9 mai 2026

Troisième mandat pour le président congolais actuel?

 ..." si les Congolais le lui demandent." C'est autour de cette phrase conditionnée que partisans et opposants du président congolais s'empoignent. Logique, responsable et normale pour les partisans. Inconstitutionnelle pour les opposants. Le monde politique congolais s'agite depuis plusieurs mois autour de ce débat. Qui a raison? Qui a tort? Difficile de trancher. Tout dépend de l'interprétation des textes et de la notion de démocratie qu'on défend. L'autre point d'acchopement, c'est les élections de 2028. Pas possible si le Nord Kivu et le Sud Kivu ne rentrent pas sous le contrôle du gouvernement central de Kinshasa. Les élections les éloigneraient du centre et les pousseraient à justifier leur démembrement du reste du pays. Tel est le dilemme. Telle est la situation embarrassante et insidieuse que traverse la RDC. Quelles sont les voies de sortie de guerre? Dialogue inclusif, referendum pourraient constituer des moyens pour solliciter la volonté des citoyennes et citoyens congolais. J'estime pour ma part que, malgré les passions des uns et des autres, les Congolais sont assez mûrs et réalistes pour trouver une solution négociée pour le plus grand intérêt de la nation. Entre la poursuite d'un autre mandat, un glissement de fait qui ne dit pas son nom, et une paix incertaine sur toute l'étendue de la république, il y a lieu de se fier à la responsabilité commune et unanime des Congolais. Entre une dérive dictatoriale pour les opposants et un consensus referendaire salutaire pour les partisans du pouvoir, l'intervalle s'avère quasi impossible à gérer. La réalité est que dans sa qualité de garant et de commandant suprême des armées, le président possède assez de marge de manoeuvre pour justifier sa vision et le soutien de ses partisans. C'est l'insécurité à l'Est qui conditionne tout: il faudrait absolument réunifier le pays avant de parler d'élection. Attendons voir. Pour moi apolitique et littéraire, seules la paix et l'intangibilité des frontières nationales comptent. La paix ne s'obtiendra qu'à la fin effective des hostilités séparatrices ou sécessionnistes qui balkaniseraient le pays. Et ce sera par la force des armes. Les individus passent, la nation reste. Pro patria mori. 

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