J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces de Mayindombe et du Kwilu. J'ai été frappé par l'absence totale du Kwango que ce soit au niveau culturel qu'économique. Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux deux provinces identifiées.
La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à d'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. Cette route est attendue depuis plus de 60 ans et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relier Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts seront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique de la région.
La balle lancée dans le camp du président de la république doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés a attendre. L'heure est à l'action. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes.
A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts.
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