L'Argentine, blanche comme le montre son équipe nationale de football, a jadis connu la présence des Noirs déportés d'Afrique comme esclaves pendant le temps colonial. Minoritaires certes, mais ils ont existé et existent encore. Mais ils sont invisibles, vivants à la marge comme des condamnés à la disparition, à l'extermination. En 2011, à une conférence organisée par l'UNESCO à Purdue University, Indiapolis, j'ai rencontré des membres de cette communauté exclue de la vie argentine. J'en ai parlé dans ce blog. J'avais les coordonnées d'une animatrice de cette communauté. Ci-dessous un extrait d'une revue en ligne qui en dit long sur le sort des Noirs.
"L’histoire de la population noire en Argentine rappelle enfin qu’un peuple ne disparaît pas nécessairement parce qu’il cesse d’exister. Il peut aussi être effacé de la mémoire collective, des statistiques, des livres d’histoire et de l’imaginaire national. Comprendre cette réalité permet de mieux saisir certaines interrogations contemporaines, y compris celles que suscite aujourd’hui la composition de la sélection argentine à la Coupe du monde."
C'est le sort des Noirs en Argentine. Déjà le 23 avril 2011, j'avais publié ce qui suit concernant le colloque de Purdue:
"La qualité des interventions était très élevée et stimulante. J'ai appris beaucoup de choses. Mais c'est surtout deux rencontres qui me resteront à coeur: celle avec Lucia Charun-Illescas et celle avec Miriam Gomes. Charun-Illescas est la toute première écrivaine péruvienne d'origine africaine. Son roman Malambo est titré à partir d'un quartier de Lima où a été livrée la dernière cargaison des esclaves. Gomes est de nationalité argentine, professeure de littérature africaine et latino-américaine. Elle affirme qu'il y a en Argentine 2.000.000 de personnes d'origine africaine dont l'existence est officiellement niée. Elle m'a remis un DVD d'un festival "Argentina negra" qu'elle a organisé en 2010. Par leur activisme, Charun et Gomes essaient de donner la voix aux sans-voix de leurs pays respectifs. Coup de chapeau, les dames!"
(Sources: https://clavermabana.blogspot.com/2011/04/mon-sejour-purdue-university-west.html )
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