Octobre 2023. Il se passe sous nos yeux une histoire de deux peuples frères ennemis jurés jusqu'à la derniere goutte de sang. La toute puissante armée israelienne eprouve tant de mal à éradiquer le terrorisme qui vient de la Bande de Gaza. L'arsenal militaire et sécuritaire israelien a aussi des limites. La haine viscérale que se témoignent ces deux peuples divisés par la langue, la race, la religion et l'ideologie culturelle justifie toutes les atrocités qui se vivent continuellement dans ce coin du monde. L'attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas et les représailles meurtrières des troupes de M Netanayu sont des réalités qui prouvent que la paix est impossible. Tout est mis en oeuvre pour détruire l'autre. Les extrémistes de tout bord existent des deux côtés tout comme des pacifistes dont les actions ne changent jamais ou presque la donne de l'histoire. Ils se disputent Jerusalem. Déjà capitale pour Israel, mais aussi rêvée comme capitale dans l'imaginaire mémorial des Palestiniens. L'idéal pour ces derniers est toujours de reconquérir leur terre perdue depuis 1948 avec la création d'Israel. Ceci justifie toujours cela. Ou mieux cela justifie toujours ceci. Ces deux peuples en lutte perpétuelle se livrent à une guerre sans fin, dévastatrice et meurtrière. Certains vont jusqu'à affirmer que ce destin conflictuel est inscrit dans leurs livres sacrés, et trouvent dans la Bible et dans le Coran, les versets ou sourates qui le justifient. Les massacres mutuels s'élèvent déjà à quelques milliers en moins de cinq jours. Cela s’est vu, cela se verra. Les déclarations belliqueuses s'avèrent extrêmement violentes, criminelles et écrasantes; elles ne visent que la mort. L'ONU assiste impuissante à ces carnages alors que les Etats-Unis brandissent, comme à chaque tournant historique, leur soutien indéfectible aux Israeliens. Paix impossible.
11 oct. 2023
5 oct. 2023
Des relations humaines
Les relations humaines changent avec le temps. Des amis deviennent ennemis, des mariés divorcés, des prêtres défroqués, etc. Les séparations et les divisions se vivent au fil du temps. C'est la réalité de la vie. Un changement s'impose à chaque tournant de l'histoire. Le temps construit, et le temps détruit. Tout est question de temps. Vivants, les poissons mangent les insectes. Et morts, ils sont dévorés par les fourmis. Tout passe comme un fleuve, et rien ne rentre en arrière. Tout va de l'avant. La mort approche, rien ne l'empêche ni ne la fait reculer. Elle est inévitable. C'est le destin de tout vivant.
Les relations entre les êtres humains subissent également les coups du temps. Les hommes dans leur fragilité ne cessent de s'accommoder du présent, au point parfois de contredire leur pacte initial. Cela arrive souvent. Qu'un père jure de ne plus jamais parler à son fils ou sa fille voire à tous ses enfants, ce n'est pas normal, mais cela arrive plus qu'on ne croit. C'est la gestion du temps, c'est-à-dire des événements temporels qui se tissent selon certaines circonstances. Que deux amis jadis inséparables deviennent chien et chat dépasse tout entendement. Mais cela arrive et même plus souvent qu'on n'imagine. Revenez dans dix ans évaluer la relation amicale entre deux personnes que vous avez vues liées aujourd'hui. Vous tirerez vos conclusions quoiqu'il faille parfois investiguer plus en profondeur sur le type de relation, les motivations qui la maintiennent ou la détruisent, ce qui a permis que la relation évolue dans un sens ou un autre. Bien que je ne sois pas parfait, il m'est arrivé de réconcilier des personnes, des familles ou encore de guider certaines relations surtout dans ma fonction antérieure. J'ai observé que la résistance à la séparation dépend souvent de la disposition des personnes à persévérer ou à abdiquer. Un rien, une erreur fatale, une omission, peut définitivement détruire une relation, si on n'est pas assez critique, si on écoute les on-dit des voisins, souvent jaloux et destructeurs de relations.
Et lorsqu'il y a réconciliation entre deux membres dont la relation peut être familiale ou professionnelle, les fomenteurs des coups bas ne sont pas du tout contents. Ils vont crié au scandale, tout faire pour décourager les réconciliés au point de semer le doute dans le chef de leurs interlocuteurs. J'ai à ma surprise appris qu'un collègue professeur m'en veut pour avoir refusé de lui prêter de l'argent. Tout le monde sait que le risque était grand que cette dette ne soit jamais réglée, à cause de la distance entre les partenaires concernés. Emprunter de l'argent, c'est déjà en soi source de querelles ou de litiges. L'argent prêté ou emprunté détruit souvent les relations. Je ne parle pas d'autres causes de séparation: malhonnêteté, jalousie, escroquerie, immoralité, infidélité, imposture, injustice, mensonge, etc. Et le temps y est pour beaucoup. Un locataire accumule des retards de plusieurs mois pour régler son loyer, souvent à dessein pour narguer le propriétaire. La confiance, une fois mise à l'épreuve, ne se rétablit jamais. Le temps révèle la solidité visible des relations humaines.
Nous qui avons un certain âge savons ce qu'il en est de ces relations. Les plus solides et inébranlables sont fondées sur de très simples vertus humaine comme l'entente, la compréhension et la confiance mutuelles. Le reste n'est que théorie et blablabla. Parfois on confond accord et amitié, collaboration et union intime. Prudence est de rigueur.
4 oct. 2023
Zum Geburtstag Viel Glück Traudl
3 oct. 2023
3 octobre 2007-23
Voilà 16 ans que jour pour jour Papa a été inhumé à Kinshasa. Paix éternelle à son âme!
24 sept. 2023
Où va notre pays?
Tout le monde se précipite aux élections. Les élections elles-mêmes sont sujets à débats. Il n'y a pas d'accord sur le ficher électoral. Certains opposants exigent qu'il soit audité par un organe indépendant, mais la CENI ne l'entend pas de cette oreille. L'opposition supçonne une fraude massive programmée en faveur du leader Tshisekedi. Fayulu le démontre chiffres à l'appui, mais la CENI ne cède pas. D'autre part, depuis New York on entend Corneille Naanga demander à Tshisekedi de dévoiler le contenu de l'accord qu'il aurait conclu avec Joseph Kabila pour accéder au pouvoir. Celui-ci déclare avoir gagné les élections de décembre 2018, pendant que Fayulu proclame toujours être le président élu. La vérité des urnes aurait été déviée et falsifiée à la faveur d'un accord de passation civilisée de pouvoir. Nous l'avons entendu depuis 2019. Que l'ancien president de la CENI Naanga qui avoue avoir co-rédigé le texte de l'accord s'oppose aujourd'hui à Tshisekedi laisse tout le monde ahuri et remet en question toute le processus éléctoral. Il y a eu quelque chose d'insolite. Soit! Où va notre pays? Quel bilan M Tshisekedi défend-il pour mériter une réélection? La coalition initiale CASH FCC a volé en éclats, remplacée par une Union Sacrée cousue de fil blanc. La corruption et les detournemens des deniers publics battent des records jamais égalés. L'appareil administratif et la gestion de la chose publique sont chaotiques. Des territoires entiers échappent au contrôle du pouvoir central, des poches d'insécurité existent à l'Est comme dans la région de Kwamouth, Kwango, Kwilu. La RDC n'est pas entière, elle est découpée, occupée et envahie par des étrangers. Mais le pouvoir en place sollicite un deuxième mandat. Où allons-nous? Où va notre pays? Il y a du travail, beaucoup de travail pour le remettre sur les rails.
20 sept. 2023
Adieu Jacques Chevrier
Depuis le 30 août 2023 est décédé Mr Jacques Chevrier, spécialiste des littératures francophones et pionnier dans la recherche de ce domaine. L‘auteur de Littérature nègre a eu une carrière professorale admirable, il a publié plusieurs essais et articles, dirigé des thèses, préfacé des ouvrages. J‘ai eu le privilège de le rencontrer à Paris en avril 90 lors d’un séminaire qu‘il animait au Centre d‘Etudes Francophones, Sorbonne. Lorsque je lui ai parlé de mon intention d‘ecrire mon mémoire, il m‘a invité à faire une investigation bibliographique avant de décider, estimant avec raison qu‘il y avait d‘autres travaux sur le sujet. Merci JC pour votre énorme contributions aux études francophones. Que votre âme repose en paix!
„Tout marquis veut avoir des pages“
Et si nous vivons dans le monde mythique qu’évoque Jean de la Fontaine à la fin de sa fable? Je m’interroge sérieusement , et trouve cette idée concevable. Nous sommes à la croisée des chemins entre sagesse vs prétention. Le monde où l‘on est différent de sa vraie identité. Mon défunt papa observait chez certaines personnes une confusion entre monter dans un camion et louer un camion. Un passager descendant d‘un véhicule l‘avait surpris en déclarant: „J‘ai loué ce camion“. Cette réalité se vit hélas à tous les niveaux.
On nous parle souvent de la main-mise étrangère sur les ressources minières et naturelles de la RDC, mais on mentionne peu la complicité criminelle de nos propres compatriotes dans cette tragédie qui marque à jamais l‘histoire. Quel pays laisserons-nous à nos descendants? Cette préoccupation ne semble pas concerner la classe qui nous dirige plus préoccupée de leurs intérêts immédiats. Mme Telle encaisse mensuellement près de 100 000 USD pour un service traiteur qu‘elle n‘a jamais ni de près ni de loin assuré à une compagnie nationale. La compagnie ne fonctionne pas mais l‘allocation est perçue dans délai. Une compagnie de l’état paie à un sujet indien ou libanais un loyer exorbitant alors même qu‘elle aurait pu se construire son propre immeuble à défaut d’occuper un immeuble de l’état. En fait, derrière le libanais ou indiens se cache un homme invisible qui tire les marionnettes. L'inamovible Parain qui règne sur l'immense empire financier de ce pays. Pillage systématique. Saignement à blanc. Souvent, ils sont au sommet, intouchables et tranquilles dans la sordide manipulation de leurs magouilles.!
Un cercle d’initiés s‘enrichit scandaleusement alors que les enseignants d‘Oshwe et Bokoro peinent à recevoir quatre mois de leurs maigres salaires. L‘argent serait retenu par quelque agent administratif. Avant de le libérer, des coupes seront effectuées pour justifier telle ou telle contribution imaginaire. Et cela en toute impunité. A tous les niveaux nous sommes vidés de nos biens et spoliés de nos acquis. Normal qu‘on se rue tous vers la politique. Mais tout le monde ne saurait être élu. Celui qui ne fait rien semble le plus occupé. Le paresseux est couvert de gloire et d'honneur. Celui qui fait tout est méprisé, sommé comme un esclave à encenser les fainéants et les médiocres. „Tout petit bavoir des ambassadeurs“… réalisez vos fables.