16 mars 2019

Le massacre de Nouvelle Zélande

Hier 15 mars, le monde entier a suivi avec stupéfaction l'abominable crime qui a eu lieu dans un lieu de culte à Christchurch, en Nouvelle Zélande. Un attentat revendiqué par l'Extrême-Droite Blanche. Un massacre indescriptible, inadmissible.
Qu'un fou ait délibérément tué 49 personnes dans une mosquée me donne la chair de poule. C'est révoltant, frustrant, incompréhensible. Je suis à Trinité, un pays au taux de criminalité élevé, mais où je crois qu'un tel acte n'a jamais eu lieu. Aucun extrémisme religieux, idéologique ou raciste, n'est acceptable ni tolérable. Que de tuer des innocents qui n'ont commis de crime que celui d'aller prier montre la folie, l'intolérance, la haine, l'inhumanité de l'homme. A cela je dis clairement: NON.  Nul être humain n'a plus de droit de vivre qu'un autre. Dieu nous a créés égaux. Aucune explication ne peut justifier un acte aussi monstrueux, horrible et affreux!
Paix aux âmes de ces frères humains!

Une semaine à Trinidad

Dimanche 10 mars, je me réveille autour de 6h00 parce que j'ai à prendre l'avion pour Trinidad où je participerai à l'évaluation du programme de français offert par notre campus-soeur de Ste Augustine, Trinité. Comme par hasard, je tombe sur le crash du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines reliant Le Caire à Nairobi. Je sursaute, le temps d'assimiler la nouvelle, de prier pour les 160 personnes décédées. Je décide de ne rien dire aux miens car ils doivent m'accompagner à Grantley International Airport. Il est à peu près 7h20 lorsque l'on quitte la maison. Peu avant 9 on arrive à l’aéroport. Ibangu, Mukawa et leur maman repartent sans m'attendre embarquer parce qu'ils doivent se rendre à la messe dominicale. Les formalités se passent sans problème, vu qu'un de mes anciens élèves me reçoit au guichet de Caribbean Airlines. Peu de temps après, j'arrive dans le hall de l'aérogare où je prends place dans une zone couverte par l'Internet. J'en profite pour contacter MF à l'autre bout du monde pour un échange très réconfortant car je suis inquiet avec le vol. Elle me rassure que j'arriverai sain et sauf. Moins d'une heure après, j'atterris à Piarco. C'est à Immigration que je me rends compte, au moment de m'acquitter des frais du visa, que je n'ai pas d'argent sur moi. Par chance, j'ai ma carte de crédit. Une dame officier m'accompagne à l'ATM où je prends la monnaie dont j'ai besoin, mais cette démarche se révèle longue. A la sortie, Sam le taximan m'attend. Il est patient ce monsieur qui prétend n'être jamais en retard. A ma surprise, il a pris un bus de 50 places pour moi tout seul. Incroyable mais vrai. Du bus, je fais des photos et des messages vidéos à mes proches, à ma fleur de cactus.
A l'University Inn, l'accueil Inn je dois attendre l'heure du check in, qui est 15 heures. J'en profite pour prendre un repas pré-commandé par les collègues de Quality Assurance. Mais j'ai une chance inouïe. Je m'engage dans une conversation de courtoisie avec la réceptionniste qui, comme elle doit quitter son poste à 14 heures, s'arrange pour mettre une chambre à ma disposition. Il est 14 h 05 lorsque je m'installe dans mes nouvelles pénates. Bien joué que je me dis. Je me serais éternisé là si je n'avais pas fait bouger les choses. Peu après, j'apprends que ma collègue qui devait venir de Californie n'a pas voyagé. Son avion serait cloué au sol de suite d'une panne mécanique. Mama mapasa m'appelle pour m'apprendre le crash d'Ethiopian Airlines. Elle est surprise quand je lui dis que je le savais déjà avant même que nous nous rendions à l'aéroport mais que j'ai évité de créer la panique.
Je profite du reste de l'après-midi pour me reposer un peu, relire les documents de travail, et achever quelques corrections de Cave Hill.
Le lundi, comme ma collègue n'arrive que tard la nuit, l'équipe de QA refait le programme, pour le réduire à 4 jours. Ce que nous réussissons à faire après pas mal de difficulté, car il faut re-contacter les unités et les autorités de l'université pour confirmer les changements du programme. Un exercice assez exigeant, et risqué car les grandes personnes ont souvent des journées surchargées de travail.
Du mardi au vendredi, nous rencontrons les autorités universitaires - recteur, vice-recteur, registraire, doyenne, cheffe de département, coordinateurs de programmes - les collègues de la section française en groupes, ou individuellement. En plus des étudiants de tous les niveaux, anciens et nouveaux, de des agents de logistiques, des secrétaires, des employeurs, et représentants des services qui emploient les gradués de cette section. Nous visitons toutes les infrastructures allant des bureaux, de la bibliothèque aux salles de laboratoire de langue. Nous suivons même un "Career Day" organisé par les collègues de français au cours duquel des vidéos sont présentées où des anciens étudiants du département racontent sur leur vie actuelle et leur passage à la section française de Trinidad. Chaque jour, nous quittons l'hôtel à 8 heures pour n'y retourner qu'autour de 18 heures. Des journées longues et laborieuses.
Le vendredi, l'équipe s'est réunie pour élaborer un canevas du rapport car il est prévu un rapport oral aux collègues de la section de français. Un travail qui nous a pris déjà  une bonne partie de la nuit du jeudi à vendredi. Nous mettons au point un PowerPoint pour nous assurer un support de présentation élaboré plutôt que spontané. De 15 à 16 heures après une séances de photos souvenirs avec nos collègues de St Augustine, nous présentons notre rapport et nos recommandations aux collègues. Mission accomplie. Le reste suivra son cours dans les deux prochaines semaines.
Prof RM K et son mari font un détour vers Tobago avant de retourner en Californie alors que Ingrid K a déjà retrouvé son sud de Trinité. Quant à moi, je repars ce soir pour la Barbade. Merci et félicitations à mes collègues de QA et du département de langues modernes pour cette semaine de travail intense.

9 mars 2019

Kommentare von Frau Schmitt zum Welttag der Frauen


"Internationaler Frauentag! In diesem Fall geht es nicht um Respekt und Würde, dafür gibt es den Muttertag! Aber eigentlich sollte das ja selbstverständlich sein. Es geht darum, dass Frauen die gleichen Rechte bekommen wie die Männer. Und dabei wird zunächst daran gedacht, dass Frauen gleichviel verdienen müssten wie die Männer, Dasselbe gilt für die Rente, für die Positionen im Arbeitsleben usw. Frauen sind nicht die Dienerinnen der Männer!!! Aber immerhin haben wir vor seit 100 Jahren das Wahlrecht bekommen. Das genügt nicht. Herzlich Deine ts"

Weltfrauentag:
Weltweit fordern am Frauentag zahlreiche Organisationen volle soziale, wirtschaftliche, kulturelle und politische Gleichstellung von Frauen. Wurde auf Anregung der deutschen Sozialdemokratin Clara Zetkin erstmals 1911 organisiert. 

Traduction:
"Journée International des Femmes. Dans ce cas il ne s'agit pas de respect ni de dignité, pour cela il y a la journée des mères. Mais toutefois cela devrait être clair. Il s'agit du fait que les femmes reçoivent les mêmes droits que les hommes. Dans ce cas on pense d'abord que les femmes gagnent le même salaire que les hommes. La même chose vaut pour la pension, pour les positions dans la vie professionnelle, etc. Les femmes ne sont pas les servantes des hommes!!! Cependant toujours est-il que nous avons obtenu le droit de vote il y a 100 ans. Cela ne suffit pas. Cordialement, TS. "

"Journée mondiale de Femmes:
Dans le monde entier beaucoup d'organisations de femmes exigent un traitement égal sur le plan social, économique, culturelle et politique des fremmes. La journée internationale des femmes fut organisée pour la première fois en 1911 à l'instigation de la socio-démocrate allemande Clara Zetkin."

Merci Traudl. 

Journée Internationale de la Femme

8 mars. C'est la Journée Internationale de la Femme.
Tôt le matin ce ce 8 mars, un message Whatsapp de Rigobert à Mama Mapasa a éveillé mon attention avant que MF ne le confirme, estimant au passage que je n'ai pas pensé aux femmes. J'ai vu des photos d'une tante bien-aimée Odette. J'ai longuement parlé de ma mère avec ma complice, ma fleur de cactus, rappelant un rêve obsessionnel qui m'a longtement habité lorsqu'elle était encore en vie. Paix à son âme! A travers elle, c'est toutes les femmes que je confie à la bénédiction de l'Eternel.
J'ai particulièrement pensé à Maman na Willy à Pointe-Noire à qui je souhaite bonne guérison.  J'ai au passage lu par ci par là les différents messages et voeux à la Femme. Même un message du Vice-Chancelier de l'Uwi sur la toile officielle de l'université. Puis le soir, sur Skype, Mme Schmitt m'a demandé: "Wird auch bei Euch der Welttag der Frauen zelebriert?" J'ai à la suite de ces interpellations décidé de communier à cette fête de la femme, mère, grand-mère, tante, soeur, nièce, belle-soeur, femme, cousine, collègue, amie, amante, etc.:
 "Celebrating Women's International Day - Respect and Dignity." Que j'ai publié tard dans la soirée sur Facebook.

La négritude et la femme

Ce jeudi, mon cours de licence de Caribbean Thought était axé sur le rôle de la femme dans le mouvement de la négritude. On connait Suzanne Césaire, épouse du maître de ce mouvement qui a créé le néologisme. On connait les soeurs Nardal, Jean et ¨Paulette. Elles ont toutes les trois joué un rôle majeur dans la création, la vie et la suite de ce mouvement. Cependant leurs noms ne sont cités qu'en notes de bas de page. Pourtant, avant comme pendant les grandes années de ce mouvement, elles étaient présentes, actives et écoutées. Une injustice à corriger dans la mémoire collective noire!
Femmes et intellectuelles ne riment pas souvent ensemble. Louis Labé la Cordière en sut quelque chose en son temps. Les soeurs Nardal ont tenu un salon à la manière de Mme de Sévigné ou de Pompadour. C'est là que des intellectuels, écrivains, artistes ou étudiants, de la Caraïbe et d'Afrique, se retrouvaient pour des soirées ou rencontres culturelles, sociales, etc. Césaire les traita de bourgeoises. 
Leur rôle n'a pas été reconnu. La domination patriarcale ou phallocratique n'est pas à démontrer dans la négritude. La femme est certes célébrée, comme l'a fait Senghor, mais selon des canons d'une esthétique étrangère à l'Afrique et à la Caraïbe. Bien avant l'avènement de la négritude, les soeurs Nardal ont publié des articles traitant des problèmes liés à la condition féminine, à la civilisation, à la culture et aux conflits de races. Leurs voix ne nous sont parvenues qu'édulcorées et vidées de leur substance parce qu'elles ont été récupérées par les hommes. On peut aisément retrouver des pensées de Suzanne dans le Discours sur le colonialisme d'Aimé. D'aucuns iraient à soutenir que ces idées, quoique publiées dix ans auparavant, émaneraient d'Aimé Césaire. D'aucuns cependant comme mon amie Susan Arndt ne verrait dans ce discours et tout le mouvement qu'un signe de la domination masculine qui étoufferait la voie des femmes. A chacune son féminisme. 
Les soeurs Nardal ont eu à affronter les préjugés liés à leur condition de femmes. Auraient-elles été des hommes qu'elles auraient été célébrées au même titre que ceux qui se sont attribué tous les prestiges de ce mouvement. Damas, Césaire et Senghor sont reconnus seuls capitaines du bateau négritude alors qu'ils ont bénéficié d'un apport considérable des Nardal et de Suzanne. Cette ignorance ou cette relégation aux oubliettes des femmes de la négritude doit être réparée. Des livres existent déjà dans ce sens. 
Le cours de jeudi s'est essentiellement borné à retracer cette lacune. Les étudiantes très enthousiastes et engagées n'ont pas manqué d'en prendre la mesure et d'exprimer leur indignation. "Black Internationalism" de Jane Nardal, "In Exile" de Paulette Nardal et "The Malaise of a Civilization" ont constitué l'arrière-fond de nos réflexions sur l'évaluation théorique et critique de la Négritude. Une critique féministe de la négritude s'impose. Il faudrait reconnaître que ce cours a été élaboré sans aucune référence à la Journée mondiale des femmes. 
Bonne Journée Internationale de la Femme. Respect et Dignité!

4 mars 2019

Les élections présidentielles en Afrique

George Owell a écrit: "Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres, n'est pas victime. Il est complice." Cette assertion de Owell relayée par Whatsapp inspire ma réflexion d'aujourd'hui sur la démocratie africaine.
1. Un processus électoral aux enjeux imprévisibles. La RDC a élu Felix A Tshisekedi. Le Sénégal a réélu Macky Sall. L'Algérie en est aujourd'hui au bras de fer entre Abdelaziz Boutefila, 82 ans malade sur chaise roulante, et des opposants à sa candidature pour un cinquième mandat. Voilà des réalités récentes qui en fait confirment le malaise démocratique en Afrique.
2. En RDC d'aucuns affirment et clament haut et fort que FA Tshisekedi a été nommé par l'ancien régime qui garde tous les rouages du pouvoir plutôt qu'élu par le peuple congolais dans sa majorité. Le fameux dauphin du régime a disparu misérablement, mais le pouvoir de Kabila a réussi á lancer une autre carte gagnante: Tshisekedi, effaçant du coup l'échec d'une onéreuse campagne électorale. Ainsi se justifie l'entêtement de Martin Fayulu pour rétablir désespérément ce qu'il appelle la vérité des urnes. On peut se demander s'il y en a jamais eu dans ce pays. On se souvient de l'histoire du troisième penalty jadis lancée par Moise Katumbi, un opposant de fait interdit de séjour ou de retour au pays à cause d'embarrassantes affaires judiciaires qui le menacent.
3. Au Sénégal aussitôt que la Cour constitutionnelle a annoncé les résultats déclarant Mr Macky Sall président réélu, l'Opposition est tout de suite montée au créneau pour dénoncer une massive fraude électorale dans un pays pourtant réputé démocratiquement avancé. Le Sénégal est souvent cité en exemple en matière de démocratie. Déjà quelques personnages importants annonçaient qu'il passerait au premier tout. C'est ce qui s'est effectivement passé. L'Opposition remet en cause tout le processus, accusant la Commission électorale de concussion avec le régime.
4. En Algérie, c'est Monsieur Boutefilka qui ne veut pas passer la main. Il n'est pas prêt à lâcher le pouvoir. Ce n'est peut-être pas lui, mais les caciques qui tournoient autour de lui depuis des années et qui, sans aucun doute, ne voudraient rien perdre de leurs avantages et des richesses accumulées au cours de la présidence de leur autorité morale. Ils veulent l'exploiter jusqu'au dernier souffle. Il croit mener la barque alors même qu'il n'est soutenu que par des intérêts saugrenus et sans valeur pour les Algériens. Il est temps de vous reposer, Monsieur le Président.
De ce qui précède il me revient de conclure qu'en Afrique le pouvoir présidentiel n'est pas du tout acquis démocratiquement; il est souvent le fruit d'arrangements mafieux, de retouches de constitutions, de manipulations emberlificotées et fumeuses concoctées pour des intérêts des puissances étrangères. L'individu-président est adulé, voire déifié au moment même où par irresponsabilité, incompétence et corruption, il brade ou pille les ressources naturelles du pays, détruit l'infrastructure socio-économique et le tissu social de la population. Il n'a cure de la misère de ses gouvernés. Ainsi assistons-nous à des scénarios complètement inédits à l'issue des élections présidentielles en Afrique. Les élections présidentielles ou législatives en Afrique sont tout sauf souveraines, démocratiques et transparentes.

2 mars 2019

Kela wendi kwandi

Kiadi ku mbundu. Kela alias Grégoire Kimbinda wa fini. Mukolo ka fi ku Kitsasa. Mfumu Nzambi kamuyamba kuna hata diandi. Betu batsukami tusadi katusambilaka twa zinga mboti.Bwingi kabedi mwana tata ye mama. Moni pasi Kela. Mfumu Nzambi kamuheka luzingu lwa konda tsuka.
Ka hwena mu ngemba kuna zulu.