18 nov. 2023

C'est fini avec George Weah au Liberia

17 novembre 2023. Le peuple a décidé au Liberia après un second tour qui a fait la différence. Monsieur George Weah a concédé sa défaite avec fairplay. Pendant son mandat, il n'a pas rempli sa mission ni les attentes de ses électeurs qui l'ont remis à sa place. Excellent footballeur mais piètre président. Le peuple libérien a tranché. Le nouveau président, c'est le vétéran Joseph Boakai, 78 ans. Une page est tournée. George Weah c'est fini. Vive la démocratie. Respect! 

Une leçon à suivre! En Afrique les présidents ont tendance à  s'accrocher au pouvoir comme s'ils étaient nés pour l'être à vie. Avec des bilans négatifs ou mitigés, ils ne cèdent jamais, tripatouillent la constitution et les règles démocratiques pour leurs intérêts personnels au lieu de viser le bien suprême. Souvent ils prétendent qu'ils incarnent les aspirations alors même qu'ils pillent les ressources du pays, sèment l'insécurité à défaut de défendre l'intégrité territoriale et de développer le pays. Tribalisme, népotisme, injustice, chômage, pillage, enrichissement illicite, corruption, gabegie, malversations financières, paupérisation de la population, etc. Voilà l'horrible bilan qu'ils affichent scandaleusement au lieu de travailler pour leur peuple, et avec ça, tout en ignorant prenant leurs compatriotes en otage, ils briguent et accumulent des mandats interminables. Les Liberiens ont dit leur dernier mot: Weah out. Boakai yes! Congratulations Mr President-Elect. Une passation de pouvoir sans ambiguité: Vive la démocratie. Vive le Liberia ! 

15 nov. 2023

Palestiniens et Juifs: Entente impossible

C'est commse si c'était inscrit dans le Coran et la Bible que ces deux peuples ne pourraient jamais s'entendre ni cohabiter pacifiquement sur ce territoire dont ils revendiquent l'origine. Tout les oppose. La religion, la culture et l'histoire quoiqu'une observation attentive montre d'incroyables similitudes dans leurs us et coutumes. Ils sont certes différents, mais très proches dans leurs comportements et approches des réalités du monde. Cette haine viscérale qui les marque réciproquement est fondée sur un héritage commun dont ils se disputent la propriété. Jérusalem Ouest mais il y a aussi Jérusalem-Est. Juifs, mais il y a aussi des Arabes en Israël. Impossible de les séparer ni de les anéantir quoique des efforts pour les museler et les faire disparaître existent. La Bande de Gaza est et a toujours été une poudrière depuis la création de l'état d'Israel. La cohabitation n'a jamais été pacifique, et au vu de ce qui s'y passe à chaque décennie je doute qu'elle le sera jamais un jour. "Israel a le droit de se défendre", tel est le slogan que proclament les Américains et leurs puisants alliés pour soutenir la cause d'Israël. Ce discours-là maintient l'existence et la survie d'Israel. Le Hamas se présente comme une bande des terroristes dont le seul but est de défendre leur terre natale en tuant leur plus des Juifs possible. Difficile pour un outsider de comprendre ce qu'il en est car il y a beaucoup de pesanteurs idéologiques et ethniques qui les séparent. Comment imposer la paix sur ce territoire du Moyen Orient demeure une énigme qui dépasse les efforts entrepris jusque là. L'ONU dénonce un carnage qui s'opère actuellement à Gaza. On ne sait pas jusqu'où ca ira. Le monde entier observe, ahuri et impuissant de maîtriser la fougue des Israëliens qui cherchent à libérer les ôtages à tous prix. Et tous les moyens sont mis en oeuvre pour atteindre ce but. Le Hamas accuse Israël d'être responsable de tous les maux et désastres. Il ne faudrait pas oublier les extrémistes où ultra-orthodoxes de tout bord. Tout le monde parle de paix, vise la paix, mais n'a pas le même agenda, ne met pas les moyens pour y arriver. Il y aura après les présentes atrocités un temps d'accalmie, puis le cycle infernal de la violence reprendra. 

13 nov. 2023

12.11 Deux enterrements

Hier 12-11-23 ont été enterrés à Kinshasa deux proches - un oncle et un aîné - décédés de courte maladie. Papa Rigobert Mwangu, frère cadet de l'abbé Fidèle Pindi, je ne l'ai plus vu depuis plus de 40 ans. J'ai par contre revu Ya Sylvain Matensi aux obsèques de ma nièce Alida. Ce dernier etait le frère ainé de mon ami d'enfance Tryohon. Ainsi se boucle la boucle. Paix éternelles à leurs âmes! 

11 nov. 2023

Deux événements mémorables

Peut-être oubliés par certains pour ne les avoir pas vécus, ces événements demeurent en moi, dans mes souvenirs. 

Kenge, 12 novembre 1972. Le premier, il y a 51 ans, c'était l'ordination sacerdotale de l'abbé Kapende Swa Yamfu à Kenge, par Mgr François Hoenen. Le première ordination à laquelle j'assistai de ma vie. J'ai déjà plusieurs fois évoqué cet évenement dans ce blog. J'ai vu Kapsy à la Procure de Kenge en septembre 23. Sa santé a sérieusement décliné. Devenu totalement dépendant, Kapendson qui nous a tant fait rêver, passe difficilement ses vieux jours. Agé de 77 ans, il mérite une attention particulière de la part de ceux et celles qu'il a formés spirituellement et humainement. Ses prédications légendaires, sa tenue impéccable, son sens du verbe poétique spécialement pour moi littéraire, son intégrité lui ont valu l'estime et l'appréciation de nous tous. Quel grand humoriste Mr M'Khetu Toma Ku Nzo M'Kwenu Nsinga N'situ! Très peu se souviennent sans aucun doute de ce sobriquet pamphlétaire auquel lui répondait M'Tukidi Mayanda. Cela se passait entre 82 et 87. Que des souvenirs! Smile awhile Mbuta Mutu en ce jour béni!

Kalonda, 12 novembre 1978. Le second, il y a 45 ans, l'ouverture officielle du grand séminaire St Augustin de Kalonda, par Mgr Lubaki, alors évêque co-adjuteur de Matadi et président de la CEPKIN. Nous sommes en 78. Faustin Mampuya et moi venons de commencer notre régence au petit séminaire de Kalonda. Dans un esprit de proximité, les évêques du Bandundu - menés il faut le souligner par Mgr M'Sanda -  ont décidé de créer ce philosophat, rompant ainsi la tradition d'envoyer des séminaristes du Bandundu à Mayidi. On nota l'absence de plusieurs évêques... Soit! La maison régionale déplacée à Ngondi et l'ancien juvénat SVD constituèrent le premier site d'installation en attendant que le petit séminaire ne vide progressivement les lieux les années suivantes. Les abbés Dosithée Ndoyi (+) et Jean-Valère Mbuluku furent les pionniers de cette aventure historique qui continue jusqu'à ce jour. Missionnaires SVD, formateurs des petit et grand séminaires partagèrent cet espace commun dans une convivialité remarquable. Cette pépinière a formé quelques centaines de prêtres et autres intellectuels en activité au pays et dans le monde. Il serait souhaitable qu'un historien de l'église retrace les débuts de ce grand et retrace la contribution de Kalonda à l'édification de l'église.

Les deux événements sont liés étant donné que l'abbé Charles Kapende était le directeur du petit séminaire alors que s'érigeait le grand sur le même site. Félicitations à l'abbé Kapende pour ses 51 ans de sacerdoce. Rendons grâce au Seigneur pour les 45 années d'existence du grand séminaire de Kalonda. 

9 nov. 2023

Migration, immigration, émigration?

Oui migration, immigration, émigration riment souvent avec mort, humiliation, esclavage, expulsion. C'est en fait le cycle de la violence. Je m'explique. On a constaté des déplacements massifs de population suite à la guerre, la désertification ou encore à l'invasion capitaliste. Des milliers des personnes, pour la majorité des jeunes en quête de mieux-vivre, quittent leurs pays pour l'eldorado occidental ou oriental. De l'arrivée à leur établissement au cas où ils ne seraient refoulés à la frontière, ils affrontent des types inouïs de violence. Aucun pays, en dépit des discours officiels, ne les accueille à bras ouverts. Les risques pris pour contourner ces heurts sont périlleux, inhumains et exceptionnels. Quoique des procédures d'accueil soient en place, ils sont souvent victimes de toutes sortes d'humiliants sacrifices, à la limité de l'animalité. Des bouches commencent à se délier sur ces atrocités longtemps tues pour ne pas ternier l'image des pays-hôtes.  

La violence contre l'étranger est devenue naturelle: on l'exploite, on l'expulse, on l'extermine. L'étranger c'est l'esclave, le mal-aimé qui est la source de tous les malheurs qui surviennent dans le pays-hôte. Il faudrait l'abattre avant qu'il prenne la décision de vous tuer. Principe de guerre anticipée et d'auto-protection programmée. On s'entretue pour un lot de terre. Tue-moi ou je te tue. Cette loi de la prédation humaine qu'est la guerre se concrétise sous plusieurs concepts pacifistes et certaines organisations internationales officiellement connues. N'est servi que l'intérêt du plus fort qui se trouve au-dessus de la loi. Pour moi qui ai plus de la moitié de ma vie hors de mon pays natal, je sais de quoi je parle, je sais quelles stratégies monter pour survivre avec une relative décence. "Le mal du pays" vous suit où que vous alliez cacher votre misère.

Pas plus tôt ou tard que hier, le Sénat français a durci les conditions d'octroi des séjours en France afin de faciliter les possibilités d'expulsion des étrangers en situation irrégulières ou dont les dossiers d'asile n'aboutissent pas. Ma compréhension. Corrigez-moi car j'ai l'art de mal comprendre certains illogicismes qui résistent à mon entendement. Bref, la France a besoin de la main-d'oeuvre étrangère, les inutiles ne l'intéressent pas, ils sont expulsés souvent manu militari. Quelle humiliation! Tout cela pour avoir cherché à vivre et travailleur dans ce pays. 

Pas plus tôt ou tard qu'une semaine, je me trouvais à Madrid Airport. Une foule de jeunes sénégalais amassées dans la zone de transit. Voulant me renseigner sur ma connexion, on m'assimile à ces jeunes gens ignorant la sagesse de ma calvitie. J'ai dû forcer le passage pour que l'agent d'Iberia m'accueille, et me réserve ma chambre à Airport Suites. Le temps de l'attente m'a permis de socialiser avec ces jeunes qui tous voyageaient vers Nicaragua. Les portes de la France étant devenues hermétiques, une autre s'est ouverte du côté des Américas pour l'eldorado américain. L'aventure du déplacement intercontinental se poursuit, se poursuivra tant que la situation économique et politique ne s'améliorera pas en Afrique. Ce que Djouf confirme: "Il n'y a pas d'avenir pour les jeunes au Sénégal. Pas de travail. Pas de vie. Seule solution: partir. Nous sommes des nomades, émigrés traditionnels en mouvement perpétuel. Nos arrières grands-parents ont construit l'Europe, nous continuons leur mission à notre manière, etc. "

Aujourd'hui, je suis là à m'interroger sur le bonheur du bercail. Vaut-il mieux de profiter des avantages socio-économique qu'offre l'exil que de retourner travailler au pays natal? Cette question ne se pose plus pour moi, mais pour les personnes en actvité. J'ai choisi l'émigration. J'ai fait le choix de travailler à l'étranger pour raison de commodité personnelle. Dans mes conditions, il m'aurait été difficile, voire psychologiquement ou émotionnellement impossible, de m'épanouir au pays natal. Néamoins, sentant le mal du pays, j'y retourne depuis quelques années pour y exécuter ce que je sais le mieux faire: enseigner. "Insuffisant", me dit mon pourfendeur.  A chacun de faire sa part pour le pays.

5 nov. 2023

Adieu Henri Lopes

 Avec une grande douleur, je viens d'apprendre hier la mort de l'écrivain congolais Henri Lopes. Écrivain de grand talent, Lopes était surtout un homme très simple. Solennel dans son rôle de diplomate chevronné et surtout fin homme politique. J'ai l'immense plaisir de passer une semaine à ses côtés et son épouse elle aussi d'heureuse mémoire à Pointe-à-Pitre à l'édition 2006 de la foire du livre. C'était une excellente rencontre dont je garde des souvenirs inoubliables.

Pour la petite histoire, sans le savoir ni le vouloir, j'avais eu en 1982, l'occasion de rencontrer son père biologique à Maluku. Il m'était présenté comme étant le père d'un ancien premier-ministre du Congo-Brazzaville appelé Henri Lopes. A l'époque, j'étais secrétaire à l'évêché de Kenge. Je voyageais de Kinshasa vers Kenge dans la jeep du Fr Hans Krögner alors chargé des élevages à Kolokoso. Ce dernier entretenait des relations d'affaires avec le père d'Henri Lopes. Je n'oserai pas affirmer qu'il s'appelait aussi Lopes. Il nous a reçus dans son belle propriété sur les bords du fleuve Congo. L'escale a duré un peu moins d'une heure. Voilà que la vie dans son parcours compliqué a fait que je fasse des études de littérature française et me retrouve enseignant à l'université des West Indies, Barbados. Comme je me suis spécialisé dans la littérature africaine et caribéenne, j'ai eu l'honneur de représenter notre campus à la Foire du livre de Guadeloupe en 2006, où j'ai cotoyé René Depestre et Henri Lopes, Simone et André Schwarz-Bart, ou encore James et Emelie Prophète. Etant logés dans le même hôtel au Gosier, nous avions eu plusieurs occasions de communiquer et de socialiser.

Le nom d'HL est familier dans ce blog. Je l'ai évoqué à plusieurs reprises. Par exemple, en décembre 2014, j'ai écrit un pamphlet lorsqu'il a raté le poste de secrétaire général de l'OIF alors que tous les sondages le donnaient gagnant. Voilà entre autres ce que j'ai publié à son sujet.

"Lopes. Un homme fascinant à plusieurs égards. Simple, élégant, noble, Henri appartient à la catégorie des gens qui ont embrassé la politique par souci de servir leur nation. Il l'a fait et continue à servir son pays. Ministre, premier-ministre, directeur-général adjoint de l'UNESCO, ambassadeur, Henri Lopes demeure un homme exceptionnel et digne de foi. Un des rares politiciens que je respecte, parce qu'il est un littéraire comme moi. Notre rencontre à la Foire du Livre de Pointe-à-Pitre en 2006 m'est restée mémorable car, ne l'ayant jamais approché auparavant qu'à travers ses écrits, j'ai découvert un homme au grand coeur et sympathique. Sa défunte épouse était présente. Paix à son âme! Je me souvierns particulièrement du dîner pris ensemble chez André et Simone Schwartz-Bart. C'est par devoir d'amitié et d'appréciation personnelle que j'ai publié un article "Henri Lopes" dans The Encyclopaedia of Africa and the Americas (Santa Barbara, 2008)"

J'ai déjà parlé du récit anecdotique qu'il m'a racontée à propos du remplacement de la langue française dans les écoles primaires. Il était ministre de l'éducation ou de la culture dans les années 70, lorsque pris par l'engouement qui embrasait les esprits des intellectuels de l'époque, il a décidé de faire campagne pour l'adaptation des langues africaines dans le système éducation congolais. Alors qu'il parcourait des villages pour sensibiliser et faire campagne sur cette idée très révolutionnaires, le jeune ministre fut abordé par un monsieur d'un certain âge. "Tu es ministre parce que tu as appris le français, parce que tu as fait tes études en français. Tu demandes donc à mon fils d'effectuer ses études en langues africaines. Donc mon fils ne sera jamais ministre." Cette remarque sonna le glas de la révolution que le jeune ministre de l'éducation avait entreprise avec enthousiasame et zèle. Modèlée à l'image fascinante du colonisateur, la population congolaise n'était pas prête à accepter cette réforme scolaire. Un problème très sérieux et actuel lorsque l'on considère l'impact négatif de la francophonie sur la survie des langues colonisées. 

Après la foire du livre, j'ai certes eu contact avec lui par des amis communs ou des personnes interposées. Combien de fois j'ai reçu des invitations de me rendre à l'ambassade de la RPC si jamais je me trouvais à Paris? Comme par coïncidence, j'ai une fois voyagé avec sa secrétaire dans un train entre Stuttgart et Ulm. Une dernière par la prof. Lydie Moudileno. Le contact était là, mais nous nous sommes plus rencontrés. Mais je garde des souvenirs de récits entendus de lui et de son épouse. Cette dernière aurait connu Wemba à Brazza aux premières années de sa carrière musicale. J'ai retenu que de l'auteur de Pleurer-rire qu'il est né à Léo, qu'il a grandi à Brazza, et qu'il a fini son école primaire à Bangui avant de revenir à Brazza d'où il obtenu une bourse d'études d'histoire en France. Qu'il parlait le sango, le lingala et le kikongo verso Congo-Brazza. Avec moi, nous parlions surtout français, mais son lingala n'était pas mauvais. C'était des retrouvailles au coeur de notre Congo commun en pleines Antilles. Du moins je garde de lui quelques observations remarquables sur la vie culturelle et politique de l'Afrique, sur la corruption et sur quelques individus comme Tchicaya U Tam'si ou René Depestre avec lesquels il a collaboré à l'UNESCO. Et même le plaisir de discuter avec deux écrivains majeurs de la littérature africaine et caribéenne. Il m'a aussi parlé de Tierno Monenembo comme de Sony Labou Tansi comme des proches. Merci H Lopes de m'avoir montré ta face humaine et ta simplicité admirable. J'ai entendu quelques critiques négatives de la part de quelques collègues lorsqu'il était ambassadeur, mais je crois que nul n'échappe au destin de son métier. Et nul n'est bon avec ou pour tout le monde.

Adieu Henri Lopes. Repose en paix! Que tes oeuvres parlent pour toi maintenant que tu es parti, car un artiste ne meurt. Puis la terre de nos ancêtres t'être douce et suave. L'Afrique gardera de toi une mémoire considérable. 


3 nov. 2023

L'esclavage moderne

Un monsieur rencontré par hasard dans un aéroport m'a surpris en parlant d'esclavage moderne au lieu de parler d'esclavage tout court. Les formes de l'esclavage sont fondamentalement les mêmes quels que soient les temps historiques. C'est le complexe de supériorité ou d'infériorité qui justifie que le plus fort impose sa loi au plus faible. L'inférieur sert le supérieur. Cette hiérarchisation de la société a créé les castes et les classes sociales. Le roi s'impose à tous parce qu'il est un être qui se place au-dessus de la loi quoique la société lui concède seulement quelques droits limités  ou étendus. Monarchie constitutionnelle ou et parlementaire, des astuces pour camoufler la puissance imparable du roi. En fait, les chefs de l'état jouissent du même principe régalien dans les territoires qu'ils président. Moderne ou traditionnel, l'esclavage obéit aux mêmes principes de sujetion de l'autre à sa puissance. Le Blanc exploite le Noir et ses richesses; le Noir va chercher l'eldorado chez le Blanc, modèle du développement tel que défini par les agences gouverneentales ou onusiennes. Entre le Noir, au bas de l'échelle sociale, et le Blanc au sommet de cette même échelle, se situent les autres races intermédiaires. Comme quoi le plus fort exploite le plus faible. Ce n'est pas aujourd'hui ni demain que cela changera. La dialectique du maitre - esclave jadis attribuée à ou soutenu par Hegel est une réalité. Elle fonctionne de tout temps comme l'explication la plus rationnelle de l'inégalité humaine. La conviction que les hommes sont inégaux fait partie des  stéréotypes indécrottablez de l'esprit humain. Tous les hommes ne sont pas égaux; la réalité le démontre. Que tous les hommes  soient égaux relève de la naïveté. Tout ce que le monde endure en termes de guerre, de conquête, d'invasion, de migration ou même de simple mutation professionnelle relève de cette dynamique.