17 nov. 2016

RIP Inspecteur Baudouin Kudimbana

Kalunga katuwani: Inspecteur Baudouin Kudimbana lelu kafi mu suka kuna Cliniques Universitaires. RIP!
(Source: P. Serge Tsunda, "Ngwanenu":  https://www.facebook.com/groups/Menikongo/ ) 

Dimanche 13 novembre 2016 est mort à Kinshasa l'inspecteur Baudouin  Kudimbana. Paix à son âme! Que le aterre de nos ancêtres lui soit tendre et accueillante. Quii ne connaît la famille Kudimbana avec son arsenal d'intellectuels qui se distinguent dans différents domaines du savoir, du pouvoir et de la culture? Une famille exemplaire en matière d'éducation et de solidarité sociale. J'ai eu le privilège d'en connaître quelques-uns et de savourer leur compagnie. J'ai même présidé la cérémonie du mariage de Damien Kudimbana avec ma nièce Didier Kayala, durant laquelle l'abbé Denys Luhangu - paix à son âme - avait offert une homélie mémorable. Une homélie dont lui seul avait le secret. Revenons-en à l'inspecteur qui vient de nous quitter.
Je connaissais Mbuta Baudouin Kudimbana, mais c'est à Kenge dans les années 80 qu'il m'a été donné de le connaître mieux, d'un peu plus près. Il était inspecteur d'enseignement dans l'officiel. Homme de rigueur et d'excellence, il exerçait son métier avec compétence et dexterité. Blagueur, animateur et comédien à ses heures, l'inspecteur Kudimbana était du genre à vous faire éclater de rire quand bien même vous seriez énervé. Très discret mais efficace dans ce qu'il entreprenait, il était de bonne compagnie. Impossible de s'ennuyer avec lui. C'est lui qui m'a révélé que les enfants de Notre-Dame nous avaient donné des surnoms à l'abbé Faustin Mampuya et à moi. Le surnom de Faustin ne me revient plus à la mémoire, on vieillit, mais je me souviens avec certitude du mien: "L'abbé Yezu" parce qu'il avait continué à m'appeler ainsi. Et depuis, j'ai toujours associé son souvenir à ce surnom qu'on m'a attribué à cause de la barbe que je portais et exhibais à l'époque. Il aimait bien me taquiner. Comme pour dire combien nous entretenions des relations personnelles cordiales et respectueuses!
Je me joins volontiers aux pleurs de la grande famille Kudimbana, des amis et connaissances en ces jours douloureux. Que le Seigneur dans sa miséricorde lui accorde le repos éternel.
Ah Mbuta-mutu wenda mboti. Watuyindulaka betu tusadi.

15 nov. 2016

Photos du Sénégal: 6-11.11.2016

                                         Abbé Ambroise Tine dans son bureau
                                         Echanges avec l'abbé A Tine


                                          Lydia et Francis Mayengo
                                         Avec Manou
                                          Mme Colly, secrétaire du colloque
                                           Professeur Saliou Mbaye
                                          Avec le Professeur Liyongo
                                          Avec Dr Zéphyrin Daavo
                                          Le Président Macky Sall inaugurant le colloque
                                          Avec René Masala Mbangu
                                          En route pour Thies avec Babakar
                                          L'autoroute Dakar - Thies

Heureux anniversaire Papa Bunda


"Heureux Anniversaire Papa Dieu," le seul papa qui nous reste dans la lignée de Kahyiudi et Kalongo.
Dieudonné Bunda Kahyudi, c'est mon pote comme on dit. Mais c'est aussi mon Papa. Enfant, je n'aimais pas trop qu'il vienne chez "nous" car Papa lui donnait mes habits. Je trouvais cet acte injuste, vu de mes yeux d'enfant égoiste. Puis on est devenu très copains, complices et compagnons d'aventures. De Kabwita, Mutoni, Makiosi, Kenge, Kimbau et Kinshasa, nous avons toujours été proches, et avons vécu tous les événements familiaux ensemble. Dans le bonheur comme dans le malheur nous avons toujours été ensemble. Aujourd'hui il assume le rôle de Pater Familias. Je suis très admiratif de sa sagesse lorsqu'il règle nos affaires familiales. Connaisseur de la tradition suku, ce Mukhamba maîtrise et manipule les proverbes avec une adresse peu commune pour un gars de mon âge. Ce blog contient pas mal d'anecdotes à son sujet. Aujourd'hui, c'est son anniversaire! Louanges et gloires soient rendues éternellement au Bon Dieu, notre Créateur pour l'avoir gardé en vie et protégé jusqu'à ce jour grandiose.
Hana twa kalaka! Buna bwa bukheti mwana Kalongu ye Kahyiudi. 

Joyeux Anniversaire Adrienne

"Bonjour Yaya. Aujourd'hui c'est mon jour d'anniversaire, pensez à moi dans vos prières. Merci beaucoup." (Message Whatsapp du 15 novembre 2016)
Joyeux anniversaire ma soeur chérie! Comment en ce jour ne pas penser à l'histoire de notre famille? Comment en ce jour ne pas apprécier les liens de sang qui nous unissent si fortement? Comment ne pas revivre l'amour que nous partageons si intensément? Que ce jour te soit béni et plein de joie! Ton nom figure dans Du mythe à la littérature (2013) parmi les personnes que je remercie pour leur contribution à mes recherches. Kilumbu ya mbote, ya ngemba ti ya kiese! Merci encore une fois et meilleurs voeux Adrienne!
 

Le colloque du 50aire du 1er FMAN

6-7 novembre 2016. Peu avant minuit, je me pointe à la porte de l'hôtel. Un gardien et un portier m'accueillent gentiment. Le temps de remplir les formalités, mes bagages sont montés et je découvre une chambre entrer-coucher convenable, décente et propre. Mais comme il fait très chaud malgré l'heure avancée de la nuit, c'est le conditionnement d'air qui va équilibrer l'air dans l'espace de la chambre. Je m'empresse d'écrire très vite la mésaventure de l'aéroport afin de ne pas en perdre les fils, mais je suis très fatigué pour continuer la besogne. Un bain, et c'est parti pour le reste de la nuit. Comme j'ai acquis une SIM Tigo, la communication sera facilitée.
Autour de 8 heures, je suis réveillé par un coup de fil du Prof. Saliou qui s'enquiert de ma situation et me demande de contacter le secrétariat du colloque. Mais je préfère me reposer, car le voyage depuis la Barbade a été long et éreintant. J'ai pris le soin de m'informer de différents événements. La plupart des conférenciers du FMAN sont logés à l'hôtel Ngor Diarama. Les nombreux hôtes que je croise dans les couloirs participent eux à la CIM (Conférence Internationale des Mines) qui réunit des représentants de toute l'Afrique. J'échange avec quelques-uns, je prends même mon déjeuner à côté d'eux. La journée se passe en chambre: je relis ma copie de présentation, lis le livre entamé la veille et achève de rédiger l'article précédent du blog. Je découvre que l'une des hôtesses d'accueil est originaire du Congo (maman rd-congolais et papa congolais de Brazza). Elle habite Dakar depuis quelques années et parle le Wolof. Le soir, René Masala Mbangu, un neveu qui vit à Dakar, vient me chercher pour le dîner à la Brioche Dorée. Je goûte du filet de Thior braisé et de la bière Gazelle. Très bien. Le jeune homme me révèle sa reconnaissance pour tant de bien que je lui ai fait par le passé. De petits gestes qui ont une signification importante pour lui. Tant mieux. Je ne pouvais qu'en être flatté. D'autre part, pour un jeune homme que j'ai vu enfant, je le trouve mûr, généreux et serviable.
8 novembre 2016. Je me réveille de bonne heure car il faut honorer l'ouverture du Colloque Centenaire. J'ai hâte d'aller voir le Prix Nobel Wole Soyinka, le conférencier-invité qui a vécu cet événement en 1966. Soyinka, le néologiste de la "tigritude", représente la génération des pourfendeurs africains de la Négritude avec les M'Phaelele, Fanon, Tchicaya, Adotevi, et autres. Son message est attendu. Je prends le bus alloué à cet effet, et me rends au King Park Pallace. L'imposant hôtel héberge également les immenses assises de la CIM. Sécurité serrée, ordre très rigide. Je me trouve vite un badge afin de descendre dans la salle prévue pour l'ouverture du cinquantenaire. La salle est à moitié pleine lorsque j'y entre. Retrouvailles avec quelques collègues, mises de visage sur les noms déjà connus. Je reconnais dans la mêlée le Béninois Zéphyrin Daavo que j'avais rencontré en 2005/6 au salon du livre de Guadeloupe. Je mets un visage sur le nom des Profs. Sy et Mbaye. J'identifie les membres du comité organisateurs. Pendant qu'on est assis, on nous prie d'aller devant. Un groupe d'élèves en uniforme entre, bien rangés et bien disciplinés. J'apprends dans les coulisses que Mr Soyinka ne sera pas de la partie, mais que son texte sera lu. Soudain, rappel à l'ordre:
"Mesdames et Messieurs, veuilllez vous lever pour accueillir S.E. Mr Macky Sall, Président du Sénégal". Quelle surprise pour moi! Au lieu de rencontrer Soyinke, voilà qu'il m'est contre toute attente donné l'occasion de voir l'actuel Président du Sénégal. Je comprends alors pourqu'il y a eu tant de sécurité à l'entrée du hall. En posant ce geste commémoratif très symbolique, Monsieur le Président venait honorer Léopold S. Senghor, son illustre prédécesseur, qui avait 50 ans auparavant organisé ce festival. Quel vibrant hommage au Président-Poète de la Négritude! Quelle fierté pour le Sénégal d'avoir réussi à abriter dans ses murs cet événement universel unique dans l'histoire de la culture noire! Dans son allocution d'ouverture, le professeur Sy, président du CACSEN (Communauté Africaine de Culture - Senégal) répète cette phrase attribuée Senghor: "Il n'y aura pas de développement durable sans la culture." L'histoire sait combien le développement culturel a été le point d'orgue de toute l'action politique de Senghor. Tous les intervenants reviendront sur cet aspect important de la politique senghorienne. Je retiendrai le nom de Mr Hussard: "Monsieur le Président, vous commémorez le cinquantenaire de votre prédécesseur, organisez votre propre Festival." Cet admirable comédien, imitateur formidable, a tellement bien rendu la voix de Senghor, que certains conférenciers ont fermé les yeux pour savourer les tonalités vocales de l'illustre poète. L'intervention du Président Macky Sall, un géologue dont la présence aurait été mieux justifiée à la CIM, a été d'une profondeur surprenante pour un scientifique. Il a plutôt cité le poème "Souffles" d'un autre grand, Birago Diop, pour nous imprégner de la présence du Président Senghor et des autres "qui sont morts (mais) ne sont jamais partis." Sans tarir d'éloges pour Senghor, il a également souligné l'impact politique de l'esprit de la négritude et des initiatives prises par ce dernier en faveur des mouvements de libération tels l'OLP, la SWAPO, etc.
J'aurais bien voulu saluer le Président mais la ceinture de sécurité était très serrée. J'ai par contre fait la connaissance de quelques figures importantes de la politique et de la culture du Sénégal. J'ai salué le maire de Thies pour lui dire que je connaissais bien l'abbé Ambroise Tine: "Alors il faut venir à Thies. Nous collaborons beaucoup avec l'abbé Tine dans le cadre des activités sociales et culturelles." J'ai croisé dans la salle des activistes politico-culturels, des organisateurs de festival ou conférences. J'ai beaucoup observé, et noté des détails peu perceptibles aux yeux des communs de mortels. J'ai par exemple remarqué dans la salle la présence de cinq moines bénédictains. J'apprendrai que le Père Dominique Cacca, musicien et spécialiste de la Korah, proche de Senghor, avait énormément contribué à l'organisation du Festival. Les chants grégoriens de "Koeur Moussa" sont mondialement connus. Du King Park Pallace nous nous sommes déplacés dans l'après-midi pour l'Hôtel Ngor Diarama pour la suite du programme.

Le colloque du 50aire du 1er FMAN






6-7 novembre 2016. Peu avant minuit, je me pointe à la porte de l'hôtel. Un gardien et un portier m'accueillent gentiment. Le temps de remplir les formalités, mes bagages sont montés et je découvre une chambre entrer-coucher convenable, décente et propre. Mais comme il fait très chaud malgré l'heure avancée de la nuit, c'est le conditionnement d'air qui va équilibrer l'air dans l'espace de la chambre. Je m'empresse d'écrire très vite la mésaventure de l'aéroport afin de ne pas en perdre les fils, mais je suis très fatigué pour continuer la besogne. Un bain, et c'est parti pour le reste de la nuit. Comme j'ai acquis une SIM Tigo, la communication sera facilitée.
Autour de 8 heures, je suis réveillé par un coup de fil du Prof. Saliou qui s'enquiert de ma situation et me demande de contacter le secrétariat du colloque. Mais je préfère me reposer, car le voyage depuis la Barbade a été long et éreintant. J'ai pris le soin de m'informer de différents événements. La plupart des conférenciers du FMAN sont logés à l'hôtel Ngor Diarama. Les nombreux hôtes que je croise dans les couloirs participent eux à la CIM (Conférence Internationale des Mines) qui réunit des représentants de toute l'Afrique. J'échange avec quelques-uns, je prends même mon déjeuner à côté d'eux. La journée se passe en chambre: je relis ma copie de présentation, lis le livre entamé la veille et achève de rédiger l'article précédent du blog. Je découvre que l'une des hôtesses d'accueil est originaire du Congo (maman rd-congolais et papa congolais de Brazza). Elle habite Dakar depuis quelques années et parle le Wolof. Le soir, René Masala Mbangu, un neveu qui vit à Dakar, vient me chercher pour le dîner à la Brioche Dorée où je goûte du filet de Thior braisé et de la bière Gazelle. Très bien. Le jeune homme me révèle sa reconnaissance pour tant de bien que je lui ai fait par le passé. De petits gestes qui ont une signification importante pour lui. Tant mieux car je m'en souviens vaguement. Je ne pouvais qu'en être flatté. D'autre part, pour un jeune homme que j'ai vu enfant, je le trouve plutôt mûr, sage généreux et serviable.
8 novembre 2016. Je me réveille de bonne heure car il faut honorer l'ouverture du Colloque Cinquantenaire. J'ai hâte d'aller voir le Prix Nobel Wole Soyinka, le conférencier-invité qui a vécu cet événement en 1966. Soyinka, le néologiste de la "tigritude", représente la génération des pourfendeurs africains de la Négritude avec les M'Phaelele, Fanon, Tchicaya, Adotevi, et autres. Son message est attendu. Je prends la navette allouée à cet effet, et me rends au King Park Pallace. L'imposant hôtel, accoudé sur un bras de l'Océan Atlantique, héberge également les immenses assises de la CIM. Un spectacle de chants et de danses exécuté par une troupe très bien  nous accueillent dans une ambiance très africaine à l'entrée du Pallace. Sécurité serrée, ordre très rigide. Je me trouve vite un badge afin de descendre dans la salle prévue pour l'ouverture du cinquantenaire. La salle est à moitié pleine lorsque j'y entre. Retrouvailles avec quelques collègues, mises de visage sur les noms déjà connus. Je reconnais dans la mêlée le Béninois Zéphyrin Daavo que j'avais rencontré en 2005/6 au salon du livre de Guadeloupe. Je mets un visage sur le nom des Profs. Sy et Mbaye. J'identifie les membres du comité organisateurs. Pendant qu'on est assis, on nous prie d'aller devant. Un groupe d'élèves en uniforme entre, bien rangés et bien disciplinés. J'apprends dans les coulisses que Mr Soyinka ne sera pas de la partie, mais que son texte sera lu. Soudain, rappel à l'ordre:
"Mesdames et Messieurs, veuilllez vous lever pour accueillir S.E. Mr Macky Sall, Président du Sénégal". Quelle surprise pour moi! Au lieu de rencontrer Soyinke, voilà qu'il m'est contre toute attente donné l'occasion de voir l'actuel Président du Sénégal. Je comprends alors pourqu'il y a eu tant de sécurité à l'entrée du hall. En posant ce geste commémoratif très symbolique, Monsieur le Président venait honorer Léopold S. Senghor, son illustre prédécesseur, qui avait 50 ans auparavant organisé ce festival. Quel vibrant hommage au Président-Poète de la Négritude! Quelle fierté pour le Sénégal d'avoir réussi à abriter dans ses murs cet événement universel unique dans l'histoire de la culture noire! Dans son allocution d'ouverture, le professeur Sy, président du CACSEN (Communauté Africaine de Culture - Senégal) répète cette phrase attribuée Senghor: "Il n'y aura pas de développement durable sans la culture." L'histoire sait combien le développement culturel a été le point d'orgue de toute l'action politique de Senghor. Tous les intervenants reviendront sur cet aspect important de la politique senghorienne. Je retiendrai le nom de Mr Hussard: "Monsieur le Président, vous commémorez le cinquantenaire de votre prédécesseur, organisez votre propre Festival." Cet admirable comédien, imitateur formidable, a tellement bien rendu la voix de Senghor, que certains conférenciers ont fermé les yeux pour savourer les tonalités vocales de l'illustre poète. L'intervention du Président Macky Sall, un géologue dont la présence aurait été mieux justifiée à la CIM, a été d'une profondeur surprenante pour un scientifique. Il a plutôt cité le poème "Souffles" d'un autre grand, Birago Diop, pour nous imprégner de la présence du Président Senghor et des autres "qui sont morts (mais) ne sont jamais partis." Sans tarir d'éloges pour Senghor, il a également souligné l'impact politique de l'esprit de la négritude et des initiatives prises par ce dernier en faveur des mouvements de libération tels l'OLP, la SWAPO, etc.
J'aurais bien voulu saluer le Président mais la ceinture de sécurité était très serrée. J'ai par contre fait la connaissance de quelques figures importantes de la politique et de la culture du Sénégal. J'ai salué le maire de Thies pour lui dire que je connaissais bien l'abbé Ambroise Tine: "Alors il faut venir à Thies. Nous collaborons beaucoup avec l'abbé Tine dans le cadre des activités sociales et culturelles." J'ai croisé dans la salle des activistes politico-culturels, des organisateurs de festival ou conférences. J'ai beaucoup observé, et noté des détails peu perceptibles aux yeux des communs de mortels. J'ai par exemple remarqué dans la salle la présence de cinq moines bénédictains. J'apprendrai que le Père Dominique Cacca, musicien et spécialiste de la Korah, proche de Senghor, avait énormément contribué à l'organisation du Festival. Les chants grégoriens de "Koeur Moussa" sont mondialement connus. Du King Park Pallace nous sommes conduits dans l'après-midi à l'Hôtel Ngor Diarama pour la suite du programme.

14 nov. 2016

Joyeux anniversaire à Bella

Joyeux anniversaire Bella. Que l'Eternel soit avec toi et te guide dans la vie, qu'Il soit ton réconfort et ta source de joie. Longonia!