18 juil. 2019

Mensonge et justice

Le monde s'est développé tel que l'on ne sait plus ce qu'est le mensonge ni ce qu'est la justice. Il n'y a pas de justice; il n'y a que mensonge. Je regrette de le dire aussi crûment. Vous recourez à la justice usant simplement de vos seuls droits de recours et de réparation, vous le regretterez parce qu'il n'y a pas de justice. Vous devons lécher les pattes des Mrs de la Justice. Vous dites la vérité, on vous croit menteur parce que votre voix ne compte pas, comparée à celle du puissant voisin qui usurpe votre liberté ou vos biens. Le général a toujours raison. Le maître a toujours gain de cause. De là à lui laisser le loisir de décider de votre sort ou à le laisser vous maltraiter, le pas est vite franchi. 
Tenez. Hier, lors d'une conversation sur Whatsapp, j'ai appris qu'une dame, agent de voyage, est mourante à la suite d'une violente agression. Cette dame que je ne connais pas personnellement mais qui m'a facilité des démarches par le passé a tout perdu, ruinée par une malencontreuse épreuve. Elle aurait aidé les enfants d'un général à se rendre au Mexique, mais là, les visas leur octroyés se sont avérés faux. Ces enfants ont été expulsés sans ménagement. Le généralissime n'a rien trouvé d'autre comme solution que de la faire tabasser, coffrer à l'ANR du côté du fleuve, et sommer de rembourser la totalité des frais encourus. Soit une coquette somme de 20.000 USD. Elle serait tombée dans le coma dans le cachot de l'ANR où les démolisseurs l'ont frappée à mort. Elle n'a eu la vie sauve que grâce à l'intervention des défenseurs des droits de l'homme. Revenue à la vie, elle a perdu toutes ses facultés, devenue l'ombre d'elle-même, et se trouve toujours sous la menace d'arrestation de l'impitoyable général. Comme si cela ne suffisait pas, elle a perdu son emploi, elle vit dans la maison familiale, poussant sa vieille mère à la soigner et à veiller sur elle. Abandonnée des collègues et amis, elle a perdu tout espoir et tout goût à la vie. Incapable de se défendre, elle ne saurait recourir à la justice pour se libérer des assauts répétés de l'agent de l'armée nationale. Peine inutile, d'où elle risque de perdre le peu de souflle de vie qui lui reste. Appelez cela un état de droit!
On le voit dans tous les domaines. Un coup d'oeil aux dernières présidentielles et législatives. La justice se décide de haut. Il y a des Maharajah dans notre société. Pas seulement chez nous, mais dans le monde entier. Mensonge et justice se confondent inlassablement.  

Un voyage sur BA


June 8, 2019 : A bord de BA
Je suis en plein air mais en route pour Londres dans un avion fabuleux de BA. Le service est formidable. Je suis comme à mon habitude dans la classe des pauvres. Je n’ai aucune raison de voyager en première classe, même si j’ai déjàeu à en profiter. Mais ces genres de choses ne sont pas de mon goût. Mes amis et les miens le savent pertinemment bien. Oui, je suis dans l’avion British Airways BA21554 partant de BGI pour  LGW. Dès qu’on y entre, on sent la diffrérence entre les pauvres et les riches.
J’observe beaucoup et vois beaucoup de choses que le commun des mortels ne voit pas. Ames sensibles s’abstenir. Que non ? Sensibilité raciale, s’abstenir. En première comme en premium vous êtes accueillis au champagne. La différence est claire et nette. Vous avez payé, vous avez ce que vous méritez. Vous voulez obtenir plus, assurez, c’est-à-dire payez. Vous avez payé, votre rang est sauf, vos privilèges ne souffrent d’aucune ombre.
Humoriste à mes heures, j’aborde une ravissante hôtesse qui tient deux flutes et lui souffle à l’oreille, mais assez fort pour que mes voisins de voyage entendent : « Madam, I am waiting for my glass of Champagne ». L’effet attendu est réalisé : des rires fusent à ma gauche et à ma droite. On se transmet la blague. D’autres hôtesses se présentent à la rescousse de leur collègue. « I do not need any Champagne. I was just kidding. I have not paid for that and do not deserve it.” Je décline poliment leur gentille offre. C’est toute la difference avec Air France. Le champagne n’est pas une denrée réservée à une classe de voyageurs chez Air France. Chapeau Air France.
J’attends comme tout le monde le service de notre classe. La dame arrive avec le chariot, mais me passe sans me regarder. Après qu’elle a servi la rangée derrière moi, j’interviens : « Mam, you forgot us ». Elle se confond en excuses. Décidément, elle n’a pas de chance avec moi. La coïncidence a fait qu mon voisin direct, un jeune homme probablement étudiant en début d’université, est aussi de ma race. Cela me rappelle une nuit où circulant avec des amis allemands, ils m’avaient conseillé de porter une veste à rayures dorées ou oranges que mettent les ouvriers ou les policiers la nuit afin de me faire remarquer des chauffeurs. Mais tel n’est n’était pas le p-cas cette nuit.
Bref, je dois arrêter car on vient servir la nourriture. J’ai faim. A plus les gars.
                                                                    

Débrouille ou corruption? 2

"Cher Claver,
J'ai comme toujours lu avec attention ton entrée intitulée "Débrouille ou corruption?". Bien que ton analyse soit acceptable, j'estime que tu devrais tracer une claire différence entre qui vit de la débrouille et qui vit de la corruption. Je trouve que le petit peuple se débrouille alors que les tenants du pouvoir sont corrompus et vivent à coup de corruption. Cela peut se relativiser, mais je le pose comme point de départ pour mon raisonnement. 
Le petit peuple vit de débrouillardise. Il vit dans la rue, va au boulot, et rapporte le fruit de sa sortie à la maison. Selon la récolte du jour - à la manière de nos ancêtres qui allaient en forêt attraper du gibier ou cueillir des fruits - la famille peut être nourrie à sa faim ou bien se contenter de quelques miettes. A l'époque des "villes mortes", les fonctionnaires souffraient énormément car ils vivaient de ces sorties. Un collègue professeur d'université m'a raconté que ses enfants attendent qu'ils reviennent avec un colis ou un paquet de nourriture à la maison, alors qu'il sort de la maison pour enseigner et non faire des provisions au marché. C'est la débrouille. Chaque maison possède devant la grille un coin de vente: haricot, riz, poisson, tomate, arachide, légumes, et même des allumettes, biscuits, piles, etc. Tout le monde vend pour survivre. Tout le monde vend, sinon impossible de tenir les deux bouts du mois. Le petit ligablo a sa raison d'être.
Le jeune homme acolyte à St Augustin de Lemba va vendre ses petits objets "noix de cola, gingembres, mouchoirs à papier, eau "pire" à Bandal, de peur de perdre son honneur dans son quartier d'origine. La jeune fille est exposée à la prostitution ou à l'esclavage moderne, et sa famille attend qu'elle leur rapporte l'argent nécessaire pour payer les études de ses frères et sœurs cadets. Les enfants de la rue vivent de vol, de recel, de tous les crimes mineurs susceptibles de leur rapporter à manger, à fumer et à boire. Les policiers et soldats prétendent protéger la population qu'ils rançonnent en plein jour, et se transforment en bandits la nuit venue. Cela c'est la débrouille.
La corruption est à tous les niveaux, comme tu l'as écrit. En réalité, c'est la débrouille des tenants du pouvoir. Les élections législatives, présidentielles et sénatoriales ont démontré combien la corruption a promu des non-élus au détriment des élus du peuple. Ce n'est pas moi qui le dis, et je n'ose pas abonder dans ce sens. J'ai dit tantôt "tout le monde"; je le confirme. Seulement l'objet de la vente change selon le cas. Tu as écrit que la corruption va jusqu'à la trahison de son propre pays. Les fameux arrangements souterrains et nocturnes ne visent qu'à piller le pays de ses ressources naturelles et non naturelles. Des Chinois entrent en toute illégalité parce qu'ils sont protégés par des "grands" qui tirent d'énormes bénéfices des trafics d'or, de coltan, de diamant et que sais-je encore. Le sénateur élu a dépensé des sommes auprès des députés provinciaux. Et les plus malins de ces députés se sont laissés corrompre par tous les candidats-sénateurs. Des maisons se bâtissent à vue-d'œil, des véhicules de luxe s'achètent, des objets de grande valeur s'acquièrent grâce à ces genres de corruption. En plus de leurs salaires faramineux lorsque l'on sait que les fonctionnaires sont impayés depuis de dizaines et des dizaines des mois.  Un enrichissement fulgurant dont on se vante alors que tout le monde sait qu'il vient des malversations, des trahisons, des trafics et des contrefaçons. Le pays entier est devenu le ligablo des grands corrompus jusqu'à la moelle épinière. 
On dit d'eux qu'ils ont réussi. Les pilleurs des richesses du pays sont adorés au détriment des honnêtes citoyens muselés et sommés de croupir dans la misère. Se débrouillant à tous les niveaux, ils vont se livrer à la merci des églises du réveil où des pasteurs sans scrupule abusent de leur foi, de leur naïveté. Ces derniers aussi sont de grands débrouillards aussi corrompus que les tenants du pouvoir avec lesquels ils entretiennent des relations obscures, parfois difficiles à "débrouiller". Les voleurs sont hissés au sommet de la gloire matérielle et financière. Des millions sont dilapidés par des agents sans cœur. Telle est notre réalité. L'essentiel est de ne pas se laisser impressionner par l'étalage des richesses matérielles, car on sait qu'elles proviennent souvent des chemins malhonnêtes.
Voilà le petit point que je voulais faire. Débrouille pour les pauvres, mais la débrouille des riches, c'est la corruption. Débrouille du peuple, corruption des tenants du pouvoir. Je ne te convaincs pas, hein?"
Ton Pourfendeur
(Email du 17 juillet 2019). 

17 juil. 2019

Débrouille ou corruption?


Expérience de la RDC (Juin – Juillet 2019)
Je viens de passer trois semaines dans mon pays. J’ai beaucoup observé, comme à mon habitude.
Je suis resté une semaine à Kinshasa avant de descendre à Kenge à bord d’une Mitsubishi Colt dans la nuit du lundi 17 au mardi 18. J’ai donc perdu une journée d’enseignement, et pour cause ? Le service corrompu de notre administration. Quand quelqu’un refuse visiblement de se laisser corrompre, sache qu’il est le plus corrompu et qu’il a son réseau de corruption. Le plus exécrable corrompu se montre le plus correct et honnête des agents des services publics. Méfie-toi des apparences. Tout s’achète, même les consciences. Tout s’achète à tous les niveaux. Il n’y a rien pour rien.  A chaque opération il y a de l’argent à dépenser sinon tu vas poireauter indéfiniment. Passe par la porte à côté et tu verras de quel bois il se faut. Je l’ai souvent remarqué à mes dépens. Lorsque je me gêne de présenter des billets pour un service – pour lequel cet agent reçoit son salaire – je dois comprendre qu’il est attendu ou suggéré que cela se fasse dans la discrétion.
Passant devant une banque tous les jours, j’ai demandé à un motard de m'expliquer les raisons de l’attroupement que j’y vois tous les jours. Ce dernier de me rétorquer : « Il y a paiement des agents de l’état. La plupart de ceux que tu vois là, sont des figurants, des fictifs. Les vrais prédateurs sont invisibles, mais présents chaque fois que quelqu’un perçoit son salaire. Certains de ces agents vendent au marché, mais viennent percevoir leur paie comme commis à tel ou tel service de l’état. » Et il ajoute : « Taba nionso na mulayi ya singa na ye. Moto nionso aza na musuni na ye ! » (Chaque chèvre à la mesure de sa laisse. Chacun obtient sa part du gâteau.) Entendez par là : Les plus gros bouffent les parts des plus petits. Intelligenti pauca. Bref tout le monde est corrompu.
Déplorable et triste constat. Quoique j’éprouve un amour inaliénable envers mon peuple, quoique je demeure solidaire du sort de mes compatriotes, j’ai honte de m’identifier avec les pratiques de corruption en vigueur dans mon pays. La corruption est devenue, à tous les niveaux, notre seconde nature.De celui qui se présente comme le serviteur zélé de l’état, mets-toi en tête qu’il est prêt à vendre même son pays rien que pour se remplir les poches. Chance éloko pamba. J’observe beaucoup. J’observe surtout le petit peuple car j’affiche mon indépendance, m’éloigne des leaders politiques et des personnes de la haute société financière et sociale. Ma place est auprès des démunis dont je me sens proche et partage les malheurs. Mais la corruption est une tare indélébile qu’il nous faudra éradiquer ensemble. Souvent je suis surpris par la fausse réticence de mes interlocuteurs qui n’y croient pas, alors pas du tout. 
Un monde de la débrouille ou de la corruption? C'est selon, comme on dit chez nous. Chacun s'y prend à sa façon. Chacun arrive à sa fin. 

Kenge - Kinshasa - Londres - Coulommiers en six jours

Parti de Kenge le 10 juillet, je suis arrivé le 16 juillet à Coulommiers à 19 heures. Quel voyage! Premier escale Pont-Kwango. Je rencontre l'abbé M'Banga et Son Excellence Zéphyrin Mbangala, avec qui j'échange brièvement mais sérieusement. Contact est pris pour une collaboration. L'avantage de retrouver des copains après tant d'années. La Mitsubishi Colt tire bien, on arrive à Kin de bonne heure, sans encombres. 
Samedi 13 juillet, c'est fête. Béa et Vicky célèbrent leurs anniversaires ronds et unitaires. On se retrouve à Chez Sebastien. Simple mais bel événement. Je ramène les Lubamba pour les déposer à Dépot. Dimanche 14 juillet à 14 heures, départ pour l'aéroport mais la route est longue à cause des sautes-moutons ou sauts de moutons. Je prévoyais m'arrêter chez Adrienne, mais je préfère aller sur Bibwa chez mon oncle Papa Bunda. Là, la voiture s'enlise dans le sable. J'ai choisi le mauvais côté car d'autres voitures ont passées après moi mais sur le côté droit. Frédéric Kayolo se charge de récupérer la bagnole et de la rendre à Binza-Pigeon. Vol Ethiopian Airlines à 0h45. A 7h, je suis à Addis Abeba pour quatre heures d'attente. Départ Ethiopian pour Londres Heathrow où j'arrive à 17h. Via London Underground jusqu'à Kilburn Park Road. 
Mardi 16 juillet, 9h45, je suis à Londres Gatwick pour un vol Vueling pour Paris CdG, départ 12h45 et arrivée à 15h00. Notez le décallage horaire, car le vol ne dure que 45 minutes. A Charles de Gaule, j'attends le TGV jusqu'à 17h57. J'ai préféré le TGV au RER qui me ramenerait à Chatelet pour y prendre la Ligne B qui devait me conduire à Marne-la-Vallée Chessy en plus d'une heure. Il ne m'a fallut que douze minute. Un coup de chance, le bus de Coulommiers démarrait dès mon arrivée. 
Un véritbable parcours de combattant. Retrouvailles avec les mapasa et leur maman sans histoires. Bien de revoir les siens. 
Ce 17 juillet, fatigué, je me repose, remet de l'ordre dans mes affaires. Je suis désormais reconnecté au blog.

14 juil. 2019

ISTM MRP Kenge - Abbé Fidèle Khoto


"Vu le caractère public de l'annonce, je me permet de réagir aussi publiquement. C'est drôle que ces choses se fassent sans consultation du diocèse qui est l'initiateur de cette œuvre et gestionnaire. Le diocèse de Kenge a trop investi pour cette institution, il serait malhonnête et criminel que cette œuvre lui soit arrachée. C'est vrai que les hommes passent et les institutions restent, il s'agit là des personnes physiques. Par rapport à la gestion de l'Istm, le diocèse est une personne morale, et donc ne peut passer. Si ce document vient réellement du ministère, pourquoi le gestionnaire ( le diocèse) n'a pas été consulté ni informé ? Nous connaissons très bien ce jeu-là. Ce n'est pas d'ailleurs la première fois que ça arrive. Je ne suis pas contre les personnes nommées, mais contre la procédure. Ça sent mauvais. De toutes les façons, le diocèse va se battre pour recouvrer ses droits. C'est drôle que ces choses arrivent encore et toujours." (Sic)

(Publié avec l'accord de l'abbé F Khoto).

11 juil. 2019

ISTM Kenge

Depuis deux semaines est sorti un arrêté ministériel nommant le professeur Ngonso DG de l'ISTM MRP Kenge, en remplacement de l'abbé Firmin Mboma. Mais cela suscite un chaos énorme au sein de l'Institut.
1. Un arrêté contestable pour les uns et irréfutable ou valide pour les autres, surtout les membres du nouveau comité.  L'arrêt signé par l'ancien ministre de l'ESU Steve Mbikayi serait daté de novembre 2018 et sa notification de juin 2019. Une SG corrompue aurait bloqué son exécution et serait suspendue à la suite de cette irrégularité.  Le comité de gestion nommé proclame sa validité et la défend passionnément. Ou ça passe, ou ça casse.
2. Une situation de léthargie totale. L'abbé DG  se trouve à Kin alors que son ancien général académique promu et son nouveau comité s'activent pour que la remise-reprise se fasse plus vite jusqu'à y conditionner l'ouverture de la session des examens. Des memoranda et des messages sur des réseaux sociaux circulent accusant le comité sortant de mégestion et d'incompétence. Tout est bloqué. Les masques tombent qui couvraient les ambitions, les haines et les rivalités longtemps tenus secrets. L'opinion se demande comment le comité entrant est confié à un membre du comité sortant jugé médiocre; et comment le gouvernement central a pu provoquer une telle déconvenue. Il y a donc manipulation quelque part. Comment en est-on arrivé là?
3. Des questions sans réponses. L'arrêté ministériel est-il authentique, valide et exécutable? On se demande si le diocèse de Kenge, institution fondatrice de l'ISTM a été consulté. La réponse probable est négative.   Si L'arrêté est valable, pourquoi devient-il sujet de polémique? Comment s'effectue la passation des pouvoirs dans les institut supérieurs? Si oui, pourquoi n'y a-t-il pas de claires injonctions susceptibles d'assurer un fonctionnement normal de l'ISTM MRP? Le nouveau comité aurait demandé que soit gelée toute transaction bancaire jusqu'à la remise et reprise. A-t-il ce droit? Pourquoi créer un climat aussi troublé qui paralyse toutes les activités de fin d'année? Il revient au ministère de l'ESU de clarifier la situation et de remettre de l'ordre dans les couloirs de l'Institut? Y aurait-t-il en coulisses des intérêts ou des conflits politiques? A qui profite ce chaos? Pas aux étudiants, alors à qui? Il y a comme partout d'inévitables pêcheurs en eaux troubles qui tirent les marionnettes. Si les documents sont valides, que des dispositions soient prises en conséquence. Mais si  les documents sont établis faux, des sanctions pour usage de fauc doivent étre prises à l'endroit des semeurs de troubles. Seul l'ESU détient la clé de l'énigme. Des mises en scène dignes d'un Hexenkrimi,  une anarchie, c'est vraiment le cas de le dire.