Ma famille s'est réunie autour du mariage de notre nièce Anne Louise, fille de Rigobert. C'était la première fois que nous mariions une Mabana. Il y a avant elle un neveu, deux nièces, et j'ai participé d'une façon ou d'une autre à ces célébrations de mariage. A travers cet engagement, j'ai pu observer mes frères, mes soeurs, mes neveux et nièces. Chacun a fait quelque chose. Et il y a eu tout genre de personnes. Certains ont promis des contributions, sans rien donner. D'autres ont donné à la mauvaise adresse. D'autres ont compté sur l'argent de la dot, sans rien, pour en tirer des dividendes. Il y a d'autres qui se sont montrés complètement indifférents, sans même souhaiter des voeux aux mariés. Il y en a d'autres qui se sont absentés officiellement à cause de la pluie, mais la vraie raison était ailleurs. Comme toujours, il y en a qui subrepticement attendaient que les cérémonies échouent afin d'en tirer une étrange satisfaction. Je ne dirais pas concurrence mais cynisme. Il y en a qui, spectateurs, n'agissent pas, n'offrent rien, mais font les commentaires les plus désobligeants. Tout cela, c'est la famille. Des événements comme un mariage, un enterrement ou un baptême, sont des occasions pour observer les visages réels et cachés des membres de la famille. Hommes et femmes se montrés: engagés, indifférents, hypocrites, opposants, jaloux, concurrents, généreux, profiteurs, arrogants méprisants, saboteurs, observateurs négatifs, etc. Par leurs attitudes, leurs dits et gestes, tous se classent dans ces catégories.
Dans le cas du dernier mariage de notre famille, tout cela s'est observé. J'en profite pour saluer, sans déconsidérer les autres, la dédication d'une de mes soeurs, Pascaline Mabana Mawana. Plus que les autres, elle s'est dévouée, avec sa fille Grâce, corps et âme pour que l'événement réussisse. Avec Béatrice, nous avons souligné cet engagement efficace et sans ambiguïté; nous avons admiré la loyauté impeccable de notre soeur à notre famille. Sous la pluie, dans le potopoto nauséabond de Kinshasa, elle et sa fille se sont dévouées pour acheter les denrées et apprêter avec les moyens dont disposait la famille deux repas à la hauteur de différents événements nuptiaux. J'ai même craint, alors même que d'autres dormaient, qu'elle ne tombe malade. Béa me dira qu'elle l'a trouvée solide et résistante, avouant qu'elle-même en serait incapable. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une soeur si généreuse, si gentille, si dévouée à la cause familiale, plus que quiconque. A plusieurs égards, elle me rappelle notre soeur défunte Anne Louise, l'éponyme de celle qui s'est mariée. Dimanche, alors que je l'appelais pour faire le point, elle se trouvait au CNPP, au chevet de sa belle soeur Sylvie, opérée et internée. Elle ne s'est même pas suffisamment reposée. Nous avons là une perle dont nous ignorons les talents et le coeur. Merci Passy. Sois bénie. Tu as été essentielle à ce mariage.
Notre famille est comme toutes les autres avec des hauts et des bas, des qualités et des défauts. Au-delà de nos incompréhensions et querelles internes, nous tenons bon. Nous gérons nos écarts, et atteignons nos objectifs. Nous n'avons que faire de celles et ceux qui se moquent de nous ou nous mettent les bâtons dans les roues. Nous avanços. Félicitations à toutes et à tous. D'autres événéments nous attendent.
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