14 sept. 2026

Entre désespoir et pessimisme

Dans mes relations il y a deux personnes qui sont visiblement en situation de désespoir alors qu'elles ne devraient normalement pas l'être. C'est leur lassitude devant l’âpreté de la vie qui les a liées dans cet état. La première personne a opté pour la mendicité, ne parle que d'argent. Si elle n’écrit et ne communique que pour demander de l’argent ou une faveur quelconque; elle travaille pourtant, n'est pas la plus démunie  mais se croit en droit d'exiger la générosité des autres, et ne se gêne pas. La deuxième personne est, contrairement à la première, est au chômage. Rétive à toute idée de se réconcilier avec ses enfants, elle préfère attendre le sort de que lui réserve le destin. Ayant travaillé dans le privé, elle est lassée de n’avoir pas cotisé pour sa retraite. La vie est dure, très dure. Elle se contente de la générosité spontanée de sa famille et des amis. Elle voudrait sortir de son Congo natal pour l'étranger mais les démarches entreprises jusqu'à ce jour n'aboutissent jamais. Très fière d'elle-même, voire arrogante, elle se dit "mobola ya têtue". Littéralement une pauvre personne qui est têtue, ne mendie pas. Digne et insensible aux rihesses ambiantes. Elle soutient devant qui veut l’écouter: "Moto moko te apemaka na zolo ya moninga". (Personnes ne respire avec le nez d'un autre) Chacun jouit du souffle dont le Créateur l'a gratifié. 

Quelle leçon tirer de telles attitudes? Une seule: vivre dans la dignité et le respect de soi. Tautologie peut-être, mais réalisme. Ne pas respecter l'autre au détriment de soi. Pas évangélique me dira mon pourfendeur, mais moi je n'ai pas mission de prêcher. Je défends simplement le bon sens.


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