10 mars 2013

Condoléances aux abbés Evariste Pini-Pini et Noël Matonga

Samedi, 9 mars 2013 matin. Je reçois par un message collectif de l'abbé René Ngambele la nouvelle du décès de la mère de l'abbé Evariste Pini-Pini. Dans l'après-midi m'arrive un texto du père Séraphin Kiosi m'annonçant la mort de la mère de l'abbé Noël Matonga. Paix à leur âme!
 
Voici le mot que j'ai spontanément écrit à René et Evariste:
"Quoi dire? Mes condoléances les plus émues. J'en sais quelque chose: une maman ne meurt jamais, elle restera vivante tant que nous ses enfants vivrons.
Puisse le Seigneur lui accorder le repos éternel au Royaume Céleste.
En union de prières! Claver"
 
J'ai tenté de joindre Noël sans succès, mais j'ai demandé à Séraphin de lui transmettre mes sympathies. La première fois que j'avais rencontré Noël à Kalonda en septembre 1969, il avait la tête rasée parce qu'il venait de perdre son père. Quarante-quatre années se sont écoulées avant que Maman aille rejoindre son mari au paradis. Réaction de mon épouse lorsque je lui ai raconté cet épisode: "Ngoo, Mama abokola bana na ye ye moko" (Cette maman a élevé ses enfants toute seule). En outre, j'ai bien connu Maman à Kenge, où elle était voisine de ma cousine, Ya Mathesa au Camp Mupepe. Qu'elle repose en paix!
 
La vie a fait que je sois condisciple de classe d'Evariste au petit séminaire (69-75) et de Noël au grand séminaire (75-78). J'ai été reçu à la vêture avec Noël (78) et au diaconat avec Evariste (82). C'est dire combien ils me sont proches, et combien je compatis à leur douleur. De ma propre expérience, j'ai retenu une chose: "Une maman ne meurt jamais dans le coeur de ses enfants"

Courage et union de prières

C

 

8 mars 2013

Voyage de Mr Van Renterghem en images

Avril 2012: Kinshasa; Kenge

PDCK 1966






Tous n'étaient pas des Bapelende. La majorité oui. Il y avait des Bambala, des Bayansi, des Bayaka, des Basuku, des Bateke, des Batshioko. J'ai fait pas partie de ce groupe de fin 1965 à juin 1967.



Petits Chanteurs et Danseurs de Kenge 1966




Ils s'appelaient: Roi, Tsingani et Manzanza

Retrouvailles magnétiques avec Mr Marc

Publié avec la permission de Mr Van Renterghem:

Cher Monsieur Claver Mabana !

Vous ne me connaissez probablement pas...En cherchant quelque chose sur  internet, je suis tombé sur votre blog et je tombais d'une surprise dans l'autre...Je l'ai lu pendant des heures et à la fin je me suis dit : "Le monde est petit".
 Je me présente : Marc Van Renterghem. J'ai été à Kenge comme professeur de 1963 jusqu'en 1971 : trois ans à l'Ecole Moyenne Pédagogique St. Jean Bosco, une année à l'Athénée de Kenge, quatre ans chez les Soeurs à l'Institut Notre Dame de l'Etoile ! Je ne pense pas que vous pouvez avoir des souvenirs de moi (Monsieur Marc).
 J'ai toujours eu la nostalgie du Congo et voulu y retourner. En 2011  j'ai fait connaissance avec Didier Kabutuka (et par lui avec Faustin Kwakwa) et après des mails & des rencontres on s'est decidé : on y va ! Didier a mis tous les contacts nécessaires et moi je lui payais son voyage. Après 41 ans (!!!) j'ai mis pied à terre à Kin la (pou)Belle et je me disais : je suis chez moi ! Le 20 avril on est reparti.
 Et c'est là que commencent les parallèles : c'était Adrienne qui est venue nous chercher à Ndjili (j'ai connu son père Frédéric Kayolo, directeur de l'école primaire à St. Esprit (où mon fils aîné est baptisé !), j'ai logé chez les pères Clarétains (4° rue Limete), j'ai visité Mgr Gaspard (1° rue), les soeurs Salésiennes (12° rue), la famille Kabutuka à Masina III,  j'ai eu audience chez et dîné avec André Kimbuta (que j'ai eu comme élève; mon épouse était son prof de math en 1ère C.O. !!), j'ai retrouvé au Camp Luka mon ancien cuisinier Ignace Musindu...
A Kenge je logeais chez les Soeurs Salésiennes dans exactement la chambre à coucher que j'avais quitté il a 41 ans !!! C'était dans la maison où est la chapelle des soeurs. Savez-vous que cela a été notre maison pendant quatre ans ! J'ai visité mes habitations à l'athénée, à la procure et la première (où habite Sr. Ernestine), j'ai retrouvé Sr Astrid (dans le temps : sr Ghislaine) qui jouait avec mes enfants, j'ai été à St.Jean Bosco (chez le directeur Robert Kutu), dans les classes, à la messe (paroisse Notre Dame) dans laquelle j'ai parlé(sous instigation de Didier & Mr l'abbé Marc) une dizaine de minutes aux quelques centaines de  croyants en mon pauvre Kituba très limité et boiteux, mais quand-même ! On se déplaçait dans la jeep d'Adrienne avec l'excellent et trèèèès gentil chauffeur Désiré ! Et j'étais sous la bonne garde du Capitaine Delphin Kabutuka, mon protecteur et guide. On a mangé, comme vous, chez Patience, la soeur d'Adrienne. J'ai été au diocèse, à la cathédrale, la tombe de Mgr Dieudonné.., l'abbé Avelin, abbé Edmond (jeunesse...) Vous reconnaissez probablement le parcours ? Quelles parallèles avec votre voyage, seulement trois mois de différence.
Je vous laisse, Monsieur Claver. J'espère que vous recevrez ce mail et que vous ne tardez pas à me répondre. Si votre adresse e-mail est exacte je vous enverrai quelques photos qui vous feront plaisir.

Marc Van Renterghem

5 mars 2013

Hugo Chavez est mort

Paix à son âme! Bien que je ne me reconnaisse d'aucune idéologie politique ou tiermondiste, j'ai éprouvé de la sympathie pour l'homme, Hugo Chavez, à cause du courage avec lequel il a affronté la maladie. Je n'oublierai jamais la scène où l'ancien président vénézuélien a diabolisé le président Bush à la tribune de l'ONU. Comme dans le cas de Castro, Kadhafi, son discours anti-impérialiste m'a aidé à remettre en question quelques fondements de l'Occident et à penser que la terre n'est pas forcément ronde, et qu'il ne faut pas suivre l'Occident pour faire le bonheur de son peuple. Jusqu'au bout, le charismatique président a réussi à drainer derrière sa voie socialiste une majorité de ses concitoyens qui s'identifient ouvertement à lui. Souvent, il a été le seul des dirigeants du Tiers-Monde à élever la voix contre l'unilatéralisme occidental. Les Vénézueliens garderont-ils son héritage intact?

Imbroglio médiatique?

Suivez bien. Le président tchadien annonce la mort de Belmokhtar et Abou Zeid, deux islamistes représentant l'extrémisme Aqmi, en indiquant qu'ils ont été tués par ses soldats. Le ministre français de la défense dit qu'il n'en a aucune preuve. Le Tchadien soutient que les corps ne sont pas montrés par respect pour les normes en vigueur de l'Islam en matière de sépulture. Qui a raison dans cet affrontement médiatique?
On ne le dit pas. Pas tout haut. Pas clairement, mais tout laisse croire que c'est le Français qui a raison. C'est ce que colportent les medias occidentaux, en insistant - professionalisme oblige - sur le doute ombrageux qui entoure les déclarations du Tchadien. Ce qu'on ne nous dit pas, c'est que la présomption est que les Français étant engagés massivement dans cette guerre, il leur revient de droit d'avoir lesdits terroristes. La vérité du plus fort n'est pas forcément la vérité.
Ce qui fait problème, c'est l'inconcevable possibilité que la primeur de la diffusion ait été laissée à un président du Tiers-Monde. L'impérialisme occidental sait assurer son empire sur l'information. Ne soyez pas étonnés, demain, que l'assassinat de ces messieus soit attribué à des raids aériens occidentaux. Est remise en cause la crédibilité même du président tchadien à rafler le pions aux puissants français.
Il y a quelques mois, j'étais surpris par l'anonymat sous lequel a été diffusée la nouvelle selon laquelle un voyageur ivre aurait perturbé l'ordre dans un avion belge partant de Bruxelles pour Kinshasa. Aussi bien à la télévision que dans les journaux, le nom de l'ivrogne n'a pas été révélé. Conclusion: c'était un Blanc, très probablement un Belge. S'il s'agissait d'un Noir, d'un Africain ou d'un Arabe, il n'y a aucun doute que son nom serait immédiatement révélé et sa photo montrée à la télé et affichée sur la place publique. Je ne suis pas raciste, je dis simplement ce qui se fait. Pensez à d'autres cas passés, vous me donnerez raison. Vous n'êtes même pas obligés de me donner raison; cela ne m'intéresse pas non plus, car nul ne changera ma position. Surtout pas un dictateur d'idéologies. 
Belmokhtar et Abou Zeid sont-ils morts finalement ou pas? Ils peuvent être morts comme ils peuvent ne pas l'être. L'imbroglio est tel qu'on attend l'arbitrage des tenants des informations. Encore une fois, des médias de l'Ouest! La vérité à ce sujet sortira de la bouche ou de la plume d'un journaliste occidental inspiré ou payé pour cette cause. La presse malienne ou tchadienne n'existe pas, jugée incapable d'établir si quelqu'un est décédé ou pas quand bien même elle serait témoin oculaire de la tuerie.