30 juil. 2026

Logique politique et logique rationnelle

Deux logiques se disputent actuellement la priorité pour résoudre le conflit entre les FARDC et l'AFC/M23. La logique politique soutenue par le régime en place va dans le sens de la conservation du pouvoir en isolant les rebelles. La logique rationnelle ou ok ndépendante se demande comment établir la paix si toutes les parties concernées ne sont pas à la même table. 

En fait, la question revient à la même chose: Faut-il changer oui ou non la Constitution? A cette question les opinions divergent diamétralement et les spécialistes du du domaine hésitent ou se contredisent. L'exemple des profs Mbata et Bon Kabamba montre que la rigueur scientifique est parfois sacrifiée à l'immédiateté. Plusieurs autres noms pourraient s'ajouter à la liste. Deux démarches qui risquent de fragiliser les objectifs fixés au départ. Je ne vois pas clair à ce sujet. Ces démarches devraient mettre l'intérêt supérieur de la nation au dessus de tout. Tel hélas n'est pas le cas. Un consensus doit être trouvé afin de garantir la pertinence des résolutions qui émaneront dudit dialogue congolais. Si non, ce sera juste un dialogue comme les précédents, rien de plus.

Ces deux logiques s'opposent dans d'autres domaines, comme par exemple dans la gestion du secteur économique et financier du pays. Toutes les banques commerciales par lesquelles passent les salaires ou les épargnes, voire les taxtes prélevées, appartiennent à des étrangers belges, israeliens, libanais, indiens, nigérians, kenyans, gabonais, ou camerounais. La liste n'est pas exhaustive. Ce constat a été fait depuis des années mais il ne s'affiche aucune intention de doter le pays de banques proprement  congolaises. Les milliardaires et millionnaires du pays préfèrent loger leur argent dans ces réseaux ruineux plutôt que d'investir dans la création d'instituts financiers congolais. 

Au vu des sommes énormes détournées impunément, on peut conclure que ce n'est pas l'argent qui manque. Des milliards sont dépensés hors du pays, parfois pour des futilités. L'exemple du ministre qui distribuait des milliers de billets d'euros au Château Rouge de Paris est encore dans nos mémoires. Investissons chez nous, n'attendons pas la manne de l'Occident ni de l'Orient. Créons des industries de transformation de nos matières premières. Le pays ne se développera tant que l'intérêt supérieur de la nation n'est pas privilégié. Nous avons le devoir d'interpeler nos dirigeants politiques et nos tycoons à ce sujet et de leur suggérer des pistes de solution. 

Si dialogue il y a, qu'il réponde aux aspirations de la population plutôt qu'à des contraintes ou agendas politiciens. Que tout soit mis en œuvre pour que la paix devienne une réalité, pour que cessent les souffrances infligées à nos compatriotes de l'Est. Pour moi, au-delà du dialogue, c'est la guerre qu'il faut préparer zar "qui tue par l'épée meurt par l'épée". 

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