8 avr. 2015

Alles Gute zum Namenstag

Liebe Traudl,
es ist so lange seit wir miteinander zum letzten mal gesprochen haben. Und heute ist Dein Namenstag. Ich habe Dich nicht vergessen. Ich werde mich bemühen, Dich irgendwie zu erreichen. Ich habe heute vormittag zwei wichtige Sitzungen, ich unbedingt nicht verpassen darf. Sobald ich Zeit habe, werde ich mich melden.
Inzwischen bitte alles Gute zum Namenstag Mögen Dich die Vorfahren and die Engel behütten im Namen des lieben Gottes.
Pfüti!
C
 

7 avr. 2015

425 corps dans une fosse commune à Maluku?

Il s'est ouvert un houleux débat en RDC depuis la découverte cette semaine à Maluku, près de Kinshasa, d'une fosse commune dans laquelle ont été inhumés nuitamment des centaines de cadavres. Des voix passionnées s'élèvent dans tous les sens pour condamner cette pratique très bizarre et réclamer la vérité. Le pouvoir comme l'opposition s'en mêlent pour en faire une affaire politique. Dans tout ce débat, l'absent c'est le petit peuple, la population. Une véritable épreuve de forces!
On parle d'un ordre venu de l'Hôtel de ville pour inhumer des cadavres abandonnés à l'hôpital central par les leurs. Selon la version officielle, le pouvoir a l'habitude d'enterrer dans le respect des personnes décédées dont les proches parents ne se manifestent pas. Cela justifie l'usage d'une fosse commune? Les fosses communes sont souvent considérées comme la conséquence de tueries brutales de grande envergure dont les responsables tiennent à effacer les moindres traces. Clémentine Anwarite comme Thomas Sankara ont été enterrés dans des fosses communes. Dans le cas des cadavres de Maluku, rien n'a filtré à propos de leurs identités avant la découverte de la fosse. Seuls les initiés étaient au courant comme M. Pobard dans Ces fruits si doux de l'arbre à pain de Tchicaya U Tam'si. Mais il ne s'agit pas de fiction ici.
L'opposition politique et la population demandent des explications au gouvernement et aux services de sécurité. Elles exigent simplement la vérité. Qui sont ces morts? Comment sont-ils morts? Sont-ils morts de maladies, d'accidents, d'assassinats ou de suicide? Pourquoi ont-ils été inhumés là plutôt qu'ailleurs? Pourquoi leurs familles n'ont pas été sensibilisées ni alertées pour assurer un enterrement décent et digne à leur(s) proche(s)? Pourquoi n'y a-t-il pas une liste des noms simplement? Qui a décidé cette action? Autant de questions sans réponses claires. Les soupçons vont dans tous les sens. Les autorités, surprises par l'ampleur de l'événement dont ils ont peut-être minimisé les conséquences, en sont maintenant à repenser leur stratégie. Elles sont partagées entre exhumer les corps et/ou les laisser intacts. Parmi les explications éventuelles, j'imagine que d'autres, guidés par leur intuition, parlent de meurtres sacrificiels pour voiler un terrorisme d'état qui ne dit pas son nom. Ceci me ramène à des réflexions faites précédemment à propos de dernières tragédies.
Un avion allemand s'écrase dans les Alpes Françaises avec 150 personnes à bord. Tous les efforts sont menés par la police française et les services de la Lufthansa  pour identifier les cadavres dont pourtant les noms étaient inscrits dans le manifeste. Un devoir de vérité et de transparence oblige toutes les instances à élucider l'accident dans son entièreté. Quoique les boites noires aient conclu à un accident délibéré du copilote Lubitz, les parents des défunts ont eu droit à un accompagnement psychologique, à un soutien religieux, à des égards très particuliers. La compagnie aérienne s'est engagée à dédommager les sinistrés. L'école des étudiants morts dans ce crash a entrepris un travail collectif de deuil. Autant d'actions menées de la part des autorités, des institutions et de la compagnie pour assurer le plus d'assistance aux personnes touchées ou endeuillées par cet accident. 
Dans le cas de Maluku, tout est différent. Obscurantisme total. On a plutôt à faire à des morts anonymes, inconnus ou méconnus, ignorés, devenus objets de discussions et de polémiques politiques. Là réside la différence d'approche et de leadership avec les contreparties européennes. On parle de dépouilles d'indigents longtemps gardées à Mama Yemo. Le sens d'humanité et de respect envers les morts semble avoir été le dernier souci des décideurs. Doit-on attribuer cet embrouillement à un flagrant degré de sous-développement ou à un manque de structures logistiques? Que 425 morts soient enterrés dans l'anonymat total ne surprend, ne scandalise au plus haut point que les non-initiés. Les gens qui en savent quelque chose se trouvent liés par le secret professionnel. Des jours passeront, des semaines passeront certainement sans que la vérité au sujet de ces morts ne soit élucidée. Attendons donc voir!

Mgr Eugène Moke (1916-2015) in memoriam

Ce 6 avril 2015 est décédé à Kinshasa un illustre personnage dans la vie de l'Archidiocèse de Kinshasa et de l'église de la RDC, Son Excellence Mgr Eugène Moke Motsuri. Paix à son âme! Ami et proche du Cardinal Malula, il a vécu sa vie, oeuvré toute sa vie au service de l'église catholique de Kinshasa. Je me souviendrai toujours de son fameux "biso babale" lancé lors de son homélie à l'occasion du jubilé épiscopal de son ami. 
Dieu lui a accordé de longues années de vie, grâce lui soit rendue pour son fidèle serviteur. Condoléances émues à l'archidiocèse et à sa famille biologique! Et aussi à une de ses filles adoptives à qui je présente ma sympathie.
Requiescat in pace!

You little boy

Arpil 7, 2015 around 9.00 am. This morning as Madeleine asked me to help her unlock the house door, she wanted to get out but I stopped her.
- Wait please. Try it again so you will not need help any more.
- Be patient, you little boy.
- Hey, whom are you talking to like that?
- You, Daddy.
- I am your dad.
- But you were a little boy too, years ago.
- Yes ago but not any more.
- You are still God's boy.
- I think it would be more correct to say: God's son.
- Hum... You might be right.
- I am.
These are the kinds of discussions I happen to have almost every day. In the past used to get angry, but now I have opted to take it easy, not to challenge them and try to understand the bottom line of the children's thoughts.

6 avr. 2015

Les tragédies des dernières semaines

Regarder la télévision, lire les nouvelles sur l'Internet, c'est devenu synonyme de voir des atrocités qui ont lieu de par le monde. J'en connais des gens qui préfèrent ne plus regarder les téléjournaux, tellement ils sont sidérés d'assister à des scènes abominables. Ces dernières semaines, partout où on jette les yeux, on rencontre des morts difficiles à expliquer puisqu'elles sont provoquées par la folie des hommes. Du fou pilote de Germanwings aux assassins de Shabab au Kenya, en passant par les bombes sur Aden, les scénarios rendent compte de nombreuses morts d'innocents. Tuer 150 personnes dans un avion ou 150 étudiants dans une université revient à porter sur soi le crime de plusieurs innocents qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. La vie tient à un fil, je dirai même plus: elle ne tient qu'à une corde. Paix aux âmes de ces innocents!
Les actions d'individus isolés comme les attaques massives sur des personnes, des institutions, des villes, relèvent sans aucun doute de la responsabilité déplacée des hommes. Ces actions meurtrières sont souvent dictées par une volonté de nuire, un désir de pouvoir et une cécité idéologique ou religieuse. Un homme ambitieux déçu et incapable d'arriver au sommet de ses aspirations se transforme aisément en un impitoyable criminel. Un extrémiste religieux justifie sa folie par une foi paradoxale en Dieu. Tout bon musulman te dira: "Tuer des innocents, c'est pas l'Islam... que c'est une minorité de gens qui tuent comparé au nombre des musulmans pacifiques dont les médias ne parlent guère." Je le crois, seulement je me demande pourquoi ces crimes sont commis au nom d'Allah akbar. Pourquoi évoquer le nom de Dieu pour justifier un crime? Quelque chose ne marche pas là. Tout en reconnaissant leurs droits aux musulmans, je me retrouve sans réponse face à une aussi simple question. Il ne suffit à mon avis pas de dire que c'est pas l'Islam, mais d'agir dans le sens d'une prise de conscience de ce crime et de le combattre. Dieu n'exige pas de l'homme la décapitation d'autrui mais l'amour du prochain. Il faudrait appliquer les principes de la paix et de l'entente humaines au lieu de tuer froidement les autres à  cause d'inévitables différences politiques, religieuses, raciales ou idéologiques.
L'extrémisme religieux, sous quelque forme que ce soit, est une tare dans l'histoire de l'humanité qu'il faudra éradiquer à tout prix. La religion réputée source d'amour et de miséricorde devrait semer la paix dans le monde plutôt que la discorde. Une femme accusée injustement d'avoir "brûlé" le Coran a été lynchée par une foule impitoyable, sans qu'on sache si elle a posé ou non l'acte. De tels assassinats aveugles doivent cesser car tout être humain a responsabilité sur la vie des autres et se doit de la protéger pour autant qu'il en a les moyens.

5 avr. 2015

Démocratie et calcul

1. Un jeu de mascarade. On tire les ficelles des marionnettes pour pratiquer la démocratie. Les Européens sont à la manœuvre. Lors des élections du Togo après la mort de Nyassimbe Eyadema, j'étais surpris d'entendre une interview d'Alain Madelin dans laquelle il soutenait qu'il fallait tenir compte des réalités africaines pour comprendre l'élection de Faure Nyassimbe. En fait, j'ai compris qu'en clair que nos anciens colons se moquent de nous en clochardisant nos autorités. Le message d'un tel mépris est que les Africains n'ont qu'à s'entretuer entre eux pourvu que les intérêts coloniaux  soient préservés.
2. Calcul. Tout acte posé par un candidat à l'élection est suspect. J'en viens à notre Kenge national. Le problème primordial de Kenge, c'est l'eau. L'eau et son pendant, l'érosion. Pour moi qui ai connu toutes les sources de Kenge depuis le dingu de Yete jusqu'à celui de Manioka en passant celles qui qui s'appelaient Cinema, Kataba, etc. Une source en bas de la procure ou camp Masikita s'appelait Pompe ya l'Etat. J'ai puisé de l'eau à toutes ces sources et fontaines. Il y a même la colline de Zeka..., réputé pour l'âpreté de son clivage, qui mène du Champ de tirs vers la rivière Bakali. Depuis 1960, des députés se font élire sur la promesse de résoudre ce problème vital d'eau. Les missionnaires avaient tenté leur part, avec un relatif succès. Je me souviens avoir vendu de l'eau à la pompe de la procure lors d'un de mes stages à Kenge I. Lorsque la Régidéso s'est installée dans les années 80, des députés en ont revendiqué la paternité. En réalité, des discours électoraux qui ne se sont jamais traduits en une solution permanente. La députation se résume donc à se faire élire sur un programme d'équipement en eau qu'on oublie aussitôt qu'on obtient le poste tant convoité. Rapportez cette stratégie à l'échelle nationale et vous trouverez la vérité des élections dans nos pays. Les promesses d'eau constituent souvent l'essentiel du programme électoral des élus de Kenge depuis plus de 50 ans  de vie démocratique et rien n'a changé d'un iota.
3. Violence et crime. Les élections législatives divisent souvent le pays, car chaque candidat retourne à sa région natale. Rarissimes sont les personnes à se faire hors de leur berceau. Un coup d'oeil sur les élections montre toute la différence. En France, en général c'est le parti qui fixe les circonscriptions aux candidats, sur la base d'un programme plutôt que de la provenance. Chirac, élu de Corrèze, maire de Paris. Presque impensable chez nous. Oui, mais il y a Khonde Vila Kikanda. On a vu au Nigeria comme la menace de Boko Haram a pesé sur les élections. Des présidents de bureaux de vote sont séquestrés, menacés, agressés par la population, comme par les agents de l'administration locale acquis au pouvoir central. Des discours virulents sont adressés à la population si elle n'ose voter pour le candidat en lice; des menaces de mort proférées contre les non-natifs du coin qui postulent pour un poste. Des crimes verbaux et réels sont commis dans cette ambiance ouverte par la démocratie.
4. Démocratie, incompatible avec l'Afrique? Le Nigéria vient de prouver que l'alternance pacifique du pouvoir est possible en Afrique si les règles du jeu sont scrupuleusement respectées. Les tentatives de fraude existent au niveau des données de base, du bourrage des urnes, ou simplement des agents de la commission électorale qui peut favoriser un candidat. Qu'on se le dise, un gouvernement africain n'organise jamais les élections pour que son candidat les perde. Les structures sont organisées en sorte qu'il monopolise les grands moyens de l'état au service de ses candidats. La radio, la télévision, la presse nationales restent la chasse-gardée du régime en place qui les utilise à ses propres fins. Lorsqu'elles parlent de l'opposition, c'est toujours en termes de contre-propagande et d'avilissement. Maintenant, le gouvernement va, pour des raisons de sécurité, jusqu'à arrêter les signaux des radios, télévisions privées comme ceux des résaux sociaux d'Internet et de téléphones. Cela s'est vu en Afrique et se verra toujours. Et dites-moi que la démocratie est faite pour l'Afrique.

Mais la roue de l'histoire tourne. Elle tourne, continue de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre. Le temps est au changement, même au sein des institutions jadis réputées inamovibles. On ne peut plus agir en 2015 comme du temps de nos ancêtres, lesquels distribuaient mieux le pouvoir que nous ne le faisons aujourd'hui. Ai-je raison si j'affirme que nos ancêtres étaient plus démocratiques que nous?

Muna mbotika beto bakristu

"Muna mbotika beto bakristu ntoma tatu tutambwele y/zo
Alleluya, alleluya, a kiese tu... !" Mono yimbaka yo na nsi ntima na misa na ntangu ya kutangulula lusilu ya mbotika.
"Mabundu ma Nzambi keti makwa mena? Dimosi kaka dina di katolika, Yezu kagangidi -
Dibundu, dibundu di katolika"
Bambuta kuzaba ba-nkunga yai ya ntangu ya batata ti bamama na beto.  L'abbé Ferdinand Mukoso vandaka kuyimba yo konso ntangu na mbansa Roma. Ngemba na moyo na bau.