22 sept. 2026

RIP Abbé JP Gavuka: 40 ans déjà

22.9.86-22.9.26 soit 40 ans depuis que l’abbé Jean Pierre Gavuka a quitté ce monde. Que son âme repose en paix. Il avait à peine 30 ans et 3 ans de sacerdoce. Difficile de livrer en quelques lignes la vie d'une personne proche décédée depuis quatre décennies. Loué avant tout soit le nom de l’Eternel qui nous ramène au souvenir d'un prêtre entièrement dévoué au diocèse de Kenge mais que la maladie a vite arraché à notre affection. Je m'arrêterai volontiers à quelques souvenirs. 

Entré au petit séminaire de Kalonda en septembre 1970, Jean Pierre me suivait d'une année. Il venait de Fatundu avec son ami Maza Boscas. Il s'est vite révélé comme un bon joueur de dames et de football. Gai, éveillé, plutôt calme et discret, il m’a impressionné par sa grande chevelure dont il prenait un soin particulier. J’ai encore des photos de nos 20 ans. Jean Pierre attirait la sympathie des amis à tel point que Les Messagers lui avaient dédié une chanson spéciale au grand séminaire de Mayidi. "O Ji Pi e Ji Pi papa". Les Messagers c’était l'orchestre qui animait nos soirées et fêtes. Les amis Robert Mangala, Noël Matonga, Damien Pakasa, Liévin M’Banga, Gérard Nzuzi, Alexis Olenga, et ceux qui ont quitté ce monde Baudouin Ikungu,  Esas Tom Tom Eklos, ont dans la foulée chanté et dansé pour lui entre 1976 et 79 au rythme du Choquez Retard ou du Washawasha  

Il faudra toutefois avouer que je l'ai mieux approché et connu lors de notre formation théologique à Rome entre 1979 et 1982. Alors que Faustin Mampuya et moi avions effectué une année de régence à Kalonda, Jean Pierre, Benjamin Fala et Flavien Busina sont passés directement de Mayidi à Rome. D'où nous sommes devenus condisciples et avons poursuivi tout le parcours sacerdotal ensemble.

Je reste hélas le seul témoin de notre séjour romain. C'est à Rome que la santé a posé les premiers ennuis. En juillet-août 1980, nous nous retrouvés lui et moi à Raeren, en Belgique. En fait, c'est avec Jean Pierre que j'avais effectué mon tout premier voyage en train entre Rome et Aachen, le 29 juin 1980. Via Bologna, Brennero, Innsbruck, Munich, Bonn. Quand nous étions en troisième théologie, il a piqué une crise pendant la messe des 25 ans d’épiscopat du cardinal Bernardin Gantin au Collège Urbain. C'était en février 1982. C'est son ami Benjamin Fala qui l'accompagnait à l'hôpital et veillait sur lui. Nous on assurait la reléve. Que son âme repose en paix !

Au retour au pays en août 82, nous avons été ordonnés diacres ensemble; et prêtres le 7 août 1983. Affecté comme diacre et vicaire à la paroisse Notre Dame de la Paix, Kenge, de 82 à 84, l’abbé Gavuka a rejoint l'évêché de Kenge nouvellement construit en septembre 85 comme secrétaire chargé des archives. Et nous étions tous deux vicaires dominicaux a la Paroisse Anuarite avec l’abbé Nicolas Berendts comme curé. Cette année-là, je me suis occupé personnellement de sa santé, et nous avons collaboré étroitement. Dieu a repris son âme ce jour il y a 40 ans. C'est l’abbé Robert Kutukenda qui était monté de la procure m'annoncer ce décès. J'étais pourtant a l'évêché  mais n'avais pas ouvert la phonie à 17 heures. J'étais en conversation avec un parent. Que son repose en paix. 

Je me souviens de ses funérailles avec quelques incidents douloureux que je préfère taire. J'étais à la messe des suffrages à Notre Dame mais ne suis pas allé à Kalonda pour l'enterrement. Monseigneur l'Evêque m'avait demandé de rester à Kenge pour assurer la permanence. A cette époque, j'avais publié à l'imprimerie Edimba une photo funéraire de l’abbé Jean Pierre Gavuka avec un texte en kikongo mais je n'en ai pas gardé d'exemplaires. La photo a été distribuée a travers le diocèse... j'ose croire qu’il y en a à l'évêché. Que son âme repose en paix ! A jamais grave et rivé dans nos cœurs !

Ma pensée va aussi vers Nico Berendts, le seul curé dont je fus vicaire, qui aurait fêté ses 99 ans ce jour. Paix à son âme ! 


21 sept. 2026

Il faut savoir partir

Les années passent vite, sans qu'on s'en rende compte. Ce qu'on croyait lointain dans le temps devient proche mais on croit que c'est encore loin. Sans s'en apercevoir vraiment, on entre dans le troisième âge, mais on croit qu'on a encore assez de force pour faire tout comme au temps de la jeunesse.  C'est la loi de la nature. Le temps passe vite comme la vie d'ailleurs. Des projets mis de côté ou en veilleuse deviennent irréalisables parce qu'ils n’ont pas été entrepris à temps. 

Il y en a qui vivent dans des illusions ou dans des réalités créées de toutes pièces qu'ils fabriquent comme supplements à leur imaginaire. Certains créent des histoires d'événements qui n'ont jamais eu lieu  mais y croient fermement.  Et pourtant tout est faux. Les fantasmes deviennent des réalités incrustées dans leur psyché. Comment ne pas se douter de leur santé mentale et physique? J'en connais un de ce genre. 

Il y en d'autres qui vivent sans vraiment vivre. Ils circulent hors du temps, hors de l'espace. La vie les frappe de plein fouet. Pas de boulot  pas de famille  une vie de rêves transformées én événements vécus au passé. Un congenere m'a surpris avec un enfant de trois ans dont il voulait me confier la garde en lui donnant mon nom. Je lui ai répondu que je ne m'engagerais a rien. Le gars vit avec une femme qui aurait pu être sa petite-fille; et cette dernière a envie d'avoir des enfants. Souci légitime dans un monde qui s'effondre. Things fall apart  c'est vraiment le cas de le dire.

Il faut savoir partir... les choses matérielles accumulées au fil des années resteront. Partir comme on est venu au monde. Entre ces deux instants rien, le vide et l'absence. 

20 sept. 2026

Que d’absences!

Dans mon entourage immédiat et lointain il y a eu récemment pas mal de décès. Des personnes dont l'absence se ressent comme une tragédie. Il faudrait les remplacer au boulot mais pas dans nos cœurs. Je ne les verrai plus, on ne se verra plus. Notre contrat terrestre est rompu. Il y a tellement de responsabilités urgentes que je ne saurais par oû commécer. j’ai sommeil, j’arrêre là. Veuillez m’exvuser estimés lectrices et lecteurs. 


19 sept. 2026

Ce que j’apprends encore

J'ai beaucoup appris au cours de la vie, je continue à apprendre et à découvrir beaucoup d'autres choses encore plus révélatrices de ĺ’esprit humain. Chaque jour qui passe, j'apprends, je fais face à beaucoup de défis que lance la vie. J'y réfléchis sans forcément trouver des solutions. Moi qui ai pourtant opté pour le principe de problem solving comme moto. Je m'efforce a penser qu’il y a une solution  à tous les problèmes. Bonne ou ́mauvaise, adéquate ou inadaptée? Je m'efforce à croire qu’il y a une boîte à solutions à tous les obstacles qui se posent à l'esprit humain. Erreur! Illusion! Mais je n'ai pas, prétentieux que je suis, l'humilité de reconnaître mes limites. 
Il faut savoir partir... tout ce que nous entreprenons a une fin que parfois nous refusons d'accepter. Dans un esprit de vouloir mieux apprivoiser son univers, un homme quitte son village comme Ngeleka pour s'installer en ville conçue comme un eldorado. Après avoir vendu ses bétails, ses légumes et tout ce qu’il possédait, il se retrouve sans domicile fixe dans la megapole urbaine. Le voilà désormais "balado", un mot qui désignait les délinquants  dans les années 80. Il n'est pas le seul, ce sont des milliers de personnes qui se retrouvent dans ce traquenard. Et des millions dans le monde. Question de circuler le soir ou la nuit dans les rues de Washington DC, New York, Paris ou même Kinshasa.  La ville attire et répugne à la fois comme par un mouvement de fascination répulsive. Le bonheur espéré passe à coté du malheur tout comme la mort est le revers de la vie. C'est la face cachée certes mais ouverte de la même médaille. Le bonheur tant rêvé s'éloigne toujours et on se demande finalement à quoi a servi ce long parcours de vie pour finir comme cela. 
Fascination répulsive, disait mon vénérable maître Jean Roudaut. Mon professeur de littérature française moderne et contemporaine vit encore et totalise 98 ans. Et dans sa sagesse légendaire, il soutenait que "l’on n'aime jamais que l’absent." L’absent, c'est l'être présent de corps mais invisible de l'esprit. L'être vit dans l'esprit plutot que par la parole. Trêve d’élucubrations cérébrales. L’absent, c'est le disparu, le défunt, le vide émotionnel et physique. La personne invisible possède une dimension ineluctable dans la vie. Le constat de l'absence est pour moi un moment à la fois dramatique et tragique. 
Chaque fois que je revisite Kenge, je suis frappé par l'absence. Je re-découvre une ville dont j'ai partagé certains événements et d'autres que j’ai percus de loin. Ma mémoire me ramène souvent à la réalité. En ce moment même, Kenge pleure Maman Mbulungu, née Marie Colette Ngonzo, la mère d’Odon, Mariane, Valentine, Mathieu, Marguerite, etc. Voilà un nom trés connu à Kenge, iconique pour ma génération mais presque ignorée aujourd'hui.  L'épouse de Papa Mbulungu Milolo fut une grande dame à Kenge. Elle est décédée dans une discrétion totale. J’ai encore eu le privilège de la revoir il y a une année, toujours aussi digne et noble. Je me joins avec gratitude à la douleur de sa famille biologique et lui rends un hommage respectable. Que son âme repose en paix.  
Il n'y a pas de meilleure école que la vie. Il y a toujours des leçons à apprendre. 

15 sept. 2026

Pauvre et digne ou riche en haillons

Dans des IA vidéos je vois des scènes ou des séries ou des cas similaires qui se répètent. 

Un jeune nettoie une voiture de luxe, le propriétaire arrive. Il lui explique qu'il le fait pour payer les frais d'hospitalisation  de son parent malade  Le riche jette en démarrant une montre Rolex ou un anneau de 50 000 $. L'enfant ramène le joyau au bureau ou a la maison du riche, mais la réceptionniste ou madame détourne l'objet perdu. Les caméras de surveillance révèlent ce qui s'est réellement passé. 

Un riche déguisé en vagabond ruiné, affamé et habillé en haillons, se voit éconduit de l'hôtel ou de la banque. Son accoutrement le disqualifie et provoque la risée du personnel et des clients. Il est pris pour un imposteur parce qu’il s'habille pauvrement. Parfois la police est appelée en renfort. Un autre, voulant retirer de son compte 500 000$, est humilié, moqué et traité de fraudeur ou de contrefacteur. Il se révèle que l'homme déguisé est un puissant homme d'affaires, actionnaire de l'hôtel ou de la banque. Celui-là même qui fait que l'hôtel ou la banque soient en mesure de fonctionner et d'assurer les salaires du personnel.

Dans tous les cas, la vérité apparaît brutalement et suggère qu'il ne faut pas juger quelqu'un par son habillement.  Ces cas constituent un test de la probité et du professionnalisme du personnel. Dans les familles, c'est l'honnêteté de madame ou de monsieur, qui est testée. Ou virn ça passe, ou bien ça casse. Moralité: respect de la dignité de tout être humain quelles que que soient son apparence ou son appartenance sociale.

14 sept. 2026

Entre désespoir et pessimisme

Dans mes relations il y a deux personnes qui sont visiblement en situation de désespoir alors qu'elles ne devraient normalement pas l'être. C'est leur lassitude devant l’âpreté de la vie qui les a liées dans cet état. La première personne a opté pour la mendicité, ne parle que d'argent. Si elle n’écrit et ne communique que pour demander de l’argent ou une faveur quelconque; elle travaille pourtant, n'est pas la plus démunie  mais se croit en droit d'exiger la générosité des autres, et ne se gêne pas. La deuxième personne est, contrairement à la première, est au chômage. Rétive à toute idée de se réconcilier avec ses enfants, elle préfère attendre le sort de que lui réserve le destin. Ayant travaillé dans le privé, elle est lassée de n’avoir pas cotisé pour sa retraite. La vie est dure, très dure. Elle se contente de la générosité spontanée de sa famille et des amis. Elle voudrait sortir de son Congo natal pour l'étranger mais les démarches entreprises jusqu'à ce jour n'aboutissent jamais. Très fière d'elle-même, voire arrogante, elle se dit "mobola ya têtue". Littéralement une pauvre personne qui est têtue, ne mendie pas. Digne et insensible aux rihesses ambiantes. Elle soutient devant qui veut l’écouter: "Moto moko te apemaka na zolo ya moninga". (Personnes ne respire avec le nez d'un autre) Chacun jouit du souffle dont le Créateur l'a gratifié. 

Quelle leçon tirer de telles attitudes? Une seule: vivre dans la dignité et le respect de soi. Tautologie peut-être, mais réalisme. Ne pas respecter l'autre au détriment de soi. Pas évangélique me dira mon pourfendeur, mais moi je n'ai pas mission de prêcher. Je défends simplement le bon sens.


13 sept. 2026

La vie est très difficile

Hier j'ai écrit que "la vie esr difficile", je renchéris aujourd'hui qu'elle est même difficile. Je ne suis pas pessimiste, je suis juste réaliste. J'aime revenir à cette image de ma vie: je suis tombé de ma moto Vespa au moment même où je croirais que je ne tomberais jamais. Je maîtrisais tellement bien l'appareil que j'avais exclu toute possibilité de chute.  Vanité. Vantardise inutile. J'en porte les séquelles sur le front et le bras droit jusqu'à ce jour. Plus on monte  en altitude, plus la dégringolade est fatale. Plus on se sent fort, plus on est vulnérable. L'homme le plus puissant du monde est celui qui est le mieux gardé ou protégé par des gardes. Il menace la vie des autres parce qu'il assure ses arrières. C'est ça la vie, et elle est très difficile.  

Le paraître et l'être coïncident rarement chez un être humain. La personne qui apparaît forte, gaie et sûre d'elle devant vous pourrait ne pas l'être au fond d'elle-même. Observez bien. Nos leaders traînent des zones d'ombres minées par des malheurs, des infortunes et des échecs qu'ils prenent le soin de cacher habilement. La vie est difficile. Dieu ne donne jamais tout. Il te donne la maladie quand il t'offre l'argent.  Il te donne la beauté physique alors que ton coeur est entaché des crimes d'une gravité énorme. Le succès social et public dissimulé souvent des malheurs intimes insoupçonnés. Ainsi est la vie, et elle est très difficile.

Rares sont les vœux entièrement exaucés quoique l'on s'efforce d'y croire ou de le faire paraître.  On vit dans l'illusion du bien-être pendant qu'on croupit dans la misère spirituelle zt morale. Des grands esprits ont disparu de la surface terrestre sans laisser un souvenir palpable. Peu avant sa mort Claude Levi-Straus était inquiet de l'avenir du monde auquel il a consacré sa vie et ses recherches. Cette amertume lui est restée, j'assume, jusqu'à son dernier souffle. Les riches et les forts donnent l'impression dle s'en sortir sans souci. Ils ne ain't pas forcément les plus heureux. Illusion. Vanité. La vie est très difficile, le succès illusoire.  

12 sept. 2026

La vie est difficile

La vie est une épreuve difficile. Difficile parce qu'elle exige de la rigueur et expose au risque de l'échec. Oui, ou bien on réussit ou bien on échoue: il n'y a pas de juste milieu. Des circonstances familiales et sociales définissent souvent les conditions de réussite ou d'échec. Les forts gagnent; les faibles perdent. Ce classement impose une sorte de sélection naturelle. Le système scolaire reçu de l'Occident ou d'ailleurs ajoute à la diabolisation des enfants et jeunes qui ne s'y intégrent pas. Ce qui complique la vie, ce sont ces paramètres étranges et étrangers dans lesquels elle évolue, 

Des enfants doués pour les arts sont souvent sacrifiés à la merci des sciences classiques selon lesquels ils sont évalués. L’éducation n’est pas holisticque. Beaucoup ont abandonné l'école parce qu'ils ne s'y ont pas intégrés; d'autres parce qu'ils ont manqué les soutiens matériels et financiers; d'autres encore parce qu'ils n'y pas accordé l'intérêt attendu. Et souvent la vie est mesurée à l'aune de cet environnement scolaire. Mais la vie, c'est plus que les diplômes. Il y en a qui y réussissent sans avoir jamais fait l'école. Il y en a qui échouent parce qu'ils ont justement échoué à l'école et la vie s'est arrêtée dès le lendemain. Il y en a aussi qui ont amassé des diplômes sans jamais réussir dans la vie. Nombreux parmi les médiants, les sans-abris ou les ouvriers, qui détiennent des certificats prestigieux. La vie, c'est plus que les titres scolaires même si ceux-ci ouvrent des portes.

Quelle école pour la vie? Pas de meilleure école que la vie elle-même. La gestion de la vie est une épreuve heureuse ou douloureuse selon qu'elle est tenue du bon ou du mauvais côté.  Reste à savoir ce qu'est ce bon ou mauvais côté Les meilleurs de l'école ne sont pas forcément les plus brillants ni les plus utiles à la société.  Bourré de théories, on ne s'en sort pas allègrement. Pratique et réaliste, on réussit. Un défi que d'utiliser le bon sens pour vivre. 

10 sept. 2026

Un 9 septembre inhabituel

9.9.2026. La St Pierre Claver a bien commencé, mais a mal fini. Commençons par la fin. 

Il était 15 heures lorsque j'ai reçu de l'abbé Jean Chrysostome Akenda l'annonce de la mort de l'abbé Prof Dr Jean Valère Mbuluku, prêtre séculier de Kikwit. Message officiel par Mgr JW Kindanda, vicaire géméral de Kikwit. Que son âme repose en paix. J'ai tout de suite appelé Chrysostome pour en savoir un peu plus. J'ai transféré le message à quelques personnes ayant connu le défunt. Je ferai un éloge funèbre en son honneur. 

Comme si cela ne suffisait pas, un autre message m'est arrivé de Mama Marceline m'informant de la mort hier  soir à Kenge  de Clémence, ex-femme de Jean Jacques, l'ancien chauffeur de Bodi Batu que nous avions enterré en janvier 26. La défunte est la mère de Ç'arrive ou Sarrive. Comme toujours dans nos familles, la sorcière a été identifiée parmi les autres femmes de JJ. Que son âme repose en paix!

La journée avait pourtant bien commencé. Des anniversaires de naissance de ma soeur Rita Kayolo Kona et du Père Jean Baptiste Zeke. Mama Mapasa, Claver Jr et moi avons chanté pour Rita. Dieu les bénisse. Ces moment ont été de courte durée, mais intensément célébrés. Des voeux concernant ma fête patronale m'ont été envoyés de plusieurs personnes. St Pierre Claver, prie pour nous !

L'autre bonne nouvelle est l'ordination sacerdotale le 3 octobre 2026 de Xavier Mabana Tsabuku. Félicitations à notre frère. 

Chrystelle en est encore a l'harmonisation de ses cours. Tout sera réglé bientôt. Le stress est palpable et net. Bons vents à elle à cet épisode important, Nionso na maboko ya Mfumu Nzambi Unkwa-Ngolo Zonso. 


8 sept. 2026

Héros ou criminel? 2

A voir le monde comme il va, il y a de quoi se poser des questions sur certains concepts qui le régissent. Le monde évolue certes, mais certaines choses demeurent pareilles comme au bon vieux temps. Malgré la technologie ambiante, les portables et les effets dévastateurs de l'IA, nous en sommes encore ä l'âge de la pierre taillée dans certains domaines. L'homme reste égale à lui-meme. Plus il sait, plus il devient ignorant devant l'inaccessible, l'incommensurable. L'esprit critique et la sagesse jadis présentés comme des socles du succès terrestre sont désormais rangés dans les tiroirs de l'oubli. Aujourd'hui c'est l'aventurier, et non le savant; le pasteur bishop, et non l'ermite, qui possèdent le vent en poupe et sont au devant de la scène. Les prétentieux dirigent et en imposent aux érudits. Les voleurs prêchent la parole divine tandis que les prédicateurs attitrés et ordonnés sont réduits au silence. Un monde sans loi, un monde de désarroi.  

Les héros se sont vulgarisés, affaiblis par les antivaleurs que porte le monde actuel. Le tricheur se hisse au sommet et clame haut et fort avoir été choisi par Dieu lui-même pour conduire les autres hommes. La prostituée de grands chemins se range dans le nef de la SVM et donne des leçons de vie à une jeunesse dépourvue de modèles et de repères. Nous ne savons plus qui est qui dans ce cafouillage du TikTok permanent. Le tueur à gage s'est converti en prophète mais garde son revolver dans ses pénates. Et comme les gens adorent le spectaculaire, ils avalent toutes les recettes insipides qui leur sont proposées par les eunuques modernes du royaume céleste. 

Je suis loin de ma pensée initiale. Des contradictions internes à notre monde actuel minent la vie et l'évolution du monde. Que le criminel de guerre haï par ses victimes soit enterré avec pompe dans son pays natal, cela rappelle l'image de Pinochet retourné sur chaise roulante d'Angleterre. L'étranger ignore tout de ce qui se passe ä l'intérieur d'une maison. Mais le monde est tellement banalisé qu'on ne saura plus retrouver la vérités des choses  et des personnes.  Scruter le passé de quelqu'un et vous retrouverez le brigand dont les galons sociaux cachent des crimes horribles. Celui qui est votre modèle ne l'a jamais été ou ne l'est pas forcément pour les autres. Chauve-souris, Ngonzo, traître au patriotisme de pacotille... héros ou criminel? C'est toujours et encore "selon". 

7 sept. 2026

Héros ou criminel?

Héros ou criminel? C'est selon, répondrait un brave Congolais. Cela dépend. 

Honduras: Juan Orlando Hernandez condamné à 45 ans de prison pour traffic de drogues en 2024, grâcié par Trump, est retourné à Honduras. Son retour triomphal met fin à une humiliation dont il était innocent. Il parle de "chasse aux sorcières". Ce qui ne plait pas du tout aux Honduriens qui voient que les puissants et les riches sont protégés, et que la justice ne s'applique qu'aux faibles et aux pauvres.  
Serbie: Ratko Mladic, général criminel de guerre emprisonné à La Haye, est décédé, mais reçoit des honneurs funéraires de plusieurs milliers de partisans. Le monstrueux boucher de la Bosnie a été célébré comme un véritable héros national dans sa Serbie natale. 

Je ne m'arrête qu'à ces deux cas, car il y en a légion. Ces deux cas contradictoires montrent combien les notions de justice et de bien sont relatives. Justice pour quoi, où et comment? Bien pour qui, où et comment? Le président d'un des pays les plus sanguinaires du monde retourne, réhabilité et fort dans son pays pour faire taire les rumeurs qui jadis avaient justifié son extradition vers les US et sa condamnation à 45 ans de prison. C'était sans compter la grâce présidentielle de Mr Trump. Le voilà remis sur ses rails, prêt à défier ses détracteurs et pourquoi pas à retrouver les rènes du pouvoir. Plus grave encore, le pays Honduras ne le poursuivra pas en justice. Ce qui scandalise et révolte les opposants, les défenseurs de droits de l'homme ainsi que les paisibles citoyens soucieux de justice et de paix. Quant au général serbe emprisonné à La Haye, il a expié toute sa prison et y est mort. Et c'est qu'il est mort de suite de maladie, d'épuisement. Criminel pour la Cour Penale Internationale, héros national pour la Serbie. Des milliers de ses compatriotes sont allés l'accueillir pour montrer leur attachement aux bâtisseurs de la Serbie. De criminel de guerre, Mladic reçoit la couronne des élus de la nation serbe.

N'est pas héros qui veut. N'est pas criminel qui veut. Ce sont des concepts construits en fonction de la position qu'on défend. Ils sont relatifs et contradictoires. Comme Castro ou Hugo Chavez accusés comme des vils agents antiaméricains ou pro-russes, mais célébrés dans le monde anticapitaliste comme des héros nationaux adulés par leurs compatriotes. Chacun a sa mission. Et la mission de chacun à un espace et un temps. J'y reviendrai, je ne suis pas allé au bout de ma réflexion.  

 

 



3 sept. 2026

De l'idonéïté des religieuses

Hier, j'étais désagréablement surpris, voire estomaqué et révolté par des commentaires insultants ä l'égard des religieuses africaines. Il y avait une photo de trois jeunes novices ou professes. Je me saurais déterminer leur congrégation ni ä quelle occasion ladite photo à été prise. 

"Voici un exemple du gaspillage des ressources naturelles". Tel était le chapeau de la photo. Après il y avait un message audio en kikongo dégoisant des insanités sur la vie religieuse. Cet homme mettait en doute l'idoneïté des religieuses. Comme c'était repris dans notre groupe de 1ere à Kalonda. Je suis intervenu pour dénoncer ce discours dédaigneux et dégoûtant vis-à-vis des personnes consacrées. Voici ce que j'ai dit spontanément: 

"Personnellement je n'aime pas ces polémiques autour des religieuses et des religieux. Je pense qu'il y a un respect qu'il faut accorder à leur vocation. C'est très important; banaliser ça, C'est pas à cause de quelques écarts ya bantu mosi qu'il faudrait dire que la vie religieuse est inutile, et alors un gaspillage des ressources naturelles. Yo ke mbote ve. Je ne suis pas d'accord, je ne suis pas d'accord. Mais prions pour l'église de Dieu, prions pour les serviteurs et les servantes de Dieu. Ils ont besoin de nous, ils ont besoin d'aide et d'être accompagnés dans les efforts qu'ils font pour atteindre la sanctification."

Lorsque j'étudiais à l'Urbaniana à Rome, j'avais pris une fois le courage de manifester ma déception auprès d'un éminent professeur d'écriture sainte qui ridiculisait une condisciple religieuse allemande. Ce franciscain mispgyne l'appelait non sans méchanceté la Verginella. Des personnes idoines et saintes existent parmi les religieuses, je n'en doute pas. Elles rendent à l'église un service impayable malgré l'ingratitude de la société. Nul n'est parfait. C'est pourquoi je salue l'aspiration vers la sanctification et la perfection. 


Septembre 2026

Du 1er au 30, le mois de septembre présente beaucoup d'événements significatifs pour moi. En désordre, Maman Christine  fut enterrée le 1er, Papa Donation fut décédé le 26. Le 11 décès de mon beau-père Papa Bernard Mosimi. En ce mois Ibangu et Mukawa ont perdu leurs grands parents. Ils ont eu la chance de voir leur grand-mère paternelle et leur grand père maternel. Soit. Il faudrait la date du 22 septembre ou Jean Pierre Gavuka tira sa révérence

Il y a aussi des anniversaires. En commençant par celui de Pfarrer Julius Kafuti et celui de Gabriella Thomas. Il y a 99 ans est né à Arnehm Nicolas, Berends. A ajouter aussi la naissance de Léo Radaelli ä Crema, Italie. Et celle de ma sœur Rita Kayolo. Sans oublier ma propre fête patronale le 9 septembre. Autant de souvenirs à respecter selon les circonstances. Ainsi va la vie. Je reviendrai, tant que faire se peut, sur certains de ces éléments. 

Que les défunts reposent en paix.  Que les vivants jouissent de la pleine santé, du bonheur et de la sérénité au cours de leur vie terrestre.