5 juin 2025

Examens d'état 2025

Un collègue a été désigné pour contrôler le déroulement des examens d'état dans un centre officiel. Le lundi 2 juin, s'est déroulé l'examen de dissertation française sur toute l'étendue de la république. La même dissertation que j'avais présentée en juin 1975, soit il y a 50 ans. Ce que ce collège m'a raconté dépasse tout entendement. A ce centre-là, les élèves en règle avec leurs frais de participation n'ont eu qu'à écrire leurs noms et numéros d'immatriculation (?) sur les feuilles d'examen qu'ils ont laissées vides. Leurs professeurs constitués en comité de recherche rempliront les feuilles et écriront la dissertation à leur place. Ces candidats au diplôme d'état seront donc évalués sur la base de textes qu'ils n'ont pas écrits. Selon toute probabilité, ils obtiendront le diplôme. Quel gachis!

Cela me rappelle le cas d'un neveu qui m'a une fois réveillé à 5h30 et a juste dit: 10 000. Cette somme que je n'ai pas donnée lui servirait pour payer le laboratoire secret des professeurs qui répondraient aux questions des examens et leur glisseraient les réponses, de connivence avec les surveillants. C'est tout un système de tricherie bien huilé, revu et amélioré chaque année.

Le deuxième cas, c'est la vidéo du professeur Emmanuel Kanyinda Ntumba, président du collectif provincial des syndicats des enseignants de Kinshasa, qui circule dans les réseaux sociaux. Pour la liste de la surveillance des examens de dissertation, un parti politique a proposé les nomsdes maman de bipupula, vendeuses au marché, des jeunes de la rue, des voyous. Or la loi-cadre stipule que des enseignants d'école primaire en soient les seuls surveillants autorisés. Quelle jungle!

"Si c'est vrai alors là c'est grave", conclut le tittokeur. Le pays va mal, très mal, à tous les niveaux. 

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