15 mars 2021

Peter Hommelsheim (1932-2020)

 


Ruh in Frieden, lieber Peter.
Juli 1980. Peter Hommelsheim und seine Familie hatten mich in ihrem Haus für zwei ganze Wochen empfangen. Das war mein allerester Besuch und Aufenthalt bei einer europäischen Familie. Ich konnte noch kaum Deutsch, hatte nie zuvor in Deutschland gelebt, sogar nie Deutsch wirklch gesprochen. Die ersten zwei Wochen von Juli 80 war ich in Raeren, Belgien, im Zentrum der Begegnungstätte von Pater Robert De Backer. Da ich gute gramatische Kentnisse hatte, hat der Pater für mich eine Familie gesucht wo ich mein Deutsch und Wortschatz verbessern konnte. Die Familie Hommelsheim hatte mich grosszügig akzeptiert. Das war meine erste Erfahrung von der Deutschen Kultur and Geselschaft. Mit den Töchtern Utte and Jutta hatten wir uns sehr gut befreundet. 1989 hatte ich an der Hochzeit von der Jutta teilgenommen.
Mein Aufenthalt bei der Familie Hommelsheim bleibt für mich ein sehr wichtiges Ereignis meines Lebens. In Aldenhoven/Putzdorf hatte ich meine ersten freien Sätzen ausgedrückt. Dort hat tatsächlich meine deutsche Sprache angefangen. Sie haben mir Mut and Vertrauen inspiriert. Deshalb ehre ich den Peter Hommelsheim unter meinen besten Freunden in Deutschland. Vielen Dank Peter für alles. Vor einem Jahr ist er gestorben. Ich bedauere sehr dass ich mit ihnen keinen Kontakt mehr habe. Peter, ruh in Frieden.  

13 mars 2021

L'argent, toujours l'argent

L'article précédent tiré de la revue allemande Der Spiegel parle de l'église et de l'argent. Il se trouve que le diocèse d'Essen en Allemagne doit quelque 5 millions d'Euros au fisc allemand. Gestion scabreuse, destruction des factures, suppression ou falsification des documents, ont amené la justice à obliger le diocèse à payer la différence. L'argent, toujours l'argent. Même l'église, surtout l'église, n'y échappe pas.

J'ai toujours soutenu que les gens chez nous entraient en politique non pas pour servir leurs peuples mais pour s'enrichir impunément sur le denier public. On dit qu'au Nigéria un ministre devient millionnaire après trois mois de service à ce poste. L'enrichissement fulgurant de certains individus provient souvent des malversations financières, des détournements ou extorsions de l'argent public ou des privés. L'argent, toujours l'argent. Je soutiens encore aujourd'hui que l'argent est l'enjeu de plusieurs - si pas de la majorité d' - initiatives quels que soients les objectifs humanitaires ou philanthropiques déclarés. Pour l'argent, hommes et femmes sont prêts à tout. Les sommes colossales détournées par nos leaders politiques ou économiques avec une voracité effarante en sont la preuve. La corruption du policier au croisement des grandes avenues en est une autre preuve. Chacun vole à sa manière. Ne dit-on pas que: "taba aliaka na mulayi ya singa na ye" (le bouc mange à la longueur de sa laisse)? Du haut au bas de l'échelle, tout le monde vole. Hélas, il se prouve que même les dignitaires royaux et ecclésiastiques n'échappent pas à la tentation de ce péché. Au nom du peuple, les autorités politiques se la coulent douce. Au nom de Jésus-Christ, les fameux pasteurs des églises du réveil roulent cabosse sur le dos de leurs clients ou adeptes payeurs de dime. On apprend aussi dans les réseaux que le coronavirus constitue une arnaque et une vaste affaire de gros sous. La vaccination imposée remplirait les coffres bancaires des multinationales pharmaceutiques et alliers. 

Même au niveau individuel, l'appât de l'argent tiraille le coeur. Un innocent message anodin implique subrepticement l'argent. Un neveu s'étonnait de recevoir de moi qui vis très loin une information qui se passe en famille: "Je ne suis pas informé parce que je n'ai pas l'argent. Toi, tu es informé parce que tu es un potentiel dispensateur d'argent. On ne te le demande pas directement, mais cela est sous-entendu." (sic). Pour en revenir à l'article précént, Mme Schmitt a attiré mon attention sur la dernière phrase de l'article: "Gebt nicht der Kirche das Geld, sondern den Opfern." (Ne donnez pas l'argent à l'église mais aux victimes). Comprenne qui pourra. La mégestion des fonds et biens ecclésiastiques par des individus maladroits ou malhonnêtes ne devrait pas détourner les chrétiens de leur devoir de soutenir l'église. L'église devrait saisir cette occasion pour améliorer sa gestion et se rendre plus crédible aux yeux du monde. L'argent, toujours l'argent... mais l'argent n'est qu'un moyen. Qu'on se le dise.


Die Kirche und das Geld

Durch ein E-mail von Frau T Schmitt, habe ich den folgenden Artikel bekommen: 

Das Bistum Essen hat geschlampert. Die Steuererklärungen der letzten Jahre sind teils fehlerhaft, Vorsteuerbeträge wurden zu Unrecht geltend gemacht, Belege wurden vernichtet, Umsatzsteuern nicht gezahlt. Nun ermittelt der Staatsanwalt. Der Essener Bischof soll dem Finanzamt knapp fünf Millionen Euro nachzahlen. Heiliger Bimbam!

Kann passieren, mag man denken. Wer schafft seine Steuererklärung schon fehlerfrei?

Doch in dem Bericht meiner Kollegen Rafael Buschmann und Michael Wulzinger liest man auch, dass man in Essen versuchte, die Peinlichkeit stillschweigend auszusitzen, zwei Jahre lang.

Es ist das Muster, nach dem die katholische Kirche ihre Probleme löst. Abwarten, stillhalten, Hoffen auf Vergessen.

Dass das Muster nicht mehr funktioniert, sieht man am Kölner Bischof Rainer Maria Woelki. Sein zögerliches Handeln im Missbrauchsskandal seiner Diözese treibt die Mitglieder zur Flucht aus ihrer Kirche. Die Termine für Austritte waren im Nu ausgebucht.

Vielleicht bräuchte die Kirche einen Verhaltenskodex, wie ihn sich nun die Christdemokraten geben wollen.

Vielleicht sollte der Essener Bischof einfach mal beim Unionsfraktionschef in Berlin anrufen.

Und der Papst könnte alle Bischöfe eine Ehrenerklärung unterzeichnen lassen. Bis nächsten Freitag 18 Uhr.

So sei es.

  • Gebt nicht der Kirche das Geld, sondern den Opfern. Ein SPIEGEL-Leitartikel von Felix Bohr. (Quelle: https://www.spiegel.de/politik/deutschland/news-gier-der-cdu-abgeordneten-corona-interview-mit-heinz-bude-steuerskandal-im-bistum-essen-a-bdbde2d3-05b3-4521-ab80-88187488ed89). 

10 mars 2021

Adieu Néron Mundu

Ce 9 mars 2021 est décédé un aîné bien aimé: Ferdinand Alexandre Mundu. Paix à son âme! 

Je ne sais pas de quoi ni dans quelles circonstances il est mort. J'ai bien connu sa famille, ses parents, frères et soeurs. Et Placide, aujourd'hui colonnel, m'était le plus proche. Digne fils de notre terroir, il vient de tirer sa révérence. Enseignant, activiste, et artiste, Ya Néron a été de ceux qui ont dirigé le groupe des Petits Chanteurs Danseurs de Kenge dans les années 70 au temps des chansons révolutionnaires à la gloire de Mobutu. A l'époque, les PCDK ont reçu un bus et des équipements du régime en place. Je n'oublierai jamais un soir de 74 ou 75 où il m'embarqua à bord de ce bus sur le Boulevard Lumumba, l'unique fois que j'y montai. Quoique nos voies se soient séparées, nous nous sommes revus à plusieurs deuils et funérailles des défunts de notre terroir. Nous nous sommes retrouvés sur Facebook il y a quelque trois ans. C'est par exemple lui qui m'a annoncé la mort de Maman Kayengo Angélique Matsasu, femme de Jean Mvwabika. Je suis heureux d'avoir renoué avec lui. Condoléances émues à sa famille et à tous ceux et celles qui le pleurent en ce jour.

Mbuta-mutu, Yaya, wenda mu ngemba kwena bakhaka. 

9 mars 2021

La psychose du coronavirus

Le coronavirus existe. Il a causé et continue de causer des morts par milliers ou par centaines de milliers à travers le monde. Les statistiques sont effarantes. Il s'est créé une terrible psychose autour de ce virus à tel point que l'on ne sait plus ce qui est vrai ni ce qui est irréel. Information et désinformation fonctionnent à la même allure. La psychose est telle qu'on ne sait plus que croire. On frole la dépression mentale et collective. Affaire de gros sous pour certains, imposture ou arnaque pour d'autres, la population mondiale est bombardée tous les jours par des informations contradictoires à propos du coronavirus. Les vaccins sont désormais disponibles, mais pas encore accessibles à tout le monde. Mais il reste beaucoup de questions sans réponses. 

Cette maladie se soigne et se guérit quoiqu'elle soit fatale lorsque décelée trop tard pour des personnes âgées. Des amis qui en ont souffert m'en ont fait des témoignages ahurissants. Deux se sont soignés eux-mêmes sans même aller à l'hôpital parce qu'ils pratiquent la médecine traditionnelle de chez nous. Mais là n'est pas le vrai problème selon moi. Cette maladie qui à ce jour a tué plus de 500 milles personnes aux Etats-Unis, n'en a proportionnellement tué que très peu en Afrique, où elle est soignée apparemment sans difficulté. Affaire de gros sous, la lutte commerciale est acharnée. Le pharmacien congolais Etienne Batangu qui a inventé le manacovid vient de mourir; on soupçonne qu'il a été éliminé par les puissants lobbies pharmaceutiques. Le Dr Muyembe annonce en RDC des centaines de guérisons du coronavirus, mais on ne se demande jamais avec quels produits ces personnes sont soignées. Cette question est éludée au profit du vaccin. Si la maladie est guérissable, pourquoi imposer au monde entier la vaccination? La malaria tue plus de personnes que le coronavirus. A-t-on jamais demandé aux étrangers qui se rendent en Afrique une quelconque prévention contre la malaria? Certains pays africains résistent à cet ordre universel de vacciner leurs populations. La Tanzanie qui refuse d'importer les vaccins est menacée de sanctions par l'OMS. Quoiqu'elle pose des conditions avant de procéder à la vaccination, elle finira assurément par céder aux pressions des puissances de ce monde. La polémique est à son comble. 

Les Africains semblent imiter ce qui se fait chez leurs anciens colonisateurs. Nos leaders, bons élèves de leurs maîtres au cas où ils ne seraient corrompus, ne jurent que par la vaccination afin de recevoir l'assistance technique et médicale de l'OMS sous forme de dons. Ils n'en possèdent ni la science, ni la maîtrise technique. Ils se contentent de suivre l'Occident. Manquant de vision face à ce fléau, les Africains s'imposent des confinements, ferment les écoles pendant qu'ils laissent fonctionner églises, marchés, bars et restaurants. Tout leur est dicté de l'extérieur pour faire face à la pandémie. La psychose atteint le comble face à ces contradictions viscérales. On ne sait plus où l'on va. La pandémie du coronavirus comme toute crise profite à quelqu'un. Et ce quelqu'un est connu. 

Il est temps que les Africains cessent de jouer aux férus consommateurs des sciences et produits importés. Malheureusement ils n'investissent pas dans la recherche. Et les peu de chercheurs qui avec des moyens limités essaient de se hisser au-dessus de la mêlée sont découragés, muselés, voire tués pour défendre l'hégémonie occidentale, chinoise et indienne, sur ces domaines réservés. Aucune crédit n'est accordé aux recherches et découvertes de nos propres savants. Aussi pénible et décevant que cela puisse paraître, les Africains ne se valorisent et ne s'apprécient dans aucun domaine.   

8 mars 2021

Journée internationale de la Femme

8 mars 2021 - Respect, honneur et gratitude à toutes les Femmes! Santé et courage!

La femme - mère, grand-mère, tante, soeur, épouse, belle-soeur, cousine, nièce - mérite quel que soit son rang la dignité de son état. Rôle discret mais fondamental dans la famille comme dans la société. Occasion idéale pour personnifier et magnifier l'amour: 

- "Princesse de mon coeur, sois spécialement bénie et honorée en ce jour de la Femme. A toi ma femme, ma mère, ma moitié, mon amour, ma complice et ma confidente je pense tendrement. Je te suis reconnaissante pour ta magnifique présence dans ma vie. Sois heureuse et comblée de vie, de santé, de courage et de sagesse, toi femme chérie de moi." 

- "Merci infiniment mon chéri pour ton souhait. Je ne ferai que t'aimer jusqu'à la fin de ma vie. Je t'aime, je t'adore mon Prince."

Les femmes du monde sont liées dans une constellation cosmique ainsi que l'a si brillament exprimé la poétesse activiste américaine Maya Angelou: 

"Each time a woman stands up for herself, without knowing it possibly, without claiming it, she stands up for all women." (Chaque fois qu'une femme se bat pour elle-même, sans le savoir probablement, sans le déclarer, elle se bat pour toutes les femmes)

L'émancipation de la femme a été acquise grâce à l'engagement des femmes dans une lutte longue et dure. C'est aujourd'hui une réalité. Les droits de la femme, c'est un privilège fondamental dû à son rang. La femme mérite sa place à tous les niveaux de la vie familiale, sociale et politique. Persécutée, violée, séquestrée ou humiliée, elle a tenu tête à tous les assauts; elle continuera par sa force intérieure à sortir victorieuse dans le noble combat qu'elle mène depuis des siècles. Martyrisée ou tuée, elle n'en sort que plus vivante. Abaissée dans son intimité, elle demeure le sanctuaire de la vie. Quel que soit le mal qu'on lui impose, elle résiste et continue, même morte, son combat. Elle défie toutes les adversités et inspire les grandes décisions de l'histoire. L'homme, quelle que soit sa puissance, n'est rien sans la femme. Ne dit-on pas que "derrière un grand homme, il y a toujours une grande femme." Héroïne dans l'ombre, elle inspire l'humanité et l'entretient.

Aujourd'hui est son jour. Rendons-lui l'honneur qu'elle mérite et célébrons sa grandeur. Au-delà des souffrances endurées, elle restera vivante. She "will rise, will rise, will rise", comme aurait dit Angelou. 

7 mars 2021

Professeur Mathieu Musey in memoriam

Je viens d'apprendre par un message de la REC sur Opera News la mort de M. Mathieu Musey, professeur de philosophie. Paix à son âme! Hommage à sa mémoire, condoléances émues aux siens. Comment parler de quelqu'un que j'ai connu de très loin mais que je respecte pour son combat? Je vais le faire en désordre mais de façon chronologique par rapport à moi-même. J'ai déjà parlé de M. Musey sur ce blog en date du 28 mars 2015: 

"Quant au professeur Musey, je ne l'ai jamais vu mais je le connais. Et même bien car il a été candidat missionnaire SVD. Pour preuve, j'ai retenu une blague que Mgr Hoenen avait racontée à son sujet lors de notre dernière rencontre à St Augustin. Peu après mon arrivée à Fribourg, il a été refoulé manu militari début 88, ce qui a causé un tollé dans la presse suisse. Par recoupements, je sais beaucoup à son sujet." (https://clavermabana.blogspot.com/search?q=mathieu+musey)

La première fois que j'ai entendu parler de M. Mathieu Musey, c'était à Kalonda. Je ne sais plus quand, ni de qui ni dans quel contexte. Son nom était cité parmi les SVD, je ne saurais dire à quel titre. Par contre, pendant ma régence à Kalonda, je lirai sa contribution dans les Actes d'un colloque tenu à Lubumbashi. Crispin Makelele me dira qu'il était un très bon professeur d'épistémologie ou de philosophie des sciences, formé à Fribourg. Lorsque j'arrive à Fribourg en novembre 87, son nom défraie la chronique médiatique à la suite de son expulsion très controversée. Parmi les raisons qu'on donnait figurait son activité politique en tant qu'opposant au régime de Mobutu. J'ai entendu aussi que c'était un coup de ses collègues pour l'empêcher d'occuper une chaire de philosophie à l'université de Berne. De là à un refoulement spectaculaire manu militari depuis Payerne comme pour un dangereux criminel, le pas était vite franchi. Cet événement m'a permis de prendre la mesure de la xénophobie en Suisse. J'étais stupéfait. Je retrouvais, cinq ans après, une Europe quittée en 82 sous un autre visage, où l'on parlait trop - à mon sens - des réfugiés, des étrangers, d'immigration. En serptembre 88, il a encore été question de lui lors de ma visite à la Procure des missions St Augustin, près de Bonn en Allemagne. Cette fois, c'est Mgr Franz Hoenen, évêque émérite de Kenge alors attaché à Cologne, qui me dira une blague à son sujet que je n'oublierai jamais. Suivra en novembre 97 l'émission Temps Présent de la Télévision Suisse Romande, que j'ai commentée sur ce blog. Cette émission était consacrée à deux anciens réfugiés de Suisse: Eddy Angulu ministre puis ambassadeur de Kabila Père, et Mathieu Musey, professeur d'université. Le dernier à me parler du Prof Musey est mon propre neveu Jude Muzembo qui a suivi ses cours en faculté des communications. 

Intellectuel rigoureux et perspicace, le Professeur Musey s'est montré, déjà à cette époque, très critique vis-à-vis du régime de Kabila Père. Il avait déjà perçu ce que peu d'intellectuels pouvaient imaginer. Ses analyses de visionnaire demeurent pertinentes jusqu'à ce jour. Respect au professeur, honneur à l'intellectuel. Que son âme repose en paix!