1 avr. 2023

Poisson d’avril

J’ai vécu le poisson d’avril sans le vivre. Je suis sorti pour échanger des dollars mais j’ai oublié les fc à la maison. 

J’en connais un à qui le mensonge colle à la peau. Il ment surtout quand il donne l’impression d’être sérieux. C’est plus fort que lui car il ne peut jamais perdre la face. Quand il dit la vérité il ment. On ne sait jamais quand il dit la vérité ni quand il ment tellement tout est mensonge chez lui. Vendeur de rêves et d’exploits extraordinaire, il est à la mégalomanie et paranoïaque. Ce qui en fait un monstre du mensonge. Quand bien même vous ne croyez aucun mot de ce qu’il vous dit, il continue imperturbablement  sur son chemin de rêves et mensonges. Chez lui le poisson d’avril est une réalité quotidienne… pas besoin de célébrer ce jour. 

Comme aurait dit Bay: « Papa, je mens ». Non je dis la vérité.


Dernier jour à Kin

Je viens d’effectuer un voyage de quatre semaines en RDC. J’ai constaté une chose. Tout le monde reste chez soi sauf ceux que j’appelle exprès. Il y a aussi quelques-uns fidèles parmi les plus fidèles dont l’amour est indéfectible. D’autres, la plupart se terrent chez eux. Il me revient d’aller vers eux. Et ceux qui viennent mais que je n’invite pas, viennent souvent pour quelque intérêt avoué. Je remercie de tout cœur ces personnes qui me côtoient sans rien attendre de retour. Mon élan de générosité est aussi freiné dès que je me rends compte que quelqu’un ne voit en moi qu’un pourvoyeur de dons ou d’argent. Il y en a d’ailleurs beaucoup dans cette catégorie. 

J’ai raté de voir un être cher à cause de l’intrusion d’une telle personne dans mon programme. Une personne sans respect des protocoles élémentaires de politesse. Une personne qui s’est accrochée à moi jusqu’à m’empêcher de parler librement avec mes hôtes. Mal polie comme on dit. Cela confirme ce que je m’efforce à écrire dans ce blog. L’intérêt est souvent au centre de certaines relations. Un quidam entend mon nom à la radio de Kenge qu’il s’empresse de venir réclamer ses dividendes méritées ou imaginées. Un étudiant s’empresse de travail avec moi parce que je ne réclame pas de frais de supervision. Et beaucoup ont disparu et se gênent de me revoir. Tout cela se voit, se vit et se vivra encore.

Je devrai changer mon comportement. Il y en a même un qui n’a jamais osé me visiter mais qui attend comme mon maître que je me déplace vers lui. Là alors, c’est fini. Par contre, il y en a qui ne me voit plus parce qu’ils n’ont plus besoin de moi. Ils sont devenus mes égaux, suffisants et nantis par leur pouvoir actuel d’achat alors même qu’hier ils étaient incapables d’effectuer un pas sans mon concours spirituel ou matériel. Je l’ai appris, je l’apprends encore. Mais je tiens à rester moi-même. Cette capacité demeure ma force intérieure. Je n’attends rien de personne pour avoir vécu tout ce que j’ai vécu. Cette liberté que j’ai acquise au fil de la vie constitue le socle de ma force. Comme disait l’enfant d’Ulm: « Je ne peux rien faire contre ma conscience » (Albert Einstein). J’intériorise tout ce que je fais. 

Au revoir tout le monde. Un intermède de 14 heures m’attends à Addis Ababa. inch’Allah! 

26 mars 2023

Chance eloko pamba

Je n’ai pas à juger les ministres de ce gouvernement publié dans la nuit du 23 au 24 mars 2023. Mais je suis surpris par la présence de MM Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, tous deux emprisonnés et acquittés. Ces deux millionnaires retournent aux affaires par la grande porte alors qu’on les vilipendait il y a quelques années. Bemba à La Défense et Kamerhe à l’Economie. Les deux sont cités dans le Rapport Mapping. Bemba incarcéré jadis pour crimes contre l’humanité devra combattre le M23. Kamerhe emprisonné pour détournement des millions des dollars se voit confier l’économie sans avoir jamais justifié les millions disparus. C’est comme si on les encourageait à continuer les  sales besognes qui les ont menés à la prison. Tous les deux aujourd’hui blancs nickel, acquittés de leurs exécrables crimes. Ces faits sont connus de tous les Congolais. Leur crédibilité douteuse de ces puissants leaders suscite des indignations dans tous les sens au sein de la population et des réseaux sociaux. Chance eloko pamba, c’est le cas de le dire.

Welcome Back Donville

 

Enseignements à Kenge

Un collègue venu du Brésil pour enseigner le droit à l’Université du Kwango s’est trouvé dans une situation difficile et humiliante. Arrivé en janvier, il a dû attendre la fin de la session, recours et délibérations des deux sessions avant de commencer ses enseignements. Provost à son université brésilienne, il a profité du temps des vacances pour s’acquitter de ses responsabilités à Kenge. Mais c’était sans compter avec les attitudes agressives de ses collègues du lieu. On lui a imposé des cours différents de ceux repris sur sa charge-horaire attribués à d’autres. Il a été sommé par le doyen de suspendre les cours… et obligé de repartir sans achever ce qu’il a commencé. Ce traitement est indigne d’une institution universitaire. J’en ai parlé au recteur qui l’a rencontré à son départ. J’accuse!

Les professeurs qui viennent de la diaspora sont souvent mal reçus ou perçus dans certaines institutions congolaises. Des préjugés comme des suspicions pèsent sur eux, sur leur intégrité, voire sur leurs capacités professionnelles. Une question de territoire. J’y reviendrai. 

Je n’ai pour ma part pas connu ce genre de problème, étant respecté de mes collègues et étudiants. En plus je suis chef de département. À ce titre, j’organiserai des réunions mensuelles car il me revient de proposer la charge-horaire à la section et au secrétariat général académique. Ce qui assurément me met à l’abri de désagréables surprises. De ce point de vue, l’ISP s’en tire mieux que l’UNIK. Je pourrais me tromper, peut-être que je me trompe même. Par contre, les autres difficultés organisationnelles ou logistiques sont similaires. 

25 mars 2023

Prêter de l’argent à quelqu’un

Il y a quelques années, j’ai pris le risque de prêter de l’argent à quelques proches amis et frères. Un test de confiance. Je me suis très vite rendu compte que c’était une erreur. À ce jour un seul s’est acquitté de la totalité de sa dette, quelques-uns de la moitié ou du trois-quart, et deux ont simplement disparu de la circulation. Voilà la triste réalité!

A la même époque, un autre voulait emprunter 1000 USD, j’avais refusé. Il ne me l’a jamais pardonné. Je l’ignorais jusqu’à ce jour. J’ai seulement constaté qu’il ne répondait plus à mes messages. Or j’applique un principe de bloquer ou supprimer les contacts qui ne me répondent pas. Et le quidam est tombé dans cette catégorie. Le gars, je le connais conflictuel et malhonnête. Jamais je n’aurais osé lui prêter même un sou. Il s’est donc écarté lui-mêne de mon cercle. Je ne le regrette pas. Bon débarras! J’aurai au moins appris la leçon.