21 juillet 2025. Je suis parti de Frankfurt à 9h00 via Bruxelles avec SN Brussels pour arriver à Kinshasa à 19h20 à Kin. A ma sortie de l'hôtel Zleep, j'ai fait la connaissance Pasteure Claudia Schulz qui partait pour Dakar. On a pris la navette ensemble, on s'est perdus de vue dans l'aérogare de l'aéroport de Frankfurt, puis on s'est retrouvés à la porte de SN Bruxelles. Nous avons bien parlé de nos parcours respectifs. Des coïncidences surprenantes nous caractérisent. Elle s'est formée à la théologie après un diplôme en langue et littérature française. Tandis que moi je me suis formé en littérature française après des études de théologie. Nous nous sommes découvert beaucoup de proximité et d'intérêts. Elle travaille à Montpellier en France, auprès des communautés africaines et caribéennes. Moi je travaillais à la Barbade jusque là, mais rends des services à ma communauté de l'ISP Kenge depuis quelque sept ans.
Notre conversation a tourné autour de nos activités respectives. La révérende Schulz s'occupe de öa pastorale des réfugiés ou communautés étrangères en France. A ce titre elle est proche des Africains et des Haïtiens. Elle les accompagne dans la résolution de leurs problèmes d'immigrés en France. Elle est aussi engagée au conseil oecuménique mondial. Nous avons parlé de la situation politique de Haïti et d'Afrique. Elle a déjà été ä Brazzaville mais aime particulièrement le Sénégal. Elle partage la vision de Mbeki sur la situation délicate des Africains minés par une gérontocratie asphyxiante. Elle admire par contre le dynamisme dont font montre les Caribéens face aux problèmes actuels. C'est ce que j'appelle l'anomie de l'Afrique actuelle, marquée par un laxisme et une irresponsabilité criante. Nous avons parlé de Césaire et Senghor, d"Emmelie Prophète et d'autres personnalités. Je suis resté admiratif de ses vastes connaissances culturelles et de sa vision d'un monde épris de justice et de paix. Nous nous sommes revus ä Zaventem avant que je prenne ma correspondance pour Kin la Belle.
L'arrivée à Kinshasa comme toujours a une particularité étonnante. In tohu-bohu sans pareil. Les queues sont escamotées par des personnalités recommandées ou prises en charge par les agents de l'immigration. Certains qui étaient derrière vous ont se retrouvent soudain devant vous, sans une autre forme de procès. Tout le monde voudrait eree servi le premier. On se bouscule dans les rangs. Des gens crient de toute part. Après l'immigration des agents de la santé vêtus de blanc examinent les certificats de vaccination internationales. Des chargeurs envahissent les passagers, leur prennent le bordereau de bagages afin soit disant d'accélérer les choses. Des agents de la douane choisissent selon leurs affinités les voyageurs susceptibles de leur accorder des récompenses en billets de banque. A ma sortie, Prosper Mokende m'attendait seul, sans escorte. Nous nous sommes tout de suite rendus à la jeep, et près d'une heure après nous étions déjà à Pigeon. Je retrouve le Vieux Doyen Bwangi et son épouse Solange, en bonne santé.
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