27 mars 2026

A quel prix investir au Bandundu

J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces de Mayindombe et du Kwilu. J'ai été frappé par l'absence totale du Kwango que ce soit au niveau culturel qu'économique.  Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux deux provinces identifiées. 

La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à d'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. Cette route est attendue depuis plus de 60 ans et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relier Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts seront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique de la région. 

La balle lancée dans le camp du président de la république doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés a attendre. L'heure est à l'action. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. 

A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts. 

25 mars 2026

Qui investit au Bandundu?

Je viens de suivre une vidéo intitulée "Bandundu Sonieee" dans laquelle une dame s'insurge contre les ressortissants du Bandundu qui n'investissent pas dans leur province d'origine alors qu'ils ont "écopé de grands postes gouvernementaux" comme dirait l'Honorable Paulin Kilankayi. Il y a des soit disant  hommes d'affaires du Bandundu qui ont construit GB à Kinshasa mais n'ont jamais rien construit dans leur Bandundu natal. Elle cite des noms que je préfère taire, car tel n'est pas le but de mon propos. Ces propos ont été tenus dans le cadre de la 13e Conférence des Gouverneurs de la RDC, conférence présidée du 24 au 28 mars 2026 par le Président Felix-Antoine Tshisekedi à Bandundu-Ville. Je trouve pour ma part cette interpellation fondée. Ce qui m'a amené à poser quelques réflexions à ce sujet.

"Toza na Grand Bandundu kasi miso na mitema eza na Kinshasa." (Nous sommes au Grand Bandundu, mais nos yeux et nos coeurs sont tournés vers Kinshasa). Un complexe d'infériorité vis-à-vis de Kin Malebo ou Kin Kiese. La fascination qu'exerce Kin sur l'esprit des Bandundois est énorme. Comment ne pas dire tout haut ce qui se voit même aux yeux d'un aveugle? Nous préférons construire à Kinshasa plutôt qu'à Bandundu, Kikwit, Gungu, Idiofa ou Kenge. Tous nos hommes d'affaires et politiques, députés provinciaux et nationaux, ont leurs résidences principales à Kinshasa. C'est dans notre mentalité. Investir en province relève d'un risque trop coûteux pour nos frères et soeurs qui possèdent plus que le commun des mortels. Les investissements jugés autrefois sérieux de quelques hommes en élevage, en agriculture, en pisciculture ou en hotêlerie, ont connu des sorts pitoyables, des pertes irrémédiables. Les guerres successives et l'insécurité les ont éradiqués. Le manque d'infrastructures routières appropriées décourage et sert de prétexte à une certaine léthargie chez les investisseurs potentiels. L'occasion serait pourtant propice pour investir, comme privés, dans ces infrastructures au lieu de tout attendre de l'Etat. C'est un secteur-clé du développement.

A une époque un ami m'avait invité à investir dans un élevage bovin, c'était très attractif, et la tentation était forte, mais j'avais jugé bon de ne pas m'engager. La guerre de l'AFDL en 96-97, soit dix ans après, a réduit le kraal en ruines comme un chateau de paille ou de sable. Découragé, l'ami n'a plus jamais osé réinvestir dans ce domaine. Même les grands élévages des missionnaires, des politiques ou députés, et autres privés expatriés comme nationaux, n'ont pas résisté aux tempêtes répétées de l'histoire et de l'insécurité. De nombreux hôtels ont été détruits sauf quelques uns qui se comptent sur le bout des doigts. Investir dans des "flats" est à la mode aujourd'hui pour les petits épargnants. Les grands pourraient investir dans l'hôtelerie à grande échelle, mais ne le font pas ou rarement. Et même encore, grâce à leurs carnets d'adresses, nos grands hommes et femmes pourraient recourir à de chaînes hôtelières internationales pour désenclaver nos villes et permettre un tourisme de plaisance ou d'affaires. Y pensent-ils ou bien l'ignorent-ils exprès? Vrai pour certains, faux pour d'autres.

Jusqu'à le preuve du contraire, nos hommes politiques actuels préfèrent souvent investir pour leur propre intérêt, pas celui de leurs électeurs pour qui ils ont accédé à la députation ou à d'autres responsabilités. Ils possèdent des somptueuses résidences et flats à Kinshasa pour leur propre compte. Une résidence secondaire au chef lieu de province sans se préoccuper du bien commun. Rares sont les hommes politiques et d'affaires qui ont construit chez eux d'importants hôtels, des écoles, des hôpitaux ou des espaces de loisirs au bénéfice de la ville ou de la province. Un égoïsme sans pareil. Souvent, ils possèdent un charroi automobile immense mais, à quelques rares exceptions, ne pensent pas à développer le transport en commun. Les commerçants ne font pas mieux. Quelques magasins et bars, quelques épiceries et quincailleries, rien de spécial. Pas d'idées innovatrices. Pas de vision. Juste l'immédiateté du sel et du sucre, et même encore, ils sont pris au dépourvu dès que les banques tardent à payer ou que les stocks de Kin sont vides. Pire, ils ne disposent même pas de dépôts. Soit, j'écris n'importe quoi. Nos hommes suscitent des espoirs qu'ils trahissent aussitôt qu'ils obtiennent les postes, ou que leurs affaires prospèrent. 

La vraie question demeure sans réponse: Qui investit au Grand Bandundu?       

24 mars 2026

Les relations familiales 2

Les familles diffèrent souvent dans la façon dont elles traitent ou se gèrent les relations entre les membres. Tous les sas de figures sont possibles et imaginables. Un simple événement anodin peut déclencher une tempête inattendue au sein de l'environnement familial. Cela se voit, cela s'est vu et se verra tant que le monde existera.

Il existe des familles solidement unies ans l'amour et la paix. Tous les problèmes qui surgissent sont traités avec sérénité et sagesse. La volonté de résoudre les problèmes et de rétablir l'entente entre les membres est manifeste. Des familles fondées sur la tradition séculaire du pardon et de la réconciliation réciproques. Oü les divisions sont taclées änla racine, les incompréhensions élucidées dès leur surgissement. Elles tiennent sur des principes simples de foi et de solidarité qu'aucune circonstance passagère ne vient bousculer. Ča c'est la situation idéale. Des familles où n' dirait comme si le ciel se vivait déjà sur terre. Il fait beau y vivre. Parents, enfants et autres membres y vivent sans une harmonie sans faille. Trop beau pour être vrai certes, mais imaginable. 

La plupart des familles que nous connaissons, la nôtre y comprise, vivent l'enfer sur terre. Je suis pessimiste de nature, j'exagère les petites choses. C'est un point de vue qui peut se défendre. Comme je le sais là, la moindre erreur est exploitée comme si il n meurtre avait été commis. Image de totale décrépitude. Lorsque le mensonge et l'intérêt égoïste interviennent,la confiance se perd,la méfiance prend du terrain et mine les relations. Comme je l'ai suivi avec  émotion, la vérité qui libère pourrait devenir un fardeau insurmontable. Un homme amène une soit disant une cousine. Il se découvre plus tard que c'est son amante avec laquelle il envisage de s'installer à l'étranger. Une femme vient dans son foyer avec un enfant de 5 ans qu'elle a présenté comme un orphelin domaman serait décédée. Imaginez ce que deviendra la relation après la découverte de la vérité. 


23 mars 2026

Les relations familiales

C'est depuis plusieurs années que je me pose des questions sur les relations familiales. J'ai assez vécu et ai accumulé beaucoup d'expériences sur ce sujet partout où j'ai passé ma vie. Dans ma propre famille comme dans d'autres familles. Dans mon pays comme dans plusieurs pays. Les relations familiales ont des particularités spécifiques liées à la culture et à la tradition locales. Je pose comme préalable que les relations familiales comme les relations amicales, sociales ou professionnelles subissent l'épreuve du temps. Frères et soeurs aujourd'hui, comment seront vos relations dans dix ans? Amis intimes, le serez-vous encore dans dix ans? Collègues de service ou confrères dans certains milieux professionnels, tiendrez-vous la même relation dans dix ans? Je prends dix arbitrairement, je prendrais aussi volontiers quinze ou vingt ans si Dieu vous accorde la grâce de vivre ensemble longtemps. L'épreuve du temps donne la mesure de la solidité relationnelle.

La mouvance temporelle influence beaucoup les relations. La famille elle-même éclate avec le temps. Etudes, professions, mariages, amis et autres intérêts immédiats séparent déjà la famille. En fait, tout ne dépend pas que de l'éducation ni de la tradition reçues dans l'enfance. Les études orientent dans telle ou telle direction. Les responsabilités comme les réussites ou les mutations professionnelles séparent forcément les uns des autres. Les mariages canalisent l'amour et les soucis envers les partenaires et les enfants plutôt que vers le noyau familial de naissance. Les amis acquis dans la communauté sociale, scolaire ou religieuse, influencent la marche de la vie d'une façon ou d'une autre, à tel point que certains deviennent des ennemis dès que les centres d'intérêts changent. Certaines fonctions éloignent de la famille et des amis si l'on n'y prend garde. Autant des circonstances qui divisent, séparent et infligent des échecs aux relations le plus solidement établies. Chacun évolue dans la sphère qui est la sienne. 

Un frère, une soeur, un parent meurent, chacun fait son deuil chez soi au lieu de s'unir aux autres. Dans les familles européennes, je ne parle que de ce que j'ai observé, des frères et soeurs longtemps séparés se retrouvent aux deuils ou aux enterrements. Souvent sans se parler ou en se disant juste bonjour parce qu'ils ne se sont pas entendus sur le partage de l'héritage familial. Oui, l'héritage familial divise fréquemment consanguins et utérins. Chez nous, c'est plus brutal, la famille paternelle chasse l'épouse et les enfants du défunt de la maison que ce dernier a bâtie pour sa progéniture. Les conséquences néfastes s'étendent sur des années, voire à jamais. Et le code officiel de la famille n'est respecté de personne. Droit coutumier et droit civil se contredisent, sans qu'aucune solution satisfaisante ne soit trouvée. Des familles s'effondrent souvent à cause des biens materiels injustement partagés. D'autres pour des motifs religieux. Une femme malheureuse, dépitée par le destin, trouve refuge dans une église du réveil où la prophétesse ou le pasteur l'éloigne des sorciers lui affirme que son mari, ses frères et soeurs seraient à la base de ses malheurs. La séparation est souvent fatale. Certaines églises soumettent les adhérents à des confessions publiques qui dénigrent l'hyocrisie des églises traditionnelles. Des amis s'écartent pour un détournement d'argent ou de biens leur confiés de commune entente. Des collègues se désunissent pour des promotions de service à coup de trahison et de calomnies vis-à-vis des autres. Les causes de division sont nombreuses.

A une amie proche qui refusait de parler à son ancienne amie, du moins celle que j'avais connue comme telle, j'ai lancé un défi. "Si c'était une vraie amitié, elle reviendra d'une façon ou d'une autre". Il est de règle que les vrais amis se retrouvent ou se réconcilient quoi qu'il en coûte. Plus rien ne sera comme avant certes, mais ils se retrouvent quand même. La situation se complique lorsque s'y mêlent diabolisation, envoûtement, sorcellerie, jalousie, envie, empoisonnement et autres méfaits. Tout est donc dans la conscience de l'homme. Si la volonté est là, la réconciliation est possible. Pas de miracle. Pas besoin de neuvaine ni de pasteur pour retrouver le frère, la soeur, l'ami ou l'amie, perdus. Pas de magie pour reconstituer la complicité de jadis, s'il y a amour et bonne volonté. Voeux pieux! La réalité est toute autre, parole de littéraire. Les relations familiales subissent irrémédiablement l'épreuve du temps. 

20 mars 2026

Eloge funèbre pour Papa Jean Mvwabika (1948-2025)

 ELOGE FUNEBRE POUR PAPA JEAN  MVWABIKA (1948-2026)

 Mes Chers Frères et Soeurs dans le Christ,

 Condoléances réciproques! Mon nom est Kahiudi Claver MABANA. Je vous salue depuis l’Amérique Centrale.

J’ai travaillé avec Papa JEAN MVWABIKA, pour moi un frère aîné et aimé, au service de Mgr Dieudonné M’Sanda et du diocèse de Kenge, pendant 5 ans de 1982 à 1987. Des années marquées par un soutien et un respect mutuels sans reproche.

La Providence divine a fait que son épouse s’appelait Angélique Kayengo Matsasu et ma mère Christine Matsasu Kayengo. Paix à leurs âmes! Mon cousin Adrien Kayala a épousé sa grande soeur Anastasie Mvwabika. Autant de liens précieux. Nous nous parlions de temps en temps au téléphone. Nous nous sommes revus aux veillées funèbres de ma mère et de ma nièce Alida. Permettez que j’adresse deux-trois mots à mon frère Jean avant son enterrement.

Mbuta Mutu. En août 79, la toute première fois que j’avais conduit une voiture à Kinshasa, c’est toi qui m’avais accompagné et guidé dans la Mini Morris du Frère Michel sur le Boulevard Lumumba, ce même boulevard qui te conduira aujourd’hui à ta dernière demeure. Quand je suis devenu secrétaire de Mgr M’Sanda, tu m’as été très proche. Excellent chauffeur, très dévoué et très poli. S’il y a un homme qui a bien connu Mgr M’Sanda, peut-être mieux que quiconque, et savait prévoir ses réactions, voire l’imiter, c’était toi. «Nge ta kumona dikosi na nge ve!». Combien de fois nous riions, complices et de bonne humeur, du lingala, des attitudes ou des paroles de notre Patron commun. Homme discret, effacé, sûr, ponctuel et très correct, dans l’exercice de ta charge, tu étais un homme de confiance, de dignité et de persévérance. Tu m’as énormément aidé à comprendre Monseigneur et à travailler avec lui. Nous parlions beaucoup et tu me prodiguais des conseils.

Je n’ai jamais oublié le jour où, revenant de Bandundu avec Monseigneur, nous étions embourbés de 8h30 jusque vers 16h à quelque 20 km après le bac de Buzala, avant Misay. Tu t’es demené, sans te plaindre ni te fatiguer, pour dégager la puissante Range Rover. En vain. Nous étions tirés par un véhicule de l’Office des Routes. De là, tu nous as conduits sains et saufs jusqu’à Kenge, sans broncher. Nous sommes arrivés vers 22 heures. Et le matin suivant, tu étais déjà à l’évêché, prêt à travailler. Quel dévouement professionnel!

Toi et moi sommes allés en pleine nuit déposer le corps de Jolie, soeur de l’abbé Kutukenda à Masamuna, et du frère Ndala à la maison généralice des Frères Joséphites de Kinzambi, à Kikwit. Tous deux décédés dans un accident à Pont Bakali. Des moments très durs! Tu étais toujours là. Respect!

« Mbuta Mutu, wenda mboti. Wakala mutu wa mboti. Baheka mboti bana benda ku ntwala ngeyi. Tuyindulaka betu tusadi tii kilumbu twa monana. Matondu mu mambu mamboti ma wasala. Wenda mboti, wenda mboti Yaya. Nzambi kakuyamba kuna hata diandi. Amen! »

 

Kahiudi Claver Mabana (Barbados), 19 mars 2026

 

16 mars 2026

Adieu Félicité Lunda

15 mars 2026. Hier est morte à 316 Félicité  Lunda, à la suite d'une crise d'hypertension (sic). Que son âme repose en paix. Condoléances mutuelles à mes cousines et cousins Lunda. 

"Bonjour les Copains, vous souvenez-vous des filles de la famille Lunda, qui nous préparaient la nourriture lors des examens d'état à Kenge? L'une d'elles, Félie, est décédée hier à 316. Que son âme repose en paix !" (Message envoyé ce matin à mes anciens condisciples de Kalonda).

Oui, c'est mon souvenir de Félie qui venait nous servir la nourriture avec sa a cousine Maboke jadis a la procure de Kenge. Nous sommes en juin 1975. Époque où se dansait le mabatalyi de Bella Bella avec la chanson Zamba de Soki Vangu. Je me souviens avoir esquissé quelques pas de danse avec elle devant notre réfectoire de fortune. Depuis, je ne l'ai presque plus revue... mais je la savais vivante à 316. Nous nous sommes croisés aux funérailles de son beau-frère Vital Ngoy sans nous rencontrer ni nous parler, tellement il y avait du monde. La voilà aujourd'hui ad patrem pour y rejoindre Papa Denis et Ma Monique, Mi-Rufin et Kovo. Je reste en union de prière et de coeur avec Romaine, Denis, Marie-Paule, Euphrasie, Kitsusuka et M'Sanda. Et toute la famille étendue. Nous sommes ensemble. Adieu Félicité ! 


Bonne et moins bonne nouvelles.

16 mars 2026. Commençons par la bonne. Noella Bunda, ma cousine, perdue depuis deux jours a été retrouvée saine et sauve. Dieu soit loué ! Dans une ville de Kinshasa en pleine insécurité, tout aurait pu lui arriver. Je n'ose pas imaginer le pire, rendons simplement gloire à l'Éternel qui a exaucé nos prières.

La deuxième, moins bonne, c'est le cas d'un vol survenu à Kenge dans la maison d'un de mes étudiants. Habits, téléphones, argent, chaussures et autres biens ont emportés par les malfrats. Les sas de vols sont devenus fréquents. Au camp SAS, une famille monoparentale a été visitéedeux fois en l'espace de trois mois. N'est-ce pas inquiétant ? Ce es bandits ou kuluna pulvérisent des produits en dormants ou somnifères instantanés qui neutralisént les occupants avant de les dévaliser. Viols et assassinats ne sont pas à exclure. 

15 mars 2026

Où va le monde?

Hier, je parlais d'info et désinfo. Il y en a à tous les niveaux. On ne sait plus qui ni quoi croire. Les grandes chaînes d'information se taisent ou ne diffusent que des informations orientées. Les silences et les déformations qui se remarquent dans la transmission des évènements répondent souvent à des idéologies souterraines qui les dirigent. Ce que nous voyons dans les réseaux parfois changent la réalité de ce qui se dit dans les grandes chaînes d'informations. Certaines questions se posent: on parle de la mort du premier ministre israélien, Mr Benjamin Netanyahu. Faux, archifaux. Les Chinois en parlent, mais les autres grandes puissances se taisent. Entretemps, on ne voit plus Mr Netanyahu. Silence officiel ou repli stratégique?  Je lis sur la page de TF1 que les Iraniens jurent de tuer Mr BN. ??? Autre chose. Aujourd'hui, Mr Trump appelle les autres pays à envoyer des navires de guerre afin de maintenir le détroit d'Ormuz ouvert. ??? Les Américains et les Israéliens seuls le pouvaient pourtant. Royaume Uni, Chine, France, Japon, Corée du Sud sont appelés à la rescousse. Il y a de quoi se poser des questions. L'enjeu du pétrole est de taille certes, mais comment la grande puissance américaine prend désormais la mesure de l'ampleur de l'opération qu'elle a commencée. Comment réagiront les pays invités au conflit?

14 mars 2026

Info ou désinfo

Il y a quelques jours a été diffusée dans les réseaux sociaux la nouvelle de mort de Mr Joseph Kabila, ancien président de la RDC de janvier 2001 à janvier 2019. Ce qui a marqué cet homme politique, c'est son silence et sa fermeté. Insulté, trainé dans la boue, Kabila reste de marbre. D'autres parlent à sa place. Il sort rarement de sa réserve, et vous laisse longtemps dans le doute. Maintenant les spéculations sur son mort arrivée tantôt à Uvira tant à Goma vont bon train, lui se tait. Silence radio. Est-il vivant ou mort? Tout le monde spécule. Ses partisans soutiennent qu'un drone aurait atteint la maison dans laquelle il se trouvait à Goma. Certains le disent vivant, d'autres morts brandissant des preuves audio douteuses. Un audio annonce le rassemblement de toute sa famille et ouvriers en Afrique du Sud pour les funérailles. Informations et désinformations riment sans que rien ne dissipe la confusion. Tout porte pourtant à croire que Mr Kabila est vivànt. Curieux qu'aucun média officiel ne parle de cette mort. Désinfo pour mystifier et banaliser sa mort. Une vidéo devenue virale le montre vivant, marchant en training comme pour un jogging de santé. La vérité, c'est seul JKK qui la connait. Qu'est-il arrivé au juste? Où se trouve-t-il en ce moment? Le mystère reste entier. 

10 mars 2026

Jamais vu un match pareil

10 mars 2026. Atletico Madrid vs Tottenham Spurs: 3-0 en 15 minutes, dont deux buts imputables au gardien qui, franchement, n'était pas entré dans le match. Les deux fois, le gardien n°1 est tombé de façon maladroite ou malheureuse. Manque de concentration? Peut-être de sommeil.  Je me suis posé tout de suite la question s'il fallait le garder sur le terrain. L'entraineur a pris la décision qu'il fallait, car au-delà d'une défaillance personnelle, c'est le prestige de toute l'équipe qui était en jeu. Il revient aux autres de remonter la pente. Le score pourrait s'alourdir dangereusement car il n'y a pas de cadeau en Champions League. Je ne serai pas étonné que ce soit une hécatombe pour les Spurs. J'ai vu Liverpool trimer face à Galatasarai pour égaliser d'un but concédé à la 7e minute. C'est ça aussi la beauté du football. Chaque match est spécial. Vive le foot. 

L'état de notre pays

Chaque fois que je rentre au pays, je suis surpris par la vie de plus en plus difficile que mènent les nôtres. Je ne parle pas de la classe politique ou financière qui se la coule douce. Je parle de Monsieur et Madame Tout le Monde. Qui se lève chaque matin sans savoir s'il aura l'eau et l'électricité, s'il aura à boire et à manger, si une fois sorti de chez lui il y reviendra sain et sauf. Autant des questions et des problèmes de sécurité, de santé, de transport ou de bien-être qui se posent inlassablement au quotidien. Ce monsieur ou madame tout le monde est celui qui attire mon attention. Je ne pose pas la question de savoir comment nous sommes gouvernés, mais comment nous allons survivre face aux défis du moment. Je ne vois rien de concret sur le terrain. 

Tout est compliqué. L'insécurité est flagrante: motos wewa ou kewezeki, ketchs, kuluna constituent des menaces permanentes à notre sécurité. Le trafic n'inspire pas confiance et ne donne aucune envie de bouger. Prenez votre voiture, allez en ville, vous serez tracassés par d'impitoyables agents routiers qui inévitablement vous soutireront de l'argent pour une infraction que vous n'aurez pas commise. Prenez la route du Kwango. Sortir de Kin est déjà un calvaire, des embouteillages monstres qui vous usent avant même d'arriver à Nsele. Priez votre Dieu qu'aucune panne ne vous surprenne en pleine brousse. Fief des Mobondo. Comment en sommes-nous arrivés là? 

Observez la jeunesse pendant ce temps. Les jeunes scolarisés sont reconnaissables par les uniformes. Les étudiants du supérieur se confondent avec la foule de badauds. Les autres sont chômeurs, vendeurs à la criée ou baladeurs de marche ou de hors de rues. Les jeunes filles vendent des beignets ou des chikwangues lorsqu'elles ne s'adonnent pas au vieux métier. Bref une jeunesse sans espoir ni vision d'avenir. Tableau sombre certes, mais réaliste. Une société pourrie et sans repères. Hier je parlais de pasteurs trop nombreux à mon sens. Eh bien, ils sont visibles dans les bus et les carrefours urbains. Au marché comme partout oü les gens s'attroupent. Je me pose des questions. La ville comme la rue sont envahies par une innombrable jeune population au chômage, affamée et au besoin criminelle pour survivre. 

Au niveau du quartier Pascal, un policier en tenue m'a piqué 20 dollars que je tenais entre mes mains avant de prendre la poudre d'escampette. Et cela m'est arrivé dans mon propre pays de la part d'un agent supposé assurer ma sécurité. C'est du vécu. Il y a un problème, que je me suis dit. Une société gangrenée par des anti-valeurs. Peut-on encore parler de valeurs dans notre pays? Je laisse la parole aux pasteurs et aux prédicateurs guides de conscience. J'interroge les autorités de notre pays. Je n'ose pas penser aux atrocités qui se passent à l'Est. Pitié Seigneur!

Oui, il y a guerre à l'Est. Mais ä Kinshasa, la vie continue comme s'il y avait paix partout. Les débats politiques tournent autour du changement de la Constitution. En littéraire, je m'abstiens de tout commentaire quoique j'aie mon opinion personnelle ä ce sujet. L'état de notre pays est alarmant I am afraid. 

9 mars 2026

Trop de pasteurs

Ma famille est pleine de pasteurs, d'hommes et de femmes de Dieu... beaucoup de miens ins ne vont plus à l'église catholique dans laquelle ils ont été baptisés. C'est même la mode et l'influence de leur entourage qui ont beaucoup pesé sur leur choix religieux. J'ai même été invité à une cérémonie d'investiture que j'ai déclinée. Quand j'ai le choix, j'évite d'aller à des cérémonies (mariage, baptêmes, etc) non catholiques sauf aux funérailles. Cependant, je suis parfois obligé de répondre aux exigences de courtoisie. Sans être traditionaliste, je revendique le droit de vivre ma foi d'enfance, dans laquelle j'ai tout reçu et à laquelle je suis éternellement tributaire. Je me dis béni de Dieu. 

Tout le monde, les hommes surtout, voudrait être pasteur, prêcher la parole de Dieu et édifier la foi des hommes. Je n' en disconviens pas. C'est leur droit et leur liberté. Qu'ils poursuivent leur foi dans la sérénité sans vilipender les religions traditionnelles jugées démodées ou essoufflées à leurs yeux. Les homélies catholiques ne sont pas profondes selon eux. Mis à part quelques slogans ostracistes, je ne trouve dans leur agir aucun signe qu'ils sont différents ou spéciaux. Ils le sont plutôt loquaces et volubiles... Admiratifs des prêcheurs des églises du réveil qui ont le vent en poupe, ils désirent le devenir non pas par vocation, mais pour bénéficier des privilèges liés à ce rang social. Les femmes aspirent ä devenir intercesseuses, diaconesses, prophétesses, évangélistes, pourquoi des mamans ???? Titres d'honneur égal à ceux de Mama Pasteur. 

Et souvent ces pasteurs prêchent sur des réalités de nos croyances africaines de superstition et de sorcellerie à la manière des Bima qui jurent de chasser les démons grâce à des gestes machinalement répétés. Certaines églises du réveil surprennent par la superficialité de leur mission et de leurs propos. Seul compte la mise en scène pour attirer des dons et des dîmes de leurs clients. Chances, succès, fertilité, mariages, voyages et visas sont au menu de leurs enseignements. Oui plutôt que des adeptes ou des ouailles, on a affaire à des clients pourvoyeurs de fonds. Un quidam fait attendre que les clients paient la dîme avant qu'il libère son créancier. Inacceptable. Une cliente du Pasteur Baruti voulait vendre sa propriété pour qu'elle aille vivre à l'église. A la question de savoir où elle mettrait les enfants, elle a répondu que ce ne serait pas du tout un problème car elle serait aussitot elle serait élevée dans la hiérarchie ecclésiastique (sic). Money Money Money.

Revenez â notre terre naturelle chers frères, cousins, sœurs et tantes, oncles et amis. C'est le Seigneur qui appelle, pas le pasteur qui va vous prêcher du vent et des histoires sans fondements. Arrêtez s'il vous plaît. Il y a déjà trop de pasteurs.



8 mars 2026

Journée mondiale de la Femme

Voilà une journée que je n'ai jamais vraiment enregistrée dans ma tête. Pour moi le 8 mars, c'est d'abord un jour d'anniversaires de Ma Céline et de Ma Josée, deux proches ä plus d'un titre. La première est l'épouse de mon beau-frère Dr Mosimi. La seconde une plus que soeur a moi avec qui j'avais jadis pleuré Louise. Elles ont toujours meublé mes 8 mars: Joyeux anniversaire à elles. 

Aujourd'hui le monde honore la femme. Femme, épouse, mère, compagne de l'homme, source de la vie, etc. Tous les bons qualificatifs lui conviennent aujourd'hui jusqu'à la preuve du contraire. Elle est honorée de façon spéciale. Gardienne du foyer et de la famille, la femme est de tous les combats de l'homme comme conseillère, confidente ou complice. Sa mission est spéciale. Elle symbolise l'unité et la stabilité de l'humanité. Éducatrice et actrice de la société, la femme a un rôle primordial auprès de l'homme à la maison comme dans le milieu professionnel. Elle construit la communauté avec l'homme. 

À toutes les femmes, quelles que soient leurs religions, races et appartenances idéologiques, je souhaite paix et joie, santé et courage, persévérance et réussite dans la vie. Que les violences et les viols qu'elles subissent à travers le monde, cessent. Qu'elles mènent une vie paisible et sereine, digne et honorable, libre sans être esclaves et jouent le rôle de partenaires égales des hommes.  Respect et honneur aux femmes!

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5 mars 2026

Echanges autour de Grand John Mvwabika

 [2:31 PM, 3/5/2026] Zephyrin Mukangu: Photo

Ya Jean comme nous l’appelions fut notre grand-frère à Kimbau/ Hôpital où son père fut infirmier. Il fut notre papa. Ya Jean est notre grand-frère. Il m’était très proche. Ce dernier temps je cherchais à le contacter mais en vain, même les enfants ne pouvaient pas me donner son numéro de téléphone. Sa mort fait très mal tellement qu’elle me ramène à des années passées. Que Dieu l’accueille dans son royaume.

[2:33 PM, 3/5/2026] Pierre: Qu'il reponse en paix,le pilote de Range Rover

[2:41 PM, 3/5/2026] Buka Corneille Mukangu: Oui, que son âme repose en paix et que Dieu l’accueille auprès de Lui 🙏🏾

[2:43 PM, 3/5/2026] Pierre: Corneille, il vivait à Kinshasa aux dires de Abbé Robert Lusilu

[2:45 PM, 3/5/2026] Buka Corneille Mukangu: Merci beaucoup Pierre, je l’avais laissé à Kenge en 1986 et depuis ce temps, je n’ai plus eu ces nouvelles

[3:40 PM, 3/5/2026] Kahiudi C Mabana: Moi, en plus d'être notre vieux et mon beau-frère, j'ai collaboré avec lui à l'évêché de Kenge. J'étais en contact avec lui. Je l'ai vu aux deuils de ma mère et de ma nièce Alida Muzembo. J'ai son numéro. Sauf que ce dernier temps, son numéro ne passait plus. Je le savais malade... Je vous communiquerai le programme dès qu'il sera établi. Il a récemment perdu son fils Serge. Il lui reste une fille qui vit en Angola.

Correction:

Bonjour les Copains, permettez que je corrige une info que je vous ai donnée à propos du défunt Jean Mvwakika. J'ai parlé à sa soeur Espérance. Il laisse trois enfants dont Christelle, John et Emmanuel, tous vivants à Kin. Rip.

Adieu Jean Mvwabika

Message d'Adrien Kayala sur Facebook:

Comme vous le remarquez déjà, notre famille est triste de vous annoncer la mort de notre oncle Jean-Francois Mvwabika connu sous le sobriquet de GRAND JOHN, mort survenu hier autour de 23h00 à la suite d'une crise d'hypertension artérielle, le programme vous sera communiqué ultérieurement. (Familles Kayala et Mvwabika)

Que son âme repose en paix !


2 mars 2026

USA-Israel vs Iran: Le monde en ébullition

March 2, 2026. Le monde bouge. Ça bouge au Moyen Orient.ça bouge partout. La guerre s'attise partout. Israël et les USA se coalisent pour faire plier l'Iran. Ils ont tué l'ayatollah Ali Khamenei dès samedi dernier. Le Moyen Orient s'embrase, missiles, drones et guerre des étoiles bombardent, déteuisent tout sur leur passage. L'Iran réplique attaque des positions américaines dans le Golfe. Israéliens et Américains sont résolus à détruire tout l'arsenal des missiles de l'Iran. Que s'est-il passé au juste? N'y avait-il pas récemment des négociations de paix à Genève sur le programme nucléaire iranien? La force a vaincu. Voilà un autre front de guerre ouvert sur une aire où l'on s'y attendait le moins.

"Homo homini lupus". L'homme est un loup pour l'homme. De par sa nature même il est méchant. Il se mesure à l'autre par le degré de sa méchanceté. Lorsque la paix vainc, c'est pour mieux attiser la guerre, l'insécurité et la violence. Et la force s'mpose souvent comme le seul moyen de remettre l'ordre et la paix. A se demander si la paix existe vraiment? Il n'y aura pas de paix tant qu'il y aura des armes. Il n'y en aura jamais tant que l'homme continuera ä fabriquer des armes, les plus récentes plus sophistiquées que les vieilles. Un cercle vicieux instoppables. Armes à feu ou blanches, qu'importe. Des outils de tuerie et de carnage. La paix, la vraie, n'existe pas. Pourquoi chaque pays s'équipe-t-il en armes si ce n'est pour prévenir la guerre? Seule la guerre existe, elle n'attend qu'une pion déclencheur. Triste vérité, mais seule vérité je dirais vraie. La paix, je répète, n' existe pas.

La paix n'est que leurre. Contrairement à l'opinion des âmes pieuses et aux organismes médiateurs de paix, l'ordre mondial repose sur la force et la violence. Les États Unis et Israël attaquent un l'Iran parce qu'ils sont forts, les plus forts, et contrôlent la puissance de leurs ennemis réels, potentiels et virtuels. Quelle est au juste la visée de cette guerre qui vient de se déclencher loin des USA? Contrôle du monde. Et que font les autres grandes puissances? La Russie, la Chine, l'UE ou l'OTAN? Ouvrons l'oeil, le bon, pour voir comment la paix, que dis-je, la guerre évoluent dans le monde actuel.

Nous qui croyons en Dieu, prions pour que les hommes se convertissent en cultivateurs de la non-violence et de la paix.  Qu'ils renoncent à leur esprit belliqueux et deviennent plus humains. Que les innocents soient épargnés, de ces folies sanguinaires, que le vie des enfants et des personnes âgées soit préservée. Que les hommes retrouvent le sens de l'amour du prochain et obéissent aux commandements bibliques de Dieu car le monde est vraiment en ébullition. 


1 mars 2026

Déjà Mars 26

Le temps avance vite, voire très vite. A peine nous venons de commencer l€année2026 que nous voilà en mars. Rendez gloire à l'Eternel! Nous avons reçu la visite de beau-frère Éphrem Mosimi et son épouse Mama Anita Panzu du 18 au 28 février. Et hier, ils sont repartis sur Londres avec Virgin Atlantic de 21h40. Un séjour qui nous a mutuellement fait beaucoup de bien. 

Le veille, le soir du 27.2, nous avons invité plus de vingt personnes de notre communauté africaine pour célébrer l'anniversaire de Mama Mapasa et leur présence parmi nous. Bien qu'en Carême nous avons célébré modestement, mon avec un plaisir exceptionnel. Les familles Bosson, Diagne, Mamingi, Cave, Mama Yvette, et d'autres étaient présentes. Il y avait ä boire, manger, a rire et même à danser. Le curé de St Francis est venu se joindre à nous et il a dansé "Premier Gaou" dans une ambiance relative de joie. Il s'est cependant abstenu de prendre de la viande, ce qui était à son honneur en bon homme d'église. Il était 23 heures lorsque les derniera hôtes, les Evelyn (Aldane, Anthony et Mama Claudine) ont quitté les lieux. Merci ä toutes et à tous!

Depuis quelque trois heures, nous sommes déjà en mars. Gloire ä l'Eternel pour le souffle de vie qui nous anime! Amen!