30 oct. 2025

A propos de Mr Sarkozy

"Cher Claver, 

Tu as écrit un pamphlet dans ton style exprimant ton désaccord avec Mr Sarkozy. Mais comme bon littéraire, ou écrivailleur de paperasses, tu as pris le soin de ressasser ce que tout le monde sait ou a su de Mr Sarkozy. J'aimerais juste expliciter deux éléments dans ce que tu as écrit. Mr Sarkozy pour moi était à la fois fascinant et répulsif. Fascination répulsive, une expression que tu connais bien et que j'ai retrouvée dans tes écrits antérieurs. Ou bien on l'aime ou bien on le déteste. Un homme de la démesure qui tient à monter au dessus de sa taille, et qui comme tu l'as dit, ne recule devant rien. L'appât de l'argent est une tare chez le président honoraire de la république française aujourd'hui incarceré. L'affaire Bettencourt par exemple, tu n'en as pas parlé: c'est pareil. Même dans sa vie privée, ses liens avec des vedettes du cinéma ou de la mode. Son rapport avec les grands de ce monde. Son arrogance égocentrique au point de vilipender tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Son analyse et son regard sur le monde actuel, sur l'Afrique et son avenir, sont sujets à controverses. Ses détracteurs sont aux anges, tandis que sa famille et ses supporters rient jaune. Le terrain est encore propice pour écrire des livres, produire des pièces de cinéma, ou inventer des sketchs comiques genre guignol sur Mr Sarko. 

Bonne journée

Le pourfendeur"    

26 oct. 2025

Mr Nicolas Sarkozy en prison

Comment dire? Le monde est méchant. La roue de la fortune tourne. Du sommet à la chute au point zéro. De l'honneur à la déchéance. De la gloire à la décripitude. De la splendeur à la disgrâce. Qui aurait cru? Qui l'aurait cru que le tout puissant président à la montre Rollex pouvait un jour être confiné dans une étroite cellule de prison? Le voilà croupissant comme monsieur tout le monde dans le réduit puant et nauséabond d'une géôle mal éclairée. Le voilà écroulé de la suprême cour royale vers le bas-fond d'une crasse poussiéreuse, infecte et dégoûtante. Ah non, il est dans une prison dorée. Soit. En prison quand même. Comme Napoléon, comme Mengitsu, comme Bokasa, comme qui encore? Ah comme le dernier des truands de la terre. Parlons en de l'homme Sarkozy. 

Je ne suis pas un connaisseur en la matière. Mais j'ai vu Mr Nicolas Sarkozy évoluer dans son ascension politique. De chiraquien, il est devenu balladurien. Cette volte-face est la clé qui l'a conduit à la présidence de la république française. Un homme qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Qui a démoli PPA à la suite d'une question maladroite. Qui a détruit la Libye et tué Kadhaffi après avoir pris son argent. Qui a pris la femme de Jacques Martin après l'avoir mariée au civil à ce dernier. Tout lui a réussi à tous les niveaux: politique, social et privé. Tout et tout. Seulement voilà, il a dû se rendre compte après sa défaite électorale que dans la vie tout ne réussit pas toujours. Il y a un temps pour tout. Le succès n'exclut pas l'échec ni la défaite. Voilà ce en quoi la politique est passionnante et exécrable à la fois. Je suis apolitique. Je ne suis fanatique d'aucun politicien, parce que je hais la manipulation. J'aurais peut-être été le meilleur politicien du monde si j'y avais adhéré. Horreur! Politica politica mani pulite!

Mr Nicolas Sarkozy est un battant. Increvable et obstiné. Ne reculant devant rien, il est toujours prêt à rebondir, même depuis sa cellule de prison. Cinq ans, c'est quoi dans la vie d'un homme extraordinaire comme le héros Tarzan des forêts vierges? A qui veut l'entendre, il clame son innocence. Mais alors pourquoi a-t-il été condamné, tant d'années après avoir quitté la présidence française? Le tout-puissant est devenu l'un des nôtres, comme nous, pauvres Fellah. Tout a une limite, c'est la leçon à tirer du film de la vie de Sarkozy. Suis-je sarcastique? Peut-être oui peut-être non, comme nous disions du temps de notre petit séminaire. Seulement je lui reproche son attitude dédaigneuse, voire "raciste"  envers l'Afrique et les Africains. Son discours de Dakar reste gravé dans nos mémoires. Je lui reproche d'avoir pris part à nos conflits internes d'Afrique en soutenant une gestion partagée des ressources minières de la RDC, et de surcroît la balkanisation de la RDC. Je lui reproche la Françafrique, d'avoir été un faiseur des rois en Afrique. Je lui reproche, je lui reproche, etc... Espérons qu'il ne va pas, comme Meursault, le protagoniste de Camus dont il voulait placer les restes au Panthéon, dormir "sur un bat-flanc de bois". 

Un destin pareil fait réfléchir. Comble de l'absurdité du monde. Un président qui a chuté du somptueux palais de l'Elysée à la cellule aux rats et termites de la prison. Il ne me revient pas de le juger, son pays lui-même l'a fait. La Libye est coupée en morceaux. L'Afrique subit encore la loi du FCFA, gérée depuis Paris par le truchement de la Banque centrale de France. La Francophonie continue sa besogne d'intoxication culturelle. Vive le colonialisme! Sarkozy en prison, c'est la leçon à tirer de l'engagment politique à tous les niveaux. Je me proclame apolitique, et je le suis. 

SE Mgr Faustin Ngabu (1935-2025) in memoriam



25 octobre 2025. Monseigneur Faustin Ngabu, évêque émérite de Goma, est mort à l'hôpital Charité de Goma. Que son âme repose en paix! Avec cette mort, l'église catholique de la RDC perd un de ses fils qui l'a longtemps servie comme évêque diocésain, comme président de la conférence et comme membre de plusieurs commissions centrales. J'ai relativement (bien) connu Mgr Faustin Ngabu à cause de son amitié avec Mgr Dieudonné M'Sanda. Longtemps, il résidait à la procure diocésaine de Kenge pendant ses séjours à Kinshasa. Je voudrais relater quelques événements qui me reviennent à l'esprit. 
Je l'ai vu pour la première fois à Rome en 1980 à la Casa Internationazionale del Clero. Ils étaient venus participer à une réunion de la révision du code du droit canon, si ma mémoire est bonne. Mgr M'Sanda nous a présentés à son collègue et ami. Son nom revenait souvent dans la bouche de Mgr M'Sanda. A mon retour de Rome au diocèse ,que j'ai été un témoin privilégié de leur relation. 
En octobre 82, il était à notre procure peu avant leur visite ad limina de 1982. Son secrétaire, un père blanc belge, l'avait accompagné pour finaliser leur rapport quinquennal. J'en étais encore à mon temps d'apprentissage, et ce dernier m'a initié au traitement statistique des données en imposant une augmentation annuelle de 3% de la population catholique. Les deux évêques se consultaient souvent, et traitaient beaucoup de dossiers sensibles dans un cercle de quelque cinq évêques. Comme son collègue, l'évêque de Goma séjournait souvent à Kinshasa à cause de ses nombreuses responsabilités au sein de la conférence épiscopale nationale dont il devint plus tard le président. Il laissait sa voiture VW de couleur verte à la procure de Kenge. Un soir, je les ai conduits, les deux évêques, de la procure de Kenge à la maison de Popo à Bon Marché voir Mgr Mayamba. Chose impossible aujourd'hui avec l'insécurité qui règne à Kin. Il y avait urgence, je n'ai jamais su de quoi il était question. Mgr Ngabu était connu des prêtres de Kenge comme l'ami de leur évêque. A deux ou trois reprises, il était aussi descendu à l'évêché de Kenge. J'étais du sérail.   
Un épisode singulier qui m'a affecté. C'est lui qui au nom de la CEZ avait signé, en mai-juin 1987, le rapport de l’église sur le Code de la Famille promulgée par le président Mobutu. Ce dernier tenait à avoir l'aval de l'église catholique avant de l'officialiser. Dans les coulisses, ce document devrait être signé par Mgr M'Sanda qui en avait dirigé les travaux. Mais ayant appris que le président Mobutu se trouvait à Goma où il serait aisé de le rencontrer, Mgr Kanyamachumbi et l'abbé Nzala du Secrétariat général de la CEZ ont voyagé pour Goma faire endosser le document par Mgr Ngabu, lui aussi canoniste. Ceux qui ont un certain âge savent de quoi je parle. Il était une fois de passage à Fribourg en 1991, nous l'avions reçu avec l'abbé Modeste Kisambu. 
Sur un plan strictement personnel, sans que je le lui demande, Mgr Ngabu est intervenu en ma faveur à deux reprises pour moi auprès de son ami et collègue. Je le lui ai rappelé avec gratitude lors de notre dernière rencontre à Berlin en  mars ou avril 2001 à la conférence sur la paix en RDC organisée par la Friedrich Ebert Stiftung. Voici à peu près un extrait de notre dialogue dans les couloirs de l'hôtel Esplannade: 
"- Claver, que fais-tu ici?
- Je suis chargé de cours à l'université Humboldt. 
- Ah oui, Dieudonné m'a dit que tu enseignais à Berlin. Au fait, il faut prier pour lui, car il est très malade. Moi, je m'en sors pas mal. Mais la situation politique et sécuritaire de notre pays est difficile. J'ai échappé à deux attentats d'avion presque par miracle. Une fois, l'avion est sorti de la piste."
Depuis ce temps-là, aucune nouvelle, aucun contact personnels. J'ai su par la suite que Mgr Ngabu est devenu émérite en 2010 après 36 ans à la tête du diocèse de Goma. Le voilà aujourd'hui à la maison du Père, que son âme repose dans la félicité éternelle. Je m'unis à la douleur de sa famille biologique et présente au diocèse de Goma mes sincères condoléances. Va en paix, brave serviteur de l'église et du peuple congolais.
   

25 oct. 2025

Veuve et accusée de crime 2

La mort d’un mari donne souvent lieu à des troubles incommensurables à l’épouse du défunt. Les commentaires vont dans tous les sens, bons et mauvais selon que l’on appartient au groupe du mari ou à celui de l’épouse. Et au sujet de ma nièce, j’en ai entendu tellement que je ne saurais où donner de la tête. Tous les défauts de la veuve sont révélés au grand jour, mêlés à des pertes d'argent. Il se trouve que le défunt aurait laissé des dettes à la suite d’un parrainage bancaire qui aurait mal tourné jusqu'à hypothéquer sa maison. Ce qui en partie aurait provoqué l’accident cardiovasculaire fatal. Et d’autres inepties difficiles à soutenir ont été  évoquées. Réfléchissons-y froidement. 

S’il y a eu empoisonnement et vol d’argent, que la justice les établisse et tranche en toute objectivité. Un conflit entre les deux partenaires  aurait pu se terminer par une réconciliation ou un divorce, plutôt que par un crime fatal.  Si c’est au niveau de la sorcellerie, ce dont je doute fort, que la sagesse traditionnelle prévale. Je ne crois pas au miracle dans un conflit de ce genre. Les hommes sont méchants de nature. Dans une situation comme celle-ci,  ce sont les enfants dont l’aîné a 12 ou 13 ans, qui en pâtissent. C’est la veuve accusée, dont l’honneur est sali, qui est meurtrie. L’intérêt des victimes n’intéresse personne. Comment tourner cette douloureuse page et continuer de vivre? Tel est le problème qu’affrontent actuellement la veuve et ses enfants. Ils sont seuls. La douleur due à la perte d’un être cher se porte seule. Elle n’est jamais transférable. Les autres en réalité ne sont finalement que des embrouilleurs, comme disent les Congolais. Parlons-en avec modération.

Dans le cas inverse, où ce serait la mort de la femme, la famille de cette dernière aurait privilégié un sacrifice d’initié aux loges qui pullulent au pays. D’une façon où d’une autre, le partenaire sera aussi soupçonné d’en savoir plus que ce qui se voit ou se dit. Il est temps que nous nous débarrassions de certaines coutumes rétrogrades qui minent nos vies. Une catharsis s’impose. Que l'appât immédiat des gains n’étouffe pas nos esprits.  Justice et bon sens!


24 oct. 2025

Veuve et accusée de crime

Un phénomène m'intrigue depuis plusieurs années, qui se répète pratiquement à chaque  décès. Hier encore cela s'est répété.  Ma nièce a perdu son mari, qui la laisse avec quatre enfants. Le cynisme de sa belle-famille les amène à l'accuser d'avoir tué son mari; raison pour laquelle ils ont refusé de la "purifier" comme le veut la tradition. Et les gens admettent cela sans se poser des questions. Que gagne-t-elle à tuer son mari et père de ses enfants? Comment va-t-elle vivre seule avec ses enfants? Qui les élevera, les nourrira, les vêtira, leur payera l'école? Ses accusateurs aveuglés par le matérialisme ne voient que les biens et l'argent qu'il aurait laissés. Quelle est la valeur de ces biens et à combien s'élève cet argent, qui justifieraient que la femme tue son mari? La belle-famille oublie que la veuve est la plus malheureuse et la perdante à la suite de ce décès. C'est elle qui va trimer et subir toute sa vie durant le poids réel de cette tragédie.
Ce cas n'est pas isolé.  Nos familles - africaines ou congolaises - ont l'habitude de soupçonner la femme à chaque décès de mari. La violence et l'agressivité vont souvent au-delà du permis et de la tolérance. La femme est souvent persécutée, vilipendée, dépossédée de tout. Les traditions, derriere lesquelles nous nous cachons pour justifier ces excentricités, ne sont jamais rigoureusement appliquées, tellement elles sont détournées de leur fonction de justice et de régulation sociales. Elles sont devenues obsoletes et caduques. Pour "purifier" la veuve, tout prêtre ou pasteur peut procéder à la cérémonie. Que les imposteurs ne s'imposent pas et que soient défendus les droits de la femme et des enfants. C'est le cas de le dire, le monde est méchant. Comprenne qui pourra. 

Mgr Dieudonné M’Sanda: 24 ans déjà

24 octobre 2001-25, voilà 24 ans depuis que Mgr Dieudonné M’Sanda Tsinda Hata est décédé à St Luc, Bruxelles. Que son âme repose éternellement en paix! Que dire de nouveau que je n’ai pas encore raconté au sujet de cet homme de Dieu?

Je ne cesserai jamais d'affirmer mon attachement à Mgr M’Sanda et de reconnaître son influence directe dans ma vie. J’ai osé, il y a quelques jours, rechercher sur AI des informations sur nos deux personnages. J'étais surpris par ce que j'ai trouvé. Le fait que j'ai publié ä son sujet plusieurs entrées directes et indirectes dans ce blog prouve la solidité de ma gratitude envers l'ancien évêque de Kenge.  Au-delà des tumultes qui ont marqué nos parcours personnels, je dois avouer que le lien essentiel qui nous soudait est demeuré inamovible. C'est cela qui compte pour moi. 

J'ai connu l'homme, le vrai. J'ai connu l'enseignant et le formateur  des séminaristes. J'ai connu aussi le canoniste, rigoureux prêtre et évêque. Peut-être autant si pas mieux que beaucoup qui prétendent l'avoir connu, aimé ou détesté. J'ai subi ses humeurs.  Pour avoir été son secrétaire de septembre 82 à septembre 87, j'ai eu un privilège énorme d'assister et de collaborer à certaines de ses grandes réalisations. Par dessus-tout, il m'a appris à travailler. A travailler dur. Je disais hier à Séraphin que je pouvais expliquer ses actes et anticiper ses réactions sans risque de me tromper. Je crois avoir connu l'homme. Derrière la face intransigeante de l'autorité se percevaient les signes d'une bonté et d'une générosité surprenantes. Un peu d'humilité diantre!

Dans une année se commémoreront les 25 ans de la mort de Mgr Dieudonné M'Sanda. Le diocèse de Kenge a prévu, en collaboration avec la Fraternité des Sœurs de Marie Reine de la Paix, d'organiser quelques activités religieuses et culturelles en son honneur. Un comité y travaille. S'il plait à Dieu, je ne manquerai pas d'y apporter ma contribution et mon humble témoignage. Que son âme repose en paix! 


19 oct. 2025

Jubilé Sr Angélique Kayolo


Ath, 19 octobre 2025. Ce dimanche trois Soeurs salésiennes de la visitation ont fêté leur jubilé d'argent de profession perpétuelle, soit 25 ans de vie religieuse. Il s'agit des soeurs Bernardine May, Angélique Kayolo et Marthe Kapumba. Félicitations aux soeurs, bénédictions et grâces divines abondantes pour leur engagement au service total de Dieu et de l'église, en conformité avec le charisme des Soeurs salésiennes de la Visitation. Je n'ai pas (encore) reçu des détails en dehors d'une conversation que j'ai eue jeudi 16 octobre avec Rita, qui préparait depuis Paris des brochettes pour l'occasion. Je balancerai quelques photos de la cérémonnie ou de la fête dès que je les obtiendrai. Voici ce que j'ai écrit à ma soeur, Sr Angélique:

CM: "Proficiat ma soeur Angélique pour ton jubilé. Toutes mes félicitations pour les merveilles que le Seigneur accomplit chaque jour dans ta vie. Paix, joie, santé et persévérance ! Ici à la Barbade, nous avons spécialement prié pour toi à la messe dominicale de St Francis. Que la lumière divine continue de briller dans ta vie de consacrée. Amen."

18 oct. 2025

Quelques photos des 40 ans A. Mundele

 













40 ans: Abbé Albert Mundele

 Kenge, 18 octobre 2025. L'abbé Prof. Albert Mundele Ngeni a fêté ses 40 ans de sacerdoce en la cathédrale Mwense Anwarite à Kenge. La messe a été célébrée par Mgr Jean-Pierre Kwambamba, évêque de Kenge. Félicitations cher ami et frère Albert! Proficiat!


Comme je l'ai déclaré dans mon article en son honneur, paru dans les mélanges en son honneur, l'abbé Albert est un habitué de ce blog. C'est un proche qui fait partie de mon cercle fermé d'amis. Nous tenons une relation d'appréciation et de respect mutuels. Tout en lui souhaitant un heureux anniversaire sacerdotal et un fructueux ministère, je prie le Seigneur pour qu'il lui accorde la paix, la joie, la santé et la persévérance au service de l'église peuple de Dieu. 
Ordonné prêtre le 6 octobre 1985 à Kenge par Mgr Dieudonné M'Sanda, l'abbé Albert est docteur en écriture sainte de l'Université Ludwig Maximilian de Munich, après une licence au Biblicum de Rome. Exégète chevronné, ce prêtre a été secrétaire chancelier de l'évêque de Kenge et recteur du grand séminaire St Cyprien de Kikwit. Il a exercé son ministère essentiellement dans l'enseignement, la formation des futurs prêtres aux petits et grands séminaires, à Matari, Katende, Kikwit, Kinshasa. Depuis plus de vingt ans, il travaille à l'Université Catholique de Nairobi où il assure les cours d'exégèse biblique et d'herméneutique. Le littéraire que je suis et l'exégète qu'il est partageons le même intérêt pour la lecture et l'interprétation des textes. 
Permettez que je reprenne les mots que je lui écrivis il y a quinze ans: 

"Albert, sois sûr d'une chose: ma petite société civile ,comme tu l'appelles, a été et est en union de coeur et de prières avec toi, en ces jours mémorables.
Meilleurs voeux et félicitations, cher frère et ami! Mbote mingi kuna na Nairobi. Puisse le Seigneur t'accompagner dans la vie et te garder, Melchisedeck, à jamais à son service. "

Notre pays est surprenant

La RDC, il faut le reconnaître honnêtement est un pays surprenant. Je ne pense pas au monde politique qui n’inspire aucune confiance, mais au social et à la justice. La pauvreté s’accroît, la criminalité et l’insécurité prennent une extension effroyable. Des choses jamais vues s’y passent chaque jour. 

Depuis des décennies, j’étais surpris par le nombre d’églises du réveil sur chaque rue. Certaines de nos maisons sont devenues des lieux de culte. Je pense à un cousin qui ne s’étant pas entendu avec le pasteur titulaire n’a  ́trouvé bon que de faire de la maison  familiale une église et de son épouse une prophétesse. L’argent qui échappe d’une main est récupéré de l’autre. Et les enfants deviennent leurs collaborateurs et fidèles immédiats. La boucle est bouclée. Trop d’églises, trop de pasteurs, trop d’évangélistes, trop de diaconesses ou prophétesses, de révérends, etc. Et chacun de ces hommes et femmes de Dieu possède ses ouailles, clients ou victimes soumis à l’escroquerie.  Comment une société pourrait-elle fonctionnner dans ce désordre époustouflant?

L’autre phénomène est du domaine de l’économie informelle. Chacun vend. Chacun vend quelque chose. Des tableaux de change sont visibles à tous les cent mètres. Tout le monde ou presque est cambiste. Tout le monde, même l’écolier peut vous dire le taux du dollar. "Eh papa dollar ekiti" Du jamais vu. Aujourd’hui l’argent s’échange à tous les coins de rue. Moi je n’avais jamais vu un billet de dollar avant mes 22 ans de vie. Des francs belges oui, mais pas des dollars. Le métier de cambiste  n’existait pas il y a cinquante ans, du moins je ne le voyais pas. Vers la fin de l’ère Mobutu sont soudain apparus au centre-ville des gens, hommes et femmes, brassant des centaines de billets en pleine rue. Aujourd’hui c’est partout que les devises s’échangent, même dans les villages. Tout se monnaie en dollars. 

Seulement voilà.  Le gouvernement a décidé de réduire le taux du dollar de 2.800  à 2.200 Fc. A la cité  ça descend jusqu'à 1900, voire 1600 Fc. Il aurait largué 50 ou 500 millions de dollars sur le marché pour baisser ce taux. Allez-y voir. Décision brusque, et pas accompagnée dans son application. La spéculation est totale. Oui, j’ai vu un ministre parler d’une diminution du prix d’essence de 300 Fc. Les prix ne baissent pas sur le marché au contraire; la vie devient plus cher. Sur le terrain ce qui se vendait à 10$ ou 28000 fc reste à 28000 fc tandis que les 10 dollars valent maintenant 19 ou 23000 fc. A qui profite cette baisse du taux de dollar ? Du jamais vu. 

Les braquages à main armée. Le cas récent de la RawBank sise Rond-point Victoire illustre la montée de la criminalité urbaine. Des kuluna et des agents de l’ordre armés font irruption dans des ́maisons, pillent argent et biens, violent les filles, tuent les propriétaires sans être inquiétés. Les voisins assistent, impuissants et intimidés. Agents de sécurité le jour, bandits la nuit. L’insécurité est totale dans toutes nos villes. Des taxis dissimulent des tueurs, malheur aux clients qui osent les prendre. Des jeunes gens armés de machettes sillonnent les rues et sèment la panique dans les divers quartiers de nos villes. Des familles entières sont parfois décimées par ces bandits cruels sans scrupules. Sans parler de la rébellion ni des mobondo, il y a quotidiennement des meurtres atroces des citoyens innocents dans nos villes et nos provinces. Trop de sang congolais coule. On dirait qu'il y a intention d'extermination ou d'un nettoyage ethnique qui ne dit pas son nom. La montée du crime est effroyable, les mesures de protection prises par les autorités se révèlent insuffisantes. Des vidéos circulent où des policiers et soldats sont lynchés sans ménagement; des femmes dénudées à poil, des voleurs tués ou brûlés au pneu. Quelle cruauté ?Le peuple se rend justice. De quoi vraiment se demander où le pays va.

Ça ne va pas. L’ordre n’existe pas. Les autorités se la coulent douce lorsque le petit peuple trinque. Insécurité, pauvreté, sous-alimentation ou faim, insalubrité et maladies, tel est le lot de notre peuple. Le pays est pillé, occupé, saigné à blanc; sa population terrorisée, déplacée de force de ses terres natales, ne sait plus à quel Dieu se vouer. Aucune solution immédiate à l'horizon. Sommes-nous vraiment maudits? Au point de ne pas assurer "la justice, la paix et le travail" (notre devise) à tous les citoyens congolais. Oui, c’est surprenant. Je dirais même plus: c’est scandaleux, révoltant. 

15 oct. 2025

14 octobre 2025: 95e anniversaire de Sésé.

14 octobre 1930-2025. Il y a 95 ans est né Mr Joseph Désiré Mobutu qui fut président du Congo-Zaïre entre 1965 et 1997. Cet homme a dirigé la RDC pendant tout le temps de mes études primaires, secondaires, supérieures et universitaires. Quoique je les aies commencées deux années auparavant, Mobutu demeure le président qui a le plus marqué mon pays. Il a été jugé dictateur par ses détracteurs; des mythes se sont vite créés autour de son être et de son pouvoir absolu. Bon orateur et très doué en analyses des situations, il savait convaincre son auditoire par la pertinence de ses propos et actions. Il était tout, sauf un amateur. J'eus le priviliège de lui parler à deux reprises, et même de remarquer comment il procédait avec son équipe. Je ne suis pas mobutiste, je suis apolitique et je ne suis supporter d'aucun politicien. J'ai assez de jugeote pour discerner le bon du mauvais, le bien du mal. Par contre, je reste marqué par cet homme politique qui me fascinait à chacun de ses discours, tellement il parlait bien et présentait bien les choses. J'ai relativement bien suivi son parcours, et noté qu'il s'est égaré après son discours du 24 avril 1990. Au lieu d'abdiquer, il a continué de croire qu'il détenait les solutions à toutes les crises du Zaïre. "Il n'a pas su partir à temps" quand sa mission était terminée. Le pouvoir use; le pouvoir aveugle le leader qui se croit omnipuissant alors que la roue de l'histoire tourne en sa défaveur. L'homme à la toque de léopard ne parlait de son remplacement que du bout des lèvres jusqu'au jour où il a été défenestré par LD Kabila. La suite est connue. Il est mort le 27 septembre 1997 à Rabbat, en exil, au Maroc. Comme un certain Napoléon à l'île de St Hélène. 

Regardez autour de vous en Afrique. Ces vieux leaders qui peinent à partir alors qu'ils ont déjà tout donné et montré à leur pays. Leur santé décline, leurs facultés flanchent. Ils n'en ont cure pourvu qu'ils soient réélus pour la enième fois comme si se retirer honorablement constituait une défaite. Le président, je ne cesserai de le dire, n'est pas un individu, c'est un système. Il est au service d'intérêts multiples et insoupçonnés, visibles et opaques. Le bien du peuple, qui justifie son pouvoir, n’existe pas en réalité pour lui. A lui s'accrochent des pesanteurs internes et externes qui le manipulent et le maintiennent au pouvoir pour leurs propres intérêts. Même les plus jeunes présidents, qu'on se le dise, n'ont pas l'intention de raccrocher les crampons. Ils font tout pour conserver le pouvoir par tous les moyens honnêtes ou malhonnêtes, car ils en détiennent les clés. Ceux qui partent à la fin de leurs mandats ne le font jamais sans avoir tenté de résister ni de réviser la constitution. Certains dans ce tumulte se sont astucieusement ajouté des années au pouvoir en brouillant les situations ou en suspendant les activités des institutions: des coups d'état constitutionnels. Aujourd'hui, les mobutistes commémorent le 95e anniversaire de la naissance de Sésé.     

9 oct. 2025

Où va le pays?

A suivre les actualités récentes du pays, nous sommes en droit de nous demander où le pays va. Nous ne voyons pas tous les choses de la même façon. Le pays est pris, mais nous continuons de vivre comme si de rien n'était. Nos dirigeants envoient des signaux mitigés. Au lieu de privilégier l'option militaire, ils préfèrent l'option diplomatique. Peut-être qu'ils ont raison. Il faudrait donc miser sur les deux options quoique moi, je reste de l'opinion radicale de la guerre. Les envahisseurs ont pris Bunagana, Goma et Bukavu armes à la main, ils n'en partiront que s’ils sont chassés par les armes. Il serait naïf de croire à une solution issue des négociations. Aussi cruelle que cette  vérité puisse paraître, c'est la logique de la jungle qui prévaut. Négocier oui mais faire la guerre en même temps.
Répéter que notre pays est envié de nos voisins relève de la candeur. Un lieu commun sans intérêt. L'important est de défendre l'intégrité territoriale et ses habitants armes à la main. Cela prendra le temps qu’il faudra. La détermination est de rigueur. Apprenons les leçons de l’histoire. La guerre redessine les frontières, déplace les natifs du pays vers d’autres lieux, et seuls les vainqueurs en tirent profit. Une récupération pacifique de l’Est de la RDC est une illusion. Cessons de rêver.
Un autre heurt, c'est l'infiltration étrangère à tous les niveaux dans toutes les structures. Parmi les généraux capables de faire la guerre et parmi les négociateurs de la paix dits congolais à Washington ou à Doha, il y a des infiltrés de l’ennemi. Ils sont connus et ne se voilent pas la face. Dans leurs déclarations se perçoit toute l'ambiguïté de leur mission. Les discours des facilitateurs dits neutres sont entachés de partialité évidente. Il arrive que des phrases lancées au hasard (?) reprennent mot à mot  la rhétorique de l’ennemi. 
En fait, la confusion est totale; nous ne savons pas qui est qui. Ni qui est avec ou de nous, ni qui est contre nous. Il y a des Congolais qui ne sont pas congolais dans leur esprit, prêts à trahir, à tuer nos frères et sœurs, et à piller nos ressources. Pour qui roulent-ils? Certains leaders politiques possèdent une double nationalité. D'autres demeurent étrangers, mais occupent des postes sensibles. Qui est qui? Question sans réponse. Où va le pays ? Nos leaders estiment, peut-être sans y croire ou obstinément, que le pays va dans la bonne direction. L’histoire jugera. Qu’ils entendent les cris du peuple que nous sommes. 



Adieu Richard Kapanzi Mungundu (1960-2025)

Avec tristesse je viens d'apprendre la mort de Richard Kapanzi à Kinshasa. L'enterrement est prévu pour demain le 10 octobre 2025. Que son âme repose en paix!

Kapanzi de Kimbau me suivait de deux ans au petit séminaire de Kalonda. Il venait de Ntumbuta. Une foulure mal sojgnée au sport l'a rendu infirme, boiteux jussqu'à ce jour. A l'époque, j'avais exprimé ma révolte auprès des autorités pour cette négligence. Comme pour dire que certaines personnes ont des séquelles de leur séjour à Kalonda. 

La dernière fois que j'ai revu Kapanzilo, c'était à l'occasion de la première communion de mes nièces Mawana en juillet 2012 à Kingabwa. Pascaline m'a appris que sa première épouse était une cousine à nous du côté Kimwanza. Ils ont eu deux enfants. 

Wenda mboti Richard kwena bakhaka mwan'etu. Nzambi kakumonga mu ngemba. Amen. 

8 oct. 2025

Démocratie en Afrique

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur la démocratie en Afrique. Ma pensée reste identique au fil des années. La démocratie est grecque, rendons-la aux propriétaires. Elle est complètement étrangère en Afrique. On joue la comédie, a jadis écrit Zinsou. Je ne trouve pas une meilleure expression pour décrire les scènes rocambolesques auxquelles l’Afrique nous fait assister. A voir de près, la démocratie est un faux semblant, une farce de bon goût. Le président camerounais Paul Biya a 92 ans, le président ivoirien Alassane Ouattara 81 ans, le président équato-guinéen Obiang et le président Sassou Nguessou au Congo sont aussi octogénaires. Ils totalisent chacun ou presque plus de vingt ans de pouvoir et ont mis en place des mécanismes très efficaces pour s'éterniser à la tête de leurs pays. Inamovibles, imperturbables, ces guides providentiels règnent comme des rois et empereurs sur leurs pays. Sans concession ni partage. Un pouvoir absolu justifié et maintenu par la démocratie. Allez-y savoir. Quelle démocratie ? Le président africain ́n’est pas un individu mais un système téléguidé par des forces externes et internes au profit desquelles il travaille. Ses maîtres ont le dernier mot, pas le peuple.

Je lis sur RFI que M Paul Biya vient d’entamer sa campagne à Garoua à seulement cinq jours du scrutin présidentiel. Rationnellement inconcevable, mais pragmatiquement vrai. A-t-il vraiment besoin de cette propagande? Mais les résultats sont connus, selon le commun des Camerounais. Que ferait-il encore qu'il n'a pas fait pendant sa quarantaine d'années de pouvoirs? Il sera réellement élu, massivement réélu comme si les Camerounais n’avaient pas d’autres candidats. Je parodie: "Vous voulez le changement la stabilité et la sécurité, votez Paul Biya, votez, ne raisonnez pas." C’est ça la démocratie, la logique des présidents africains leurs thuriféraires. Tous sont les mêmes: j'y suis, j’y reste. C’est pas nouveau. Inteliggenti pauca!

4 oct. 2025

Mme Schmitt a 90 ans aujourd'hui

4 octobre 2025. Aujourd’hui, Mme Traudl Schmitt totalise 90 ans de vie sur cette terre des hommes. Je rends grâce et gloire à l’Eternel Dieu pour ses merveilles et tout ce qu’il a accompli dans la vie de Traudl. Je remercie l’heureuse nonagénaire pour sa présence dans ma vie. Du fond de mon coeur, je lui présente ma profonde gratitude. J’écris en désordre, qu’importe? L’essentiel pour moi est d’exprimer ma pensée telle qu’elle vient de mon coeur. S’il est des personnes avec lesquelles j’ai lié en quelque sorte mon destin, Traudl est l’une d’elles. Je la respecte et lui suis reconnaissant parce qu’elle m’a rencontré et soutenu à une période difficile, douloureuse et décisive de ma vie. Et jusqu’à ce jour, elle est restée avec moi, toujours attentive à ma vie, ma confidente. 

5 août 1994. Premier vendredi du mois: visite et distribution de communion aux personnes âgées ou malades. Je venais d’arriver d’Enney à Wurmlingen pour un ministère de deux mois à la paroisse St Gallus. J’avais à célébrer mes 11 ans de sacerdoce deux jours plus tard. Entretemps le 25 juillet était décédée à Kenge ma sœur bien-aimée Anne-Louise.  C’est dans ces circonstances psychologiques et spirituelles que j’arrivai sur Goethestraße pour accompagner Mme Pia, sa maman presque centenaire. Tout était chronométré comme les Allemands savent le faire. Trés gentille, Mme Schmitt m’a proposé un verre d’eau avant que je reprenne mon vélo pour la visite suivante. Le temps était trop court. "Mon père, je sais comme c’est dur de perdre un être cher si jeune. Moi-même j’ai inopinément perdu mon mari en janvier dernier. Si vous avez envie de parler ou d’une aide quelconque, n’hésitez pas." 

La porte de la maison de Traudl s’est ouverte depuis ce jour-là. Je ne saurais dire combien de fois je suis retourné à Wurmlingen. Notre contact a dépassé nos deux personnes pour s’étendre à nos familles et amis réciproques. J'ai ainsi connu Meta, Gerhard et Ursula Neipp, Carlo, Arnold et Gisela, Anita Steiert, son cousin l’abbé Peter Mettenleiter, les familles Becks, Leibinger, Schmied, Günter Zuffel, Irmgard Schmitt, Tante Ida à Heilbronn, etc. Cette rencontre fut providentielle car Traudl venait ren quelque sorte remplacer ma toute première bienfaitrice, Mme Thérèse Weingärtner d’heureuse mémoire morte en mai 97 à 92 ans. Oui ́la Providence a réglé tout pour moi. Ich bin gebenedeit. Ces deux dames m’ont assuré un confort financier et matériel inestimable, pour lequel je les remercie infiniment. Combien de fois sont-elles venues toutes les deux me rendre visite à Enney?

Depuis août 1994 jusqu'à ce jour, Traudl et moi sommes en contact permanent. Jamais nous n’avons passé une semaine sans nous parler. 31 ans d’amitié sans interruption. Nos conversations étaient très instructives. Ancienne secrétaire de direction dans une entreprise de fabrique d’instruments chirurgicaux, Traudl parle couramment l’anglais et le français. Elle a assisté à la défense de ma thèse doctorale à Fribourg et a offert le cocktail de circonstances. Elle m’a énormément aidé pour mes publications chez Peter Lang, et je possède une version "pirate" de mon second livre avec elle sur la couverture. Elle a toujours été là pour moi, mes frères et amis. Elle connaît Rigo, Donat, Nicolas, les pères Kiosi, Mombo, Mifuku, Kisambu, tout comme Bernardin Mbuku, Albertine Kuketuka. Merci Traudl.  

Traudl appartient au cercle très fermé  de mes amis et confidents:  "Mein Freundeskreis". Elle a été parmi les rares personnes qui m’ont accompagné dans le processus de ma renonciation au sacerdoce. Elle n’était pas d’accord, mais a compris et accepté ma décision. Un moment pivotal de ma vie. Et si j’ai tenu bon, c’était aussi grâce à son soutien moral. Jamais elle ne s’est permise de me le reprocher. Elle a toujours cru en moi. Mére attentionnée, elle n’a jamais cessé de s’enquérir sur ma santé, mon travail, ma famille, voire ma situation financière et matérielle. Signe évident de la solidité de notre relation.

Ayant remarqué chez elle des capacités d’écriture, je l’ai en bon littéraire encouragée à écrire et publier ses poèmes. Pendant plusieurs années, elle publiait régulièrement des reportages sur des activités culturelles de Wurmlingen dans le journal Gänzbote de Tuttlingen. Artiste-peintre à ses heures de loisirs, Traudl a réalisé un portarit de moi que j’appelle: Der Terrorist. Je l'ai également initié à l’usage de l’ordinateur, de Callserve et de Skype. Depuis quelques mois nous utilisons Teams pour communiquer. Avec le poids de l’âge elle marche avec une poussette de marché, a des trous de mémoire, oublie beaucoup, se perd si le raisonnement est complexe. Mais dans l’ensemble, elle reste lucide. La solitude la rend anxieuse, soucieuse, voire dépressive. J’estime pour ma part qu’elle "vieillit bien quoiqu’elle prétende le contraire. "Mir geht es nicht gut. Das Alter und das Alleinsein sind meine Probleme", ne cesse-t-elle de me dire. Je la comprends.  

"Liebe Traudl, 
Herzlichen Glückwunsch zum Geburtstag. Alles Gute, Schöne und Liebe für das neue Lebensjahr. Inneren Frieden, Gesundheit und Freude.  
Gott sei gepfiffen, bejubelt und geehrt. 
Amen"

Traudl @90



Heute feiert Frau Traudl Schmitt ihren 90. Geburtstag:
Liebe Traudl, 
Herzlichen Glückwunsch zum Geburtstag. Alles Gute, Schöne und Liebe für das neue Lebensjahr. Inneren Frieden, Gesundheit und Freude.  
Gott sei gepfiffen, bejubelt und geehrt. Amen.

2 oct. 2025

Et vint Octobre 2025

Octobre est en général considéré comme le mois du début de la fin de l'année. Et c'est aussu le cas cette année 2025 qui est passée à une vitesse incroyable. A peine commencé, boilà 2025 vers sa fin. Je vois dea vidèos le proclamant mois marial ou du rosaire pour les catholiques. Comme le mois de mai. Cela permet de garder haute la dévotion de la SV Marie. Demandons donc l'intercession de la SVM pour que nous vivions dans la paix et la concorde. Nous voilà embarqués dans l'aventure d'octobre. 

Des anniversaires de naissance s'annoncent comme des décès, et non des moindres. 90 ans de vie pour Mme Traudl Schmitt. 24e anniversaire de la mort de Mgr Dieudonné M'Sanda. 40 ans de sacerdoce oour l'abbé Albert Mundele Ngengi. 18e anniversaire de l'enterrement de Papa Donatien Mabana. Pensées pieuses pour la célébration et la commémoration de ces événements. Louons l'Eternel pour ses merveilles.

Joyeux Octobre 2025 à toutes et à tous dans la foi, la charité et l'espérance.