15 juil. 2025

Pas de sanction contre les élèves enceintes




Désormais les filles enceintes ne seront plus sanctionnées dans les écoles publiques et privées de la RDC. Leur exclusion est désormais interdite, car non conforme à l'égalité des genres qui régit la société congolaise. La decision a été rendue publique par un message de Mr Alexis Yoka Lafulinangu, secrétaire général a.i. au Ministère de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté. Le message est daté du 11 juillet 2025. Réaction à chaud.

1. Triomphe du féminisme. J'y vois une conséquence directe des tendances défendues par les mouvements féministes. Ces femmes rebelles, bouillantes, engagées pour la défense des droits des femmes  et viscéralement opposées à la domination phallocratique viennent de franchir une étape importante. Le féminisme défend une doctrine radicale d'égalité entre l'homme et la femme. Je dois avouer qu"il est puissant, et obtient tout des hommes au nom de l'égalité des genres. Les Gender Studies ou instituts du genre se sont imposés dans pratiquement toutes les universitès "sérieuses" du monde. Ni le petit séminaire ni la philosophie ni la théologie ne m'ont formé à  la question "femme", subrepticement refoulée de l'esprit. C’est plutôt depuis mon temps d'enseignement à l'université Humboldt, Berlin (1999-2001) que, forcé par les contraintes du métier, j'ai commencé à reconnaître la pertinence de ces mouvements. Agressives et résolues, ces dames battantes obtiennent gain de cause partout où elles s'engagent. Dans leur lutte pour l'émancipation féminine, elles bousculent les normes sociales établies qu'elles considèrent rétrogrades et caduques. Refus d'être femme au foyer: mère d'enfants. Toutes les excentricités - lgbt, homosexualité lesbienne, queer movements, etc. - ont le vent en poupe. Sauf dans le monde islamique bien entendu. Mais tel n'est pas mon propos aujourd'hui. Ce blog contient des articles sur le genre.

2. Libéralisme sexuel. J'appartiens, de par ma formation, à ce qu'on appelle la vieille école. L'école conservatrice et traditionnelle dans laquelle la femme est traitée avec la dignité morale qui lui revient. Suivant les principes naturels de la vie et de l'éducation, je soutiens qu'en interdisant toute sanction contre les filles-mères à l'école, on autorise officiellement et légitime moralement la pratique du sexe à l'école.  Loin de moi l'idée de persécuter les fautives, souvent ou parfois victimes d'inimaginables abus. Le message envoyé aux enseignants et aux parents est que désormais nos filles peuvent se dépraver sans qu'elles soient chassées de l'école ni pénalisées pour leur méconduite. Cette décision, prise sans consulter les enseignants et les parents,  comporte d'énormes dangers pour la stabilité sociale et l'organisation de la vie scolaire. Elle désarme les parents de leurs responsabilités éducatives.  Elle encourage les filles à désobéir aux normes traditionelles de la société et à entraver l'autorité parentale. Elle sécularise et libéralise le sexe, un point focal du combat féministe.

3. Encadrement scolaire des filles enceintes. Rien n'est dit des filles-mères. Encadrer des filles enceintes exige beaucoup de patience et du métier. J'assume que des séminaires de formation seront organisés afin d'assurer un encadrement et un accompagnement appropriés des filles enceintes au sein des instituts d'enseignement. Des dispositions doivent être mises en place pour gérer ces cas et situations. En fait une pédagogie spéciale. En fait, c'est beaucoup plus compliqué  que cela ne paraît au premier abord. Imaginez une classe de 20 élèves dont 10 seraient en état de grossesse! L'enseignant serait tour à tour maître instructeur, infirmier et sage-femme. Et pédiatre éventuellement. 

A mon avis, que la scolarité soit garantie aux filles enceintes sans discrimination, constitue une transgression à l'intégrité morale et religieuse des formateurs et parents. Comment élever et éduquer les enfants dans ce contexte? Cette interdiction "laïque" de sanction empiète sur la liberté religieuse, pose un énorme défi à relever aux écoles confessionnelles. La décision étant prise par le ministère de l'éducation, elle doit hélas être exècutée car elle a force de loi. Mais, dans un pays de droit, les enseignants et les parents disposent des voies et moyens légaux pour contester démocratiquement cette décision s'ils la jugent arbitraire, non fondée et non conforme à leurs convictions religieuses. 




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