"Claver,
J'ai lu tout ce que tu as écrit sur la trahison. La trahison chez toi est parfois émotionnelle, voire passionnelle, parfois hos de toute portée rationnelle. Dans ton dernier article, tu l'étends à des détourneurs des déniers publics et aux vendeurs des secrets de l'état. Tu l'étends également à des criminels de grands chemins, politiciens, kuluna ou mobondo. C'est tellement vague que j'en viens à te demander comment tu définit la trahison. A quoi te réfères-tu précisément lorsque que tu parles de trahison. On dirait un fourre-tout. Soit évoluons."
Ma réponse:
"Cher ami, tu as parfaitement raison. J'utilise tellement ce mot qu'il perd son sens précis. Je préfère cela plutôt que le contraîre. Je voudrais y englober le plus de monde possible. En réalité, j'entends par trahison tout écart de la norme, surtout qu'il cause du tort aux autres. Le détourneur des déniers public, le politique qui renie ses promesses électorales, le soldat qui vend les armes destinées à défendre le pays, le militaire qui délivre les secrets de guerre, l'amoureux qui trompe sa partenaire, l'ami qui calmonie et détruit la réputation de l'autre, le confident qui dévoile des choses cachées, l'homme qui renie la confiance placée en lui, la mégère qui offense ses consoeurs, bref toute personne qui fait le contraire de ce qui est attendu d'elle avec des conséquences néfastes pour son entourage immédiat et lointain. Le traître est à punir sévèrement, jusqu'à la peine capitale selon la gravité du crime. Toute trahison doit être punie. Il y a trop de trahison dans notre pays, et cela à tous les niveaux. Des inconscients portent des responsabilités du sang de notre peuple. Ceux-là méritent pendaison, crucifixion ou mise à mort publique. Il faudrait une discipline sévère pour faire respecter la loi et l'ordre dans le pays. Que la justice soit égale pour tous. Cette réflexion est dans la logique de ce que je défends toujours. Dialogue oui, diplomatie oui, mais la reconquête du pays doit se faire par les armes. Plus ça traîne, plus l'ennemi consolide son occupation. Pro patria mori"
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