7 oct. 2020

Comme un homme peut être méchant!

J'ai vu des gens, hommes et femmes, se réjouir des malheurs des autres. J'ai vu des gens, hommes et femmes, détruire la vie des autres par des attitudes, des actes ou des crimes inimaginables. J'ai vu des gens, hommes et femmes, témoigner faussement ou émettre des calomnies et médisances infondées sur d'autres. 

Je n'oublierai jamais une réunion où, discutant des moyens pour résorber les coûts de fonctionnement l'idée est venue de licencier du personnel. Une senior responsable de l'entreprise a spontanément applaudi, heureuse au plus haut point qu'un nombre important de personnes soit mis à la porte. Les membres du comité se sont tournés vers elle, pour scruter le monstrueux visage de cet individu qui n'avait d'humain que la tête et les jambes. Je suis reste sans paroles. Cela me rappelle un film français où un président-directeur général était chargé d'éliminer le plus de personnel possible afin d'assainir les finances de son entreprise. Après avoir opéré son nettoyage, cet impitoyable chef s'est retrouvé à la fin contaminé par une étrange infection, malade et abandonné à son triste sort. La nature humaine a repris ses droits. Le monde est plein de pareilles  personnes qui prennent plaisir à persécuter les autres pour assouvir leur capacité de domination. Un tort causé à d'autres se paie ici-bas, comme chantent les musiciens congolais. 

Lorsque la presse décrit les crimes qui se passent dans certaines régions d'Afrique du monde où sévissent les guerres civiles, on est estomaqué de percevoir la méchanceté des hommes prêts à tuer, à humilier, à dépecer le corps d'un autre homme simplement parce qu'il n'est pas de son ethnie, de sa classe. Tout ce qui peut s'imaginer en termes de cruauté: viol massif, tuerie de foetus sortis du ventre de leurs mères, exposition des parties intimes d'hommes ou de femmes, enterrement de personnes vivantes, dépeçage systematique d'individu jusqu'à l'expiration, massacres collectifs et indiscriminés d'enfants, de femmes et de personnes âgées. On dirait qu'ils rivalisent de prouesse en exploits criminelles. Lorsqu'on pense à l'action du Dr Denis Mukwege, prix nobel de la paix, on peut s'imaginer les terribles souffrances qu'endurent les femmes de la méchanceté des hommes armés comme non armés. Souvent, on se croit vivre dans un autre monde que celui des tueurs insatiablement assoifés de sang humain frais. En plein vingt-unième siècle, il y a encore des esprits arriérés qui croient à l'efficacité du sacrifice humain. Ces consciences mal formées croient que pour atteindre le succès dans la vie, il faut sacrifier du sang humain. D'où les assassinats à la suite de jugements sommaires. D'où les empoisonnements de tous les opposants politiques ou des personnes indésirables. On tue froidement, et on veille à ce que rien ne filtre. Silence, on tue. La propagande s'arrange pour diffuser que le chef a un coeur immaculté aux yeux de tous, alors qu'il est l'assassin le plus abominable. Aucun leader n'est dépourvu du sang des innocents sur les mains.

Calomnies et médisances divisent les gens, détruisent des relations familiales et sociales, poussent d'autres hommes et femmes à la séparation, à l'exil, voire au suicide. La parole tue parfois plus que l'épée et le couteau. Certains vous diront que Dieu a crée le ciel et la terre avec/par la parole. La parole crée, mais aussi détruit. La rumeur cause des dégâts psychiques et physiques profonds l'âme des personnes. Une femme sans enfant est montrée du doigt comme le sorcière ensorceleuse de la fille de sa soeur, alors que la mort peut être expliquée médicalement. Une veuve est accusée d'avoir empoisonné son défunt mari alors qu'aucune autopsie ne l'a prouvé. Un homme est présenté comme un criminel alors que le véritable tueur vit calmement dans son coin, innoncenté de ses péchés et méfaits. Des innocents sont tués, emprisonnés, violentés pour des crimes commis par d'autres et auxquels ils sont complètement étrangers. Tout cela parce que quelqu'un a rendu un faux témoignage. L'ennemi est traité avec la plus grande hargne; il ne mérite aucune considération ni dignité. On mène contre lui une campagne de diffamation, de dénigrement, voire une incitation à la flagellation ou à la lapidation. 

De ce qui précède, j'en viens à me demander sur l'état du coeur de l'homme face à l'autre. Nous avons été habitué à l'amour entre les hommes, mais les temps actuels nous montrent des choses incroyables, certes pas nouvelles mais eixstantes dans la réalité. Que gagne l'homme à consacrer sa vie à causer malheur des autres? Ces kuluna qui dévalisent les pauvres, ces assassins qui propagent des maladies bactériennes ou virales dans le but d'exterminer une race ou un groupe religieux non désirable, ces nations qui développent l'arme nucléaire pour écraser les plus faibles, etc. tout cela donne la mesure de la méchanceté de l'homme. Dieu merci, qu'il y a encore des hommes au coeur humain.     

Adieu à Jetro Kabeya et à l'abbé Minengu

7 octobre 2020 matin, un message sur Whatsapp: " ... A Kenge, c'est le vieux Jetro qui est décédé, on l'enterre aujourd'hui. Je suis venue à la morgue " (G Ilenda). J'appelle en vain. J'ai bien connu Jetro Kabeya par l'entremise de son ami Jean Mvwabika. J'appelle et rappelle encore une fois Jean, l'appel tombe sur un une musique avant de s'arrêter net. La troisième sera la bonne; son fils Emmanuel m'apprend qu'il se trouve à Kenge, et me file le bon numéro. Je m'exécute tout de suite, et joint finalement Jean très ému par mon geste. Je le prie de transmettre mes condoléances à la famille. La conversation est courte vu que j'ai une réunion. Pour la petite histoire, du temps où j'étais à Kenge, quand Jean ne se trouvait pas chez lui, on le trouvait chez Jetro. De nuit comme de jour. Que Jetro repose dans la paix de notre Seigneur. Wenda mboti mbuta mutu, wa tuyindulaka betu tusadi. 

Un peu plus tard, sur le compte Messenger des Amis du Rosaire, j'apprends la mort de l'abbé Abdon Minengu du diocèse d'Idiofa. Paix à son âme! Il appartient avec au groupe des ordonnés de la fin de ma première année de philosophie. Il deviendra tout de suite célèbre à cause de ses pratiques exorcistes, guérissant de nombreuses maladies et infirmités. Il est ensuite entré comme aumônier dans l'armée où il a poursuivi sa carrière pastorale et militaire. Je m'associe à la douleur du diocèse d'Idiofa et de sa famille biologique pour célébrer cet aîné que j'ai assez bien connu dans ma jeunesse. Vunda na ngemba ya Mfumu Nzambi.  



Vous dites Réparation?

Dans l'entrée précédente, j'ai parlé de l'idée de réparation pour l'esclavage et le génocide endurés par les peuples de la Caraïbe. En effet, à l'ouverture du colloque Senghor Sir Hilary Beckles en a parlé. Il nous avait encouragés à explorer cette piste quoique la perspective initiale du colloque ait été différente, traditionnelle au sens classique du terme. C'est aussi cela la richesse des colloques: on offre des réflexions, on reçoit et on s'enricht des idées des autres.
Pour ma part, je dois le reconnaître, je n'avais jamais entendu de "réparation" avant ce jour-là. L'idée qui pourtant déjà existait depuis le Nigérian Abiola, a entretemps fait son chemin. Des conférences et des ateliers s'organisent à tous les niveaux, sur tous les continents pour évoquer l'idée de réparation, cette fois étendue à tout le monde africain esclavagisé ou colonisé. L'Afrique a été dépouillé de ses hommes et de ses richesses naturelles. A la fin de l'esclavage, les esclavagistes ont bénéficié d'énormes compensations pour les pertes causées par ce changement de l'histoire. Haïti en acquérant son indépendance a été sommé de payer à la France une dette équivalant à 17 milliards d'euros. Le constat évident est que les esclavagistes ont bénéficié sur toute la ligne de réparations de leurs pertes, sans rien perdre en réalité. Les seuls perdants jusqu'à ce jour, ce sont les esclaves, leurs ascendants africains et leurs descendants antillais. Ce qui est curieux, c'est que Caribéens et Africains ont des conceptions différentes de cette réparation. Cela s'explique vraisemblablement par une différence de perception de l'esclavage vécu en amont comme en aval. En fait, ils utilisent les mêmes mots ou expressions mais n'entendent pas dire la même chose, ni transmettre le même message. 
Dans son livre Britain's Black Debt. Reparations for Caribbean Slavery and Native Genocide (UWI Press, 2013), Hilary Beckles analyse cette réalité, dénonce l'injustice et expose avec des preuves d'archives comment les banques, les exploitants des plantations et des usines de sucre ont honteusement accumulé des capitaux à la suite de la suppression de l'esclavage. Une honte dans l'histoire de l'empire britanique qui touche jusqu'à la famille royale:
" These figures present a glimpse of Britain's pillage of the African population at the height of its reign of terror. But the data available speak to England's nearly three million Africans in the period between 1690  and 1807." (p. 93). 
(Ces figures présent une idée du pillage par la Grande Bretagne de la population à la hauteur de son règne de terreur. Mais les données disponibles parlent de plus ou moins trois millions Africains d'Angleterre dans la période entre 1690 et 1807).
L'idée a fait du chemin. Les historiens des Antilles comme des hommes politiques de tout bord soutiennent cette idée. Des universités anglaises, américaines et caribéennes collaborent à des projets de recherche pour que justice soit rendue en connaissance des faits et causes. L'UWI coopère avec l'University de Glasgow pour élaborer un Masters in Reparatory Justice, offert conjointement par les deux universités. Comme les premiers se feront à Cave Hill, le département d'histoire et philosophie et l'unité des études postgraduées participent intensément à ce projet qui commencera en septembre 2021. Nous sommes en train de discuter le curriculum, la répartition des cours entre les deux entités académiques ainsi que la logistique d'appui. Mais bien entendu, l'idée est partie du bureau du Vice-Chancellier qui n'est autre Hilary Beckels. Chapeau!  

6 oct. 2020

6 October ou le souvenir du colloque Senghor

6 octobre, ça me rappelle quelqu'un: Léopold Sédar Senghor, l'homme de Joal. Il est né le 9 octobre, mais son nom est lié au 6 dans mon univers mental. Comme par coïncidence, il y a deux jours Researchgate m'a informé que mon article "Léopold Sédar Senghor and the Civilization of the Universal" (Diogène, 59 (2012); 4-12) a atteint le chiffre de 100 citations. Autant dire que des lecteurs et des chercheurs s'intéressent encore à cet écrivain et homme politique du Sénégal décédé depuis vingt ans bientôt. 

Ma perception de Senghor a changé depuis que j'ai visité Dakar et le Sénégal en 2016 et 2019.  Comme tous ceux de ma génération, j'ai souvent été choqué par certaines déclarations controversées du maître de la parole auquel j'ai consacré quelques études critiques. J'ai eu la chance de rencontrer son ami Aimé Césaire à Fort-de-France en 2006. J'ai toujours cru que Senghor a trahi le peuple noir jusqu'au jour où rencontrant des personnes qui l'ont côtoyé au quotidien, je me suis rétracté. Je ne suis pas pour autant devenu son fanatique, loin s'en faut. Plus je le critique, plus je saisis le sens de sa démarche d'intellectuel et d'homme de culture. Senghor possède les défauts des génies. Paix à sa mémoire. Le parc des artistes à Thiès, une idée unique. Coucou Ambroise Tine. 

Au fait savez-vous ce que j'évoque? C'est le souvenir du colloque que Isabelle Constant et moi avons organisé ici à Cave Hill en octobre 2006. Lequel colloque a eu comme conférenciers invités les profs Abiola Irele d'heureuse mémoire et Souleymane Bachir. Une bonne cinquantaine de chercheurs sont venus d'Afrique, d'Amérique, de la Caraïbe et d'Europe, à la Barbade pour participer à cet important événement. Sir Hilary Beckles alors recteur de Cave Hill avait personnellement soutenu l'initiative et a parlé de l'idée de réparation pour l'esclavage et le génocide antillais  dans son discours d'ouverture. L'idée a fait son chemin jusqu'à ce jour. Les actes de ce colloque ont été publiés sous le titre de Negritude: Legacy and Present Relevance (2009). L'année du centenaire de la naissance du premier président du Sénégal a été célébrée avec enthousiasme et ferveur à travers le monde. Et le colloque Senghor de Cave Hill a vraiment placé la Barbade sur la carte du monde culturel francophone. Félicitations Isabelle!

Leçon de reconnaissance

Savoir dire merci relève de l'éducation de base reçue en famille. Nous avons souvent la mémoire très courte. 

5 oct. 2020

Le temps de souffler

Après une semaine intense, je crois qu'il faut souffler un peu. Une collègue qui cherchait à me joindre et me trouvait toujours en réunion, m'a mis en garde: "Attention au surménage jeune homme." Elle peut m'appeler jeune homme, je le lui concède. Ce qu'elle a dit est vrai, je me sens fatigué, mais je tiens le coup. Tant que je pratique ma randonnée quotidienne, je me libère et physiquement et mentalement des pressions ambiantes. La plage et la mer me font du bien, et me permettent de souffler. En plus, il ne me faut pas un temps long ni prolongé pour me remettre d'applomb. Je crois que je sais gérer mon stress, et que je me donne le temps de méditer et de libérer mon esprit. 
A mon arrivée au bureau, un agent de la sécurité s'est plaint qu'il est "workaholic". Un acro du travail. Une bête du travail tellement il a passé tout le weekend et la semaine précédente au boulot. Il existe des gens pour qui le travail est une activité qu'ils exercent à tout moment: à la maison comme à l'entreprise. Il y en a également qui n'ont pas de vie sociale, pas d'amis, pas de loisirs et ne font que le travail pour lequel ils sont payés. Ils accumulent des heures supplémentaires avec les avantages qu'elles entraînent. Ils font le vide autour d'eux au point de se fier qu'à leur chien ou chat ou autres animaux domestiques. Je sais de l'agent de sécurité que pendant la maladie qui l'a obligé de prendre un congé, le travail lui a manqué énormément. Il s'ennuie les weekends lorsqu'il n'est pas en appel. Il aime travailler mais se plaint qu'il est stressé, mais ne voudrait pas que les choses changent. Workaholic.
Les îles paradisiaques ne le sont pas seulement pour le blanchiment de l'argent sale, mais pour le repos des hommes aussi. La tentation est grande de devenir un beach boy ou beach girl. Beaucoup d'illiens ont réussi à monter des entreprises rien qu'à partir de la plage. Une culture de la vie est liée à la plage et à la mer: Sun, Sun and Sex comme dit l'adage connu de tous. Des gens fonctionnent selon ce schéma, et viennent dépenser des milliers et des millions dans ces portions de terre emergées de la mer. Et le tourisme constitue la ressource principale pour ces pays insulaires.
Une des phrases que l'on entend souvent dans ces îles: "Please relax". En fait, les touristes viennent ici pour se relaxer. Je n'oublierai jamais cet épisode vécu à Brownes Beach. Un monsieur plonge dans la mer, sous un soleil chaud, ressort la tête pour respirer, lance à son épouse ou sa copine: "This is real life." Je me suis retourné vers eux: "You guys have no idea you live in a paradise". Comme pour dire que les gens prenent le temps de souffler et viennent se dégourdir dans les îles. Riches et classes moyennes y viennent par charters ou en croisière. Nous qui vivons dans ces îles n'en profitons pas vraiment. Pour preuve, aussi surprenant que cela puisse paraître, un large pourcentage des Barbadiens ne savent pas nager, ils s'assoient dans la mer, disent-ils.
Il faut prendre le temps de souffler quel que soit le genre d'activités que l'on exerce. Un temps pour tout. "Relax" said my Cactus Flower. 

 

4 oct. 2020

Covid-19 un fléau?

A la suite de la pandémie du coronavirus,  les Etats Unis ont perdu plus de 200 mille personnes. L'Inde plus de 100 mille. La France, l'Allemagne, et d'autres pays quelques dizaines de milliers. Les pays développés sont gravement touchés alors que les pays pauvres s'en sortent avec moins de dégâts. Par contre on a constaté l'effort déployé par les pays dits riches à aller au secours des pays démunis alors que les cas ne se comptent pas autant d'infectiions que chez eux. De quoi conclure qu'il s'agit d'un business plutôt que d'une maladie. Répandre la maladie en Afrique afin de tirer le plus de retombées financières. Le Covid-19 existe, Donald Trump l'a contracté. L'homme réputé être le plus puissant du monde a finalement reconnu la gravité de la maladie pour laquelle il est accusé de n'avoir pas pris les précautions nécessaires. Depuis le début de la crise pandémique le monde entier l'a vu plus sans masque qu'avec. Ses détracteurs se réjouissent parce qu'il croyait que cette maladie n'existait que pour les autres.  D'autres, plus réalistes, estiment que l'ayant subi, il pourra assurer une meilleure gestion de la crise. 

Pourquoi l'Afrique s'en sort-elle mieux que le monde occidental? On la dit sous-devéloppée, sous-équipée et sous-alimentée; avec tout ce que cela implique de préjugé, de présupposés et de sous-entendus. On prétend que les Noirs d'Afrique seraient naturellement immunisés contre cette infection contrairement aux Africains-Américains qui forment la majorité des victimes aux Etats-Unis. L'Afrique ne possède pas l'infrastructure médicale de l'Occident et de l'Orient, et pourtant, elle tient mieux ses fils et filles à l'abri de cette maladie si contagieuse en dépit des efforts des pays riches à la soumettre encore à l'hégémonie coloniale. Au point de se demander: "Le covid-19 existe-t-il présentement en Afrique?" S'il existait les morts se compteraient par centaines si pas par milliers par jour. Autrement, comment justifie-t-on l'empressement des Occidentaux à ccontrôler, à tort ou à raison, à titre préventif, le sort des Africains face à la pandémie? Une Afrique assistée, et tous les prétextes sont bons pour justifier cette attitude paternaliste. On entend aussi que les vaccins seront expérimentés en Afrique avant d'être appliqués aux autres continents. Des rumeurs aux relents racistes, non éthiques et politiquement incorrects. 

Covid-19 un fléau? Ca dépend. Pour qui? S'il atteint les plus riches, quel sera le sort des pauvres? Je crois qu'il n'existe pas en Afrique, et qu'on voudrait l'exporter d'Europe ou d'Asie vers l'Afrique dans un but lucratif. S'il existe, alors l'Africain est immunisé; autrement ce serait catastrophique. Sans oublier les théories démographiques qui soutiennent une dépopulation à auteur de 80%. Mis à part ce principe d'extermination programmé, seul le profit financier guide, on le sait, la conscience des maîtres de ce monde. La vie des individus ne les intéresse pas. Le vaccin qu'on cherche n'a d'abord d'intérêt que commercial. Il y a des milliards dans cette affaire de coronna virus. Venez encore me parler d'éthique et de faute morale.   

J'arrête là. Je suis fatigué. En attendant, bonne nuit.