14 juin 2026

Retrouvailles avec les Thomas de Fladungen

"Grüße aus Old Germany." C'est en ces termes que vient de se désamorcer un silence vieux de presque 20 ans. Oui le contact s'est coupé à mon arrivée à la Barbade. De régulier il est devenu temporaire ou occasionnel avant de s'éteindre définitivement. Pas si définitivement que ça. So ist das Leben. 

En remontant en arrière, je crois que l'introduction généralisée des téléphones  portables y a été pour quelque chose. Nous n'avons pas intégré ce moyen de communication dans nos contacts. Pendant une vingtaine d'années, nous échangions des lettres et des cartes postales à l'occasion des fêtes. Puis, ça a disparu en dépit de quelques emails essentiels. 

Les Thomas m'ont longtemps soutenu depuis mes années de Rome jusqu'à la prêtrise. Ils étaient toujours là pour moi. Tout était parti de ma rencontre en août 1980 avec leur fille Gabriela à Staufen, où ils étaient en vacances chez les Stecks. Moi, j'apprenais l'allemand à l'Institut Goethe. De fil en aiguille, j'ai aussi connu la famille Stecks à Münstertal. Et j'ai longtemps entretenu des échanges épistolaires avec ces Bavarois et Souabes. Combien de fois ai-je été à Fladungen? Plus de dix fois, c'est sûr. En 95 j'y ai amené le P Séra Kiosi alors missionnaire à Calavi au Bénin. Ce dernier leur a offert des statuettes d'équilibristes que les enfants de Gabi appelaient affectueusement "Séraphin". La générosité des parents, Inge et Roman Thomas d'heureuse mémoire, reste à jamais gravée dans mon coeur. Leur nom figure parmi les personnes remerciées dans ma thèse. Ils font partie de mon cercle fermé d'amis. 

De renouer aujourd'hui avec Gabi, Petra et Christoph, revient pour moi à remplir un devoir de mémoire et de gratitude envers cette famille.  J'en suis d'autant heureux que je remonte à quatre décennies de ma vie. Des messages sporadiques ont certes existé, mais pas de façon continue. Les années avancent, mais il y a un passé qui ne saurait être changé quoiqu'on fasse un effort de l'oublier, de le changer ou de l'embellir. C'est reparti.

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