17 avr. 2026

Soudanisation de la RDC?

Le terme "soudanisation" est devenu viral et controversé après avoir été utilisé l'ancien président de la RDC Jeseph Kabila. Il faisait état de la partition de l'ancienne République Islamique du Soudan en deux: Nord Soudan et Sud Soudan. Conséquence des guerres civiles qui ont longtemps ensanglanté le Soudan. Des négociations de paix engagées au niveau des Nations Unies ont mené vers cette division en deux pays, supprimant le statut du plus grand pays d'Afrique que tenait jadis le Soudan. L'indépendance du Soudan du Sud date du 9 juillet 2011. Le spectre de Darfour demeure et en fait une région caracterisee par des génocides, des crises humanitaires, des déplacements massifs, des guerres et une un constante instabilité politique. Une poudrière toujours menaçante d'explosions meurtrière. 

L'utilisation de cette référence par Mr Kabila pour designer la crise de la RDC a suscité des vives polémiques au sein de la nation congolaise. Déjà condamné à mort et déchu de ses privilèges de sénateur à vie, JKK est devenu la cible d'acerbes critiques à telle enseigne que ses détracteurs y ont vu une preuve de trahison et de sa collaboration active avec la Rwanda pour la déstabilisation de la RDC. Ce qui renforce également le sentiment jadis diffusé sur sa nationalité rwandaise et son rôle de vassal de Mr Kagame. Il est accusé d'être le vrai patron du M23 et l'AFC. De plus en plus, les réseaux sociaux décortiquent sa personnalité, scrutent ses mouvements entre Kigali, Goma et l'Afrique du Sud. Et même la Namibie ou la Tanzanie. 

Des précisions ont récemment été fournies sur la scission de la RDC en trois, qui verrait naître la République du Katanga et la République du Volcan. Des attestations sont perpétrées un peu partout à l'encontre de nombreux conspirateurs ennemis de la RDC. Il y a tellement d'informations qu'on ne sait plus quoi ni qui croire. Les réseaux sociaux donnent de détails difficilement acceptables, signe d'une agitation permanente au sujet de l'indivisibilité de la RDC défendue par les patriotes congolais. Le pays se trouve à un tournant historique très décisif: ou ça passe ou ça casse. Un jeu de mots certes qui traduit bien la situation critique. Des rebelles occupent depuis des années Bunagana, Goma et Bukavu; et d'immenses territoires à l'Est échappent au contrôle de Kinshasa. Les pourparlers de paix engagés à Doha, Washington ou Luanda, tardent à se concrétiser quoique certains compatriotes clament déjà victoire. Je répète ma position radicale: ils sont entrés par les armées ils doivent être chassés par les armes. Négociations oui, mais préparer la guerre.

Le chemin vers la paix est encore long et dur. Les rebelles résistent en dépit des pressions qu'ils subissent de la part des Américains. C'est de bonnes avancées vers la réunification du pays, mais cela n'est pas automatique. La paix ne s'obtiendra qu'entre Congolais. Les étrangers ne servent que leurs intérêts, ils ne sont pas des évangélistes ni des distributeurs de pain gratuit. Il y a un prix à payer et il est lourd. Compatriotes Congolais, soyons vigilants et lucides. L'avenir de notre pays dépend des décisions que nous prenons aujourd'hui. Le retour à la paix ne s'improvise pas. Le dialogue inclusif proposé par les prélats catholiques et protestants rencontre beaucoup d'obstacles politiques et juridiques. Il en faudra bien un. La soudanisation crainte ou prônée par Mr Kabila n'est pas simplement une menace, mais une réalité à prendre très au sérieux. Défendons notre pays. 



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