu habituel, victime de son propre système de jeu. L'école de Cruyff Guardiola a fait son temps. 

La finale PSG vs Arsenal s'annonce dure et intéressant. Il n' y aura pas forcément du beau football. PSG possède un léger avantage, étant le champion en titre qui va tenter le doublé. Arsenal a démontré qu'elle est la meilleure équipe de ce Champions League. Clean sheet... Victoires et matchs nuls, aucune défaite. La légende veut qu'une équipe anglaise en finale gagne la coupe. Entre expérience et tradition, nous sommes devant un quitte ou double. Le suspense reste entier. Il y aura bien un vainqueur et c'est cela la beauté du football.

How are we doing?

"How are we doing?" This is the question or the greeting sentence Fr Omaris uses to start his Sunday homily at St Francis of Assisi, Barbados. The congregation appreciate it because it shows a proximity of heart and feelings, a whole of togetherness and  tight binding between the pastor and his christians. But there is more than just this yo say about the responses. 

"Good", "well" or "I am fine". I personally respond "surviving' and people are surprised, try to smile or just continue the conversation. And this is not usually the purpose of the question. All is protocol sofar. But there are many other surprising responses to the same question? 

"I can't complain", older or mature people say. Meaning I am good and it can't be any better. I take it as it comes. Senior people often add that "I wish it could be better".  Others invoke Gold's blessings and graces. "I am blessed by the grace of God". The most interesting I ever heard was from a colleague on campus who would great his friend by saying: 'Mussels" expecting the other to say the same word. The response depends on the place, the quality of relationship between the individuals, the level of speech (private, official, popular or even vulgar). The response comes out according to a certain protocol or social habit. 

"Are you still alive?", and the spontaneous response is: "Did you send somebody to kill me?". This agressive statement is sign of a very closed acquaintance. Violent words, but yet pleasant=and friendly. Please pay attention to the responses raised by the simple question "How are you" and you will be surprised. 

5 mai 2026

Education, oui mais quelle éducation?

Ecole coloniale? Les colons nous ont imposé un système scolaire pensé par eux pour les colonisés. Il y a des Congolais qui ridiculisent cet aspect au lieu de reconnaître que ce système répondait à leur mission principale. Il visait non pas le développement du colonisé, mais bien l'exploitation mentale et matérielle des colonisés. C'était l'éducation du "fais ceci fais cela", ou d'obséquosité. Le but était de comprendre les ordres du maître et de les exécuter. Pas plus. 

Ouverture au monde. J'ai suivi une interview du Père Ekwa, mémorable responsable de l'éducation catholique congolaise entre 1960-75 et plus tard président du Cadicec. Voilà un produit du système colonial qui, chiffres à l'appui, a admis les bienfaits de l'école occidentale. Celle-ci, selon lui, offrait la possibilité aux enfants africains de s'ouvrir au monde, de rivaliser avec les enfants du reste du monde entier. Fils de chef coutumier, il a bénéficié d'une éducation exemplaire qui l'a amené à devenir jésuite, c'est-à-dire membre d'une congrégation religieuse réputée pour la qualité de ses écoles et l'excellence de ses élèves. Je crois savoir qu'il a rendu d'énormes services à la nation congolaise. Contrairement aux radicaux révolutionnaires anti-coloniaux, le Père Ekwa a été de ceux qui ont opéré, avec un succès relativement remarquable, une transition raisonnable entre l'école du Congo-Belge et l'école de la RD Congo. Moi qui ai commencé la primaire en 1963, me situe dans cette trajectoire. Respect et gratitude. 

"A-t-on jamais vu une entreprise où l'on engage des philosophes?" Question apparemment comique par Mr Eliézer Tambwe, mais qui comporte une certaine vérité. Que fais-tu avec un diplôme de latin-philosophie? Je comprends d'où la question vient, mais je n'oserais jamais supprimer la section latin-philosophie du système scolaire. Ce serait pour moi comme renier ma propre formation, ma mission fondamentale d'homme et d'enseignant. A l'université des West Indies, j'ai été directeur de l'école des études supérieures ou école doctorale. On ne force pas le talent. Tout le monde n'est pas appelé à manipuler des machines ni à piloter un avion. Que deviendraient les artistes musiciens, comédiens, peintres ou sculpteurs? Et les sportifs, les médecins, les enseignants, les commerçants? Il faut du tout pour faire un monde, dit un adage. Les sciences humaines comme les sciences exactes sont utiles au pays. Au pays d'identifier et de privilégier ses besoins, et dès lors d'investir dans les domaines les plus immédiatment rentables. Au lieu de poser ou de résoudre cette question scolaire dans la mêlée, il y a lieu d'établir un plan bien ciblé à court ou à long termes, qui tenterait de résoudre synérgiquement tous les problèmes du pays. 

A une époque, l'examen de maturité orientait les élèves vers les différentes facultés universitaires. Déjà au niveau du secondaire, chaque enfant était guidé vers telle ou telle école, sélectionnée, technique ou professionnelle, selon ses aptitudes. Ngudia Miledi mia Khatu, ma défunte mère, me parlait de "kalasi dia kipati kia biodi" (classe de manioc trempé pendant deux jours dans l'eau) pour désigner l'école pédagogique de Kingungi. Suku et yaka peuvent comprendre cette expression. En fait, les colons avaient institué une formation accélérée d'une année des maîtres afin de pallier à la carence du personnel enseignant. A peine partis de Kimbau, les candidats revenaient de Kingungi une année après truffés du prestigieux titre de "maître".

Une école africaine pour les Africains? Une école congolaise pour les Congolais? Je n'en disconviens pas, mais à quelle condition? Le fait que l'école, dans sa forme actuelle, nous soit venue de l'Occident, n'en fait pas moins l'objet d'une critique interne ni d'une réforme constructive. Il ne s'agit pas de faire table rase de tout ce que les colons ont implanté chez nous, mais d'en discerner ce qui est bien et nécessaire pour notre développement intégral. L'école doit avoir pour objectif d'outiller l'élève avec des capacités utiles pour servir sa société, son pays. A l'état d'assurer l'administration et l'organisation de l'éducation nationale. Il s'agit d'intégrer judicieusement toutes les aptitudes dans un cercle national.

Frère Adolphe Vandal, fondateur du Lycée Mikembo

Une petite observation de ma part, Abbé Robert LUSILU BIPA :

Adolphe VANDAL UBA BOOS fut un religieux (Frère Joséphite de KINZAMBI) et non un Père, c'est-à-dire, prêtre. Il n'avait jamais donné son nom aux écoles qu'il créait.

Pour l'immortaliser, j'ai créé le C.S. Frère Adolphe VANDAL à KAMWENI/KOLOKOSO. A ce jour, une école "Institut VANDAL" est aussi implantée à KIMWELA/MASAMUNA.

Ce lycée commence à NZANZU sous le nom de MIGIEMBU, un village enclavé et difficilement accessible, avant de l'implanter à MASAMUNA sur la route nationale. Ce passé est-il aussi inclus dans le temps jubilaire ?

Il ne serait pas aussi inutile de comparer cette historique avec les écoles créées dans la foulée par le Frère Adolphe VANDAL : Institut MOKWEN/DUNDA, Institut WAKANA/KIMAFU, Lycée KIMWELA/TSAKALA-NZADI, aujourd'hui Institut MUSAKA à MUSAKA...