29 mars 2026

La rhétorique de la guerre

La guerre est une machine à tuer et à détruire. Elle tue et anéantit. Elle est le signe de la cruauté humaine. Tout homme est cruel sous le militaire qui sert sa patrie. L'homme est tellement mauvais qu'il faut se protéger de la prédation de son voisin. Un rien suffit pour que deux voisins en viennent aux mains: les pays se font la guerre pour montrer lequel est le plus fort. Pendant que l'amour se prêche à l'église, la haine sévit dehors. Et les mêmes prédicateurs vivent dans un environnement criminel dont ils ne réussissent pas à éradiquer la cruauté et la violence. La guerre ressemble à un concours de sauvagerie sous le beau couvert de l'héroïsme et de la bravoure patriotique. On jure de mourir pour son pays tant qu'on n'a pas éliminer physiquement son adversaire. L'ennemi naturel c'est le voisin; il est à exterminer, à liquider, à effacer de la terre. Gagne le camp qui détruit le plus grand nombre de vie et ravagé les infrastructures et constructions de l'autre. La mesure des destructions et des ravages détermine le vainqueur et le vaincu. Malheureusement, l'homme n'a jamais appris d'autre leçon que la guerre pour construire son pays en conquérant la terre des autres, en envahissant les territoires des voisins ou encore en colonisant les plus faibles. Réduire le voisin en esclave, tel est un des principes du conquérant et de l'envahisseur. Les frontières s'établissent, évoluent et changent en fonction des guerres. Le nom des pays reflète l'honneur sanctionné par les guerres d'humiliation et d'occupation des pays voisins. La guerre est l'acte le plus abominable et le plus ignoble qui rabaisse l'homme à l'animal sanguinaire. L'homme se trompe lourdement lorsqu'il prétend qu'en gagnant une guerre, il grandit en force et puissance humaines. Non,  il se dégrade et s'avilit. Que la valeur d'une nation dépende de ses victoires guerrières démontre l'inhumanité dans laquelle l'homme est tombé. Que les ravages des terres et les destructions des biens d'autrui réalisés pendant les guerres deviennent critères de victoire sur autrui amènent à penser combien l'homme est non seulement inhumain, mais qu'il a perdu sa raison d'être et le sens de sa mission sur terre. Que les belligérants renouent avec la paix quoique ce soit une mission impossible. L'homme est naturellement enclin mal, au crime, à la destruction, à la bataille, comme à la guerre la plus violente. Au lieu de s'en repentir,  il tire orgueil et fierté de la néantisation de son prochain. Au niveau individuel, communautaire ou national, il joue au héros sans coeur ni pitié, au tueur sans regret ni amour. Détruire, tuer, ravager, exterminer avec hargne, anéantir, voilà ce qui le pousse à vivre. Tout le contraire de l'éducation familiale, scolaire, culturelle ou religieuse reçue comme principes fondamentaux de vie. La guerre, c'est l'idéal. Horrible! La rhétorique de la guerre est contraire à l'essence même de l'humanité, même si la réalité nous montre le contraire. 

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