29 avr. 2026

Le dernier anniversaire de sexagénaire





29 avril 2026, c'est mon dernier anniversaire de sexagénaire. Waouh. Gloria in excelsis Deo. Comment ne pas louer l'Etetnel pour les merveilles qu'il a accomplies dans ma vie? Comment ne pas penser à mes parents qui m'ont porté dès mes premiers cris de triomphe et de souffle? Mes grands-parents que j'ai tous connus, mes sœurs, mes frères, mes tantes, mes oncles, mes amies, mes amis, mes collègues, et toutes et tous... dans mon fort intérieur. Merci à tout ce beau monde! Oui, c'est mon univers.
Je pourrais m'avouer béni de Dieu. La Providence, à laquelle je crois infiniment, m'a secouru et me secourt toute ma vie durant. I am richly Blessed. Aucune honte ni peur de le dire. Toute ma vie, j'ai senti l'amour des miens et de mes proches. J'ai été constamment protégé par la main divine. Dans le désespoir, le Seigneur m'a donné le courage et la sagesse nécessaires pour m'en sortir. Et j'ai reçu, et je reçois, tout ce qui m'arrive comme un don du Ciel jusqu'à mon dernier souffle. Je pense spécialement à Clavere Maman, à Ibangu et à Mukawa, avec qui je partage le quotidien. Je pense à toutes celles et à tous ceux que le Ciel a mis sur mon chemin. Leur reconfortante présence m'est essentielle. Sans oublier ma Fleur de cactus ! Intelligenti pauca!
Je ne peux qu'être humble et rendre hommage au Maître du monde, qui contrôle ma vie et continue de me guider sous sa houlette. Amen. 

28 avr. 2026

La beauté d'une famille

Ma famille s'est réunie autour du mariage de notre nièce Anne Louise, fille de Rigobert. C'était la première fois que nous mariions une Mabana. Il y a avant elle un neveu, deux nièces, et j'ai participé d'une façon ou d'une autre à ces célébrations de mariage. A travers cet engagement, j'ai pu observer mes frères, mes soeurs, mes neveux et nièces. Chacun a fait quelque chose. Et il y a eu tout genre de personnes. Certains ont promis des contributions, sans rien donner. D'autres ont donné à la mauvaise adresse. D'autres ont compté sur l'argent de la dot, sans rien, pour en tirer des dividendes. Il y a d'autres qui se sont montrés complètement indifférents, sans même souhaiter des voeux aux mariés. Il y en a d'autres qui se sont absentés officiellement à cause de la pluie, mais la vraie raison était ailleurs. Comme toujours, il y en a qui subrepticement attendaient que les cérémonies échouent afin d'en tirer une étrange satisfaction. Je ne dirais pas concurrence mais cynisme. Il y en a qui, spectateurs, n'agissent pas, n'offrent rien, mais font les commentaires les plus désobligeants. Tout cela, c'est la famille. Des événements comme un mariage, un enterrement ou un baptême, sont des occasions pour observer les visages réels et cachés des membres de la famille. Hommes et femmes se montrés: engagés, indifférents, hypocrites, opposants, jaloux, concurrents, généreux, profiteurs, arrogants méprisants, saboteurs, observateurs négatifs, etc. Par leurs attitudes, leurs dits et gestes, tous se classent dans ces catégories.

Dans le cas du dernier mariage de notre famille, tout cela s'est observé. J'en profite pour saluer, sans déconsidérer les autres, la dédication d'une de mes soeurs, Pascaline Mabana Mawana. Plus que les autres, elle s'est dévouée, avec sa fille Grâce, corps et âme pour que l'événement réussisse. Avec Béatrice, nous avons souligné cet engagement efficace et sans ambiguïté; nous avons admiré la loyauté impeccable de notre soeur à notre famille. Sous la pluie, dans le potopoto nauséabond de Kinshasa, elle et sa fille se sont dévouées pour acheter les denrées et apprêter avec les moyens dont disposait la famille deux repas à la hauteur de différents événements nuptiaux. J'ai même craint, alors même que d'autres dormaient, qu'elle ne tombe malade. Béa me dira qu'elle l'a trouvée solide et résistante, avouant qu'elle-même en serait incapable. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une soeur si généreuse, si gentille, si dévouée à la cause familiale, plus que quiconque. A plusieurs égards, elle me rappelle notre soeur défunte Anne Louise, l'éponyme de celle qui s'est mariée. Dimanche, alors que je l'appelais pour faire le point, elle se trouvait au CNPP, au chevet de sa belle soeur Sylvie, opérée et internée. Elle ne s'est même pas suffisamment reposée. Nous avons là une perle dont nous ignorons les talents et le coeur. Merci Passy. Sois bénie. Tu as été essentielle à ce mariage. 

Notre famille est comme toutes les autres avec des hauts et des bas, des qualités et des défauts. Au-delà de nos incompréhensions et querelles internes, nous tenons bon. Nous gérons nos écarts, et atteignons nos objectifs. Nous n'avons que faire de celles et ceux qui se moquent de nous ou nous mettent les bâtons dans les roues. Nous avanços. Félicitations à toutes et à tous. D'autres événéments nous attendent. 

 

27 avr. 2026

Ce monde comme il va

J'ai l'impression que le monde se passe sans moi et que je n'en maîtrise pas les leviers. La vie autour de moi a subi plusieurs revers auxquels j'essaie de m'accommoder sans jamais y parvenir réellement. Fatalité, résignation, indifférence ? Voilà un mot qui me rappelle mon défunt paternel qui s'est une fois montré "indiff" vis-à-vis de son sous-réged de l'époque. J'étais surpris de l'entendre utiliset un terme des jeunes. Soit. Une autre preuve que le monde va comme il va, à son rythme, sans moi. En fait, il me revient de m'y accrocher. Tala se na miso: contente-toi seulement d'observer.

Le monde va comme il va et ne s'arrête pas. Disons-le nous. Des situations créent des habitudes et des traditions selon le temps et l'espace. Ngolo balambaka ye na mayi n'ango: le poisson se prépare dans/avec son eau". Cette expression se dit en cas de dot et de mariage. La fête se célèbre avec l'argent et les boissons offerts à cette occasion par la famile du mari. Mais moi, vivant ailleurs, bien que je le sache, j'ai préféré passer outre. Cela a fait des mécontents, j'ai compris l'émotion. J'ai un autre projet à ce sujet, plus durable et plus consistant que l'éphémère soirée de la fête. Je ne la néglige pas, au contraire, je la valide comme un événement essentiel mais passager, privilégeant la vie qui continue son cours. De l'avis de certains, il s'agissait de tout dépenser et de se distribuer le reste. Je ne partage pas la philosophie des jouisseurs, prêts à tout brûler sans penser à l'avenir. Certains m'ont compris après la fête qui s'est par ailleurs bien passé. Je ne devais pas y céder parce que cela se pratique ainsi à Kinshasa. Moi, j'investis dans du durable, avec une vision claire et lucide. C'est ce qui fait la différemnce. Un peu de modestie KCM.

Un ami essayait de me convaincre de participer à un projet qui dépasse largement ses compétences d'homme de sciences humaines. Je lui ai dis niet. Il proposait une division du pays et retraçage des routes afin de transformer les infrastructures routières du pays. Je lui ai dit que ce projet était myope, ambitieux et sans avenir, étant donné qu'aucune instance politique sérieuse ne le soutiendrait. Son argument était que le schéma existant n'a jamais rien rapporté au pays. En fait, il y a des choses qui dépendent et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Le seul fait de penser à une chose, aussi solide et intelligente soit-elle, n'en fait pas une réalité. Il faudrait en avoir les moyens, les leviers pour la transposer à la réalité. Le savoir n'est pas le pouvoir; c'est la volonté qui accorde le pouvoir. Vieil adage intellectuel populaire. Il ne suffit pas de penser, il faudrait assurer ou assumer la faisabilité. C'est à ce niveau que beaucoup de projets échouent. Et même encore, si les moyens sont mis à disposition, rien ne garantit que le projet se réalisera. Détournement des fonds, manque de volonté politique, déficience logistique, carence de contrôle, etc. pourraient tout faire foirer. Telle est la réalité. Le monde va comme il va. C'est ni toi ni moi qui allons le changer. Fais ce que tu peux, que je fasse ce que je peux. Et le monde continue avec ou sans nous.  

Joyeux anniversaire abbé Jean Robert

Jean Robert Mifuku fête aujourd'hui un jalon important de sa vie. Gloire et louange à notre Seigneur Dieu Éternel et Tout-Puissant. Lorsque nous sommes rencontrés dans la soirée du 2 septembre 1969 à Kalonda, il entrait à peine dans son adolescence. Entre il a poursuivi ses études secondaires, supérieures et universitaires. Devenu prêtre depuis quarante-trois ans bientôt, il continue de servir Dieu et l'église catholique. Ce service commencé au diocèse de Kenge s'effectue depuis quelques décennies au diocèse de Bruxelles Malines. Aujourd'hui, je ne pourrais que rendre grâce pour tant de merveilles que le Seigneur a accomplies pour lui à travers sa vie. Longue vie, santé et persévérance cher ami. Proficiat! 

Dimanche du Bon Pasteur

L'évangile de ce dimanche du Bon Pasteur m'a profondément touché et directement mis en contact avec les évènements qui sont récemment survenus dans le monde. J'ai particulièrement aimé la péricope: "Le voleur vient seulement pour dérober, et tuer et détruire." (Jn 10:10).

Je remonte au temps de mon petit séminaire à Kalonda où nous chantions : "Le Seigneur est mon berger / Rien ne saurait me manquer'. Dans ma mémoire, c'est notre maître des chants, Félix Manzanza alias Wada, qui me revient à l'esprit. Toutes les caractéristiques du bon berger sont connus: patience, écoute, attention personnifiée envers ses brebis. Connaissance réciproque voire complicité avec elles. Ses brebis connaissent sa voix et lui obéissent. Le bandit voleur, lui, saute la clôture, les brebis se méfient de lui et le fuient. C'est la débandade au lieu de l'union autour de leur maître. Le monde réel fonctionne comme cela.

J'ai tout de suite trouvé le rapport avec la tentative d'attentat contre le président américain d'hier 26 avril. Tristes images mais pleines de significations. Dieu soit loué, aucun dégât humain ne s'est produit. Le président de la première puissance mondiale, l'homme le mieux protégé du monde, s'en est sorti indemne, sain et sauf. Mais à y réfléchir un peu plus, il s'avère que la sécurité à 100% n'existe pas même avec les moyens logistiques les performants du monde. Un homme lourdement armé a réussi à dépasser le périmètre de sécurité. Et des tirs de sommation ont été entendus autour de Hilton Hôtel de Washington DC. Comment cela était-ce possible? C'est arrivé. L'exfiltration était parfaite, professionnelle. On se serait crû dans un film de Western  La salle a été évacuée. Mais cet incident a aussi aussi montré la fragilité de l'être humain. 

Je me suis certes tout de suite posé la question du terrorisme, mais j'ai pensé à ce que vivent au quotidien les populations en Iran, en Ukraine et en RDC qui sont constamment terrorisés par des drones et des bombes télécommandées par ces mêmes puissants. Salus in fuga, même pour ceux-là qui en une fraction de secondes peuvent raser tout un pays de la carte du monde. They are powerful. And yet, we are all human beings. Period.

J'en ai tiré une bonne leçon de vie. Nous avons tous peur de la mort. Peu importe ce que nous sommes. Vanité des vanités !



26 avr. 2026

The thief comes only to steal and to kill and destroy (Jn10: 10)

This sentence stroke my heart at today's Sunday mass. The Good Shepherd calls his sheep by name and they all listen and come through the gate because they know his voice. 

"The thief comes to steal, to kill and to destroy"(Jn 10:10). 

25 avr. 2026

Heureux mariage civil à Anne Louise et Vasco

 


Ce 24 avril 2026 a eu lieu à Kinshasa Limété le mariage civil de ma nièce Anne-Louise et Vasco, en présence d'une poignée de quelques membres de familles respectives. Anne est la deuxième fille de mon frère Rigobert. Dans la soirée une fête a réuni  au Quartier III Masina une centaine de personnes - parents, amis et connaissance -. à partir de 18 heures. Comme il fallait s'y attendre, la fête a commencé en retard à cause des embouteillages et de la pluie. A en croire celles et ceux qui étaient présents, tout s'est bien passé. Il y avait à manger, à boire, et à danser pour tout le monde. Vive les Mariés. Félicitations et longue vie conjugale. 
Congratulations à Rigobert qui s'est fait honorer par sa fille. Merci à mes frères et soeurs qui ont contribué à la réussite de cet événement. Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont dépensés pour offrir une fête grandiose à notre fille et à son mari. Nous leur souhaitons santé et bonheur, paix et joie, courage et mutuel soutien devant les épreuves de la vie matrimoniale. Que l'Eternel Dieu soit au contrôle.