Mon esprit va dans tous les sens. Entre situations personnelles et drame national. Entre taxes annuelles, diverses assurances, à honorer et quelques articles à rédiger. Entre, entre, entre, etc. Trop de choses à régler.
Les situations personnelles constituent le train-train de la vie. Beaucoup de défis à relever. Des plans non réalisés ou oubliés me ramènent à la réalité. Une fuite d'eau se dessine dans le mur, on dècide de ne plus ouvrir le robinet jusqu'à la réparation, mais pour combien de temps. Parfois on oublie ou on résout d'autres urgences. Puis c'est une prise électrique qui cède. En fait, c'est l'image de la vie réelle. Il y a toujours un problème à résoudre. On a faim, on mange. On a soif, on boit. Mais là n'est pas mon point du jour.
Drame national. Notre pays, la RDC, va mal, très mal. Nous sommes dans une situation inédite. Nous condamnons les politiciens et leur attribuons tous les crimes. Ils ont leur part de responsabilité, la plus grande vu qu'ils ont été choisis pour résoudre nos problèmes. Seulement voilà! Nos élus oublient leurs promesses et devoirs une fois au pouvoir. Nous sommes tous responsables. Le pays est balkanisé, toutes les structures de fonctionnement délabrées d'une part par une crise politique, économique et sécuritaire; et d'autre part par d'immenses malversations financières impunies et irréparables. Au lieu de défendre le territoire national, les leaders détournent les recettes nationales pour leur enrichissement individuel. Selon l'ancien ministre des finances Kazadi, l'argent des projets est partagé avant même d'en poser les bases. Les promesses électorales demeurent de slogans vides. Aucun secteur national ne fonctionne. Les immondices pullulent partout. Les embouteillages interminables rendent les déplacements difficiles. Ne parlons pas des hôpitaux mouroirs, des routes défoncées, des quartiers envahis par la poussière et les puanteurs nauséabondes.
Tout semble dèlaissé, et les autorités affirment s'acquitter de leurs fonctions avec compétence et zèle. La corruption règne partout. Le pays est envahi militairement, rien n'est entrepris pour contenir ou dissuader l'élan des occupants. La vie continue à Kinshass comme si de rien n'était. La bière coule à flots. Les fêtes et les concerts de musique profane ou religieuses remplissent salles, espaces, stades sans solidarité avec nos compatriotes déplacés, tués, violés ou dépouillés de leurs terres et biens. Sommes-nous maudits ou inconscients? Nous accusons l'ennemi au lieu de l'attaquer. Je suis radical: cette guerre ne pourrait être gagnée que par la guerre. Diplomatie égale perte de temps, capitulation, brassage des armées. Just nonsense que d'attendre des miracles.
Suis fatigué, je dors.
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