11 juin 2026

Incompréhension

Cher Claver,

Il y a quelques semaines, j'ai écrit à ma bien aimée que je constatais un regain d'amour et de confiance dans notre relation. Elle tenait à ce que je le lui expliqué dès qu'elle retournerait du boulot. Mais entre-temps j'ai pris le soin d'effacer ce message qui n'a pas été accueilli favorablement. A son retour, elle s'est inquiétée de ne pas retrouver le message qui faisait problème. Je lui ai indiqué que mon intention était de la taquiner. Cette réponse l'a mise hors d'elle-même : " Donc tes sentiments sont faux. Tu ne me prends pas au sérieux. Franchement, je suis choquée et deçue. " Cette attitude pour une taquinerie m'a terriblement offensé, car je ne m'y était preparé. Je l'ai vue sortir de son sac une chemise pleine de documents: "Ce sont les formulaires de divorce", s'est-elle écriéé triomphalement. Je suis resté de marbre, figé comme si je venais d'une autre planète.

Du plein d'amour au vide, le pas a été très vite franchi. Je crois vivre dans un film dont je suis sans le vouloir l'acteur principal. Tout cela pour avoir taquiné mon épouse. Pour quel motif suis-je en instance de divorce?  J'ai refusé de signer quoi que ce soit avant de consulter mon avocat. Le même avocat qui, jadis, nous aida à acquérir notre résidence. Des questions de toute sorte me passent par la tête. Je me perds dans la lecture du droit matrimonial. Je ne dors plus, l'insomnie est devenue mon lot de tous les jours. Et si elle me taquinait comme je l'ai fait? Trève de naïveté, mon gars! Ce serait un drame de mauvais goût. Et s'il y avait un autre, un amant ou un soupirant tapi dans l'ombre de ma femme? En attendant les conseils des avocats, mes journées et mes nuits deviennent des cauchemars. Et la dame prend plaisir à me déstabiliser, à me titiller comme pour me faire payer mon crime impardonnable. ??? 

Les jours sont passés sans qu'elle ne bouge ni ne se montre. Et soudain ,Eureka'. C'était un poisson d'avril en plein juin. Qui ou quoi croire? En tous cas, plus rien ne sera comme avant. 


10 juin 2026

Je sens le stress

La retraite est souvent entendue comme synonyme de farniente et de paresse. Un illustre professeur avait prévu de lire pendant sa retraite tous les livres qu'il n'avait pas eu le temps de lire pendant son temps professionnel. Eh bien au bout de cinq ans, il n'en avait lu aucun, tellement il était tiraillé à gauche et à droite, par ci par là, par ceci cela. Je le comprends parfaitement, quoique mon expérience soit différente, mais identique en termes d'occupation et d'engagement. 

La retraite pourrait être frustrante si l'on n'y prend garde. Se lever le matin sans un programme précis ni projet d'activité amène à des situations difficiles à gérer. Ne s'étant nullement préparé à avoir des journées vides, le risque est grand de se voir plonger dans l'alcoolisme pour combler les heures d'inoccupation. Le risque est sérieux de se perdre dans des activités auxquelles on n'a jamais été exposé auparavant. Créativité! Pour ma part,  je pourrais certes me réjouir d'avoir pris des enseignements au pays, de m'être intégré dans des structures savantes et professionnelles, d'avoir en quelque sorte tirer profit de mes responsabilités académiques et administratives de Cave Hill, mais le fait de ne pas éprouver du stress constitue un stress en lui-même. C'est vrai et faux à la fois. La trauma post-retraite forme une réalité qui pourait se révéler fatale.

Mon option pour un "give back to my home community" n'a pas été sans risques. En plus des enseignements, j'ai pris la noble décision de m'engager à fonds dans la publication d'une revue, la Revue académique du Kwango (RAK). Notre revue de l'Association des Professeurs de l'ISP Kenge (APISPK).  Mon expérience d'éditeur de trois collectifs m'a servi de repère et de motivation; et pourtant, je peine à respecter le timing de la publication du deuxième numéro de la RAK. En effet, le premier numéro a frôlé la catastrophe, faute de collaboration professionnelle avec l'éditeur.  Nous ne nous sommes vraiment pas entendus ni sur le contenu ni sur la forme. La préoccupation principale tournait autour des frais à payer. Les discussions concernaient plus l'argent que la qualité du travail. Le produit final était bâclé: de nombreuses coquilles, deux tables des matières sans pagination correcte, des surcharges de  corrections non élaguées, etc. En fait, l'ouvrage a été imprimé sans que nous ayons eu préalablement accès au fichier prêt à imprimer. Vous comprenez que ce souci soit la cause de mon stress actuel. 

Le présent numéro sera publié chez un autre éditeur. Les démarches utiles sont en cours car nous tenons à éviter les erreurs du passé, à ce que le rapport qualité prix soit satisfaisant. Je suis stressé. J'ai le stress. Normal quoi! 

8 juin 2026

Adieu Sœur Wivine Matobo

Message de Mr Rachidi Tsumbi reçu ce 8 juin 2026 à 6h02:

"Bonjour prof,

J'ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de la sœur Wivine MATOBO, que j'ai connue à Kenge au Centre de Santé Saint Esprit. Je m'unis à la peine de toute sa communauté religieuse par la pensée et la prière. Que le Seigneur leur apporte réconfort, force et espérance en ces moments difficiles, et qu'Il accueille sa servante dans sa paix et sa lumière éternelles. Avec toute ma compassion." (Rachidi)

Mes sincères condoléances à sa famille biologique et aux Sœurs Salésiennes de la Visitation. Que son âme repose en paix !

La nouvelle m'est tombée brutalement ce matin. Juste une photo. Je savais depuis deux semaines, par sa consoeur Ghislaine, que Sr Wivine était malade, hospitalisée à HJ, Kinshasa. Voilà qu'elle est décédée aujourd'hui. Que son âme repose en paix.

Je garde de la Sr Wivine le souvenir d'une religieuse dans l'âme, qui a servi l'Eternel et son église jusqu'au bout avec foi et charité, avec zèle et dévotion. J'ai eu le privilège de la connaître déjà pendant sa formation au noviciat des Sœurs Salésiennes de la Visitation. A l'époque, les mercredis soirs, Mgr Dieudonné M'Sanda y célébrait la messe. En son absence, je m'y rendais quelques fois. C'est avec plaisir que, de retour à Kenge pour des enseignements à l'ISP, j'ai retrouvé la Sœur Wivine comme supérieure de la communauté Ntetembo. Lors de nos échanges, elle me rappelait des événements du bon vieux temps. En général, je dépose mon véhicule à Ntetembo. Elle m'a plus d'une fois invité à prendre un repas avec ses consoeurs. J'étais à Kenge le jour de son 60e anniversaire de naissance. Qui aurait crû qu'elle tirerait si promptement sa révérence? Pendant que j'écris cet éloge, j'apprends que la population de Kenge éplorée est rassemblée au couvent Ntetembo et rend un vibrant hommage à leur brave soeur infirmière du Centre de Santé Saint Esprit.

Merci Sr Wivine Matobo pour tous les biens que vous avez accomplis dans l'église, spécialement au bénéfice des malades et des familles démunies. Le Seigneur vous en revaudra. Ma Soeur Wivine, kwenda mbote na Kimfumu ya Nzambi. Amen. 

6 juin 2026

Heureux 44e anniversaire de sacerdoce

Diocèse de Kenge, 6 juin 1982-6 juin 2026: Heureux et pieux 44e anniversaire sacerdotal aux abbés Séraphin Kiosi, Noël Matonga, Albert N'Koy et Alexis Olenga. Ad multos annos! Louange à l'Éternel.

Retour sur le passé. Les abbés Noël Matonga et Albert N'Koy étaient de la promotion du PSK 1968-69, alors que les abbés Séra Kiosi et Alexis Olenga y sont arrivés en 1969-70. Quelqu'un m'a une fois posé de savoir comment ils se sont retrouvés ensemble jusqu'à être ordonnés ensemble. Très simple à expliquer. 

En 1974, le grand séminaire de Mayidi a été fermé sur décision des évêques de la CEPKIN pour sanctionner les désordres qui s'y étaient passé. Les grands séminaristes étaient renvoyés à leurs diocèses respectifs. Si ma mémoire est bonne,  Félix Manzanza et Robert Lemba mis à part, Firmin Mukwasa est allé en ministère à Matari; Fabien Ndindi à Banza Lute, Séraphin Mbenza et Benjamin Bwanana à Ito, Noël Matonga à Beno, Albert N'Koy à St Esprit Kenge.  

A l'ouverture de 1975-76, le diocèse de Kenge a réparti ses philosophes entre la Faculté catholique de Kinshasa et Mayidi. Ainsi Manzanza, Mukwasa, Mbenza, Bwanana se sont retrouvés à la FCK; et les autres Ndindi, N'Koy, Matonga se sont joints à notre promotion qui a inauguré la toute première 6e littéraire à Kalonda: Séraphin Kiosi, Alexis Olenga, Faustin Mampuya, Antoine Mindua, François Mapasu, Claver Mabana. Ceux de la FCK ont ainsi gagné une année, et ont célébré leur vêture lors de l'ordination diaconale des abbés Singa et Ngob en septembre 77. Le 6 août 1978, a eu lieu à Bandundu la prise de soutane pour Kiosi, Matonga, N'Koy, Olenga, Mampuya et Mabana. Régence en 78-79 à Kalonda pour Mampuya et Mabana alors que leurs condisciples sont admis en théologie au grand séminaire Jean 23, Kinshasa. 

Au final, les abbés Manzanza et Bwanana seront ordonnés prêtres en 81; les abbés Olenga, Matonga, Kiosi et N'Koy en 82; les rescapés Mampuya et Mabana en 83 avec les abbés Jean Pierre Gavuka, Jean Robert Mifuku, Tryphon Ilenda, René Ngambele, Flavien Busina, Modeste Kisambu, Liévin M'Banga et Benjamin Fala, promotion 1970-71. Signalons toutefois que les abbés JR Mifuku et René Ngambele sont de la promotion 1969-70. Une sorte de sélection naturelle s'est opérée au fil des années. Chacun a son propre parcours au sein de l'histoire collective de son groupe. 

Ce 6 juin 2026, encore une fois, heureux anniversaire sacerdotal aux abbés Albert, Alexis, Noël et Séraphin. Foi, sagesse, sainteté et persévérance!      

3 juin 2026

Le 3 juin : St Charles Lwanga et compagnons

Les saints martyrs d'Ouganda sont célébrés ce jour à travers le monde catholique. Pour nous qui sommes passés par le petit séminaire St Charles Lwanga de Kalonda ou Katende, ce jour reste spécial. Par un lien souterrain et émotionnel, nous le célébrons en groupe ou individuellement. Il s'opère une sorte de regressus ad uterum. Une véritable symbiose de l'apothéose, comme aurait dit l'abbé poète Kapsy d'heureuse mémoire. Où que nous soyons, nous nous retrouvons dans cette cellule magique pour nous ressourcer spirituellement. Jamais je passe cette journée dans l'anonymat. Je crie toujours "Kieleka Kiese ngwa", je chante l'hymne immortel qu'a inoculé dans nos coeurs le père/abbé Nicolas Berendts, le pionnier fondateur du PSK. Je pense aux formateurs, aux élèves et aux ouvriers qui ont contribué et contribuent encore à meubler l'histoire du PSK. 

Qu'un vibrant hommage soit rendu au vrai initiateur de Kalonda, Mgr Jan Van der Heyden SVD qui fut entre 1957 et 63 le préfet apostolique avant l'érection canonique du diocèse de Kenge. Je ne l'avais jamais vu de son vivant, je n'ai aucun souvenir de lui à part les photos officielles. Avec le recul du temps, j'aurais pu le rencontrer en Belgique ou en Hollande si j'en avais eu l'intention. Ensemble des SVD mentionne que le père Jan fut avec Van Gorp et Ben Van den Boom que j'ai vus, le tout premier missionnaire du Verbe Divin à arriver au Congo Belge en 1951. Tout premier supérieur de la SVD Congo, il posa les fondations sur lesquelles repose jusqu'à ce jour le DK. C'est lui qui négocia les limites territoriales du DK, organisa l'évangélisation, ouvrit des écoles à la suite des Pères Jésuites, érigea et construisit de nouvelles paroisses. C'est lui le supérieur qui se déplaça de Banningville pour s'installer comme ordinaire à la préfecture apostolique de Kenge, d'abord à Kenge 2, puis à Kenge 1. Il construisit la procure de Kenge. Et son oeuvre fut poursuivie par Mgr Franz Hoenen. Respect et honneur aux pionniers missionnaires de Kalonda. Je ne saurais pas les citer de mémoire tellement ils sont nombreux. Par contre je citerais volontiers Valentin Mudimbe qui y a enseigné en septembre 63, au même moment où je commençais le 1ere primaire à Mutoni. 

Notre alma mater a été transférée de Kalonda ä Katende après la cession de son site au grand séminaire philosophique St Augustin qui reçoit depuis octobre 1978 des séminaristes d'Idiofa, Inongo, Kenge, Kikwit et Popokabaka. J'étais régent avec L'homme Faustin Mampuya au PSK lorsqu'advint l'inauguration officielle du grand séminaire. Depuis ce temps, la route du philosophat de Mayidi fut fermée aux ressortissants du Grand Bandundu. Le déplacement effectif commença en 1980 sous la houlette des abbés Kapende et Singa. Ce dernier est considéré comme le fut Nico Berendts, le pionnier fondateur de Katende. Comme dans le cas précédent, l'initiateur est et restera Mgr Dieudonné M'Sanda décédé il y a bientôt 25 ans. J'ai eu le privilège d'être formateur dans les deux sites du PSK. Nous ne sommes pas cinq. Je citerais le père Ben Overgoor, les abbés Kapsy, Singa, Tamuzi, éventuellement Mundele et Kaloso. Il faudrait ajouter le Frère constructeur Jean Baptiste Van Roiijen SVD, qui avait refusé de travailler à Ngondi. J'étais témoin de cette décision car j'étais avec lui le jour où il s'est rendu pour la première fois à Ngondi alors que débutait le défrichage du site. Détail peut-être redondant, mais qui fait partie de mon histoire personnelle de Kalonda Katende. 

Vous avez dit Katende? Non, c'est moi qui dis Katende. Comme tout les anciens de Kalonda, je suis uni de coeur avec notre alma mater. Très fier d'être passé par le plateau vert "Kalonda mboka biso ahe ahe" comme on chantait au scoutisme avec CT Séverin Swadi de pieuse mémoire. Depuis 2017 que j'enseigne à l'ISP Kenge, je me suis rendu au moins cinq fois à Katende et à chaque fois je m'incline au cimetière des abbés parmi lesquels je compte des formateurs, des aînés, des amis, des cadets, des élèves. C'est mon monde. J'ai vu Katende à ses débuts, j'y ai enseigné entre 1982-85, j'y retourne de temps en temps. Dans mon univers, c'est le fief des amis Séra Kiosi et Benjamin Fala. C'est le lieu où reposent des êtres chers. Bien plus qu'une école, le PSK est un lieu de recueillement, de mémoire et de rencontre avec les "archives" du DK. Il ne me revient pas de juger la face que présente le PSK aujourd'hui. J'en laisse le soin à d'autres qui sont plus observateurs et éloquents que moi. Mon vœu est de voir ce petit séminaire, notre petit séminaire, remplir sa mission et son rôle de pépinière des vocations pour l'église. Que St Charles Lwanga intercède pour notre séminaire auprès du Seigneur. Telle est ma prière ce 3 juin 2026. 

Excellente journée et bonne fête patronale du PSK. "Chantez diables": Ngeye Karolo Lwanga, muna zulu ulemina. Brille au ciel St Charles Lwanga. Amen! Que vive le petit séminaire St Charles Lwanga!

1 juin 2026

Juin 2026 est là

Le mois de juin 2026 vient de commencer il y a à peine deux heures. Je me suis réveillé pour résoudre un problème urgent. Des agents de l'administration urbaine menaceraient de confisquer une concession familiale au cas oú les documents nécessaires ne seraient pas présentés. C'est la réalité de chez nous. Sous couvert du recensement, nombreux sont les pauvres qui voient leurs propriétés acquises au prix d'immenses sacrifices spoliées, extorquées et vendues. Il faut vraiment faire gaffe dans ce monde impitoyable! 

Pour moi le mois de juin commencent l dans cette ambiance de crainte de perdre un bien. La concession ne m'appartient pas, je n'ai rien moi, mais j'en suis le garant maturel. Si je n'interviens pas d'une façon ou d'une autre, la situation risque de se détériorer. Dans ce cafouillage les agents communaux intimident, se font corrompre en prétendant travailler pour l'état. Ils vous traitent comme des vauriens, voire comme des apatrides. J'ai pitié de ma pauvre tante qui est sommée de se présenter à la commune dans un delai trés court. Il ne faudra pas céder à la panique, mais rester calme, prudent et vigilant. 

Le mois de juin, c'est aussi des anniversaires dans mon cercle d'amis et connaissances: ma soeur Passy, mes belles soeurs Sola et Mado, mes amis de cactus. Le 66e anniversaires de l'indépendance de la RDC se celebrera le 30 juin. Mais avant cette date aura la World Cup... Et les Léopards de la RDC vont y participer: au premier tour ils affronteront le Portugal, la Colombie et l''Uzbekistan. Bonne chance à eux. S'ils marquent un but, ils laveront l'opprobre qui pèse sur le Congo depuis le Mundial 1974. Autant d'événements significatifs. Attendons voir ce que ce mois nous réserve. Bon mois de juin 2026 à toutes et à tous!

30 mai 2026

Développement participatif ?

Merci cher Diogène pour ce beau texte méditatif et stimulant pour la pensée. On ne peut changer l'histoire quoiqu'elle soit une science utilisée idéologiquement pour servir certaines fins. Oui, c'est vrai, à l'époque coloniale belge, on pouvait parti partir en VW de Kinshasa ou Kisantu jusqu'au Katanga. Les routes étaient bonnes, les cantonniers étaient rémunérés, le travail rigoureusement suivi et contrôlé. Après l'indépendance, tout a changé. Je me souviens avoir vu quelques véhicules et jeeps qui ont roulé sur ces routes. Jusqu'aux années 65-70, certaines étaient encore praticables. Au diocèse de Kenge, des missionnaires partaient de Matari ä Banningville. "Landa muyansi kuna nsiyandi,, nsiyandi ikala lelenzi lelenzi", une expression des missionnaires qui en dit tout. Avec le délabrement progressif des routes, les choix des véhicules ont évolué chez les missionnaires. De la moto à la VW, de la VW à la jeep Land Rover, de la Land Rover à la Toyota. Aujourd'hui rien! J'insiste "rien". C'est quoi le développement ? Il y a certes des routes asphaltées qui se détruisent à la moindre tombée de la pluie. En plus, les bretelles routières sont impraticables. Impossible ou presque d'arriver à Bandundu par la route. C'est ça le développement ? Loin de moi l'idée d'encenser l'époque coloniale glorieuse! Je reconnais que les infrastructures routes fonctionnaient parce qu'il y avait un sens du développement qui n'existe plus aujourd'hui. JMM a tout dit et bien dit. Merci Maître Diogène ! 

Plus on parle de développement, moins on se développe, attendant que le Ciel vienne à l'aide. Au travail chers compatriotes !