28 mars 2026

La guerre USA Israel vs Iran

Depuis le 28 février 2026 s'est déclenchée une guerre de destruction massive entre la coalition Etats-Unis-Israël et l'Iran, entre deux grandes puissances nucléaires et un pays qui tient à enrichir son uranium. Une guerre controversée, mais justifiée par les initiateurs pour assurer la sécurité du Moyen Orient et du monde. Cette guerre ressemble à celle qui oppose la Russie et l'Ukraine. Par-ci par-là, il y a des poches de guerres en Afrique, en Asie comme en Amérique Latine. J'avoue que la paix n'existe pas dans le monde; qu'il n'y a que la guerre qui s'enfouit pour mieux ressurgir à la face de la terre. L'homme, plus il est puissant, plus il est enclin à assujétir le plus faible. C'est dans l'instinct naturel de l'homme de faire la guerre sous le prétexte d'une agression de l'autre désigné désormais comme ennemi. Très souvent, des agendas cachés se profilent derrière les intentions de sécurité nationale ou de légitime défense. La géopolitique mondiale oblige à restructurer les enjeux actuels en vue d'un meilleur positionnement à l'avenir. Les alliances se font et se défont en fonction des intérêts des puissances qui gouvernent le monde. 

Le monde, jadis divisé en deux blocs, voient l'émergence de nouvelles puissances. Les états qui disposent de l'arme nucléaire s'imposent et empêchent les autres d'y accéder. La Chine, l'Inde, l'Afghanistan ou le Brésil, redéfinissent la cartographie géostratégique du monde. Les USA comme la Russie dictent leurs volontés en dépit des résistances des "états attaqués". Depuis plusieurs années, la Russie après avoir annexé la Crimée, mène contre l'Ukraine une guerre d'invasion qui s'enlise, cette dernière étant soutenue par l'Union européenne et l'Ouest. En début de cette année, les USA ont arrêté et extradé le président vénézuélien Maduro vers les États-Unis. Mais l'Iran résiste plus longtemps que ne l'a fait Venezuela, répliquant aux attaques en bombardant des porte-avions, des sites importants d'Israël et des alliés des US dans le Golfe. Les pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont importants au Liban, en Arabie Saoudite, à Dubaï comme en Iran et en Israël. On assiste également à un retournement des situations... les Houthistes s'en mêlent et épaulent l'Iran. C'est l'embrasement total tant que le détroit de Ormuz n'est pas rouvert, bloquant ainsi le passage quotidien de 20 millions de barils de pétrole. L'enjeu économique et financier est énorme, et le monde entier ne peut pas permettre ce blocus. 

La guerre, quoique parfois nécessaire, n'a jamais constitué, en soi, une solution à quelque problème que ce soit. Jusqu'à preuve du contraire, les analystes affirment que l'Irak et la Libye n'ont jamais retrouvé la "relative stabilité" atteinte avec les dictateurs Hussein et Kadhafi. Les belligérants finissent par signer un traité de paix, se positionnant selon l'issue de la guerre. Le plus fort dicte ses volontés. La trêve tant souhaitée tarde à venir, puisqu'il est attendu que le plus faible soit complètement annéanti et se rende. Il est notable que l'ONU se montre incapable de gérer ces deux conflits et de faciliter la paix. La vérité est que les USA et la Russie sont trop forts pour se plier aux normes qui régissent les relations internationales. Comme tout pacifiste, je souhaite que la guerre USA-Israël finisse au plus vite et cause le moins de victimes que possible. 

Investir son argent au pays

Dans les entrées précédentes, j'ai touché au problème de l'investissement au Bandundu, ma province d'origine. J'ai posé deux questions précises: Qui investit au GB? A quel prix investir au GB? Les questions se posent de la même façon pour tout le pays. Ces questions sont complexes, touchent même à l'essence de notre pays. 
N'est pas investisseur qui veut. Ma nature m'oblige souvent à ne pas prendre de risque. Je ne suis pas un homme d'affaires, quoique je pense que j'y aurais réussi avec un peu de volonté et de ténacité. Je suis un littéraire, je ne sais pas créer la richesse. Je n'investis pas, et quand bien même je t'aurais souhaité  avec quel argent? Je n'en ai ni le talent,ni les moyens ni le temps, encore moins la volonté de m'engager. Avec l'âge, je crois que c'est trop tard. Je suis plutôt un bon parleur qu'un acteur. Dois-je le regretter? Que non. A chacun son don reçu du bon Dieu. Un peu fataliste. Mais il revient à tout le monde de réfléchir sur l'idée d'investir au pays. 
Je suis prêt à critiquer les autres, à déceler leurs erreurs, mais je n'ai souvent pas de solution pour eux en cette matière. Ce que je soutenais au sujet du GB vaut pour tout le pays. Des conditions de sécurité et des infrastructures sûres constituent le socle de l'investissement. On n'investit pas dans un pays en guerre: on survit, on vend des armes et des chars. Un minimum de paix inspire confiance aux investisseurs ou opérateurs économiques. Je suis souvent surpris lorsque des communautés me demandent de leur venir en aide par un investissement personnel plutôt que par une facilitation d'investissements auprès d'éventuels partenaires. Nos gens aiment les "dons".
L'insécurité qui sévit actuellement au pays constitue un facteur de dissuasion aux potentiels investisseurs. Même aux natifs du pays qui voudraient y faire fructifier leur argent. Investir dans un projet commun du genre route, hopitaux, écoles ou hôtels, serait louable, mais très risqué. Parmi les difficultés rencontrées se trouvent être une administration prédatrice, un clientélisme ruineux, une corruption aveugle prête à tout remettre en question. Des personnes osées ont essayé et ont échoué lamentablement. Cela ne veut cependant pas dire qu'il n'est pas possible d'investir. 
L'instabilité politique et sécuritaire n'inspire pas confiance. Par contre, un génie dans ce domaine saura trouver dans quoi investir.  Qui réussissent aujourd'hui dans les affaires? Quelles catégories de personnes ou de professions prospèrent au milieu de ces eaux troubles? On pourrait les identifier sans difficulté. Les temps durs suscitent d'énormes opportunités pour certaines personnes.
Les pasteurs par exemple génèrent des sommes colossales dans leurs églises-entreprises. Nigerians et Congolais sont au sommet de l'échelle des églises du réveil. Les musiciens tous genres confondus ne sont pas à négliger. Les hauts gradés militaires, les politiques souvent convertis en hommes et femmes d'affaires trouvent de quoi s'en tirer pendant que leurs bases de djalelo triment et trinquent. Les gestionnaires des entreprises de l'état mènent une vie décente même s'ils détournent les recettes publiques. Etc. Dans tout cela, il faudrait mettre les vertus cardinales et éthiques au placard. Observons attentivement le train des nouveaux riche. Est-il possible dans ce pays de s'enrichir massivement, comme on le voit, sans compromettre son intégrité ? Je laisse la question ouverte. 



27 mars 2026

A quel prix investir au Bandundu ?

J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces du Mayindombe et du Kwilu. Etant kwangolais, j'ai été frappé par l'absence totale du Kwango tant au niveau culturel qu'économique.  Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux seules deux provinces identifiées. 

La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à s'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. C'est depuis plus de 60 ans que cette route est attendue, et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relié Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts demeureront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique et l'avenir de la région. 

La balle lancée dans le camp du Président de la République doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés à attendre. L'heure est maintenant à l'action, pas aux discours ni aux voeux pieux. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. 

A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts. 

25 mars 2026

Qui investit au Bandundu?

Je viens de suivre une vidéo intitulée "Bandundu Sonieee" dans laquelle une dame s'insurge contre les ressortissants du Bandundu qui n'investissent pas dans leur province d'origine alors qu'ils ont "écopé de grands postes gouvernementaux" comme dirait l'Honorable Paulin Kilankayi. Il y a des soit disant  hommes d'affaires du Bandundu qui ont construit GB à Kinshasa mais n'ont jamais rien construit dans leur Bandundu natal. Elle cite des noms que je préfère taire, car tel n'est pas le but de mon propos. Ces propos ont été tenus dans le cadre de la 13e Conférence des Gouverneurs de la RDC, conférence présidée du 24 au 28 mars 2026 par le Président Felix-Antoine Tshisekedi à Bandundu-Ville. Je trouve pour ma part cette interpellation fondée. Ce qui m'a amené à poser quelques réflexions à ce sujet.

"Toza na Grand Bandundu kasi miso na mitema eza na Kinshasa." (Nous sommes au Grand Bandundu, mais nos yeux et nos coeurs sont tournés vers Kinshasa). Un complexe d'infériorité vis-à-vis de Kin Malebo ou Kin Kiese. La fascination qu'exerce Kin sur l'esprit des Bandundois est énorme. Comment ne pas dire tout haut ce qui se voit même aux yeux d'un aveugle? Nous préférons construire à Kinshasa plutôt qu'à Bandundu, Kikwit, Gungu, Idiofa ou Kenge. Tous nos hommes d'affaires et politiques, députés provinciaux et nationaux, ont leurs résidences principales à Kinshasa. C'est dans notre mentalité. Investir en province relève d'un risque trop coûteux pour nos frères et soeurs qui possèdent plus que le commun des mortels. Les investissements jugés autrefois sérieux de quelques hommes en élevage, en agriculture, en pisciculture ou en hotêlerie, ont connu des sorts pitoyables, des pertes irrémédiables. Les guerres successives et l'insécurité les ont éradiqués. Le manque d'infrastructures routières appropriées décourage et sert de prétexte à une certaine léthargie chez les investisseurs potentiels. L'occasion serait pourtant propice pour investir, comme privés, dans ces infrastructures au lieu de tout attendre de l'Etat. C'est un secteur-clé du développement.

A une époque un ami m'avait invité à investir dans un élevage bovin, c'était très attractif, et la tentation était forte, mais j'avais jugé bon de ne pas m'engager. La guerre de l'AFDL en 96-97, soit dix ans après, a réduit le kraal en ruines comme un chateau de paille ou de sable. Découragé, l'ami n'a plus jamais osé réinvestir dans ce domaine. Même les grands élévages des missionnaires, des politiques ou députés, et autres privés expatriés comme nationaux, n'ont pas résisté aux tempêtes répétées de l'histoire et de l'insécurité. De nombreux hôtels ont été détruits sauf quelques uns qui se comptent sur le bout des doigts. Investir dans des "flats" est à la mode aujourd'hui pour les petits épargnants. Les grands pourraient investir dans l'hôtelerie à grande échelle, mais ne le font pas ou rarement. Et même encore, grâce à leurs carnets d'adresses, nos grands hommes et femmes pourraient recourir à de chaînes hôtelières internationales pour désenclaver nos villes et permettre un tourisme de plaisance ou d'affaires. Y pensent-ils ou bien l'ignorent-ils exprès? Vrai pour certains, faux pour d'autres.

Jusqu'à le preuve du contraire, nos hommes politiques actuels préfèrent souvent investir pour leur propre intérêt, pas celui de leurs électeurs pour qui ils ont accédé à la députation ou à d'autres responsabilités. Ils possèdent des somptueuses résidences et flats à Kinshasa pour leur propre compte. Une résidence secondaire au chef lieu de province sans se préoccuper du bien commun. Rares sont les hommes politiques et d'affaires qui ont construit chez eux d'importants hôtels, des écoles, des hôpitaux ou des espaces de loisirs au bénéfice de la ville ou de la province. Un égoïsme sans pareil. Souvent, ils possèdent un charroi automobile immense mais, à quelques rares exceptions, ne pensent pas à développer le transport en commun. Les commerçants ne font pas mieux. Quelques magasins et bars, quelques épiceries et quincailleries, rien de spécial. Pas d'idées innovatrices. Pas de vision. Juste l'immédiateté du sel et du sucre, et même encore, ils sont pris au dépourvu dès que les banques tardent à payer ou que les stocks de Kin sont vides. Pire, ils ne disposent même pas de dépôts. Soit, j'écris n'importe quoi. Nos hommes suscitent des espoirs qu'ils trahissent aussitôt qu'ils obtiennent les postes, ou que leurs affaires prospèrent. 

La vraie question demeure sans réponse: Qui investit au Grand Bandundu?       

24 mars 2026

Les relations familiales 2

Les familles diffèrent souvent dans la façon dont elles traitent ou se gèrent les relations entre les membres. Tous les sas de figures sont possibles et imaginables. Un simple événement anodin peut déclencher une tempête inattendue au sein de l'environnement familial. Cela se voit, cela s'est vu et se verra tant que le monde existera.

Il existe des familles solidement unies ans l'amour et la paix. Tous les problèmes qui surgissent sont traités avec sérénité et sagesse. La volonté de résoudre les problèmes et de rétablir l'entente entre les membres est manifeste. Des familles fondées sur la tradition séculaire du pardon et de la réconciliation réciproques. Oü les divisions sont taclées änla racine, les incompréhensions élucidées dès leur surgissement. Elles tiennent sur des principes simples de foi et de solidarité qu'aucune circonstance passagère ne vient bousculer. Ča c'est la situation idéale. Des familles où n' dirait comme si le ciel se vivait déjà sur terre. Il fait beau y vivre. Parents, enfants et autres membres y vivent sans une harmonie sans faille. Trop beau pour être vrai certes, mais imaginable. 

La plupart des familles que nous connaissons, la nôtre y comprise, vivent l'enfer sur terre. Je suis pessimiste de nature, j'exagère les petites choses. C'est un point de vue qui peut se défendre. Comme je le sais là, la moindre erreur est exploitée comme si il n meurtre avait été commis. Image de totale décrépitude. Lorsque le mensonge et l'intérêt égoïste interviennent,la confiance se perd,la méfiance prend du terrain et mine les relations. Comme je l'ai suivi avec  émotion, la vérité qui libère pourrait devenir un fardeau insurmontable. Un homme amène une soit disant une cousine. Il se découvre plus tard que c'est son amante avec laquelle il envisage de s'installer à l'étranger. Une femme vient dans son foyer avec un enfant de 5 ans qu'elle a présenté comme un orphelin domaman serait décédée. Imaginez ce que deviendra la relation après la découverte de la vérité. 


23 mars 2026

Les relations familiales

C'est depuis plusieurs années que je me pose des questions sur les relations familiales. J'ai assez vécu et ai accumulé beaucoup d'expériences sur ce sujet partout où j'ai passé ma vie. Dans ma propre famille comme dans d'autres familles. Dans mon pays comme dans plusieurs pays. Les relations familiales ont des particularités spécifiques liées à la culture et à la tradition locales. Je pose comme préalable que les relations familiales comme les relations amicales, sociales ou professionnelles subissent l'épreuve du temps. Frères et soeurs aujourd'hui, comment seront vos relations dans dix ans? Amis intimes, le serez-vous encore dans dix ans? Collègues de service ou confrères dans certains milieux professionnels, tiendrez-vous la même relation dans dix ans? Je prends dix arbitrairement, je prendrais aussi volontiers quinze ou vingt ans si Dieu vous accorde la grâce de vivre ensemble longtemps. L'épreuve du temps donne la mesure de la solidité relationnelle.

La mouvance temporelle influence beaucoup les relations. La famille elle-même éclate avec le temps. Etudes, professions, mariages, amis et autres intérêts immédiats séparent déjà la famille. En fait, tout ne dépend pas que de l'éducation ni de la tradition reçues dans l'enfance. Les études orientent dans telle ou telle direction. Les responsabilités comme les réussites ou les mutations professionnelles séparent forcément les uns des autres. Les mariages canalisent l'amour et les soucis envers les partenaires et les enfants plutôt que vers le noyau familial de naissance. Les amis acquis dans la communauté sociale, scolaire ou religieuse, influencent la marche de la vie d'une façon ou d'une autre, à tel point que certains deviennent des ennemis dès que les centres d'intérêts changent. Certaines fonctions éloignent de la famille et des amis si l'on n'y prend garde. Autant des circonstances qui divisent, séparent et infligent des échecs aux relations le plus solidement établies. Chacun évolue dans la sphère qui est la sienne. 

Un frère, une soeur, un parent meurent, chacun fait son deuil chez soi au lieu de s'unir aux autres. Dans les familles européennes, je ne parle que de ce que j'ai observé, des frères et soeurs longtemps séparés se retrouvent aux deuils ou aux enterrements. Souvent sans se parler ou en se disant juste bonjour parce qu'ils ne se sont pas entendus sur le partage de l'héritage familial. Oui, l'héritage familial divise fréquemment consanguins et utérins. Chez nous, c'est plus brutal, la famille paternelle chasse l'épouse et les enfants du défunt de la maison que ce dernier a bâtie pour sa progéniture. Les conséquences néfastes s'étendent sur des années, voire à jamais. Et le code officiel de la famille n'est respecté de personne. Droit coutumier et droit civil se contredisent, sans qu'aucune solution satisfaisante ne soit trouvée. Des familles s'effondrent souvent à cause des biens materiels injustement partagés. D'autres pour des motifs religieux. Une femme malheureuse, dépitée par le destin, trouve refuge dans une église du réveil où la prophétesse ou le pasteur l'éloigne des sorciers lui affirme que son mari, ses frères et soeurs seraient à la base de ses malheurs. La séparation est souvent fatale. Certaines églises soumettent les adhérents à des confessions publiques qui dénigrent l'hyocrisie des églises traditionnelles. Des amis s'écartent pour un détournement d'argent ou de biens leur confiés de commune entente. Des collègues se désunissent pour des promotions de service à coup de trahison et de calomnies vis-à-vis des autres. Les causes de division sont nombreuses.

A une amie proche qui refusait de parler à son ancienne amie, du moins celle que j'avais connue comme telle, j'ai lancé un défi. "Si c'était une vraie amitié, elle reviendra d'une façon ou d'une autre". Il est de règle que les vrais amis se retrouvent ou se réconcilient quoi qu'il en coûte. Plus rien ne sera comme avant certes, mais ils se retrouvent quand même. La situation se complique lorsque s'y mêlent diabolisation, envoûtement, sorcellerie, jalousie, envie, empoisonnement et autres méfaits. Tout est donc dans la conscience de l'homme. Si la volonté est là, la réconciliation est possible. Pas de miracle. Pas besoin de neuvaine ni de pasteur pour retrouver le frère, la soeur, l'ami ou l'amie, perdus. Pas de magie pour reconstituer la complicité de jadis, s'il y a amour et bonne volonté. Voeux pieux! La réalité est toute autre, parole de littéraire. Les relations familiales subissent irrémédiablement l'épreuve du temps. 

20 mars 2026

Eloge funèbre pour Papa Jean Mvwabika (1948-2025)

 ELOGE FUNEBRE POUR PAPA JEAN  MVWABIKA (1948-2026)

 Mes Chers Frères et Soeurs dans le Christ,

 Condoléances réciproques! Mon nom est Kahiudi Claver MABANA. Je vous salue depuis l’Amérique Centrale.

J’ai travaillé avec Papa JEAN MVWABIKA, pour moi un frère aîné et aimé, au service de Mgr Dieudonné M’Sanda et du diocèse de Kenge, pendant 5 ans de 1982 à 1987. Des années marquées par un soutien et un respect mutuels sans reproche.

La Providence divine a fait que son épouse s’appelait Angélique Kayengo Matsasu et ma mère Christine Matsasu Kayengo. Paix à leurs âmes! Mon cousin Adrien Kayala a épousé sa grande soeur Anastasie Mvwabika. Autant de liens précieux. Nous nous parlions de temps en temps au téléphone. Nous nous sommes revus aux veillées funèbres de ma mère et de ma nièce Alida. Permettez que j’adresse deux-trois mots à mon frère Jean avant son enterrement.

Mbuta Mutu. En août 79, la toute première fois que j’avais conduit une voiture à Kinshasa, c’est toi qui m’avais accompagné et guidé dans la Mini Morris du Frère Michel sur le Boulevard Lumumba, ce même boulevard qui te conduira aujourd’hui à ta dernière demeure. Quand je suis devenu secrétaire de Mgr M’Sanda, tu m’as été très proche. Excellent chauffeur, très dévoué et très poli. S’il y a un homme qui a bien connu Mgr M’Sanda, peut-être mieux que quiconque, et savait prévoir ses réactions, voire l’imiter, c’était toi. «Nge ta kumona dikosi na nge ve!». Combien de fois nous riions, complices et de bonne humeur, du lingala, des attitudes ou des paroles de notre Patron commun. Homme discret, effacé, sûr, ponctuel et très correct, dans l’exercice de ta charge, tu étais un homme de confiance, de dignité et de persévérance. Tu m’as énormément aidé à comprendre Monseigneur et à travailler avec lui. Nous parlions beaucoup et tu me prodiguais des conseils.

Je n’ai jamais oublié le jour où, revenant de Bandundu avec Monseigneur, nous étions embourbés de 8h30 jusque vers 16h à quelque 20 km après le bac de Buzala, avant Misay. Tu t’es demené, sans te plaindre ni te fatiguer, pour dégager la puissante Range Rover. En vain. Nous étions tirés par un véhicule de l’Office des Routes. De là, tu nous as conduits sains et saufs jusqu’à Kenge, sans broncher. Nous sommes arrivés vers 22 heures. Et le matin suivant, tu étais déjà à l’évêché, prêt à travailler. Quel dévouement professionnel!

Toi et moi sommes allés en pleine nuit déposer le corps de Jolie, soeur de l’abbé Kutukenda à Masamuna, et du frère Ndala à la maison généralice des Frères Joséphites de Kinzambi, à Kikwit. Tous deux décédés dans un accident à Pont Bakali. Des moments très durs! Tu étais toujours là. Respect!

« Mbuta Mutu, wenda mboti. Wakala mutu wa mboti. Baheka mboti bana benda ku ntwala ngeyi. Tuyindulaka betu tusadi tii kilumbu twa monana. Matondu mu mambu mamboti ma wasala. Wenda mboti, wenda mboti Yaya. Nzambi kakuyamba kuna hata diandi. Amen! »

 

Kahiudi Claver Mabana (Barbados), 19 mars 2026