9 oct. 2025

Où va le pays?

A suivre les actualités récentes du pays, nous sommes en droit de nous demander où le pays va. Nous ne voyons pas tous les choses de la même façon. Le pays est pris, mais nous continuons de vivre comme si de rien n'était. Nos dirigeants envoient des signaux mitigés. Au lieu de privilégier l'option militaire, ils préfèrent l'option diplomatique. Peut-être qu'ils ont raison. Il faudrait donc miser sur les deux options quoique moi, je reste de l'opinion radicale de la guerre. Les envahisseurs ont pris Bunagana, Goma et Bukavu armes à la main, ils n'en partiront que s’ils sont chassés par les armes. Il serait naïf de croire à une solution issue des négociations. Aussi cruelle que cette  vérité puisse paraître, c'est la logique de la jungle qui prévaut. Négocier oui mais faire la guerre en même temps.
Répéter que notre pays est envié de nos voisins relève de la candeur. Un lieu commun sans intérêt. L'important est de défendre l'intégrité territoriale et ses habitants armes à la main. Cela prendra le temps qu’il faudra. La détermination est de rigueur. Apprenons les leçons de l’histoire. La guerre redessine les frontières, déplace les natifs du pays vers d’autres lieux, et seuls les vainqueurs en tirent profit. Une récupération pacifique de l’Est de la RDC est une illusion. Cessons de rêver.
Un autre heurt, c'est l'infiltration étrangère à tous les niveaux dans toutes les structures. Parmi les généraux capables de faire la guerre et parmi les négociateurs de la paix dits congolais à Washington ou à Doha, il y a des infiltrés de l’ennemi. Ils sont connus et ne se voilent pas la face. Dans leurs déclarations se perçoit toute l'ambiguïté de leur mission. Les discours des facilitateurs dits neutres sont entachés de partialité évidente. Il arrive que des phrases lancées au hasard (?) reprennent mot à mot  la rhétorique de l’ennemi. 
En fait, la confusion est totale; nous ne savons pas qui est qui. Ni qui est avec ou de nous, ni qui est contre nous. Il y a des Congolais qui ne sont pas congolais dans leur esprit, prêts à trahir, à tuer nos frères et sœurs, et à piller nos ressources. Pour qui roulent-ils? Certains leaders politiques possèdent une double nationalité. D'autres demeurent étrangers, mais occupent des postes sensibles. Qui est qui? Question sans réponse. Où va le pays ? Nos leaders estiment, peut-être sans y croire ou obstinément, que le pays va dans la bonne direction. L’histoire jugera. Qu’ils entendent les cris du peuple que nous sommes. 



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