8 avr. 2023

Easter Vigil: This is the Night

Easter Vigil is the night of Exultet, meaning night of joy, jubilation for Christ is risen from death. This is the night of the Felix Culpa, which made us be redeemed by the Savior of the World. Tonight the church celebrates one of her most important mysteries of faith. Alléluia, Christ is risen, Christ is alive. Death has no power over him. Let us join the whole world praying for peace, love and understanding among human beings. 

« Alléluia Alléluia Give Thanks to the Risen Lord / Give Praise to his Name »

Amen Amen Alléluia ! 

St Francis, Barbados, 8 April 2023. 

7 avr. 2023

Sich von der Welt verabschieden

Liebe Traudl, 

Alles Gute zum Namenstag liebe Traudl. Gestern als wir gesprochen haben, hasst Du nochmals Deinen Wunsch ausgedrückt, Dich von der Welt zu verabschieden. Die Krankheit und das Alleinsein bringen Dich sicherlich zu solchen unerträglichen Gedanken. Es sei Zeit, diese Erde zu verlassen. Was soll ich dazu sagen? Lieber nichts. Es ist besser so. Heute gibt es mindestens einen Grund, zu feiern. Es ist Dein Namenstag. Geniess den Tag, als ob er der letzte Deines Lebens wäre. Ich bin überzeugt, dass wir uns noch wiedermals treffen werden. Davon bin ich sicher. Es ist etwa 29 Jahre seitdem wir uns kennengelernt haben. Immerwieder gibt es die Hoffnung, dass wir uns treffen. Die Zeit vergeht sehr schnell. Wer könnte glauben, dass wir in Kontakt noch geblieben wären. Dafür bin ich dem Herrn Gott sehr dankbar. Vielen Dank für Deine Anwesendheit in meinem Leben. Ich bitte Deine Patronin, die Heilige Waltraud, fur Dich zu beten und sich besonders um Dich zu kümmern. Sprich bitte nicht, Dich von dieser Welt zu verabschieden, sondern bleib in der Laune des Weiterlebens, dass wir uns nochmals irgendwie treffen. Es ist möglich, ich hoffe und ich glaube daran. 

Einen hervorragenden und wunderschönen Namenstag wünscht Dir

C

Vendredi Saint 2023

La journée a commencé relativement tôt. Ma montre m’a littéralement désorienté. Je n’ai pas ajusté l’heure de Londres. A 9h, il fallait être à St Francis pour le Chemin de Croix. À cause de mon retard, Madeleine est restée à la maison, et Claver n’a pas pu servir à l’autel. Il était 10h30 lorsque nous sommes retournés à la maison. Et à 15h00 était programmée la Célébration de la Passion de NS JC. Nous sommes cette fois arrivés bien à temps. Belle cérémonie, pieuse et émouvante. « Were you there when they crucified my Lord.., O sometimes it causes me to tremble. » Clin d’œil au Père Ben Overgoor qui nous fit écouter les premiers Gospels de notre vie. A la sortie j’ai revu trois anciens collègues: Hazel, Amparo et Mark, tous retraités aujourd’hui. Chacun semble allègrement gérer son quotidien vu que la crise du Covid-19 a provoqué de profonds changements au sein de l’université. 

Pieux Vendredi Saint à toutes et tous! 

6 avr. 2023

Triduum Pascal 23

6 avril 2023. Retourné hier â la Barbade, je tenais à célébrer les fêtes pascales en famille. Malgré la fatigue du voyage, je suis là avec Mama Mapasa et les Mapasa ce soir à St Francis. C’est  Jeudi Saint, la fête du sacerdoce. Le curé a pris le soin de bénir toutes les personnes engagées dans différents ministères de la paroisse. Mama Mapasa, Madeleine et Claver sont de la partie. Une cérémonie émouvante! Le Triduum Pascal est vécu en famille, en communion avec la congrégation de St Francis. 

Retour à la Barbade

Parti de la Barbade le 27 février, je suis de retour ce mercredi 5 avril 2022. Plus d'un mois loin de ma famille, c'est beaucoup. Je suis allé assurer mes enseignements à l'ISP Kenge. Les cours se sont déroulés dans l'ambiance habituelle de chez nous avec ses inévitables déboires. Je dois avouer m'en être plutôt bien sorti. J'ai reçu des collègues et étudiants un accueil courtois, une assistance généreuse et une collaboration sans complaisance. Le retour a été plus calme que l'aller. Normal, car j'ai fini l'éprouvant marathon de travail. Bravo aux étudiants pour leur dévouement assidu et leur soif d'apprendre, quoique parfois ils aient tendance à déifier le professeur. Me revoilà donc dans mes pénates.

Je reviens avec plusieurs questions, des doutes et des incertitudes en tête concernant aussi bien la famille que le pays. J'entends les relations humaines en Afrique et l'état actuel du développement. La structure familiale a changé du fait que chacun a les yeux braqués sur sa progéniture. Peu/pas de temps ni d'intérêt pour les autres. Il y a des personnes que je ne vois que parce que je vais vers elles. Et si elles font le pas de venir vers moi, c'est souvent dans le but d'en tirer quelque intérêt particulier. 

Notre pays s'enlise dans la pauvreté, la corruption et la misère. Se développera-t-elle jamais? Rien ne se voit ni ne se sent. Avenir imprévisible. Course au pouvoir. Tout porte à croire que les élections connaîtront du retard, donc glissement. Pauvreté parce que le pouvoir d'achat a nettement diminué avec la montée fulgurante du dollar sur le marché d'échanges. Corruption parce qu'elle est dirigée par une bande de prédateurs qui se distribuent le gateau qu'est le territoire congolais. Un gouvernement remanié où on retrouve 8 ministres originaires du Sud Kivu alors que le pays compte 26 provinces. Un gouvernement où des prisonniers pour crimes de guerre et détournement des fonds se refont peau neuve pour mieux tuer et détourner. Misère d'un peuple terrorisé et muselé par la prédaterie au sommet de l'état où les frappeurs sèment la loi et plongent le pays entier dans le marasme. Un pays pillé par ses voisins qui construisent leur développement sur l'exploitation de ses ressources minières ou agricoles. Un pays où la démocratie affichée n'existe que comme de vains mots. Ce tableau est certes sombre, mais aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon.

Congolais, passez à l'action plutôt que de vous plaindre du Rwanda et consort. L'heure est à la défense de l'intégrité territoriale en dépit de la volonté des puissants de ce monde décidé à le balkaniser. Triste sort d'un pays occupé, maudit et désemparé. Un pays cauchemardesque! Un pays d’incapables foutroubars et d'impitoyables frappeurs-jouisseurs. Sans une vision réelle de se développer. Allez à l'aéroport de Ndjili pour vous en faire une idée précise. Il s'y passe des choses incroyables. Chargeurs, contrôleurs des tickets et passeports,, agents sanitaires, on a l’impression que chacun est là pour vous soutirer de l’argent pour quelque raison que ce soit. Un kilo de surpoids est une offense personnelle contre le contrôleur qui exige sa contrepartie avant de vous enregistrer., Dans ce pays-là, lorsqu'on construit une route où un hôpital, les millions des dollars dépensés sont loin de ce qui se voit sur le terrain. Un système de gestion torpillé par des rétrocommissions officiellement reconnues. Et, et, et....quel pays?

 

4 avr. 2023

N’djili et Bole: deux aéroports

2 avril 2023. C’est le jour du retour. À 7 heures, le chauffeur est déjà là. Le Doyen de l’humanité, comme il se surnomme lui-même depuis nos derniers échanges, a décidé de m’accompagner. Ce dont je le remercie vivement. À l’arrivée le 2 mars comme au départ le 2 avril de N’djili, il était présent. À 8 heures piles nous sommes partis de Pigeon à bord de la petite Mitsubishi Colt. C’est dimanche, le trafic est fluide malgré quelques inévitables embouteillages à quelques points de croisement et aux sauts de mouton ou sautés-moutons allez y voir. C’est selon comme qui dirait. 

A 1,5 km de N’djili nous surprend une crevaison de pneu, juste devant un kiosk servant d’abri à un Bana Mura qui se prétend chef d’antenne. Une antenne où aucun autre soldat n’est présent. Le gars vient menaçant, et voudrait extorquer de l’argent parce qu’il est selon lui interdit de s’arrêter à cet endroit. Ses yeux sont  visiblement rouges sûrement à cause d’une excessive consommation de chanvre. Déjà bourré et puant l’alcool à cette heure matinale. Le chauffeur a le réflexe de présenter le Vieux comme un général retraité de l’armée qui pourrait l’envoyer en prison. En moins de dix minutes, le pneu est remplacé, et nous repartons après avoir remis 6000 fc aux jeunes gens qui nous ont aidés. Contre mon gré le chauffeur a remis 2000 fc à l’agent de l’armée. Nous dépassons l’aéroport pour Terre Jaune où nous attend Rigobert. Le temps d’acheter un « litrage » d’agéné auprès d’une maman mungala. La réalité est que je n’ai pas retrouvé le kiosk où j’en ai obtenu en septembre 22. Je sais que mon curé sera ravi d’en recevoir. Le temps de localiser Rigobert, nous voilà à N’djili. Il est 9h20. 

Les tracasseries commencent dès l’entrée. Chacun se trouve là pour se remplir les poches, qu’on se le dise. Quoique les officiers exigent que seul le voyageur entre dans l’aérogare, nous réussissons à y entrer tous sans problème. Le Vieux n’a même pas jeté un coup d’œil aux agents. Il faut passer au contrôle des bagages. J’ai de la courge, du mfumbwa, des mayebo. On m’exige d’acheter une glacière, je refuse car c’est pas la peine. Quitte à remettre le tout à Rigo au cas où ce ne serait pas possible de passer avec. 10000 fc s’envolent dans la foulée. Une longue queue m’attend au Go Pass où chaque voyageur excepté les dignitaires du pays et alliés doit payer 55$ comme frais d’aéroport. Une cagnotte créér depuis des années dont on ne comprend pas le but car cet aéroport est dans un état misérable avec son éternelle et immense foule de rôdeurs et d’imposteurs. Je prends congé de mes accompagnateurs. 

Il est 10h passées lorsque je me présente au guichet de contrôle Covid-19. Je retrouve Déborah, une dame qui m’a compliqué la vie il y a quelques années ne sachant rien de la Barbade et exigeant que je produise ma carte de séjour en Angleterre. On est devenu amis par la suite car je la retrouve à chacun de mes passages. Au guichet d’embarquement dû Ethiopian, on trouve 1,5 kg d’excédent. La dame s’agite comme si je l’avais offensée personnellement en lui suggérant de mettre une étiquette « Heavy » au lieu d’exiger de l’argent. 20000 fc s’envolent. Vaccination international. Puis le contrôle des passeports. L’homme de la DGM m’apprend que j’aurais dû quitter le pays la veille, et non le 2 avril. On me permet toutefois de passer. Dans le hall d’attente, je fais quelques derniers appels. Au dernier check point, la dame remarque un surpoids, menace de me pénaliser en pesant le sac à dos… se tait lorsque 20000 s’envolent entre ses mains. J’ai très mauvaise conscience. Me voilà évoluant comme un corrupteur dans un univers où on survit par la corruption! Sans recourir à cet ignoble rite impossible de passer. Nzela mokuse ou shortcut. 

Quatre heures plus tard, j’arrive à Bole Airport, Éthiopie. Voilà un aéroport digne de ce nom! Les services sont offerts avec professionnalisme, compétence et élégance, sans discrimination. Je passe tous les check points. Les agents d’Ethiopian offrent leur assistance professionnelle et courtoise, sans rien attendre en retour. Débarquement à 20h10. Je présente mon Hôtel Voucher. Un bus m’embarque à 20h45 pour Skylight Hôtel où j’arrive à 20h55. Aucun retard dans l’organisation. Aucune tracasserie. Je reçois ma clé électronique, dépose mes bagages à main au 7eme étage de l’impose hôtel, descends pour quelques précisions, m’installe tranquillement sur une chaise-repos, appelle Barbados, prends une douche chaude, descends de nouveau au rez-de-chaussée pour un somptueux repas. Je dois faire attention avec le sucre. 

Le matin du 3 avril, un wake up call me rappelle que mon vol pour Londres étant à 10h45, je dois prendre la navette de 8h - 8h30. Je prends rapidement douche, boucle mes sacs, descends déjeuner. M’embarque dans le bus, et me voilà de nouveau à Bole. Trois check points. Sécurité oblige. Je me sens vraiment à l’aise. Même lorsqu’on me demande d’attendre mon passeport pour des raisons de vérification, je demeure serein, n’ayant rien à me reprocher ou ne doutant de rien. Autant j’étais frustré à N’djili dans mon pays de naissance, autant je suis traité avec respect et considération à Bole. Aucun sou ne s’est envolé à Bole. Comme quoi, entre les deux aéroports, c’est le jour et la nuit. Pouvez-vous imaginer qu’il n’y a aucun hôtel dans les alentours de N’djili? Nous sommes vraiment un pays des musiciens, des pasteurs, des frimeurs et frappeurs. Incapables de bâtir une flotte aérienne propre ni un aéroport à notre service! Et si le MP Kenyan avait raison? J’ai dit.

London Staines/Heathrow, 4 avril 2023.


1 avr. 2023

Notre police

J’ai eu le malheur d’être pris en délit imaginaire par les flics de la police routière, prétextant une erreur de clignotant que j’aurais oublié de mettre alors que l’allais tout droit. "Refus d’obtempérer aux injonctions", a prétendu la policière accusatrice devant son capitaine lui aussi voleur que sa collègue. 100 $ qu’ils exigeaient, interrompant longuement mon chemin. Menteurs et criminels, leur ai-je crié à la face. Impitoyables, ils sont montés dans la voiture pour une soit-disant causerie. Tout tournait autour de l’argent… que j’ai négocié. Une clique de malfrats qu’ils sont ces policiers. Notre policier est agent de l’ordre la journée, kuluna la nuit. Le chemin est douteux, tordu et irresponsable.