25 févr. 2025

Kubutuka ya mbote Mama Mapasa

25 février 2025. Mono ke zodila Mama Mapasa Abuka Mosimi-Mabana kiese, ngemba, ngolo ya nitu ti ya ntima, lutondo ti nkwamina na kilumbu yai ya mpwena. Mfumu Nzambi kusambula ye kupesa yandi bamvula diaka mingi ya luzingu. 

Kumosi ti ba mapasa ti bampangi nionso ya familia, beto ke yimbila yandi "Mbotama Elamu". Mbotama elamu Mama Mapasa! 

24 févr. 2025

Prof Pedro Welch in memoriam

London 21 February 2025. Whereas I was transiting from London to Barbados, I received a message from Miss Alison Johnson announcing the passing of Professor Pedro Welch, former Deputy Principal of the Cave Hill Campus and former Dean of the Faculty of Humanities and Education. I am personally saddened by the loss of this great Caribbean historian, who once chose me to become his Deputy Dean. Prof Welch is among the few persons I knew during the first year of my presence at Cave Hill and to whom I became closed. The first time I met him was when we had to deal with French Lecturers of different Caribbean territories. At that time he was in charge of Distance Education. After the publication of his major and seminal book titled  Slave Society in the City: Bridgetown Barbados 1680-1834 (Ian Randle Publishers, 2003) he joined the Dept. of History and Philosophy, and he became our Dean succeeding to Prof Hazel Simmons-McDonald. It was also during his tenure as Dean of FHE, that I was promoted to the rank of Professor of Francophone African and Caribbean Literature. He called me from St Augustine to announce this achievement of my university career. Beside his academic activities, Pedro was a church minister, he used to come on Wednesdays to participate in prayers with the community in the Art Lecture Theatre. He possessed also musical talents. I once witnessed his performance at a funeral in a church at Grazette, he played keyboard to an outstanding level. I was amazed. I salute the colleague and friend, I salute a family father whose daughter was married to a Nigerian fellow. I salute the man, the leader and the generous Christian apostle. Deepest condolences to his wife, family and dear ones. May his soul rest in peace. Amen.

20 févr. 2025

20 février: Retour avec Ethiopian

Une fois de plus je viens de passer par l'aéroport de Ndjili pour retourner chez moi après un mois se séjour au pays. Exceptionnellement j'avais un extra bagage. Chose simple ailleurs mais un véritable problème aux pays des koulouna et de wewa. Chacun vole à la mesure de sa laisse. Tel est le moto.

Ce que je viens de vivre aujourd'hui dépasse l'entendement. Cet aéroport n'offre aucune sécurité aux voyageurs. Il faut commencer par soudoyer les agents de police du parking, ensuite le porteur qui vous trouve un chariot, ensuite le filmeur. Là je viens de recourir a ce servicce de filmage. A côté du filmeur officiel, les agents des sociétés aériennes s'arrangent pour effectuer cette opération clandestinement. Et ils le font à la main libre. Je leur ai glissé 20 000 fc contre 10$. 

Après l'enregistrement, la DGM s'est montrée correcte et courtoise. Mais à la sécurité de scan, on a failli me faire payer 50$ pour des mbinzo qui ne valent rien. Devant mon refus de les payer, ils ont fini par accepter 10$. Puis à la sortie de la salle d'attente, un agent trouvant mon bagage à main trop lourd, n'a rien voulu entendre. Je découvrirai que tous utilisent la même stratégie d'intimidation. En fait, tout se paie. Là j'ai jeté 40$.  Faut donc compter 100$ pour arriver à l'avion. Quel aéroport! Quel service. Une vèritable mafia à la place d'agents de voyage. 

J'arrête. Je suis à Addis-Abeba. Ça c'est un aéroport. No more comments.


17 févr. 2025

De nouveau à Kin: Que du désordre!

La chose qui me dérange chaque fois que j'arrive à Kin, c'est le manque d'ordre à tous les niveaux. Je ne parle pas de la politique mais du comportement des personnes. Placez-vous à n'imporre quel coin de rue, observez les gens qui passent. Enfants, jeunes, adultes et personnes âgées,  tous portent sur le front le stigmate de ce désordre viscéral. Une terre sans loi où les agents dits de l'ordre en sont les principaux pourfendeurs. 
Observez les immondices et les nids de poule qui ne sont ni traités ni repares, à côté desquels tous les usagers de la route sont inévitablement forcés de passer. On pollue la voie publique avec des plastiques, des mégots de cigarettes, des papiers d'emballage, de mares d'urine et d'excréments. Et on trouve cela normal. On frise l'inhumain et la bestialité. Toutes les notions jadis apprises en hygiène et en éducation civique sont bafouées.  Quelles leçons morales peut-on tirer d'une société qui refuse de s'améliorer ou de se développer? Quelle capacité de destruction de tout ce qui a été patiemment construit? Toute l'énergie dépensée à détruire aurait pu construire le pays si elle avait été bien canalisée.  L'éducation au bien commun comme au droit des autres fait largement défaut  
RDC eloko ya makasi ou Kin mboka elengi. Des inepties qui à force d'être répétées deviennent des valeurs accréditées par les instances de probité morale. Observez les passants. Faites attention à leurs propos. Soyez heureux si leur langage vous échappe ou vous est inconnu car la courtoisie a disparu de leur vie depuis plus d'un siècle. Insultes, bagarres, invectives, violences de  propos,  vulgarités de toutes sortes vous donnent la mesure de l'échelle d'éducation qui les guide. Encore faudrait-il qu'ils aient couper le bic. Ne soyez pas surpris. L'immoralité trône au pays des pasteurs-prophètes faiseurs de miracles et des koulouna en cravates, à l'empire des wewa et autres criminels de grand chemin. On s'enlise vraiment dans la décrépitude éthique, au fond de l'inénarrable et de l'indicible. Et cela à tous les niveaux hélas!
Le désordre, oui le désordre à n'en jamais finir. "Où vont-nous?", se serait exclamé mon comédien d'ami trop tôt parti ad patrem, Mr Boubou. Respect éternel à ton nom.
Écœuré,  j'arrête là cette reflexion matinale. 

16 févr. 2025

ACP: La RAK portée sur les fonts baptismaux

https://acp.cd/culture/kwango-la-revue-academique-de-lisp-kenge-portee-sur-les-fonts-baptismaux/

 

Kenge, 13 février 2025 (ACP).- La revue académique du Kwango (RAK)  des professeurs  de l’ISP/Kenge a été  portée sur les fonts baptismaux, jeudi,  par Mgr Jean-Pierre Kwambamba, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango au sud-ouest de la République Démocratique du Congo, au cours d’une cérémonie inaugurale. 

« La nouvelle revue académique que nous avons l’honneur de lancer en ce jour, ne sera pas seulement un outil de publication, mais un véritable espace de réflexion, d’échange et d’innovation. Elle a pour vocation de donner une voix à nos chercheurs, à nos enseignants, et à nos étudiants ; en valorisant leurs travaux et leurs idées. Nous souhaitons ainsi contribuer au développement de la recherche scientifique dans notre province et faire ainsi écho au-delà de ses frontières», a fait savoir Prof Bibiane Niangi, directrice générale de l’ISP Kenge.

«  Nous avons l’honneur et la joie de vous saluer à l’occasion de la présentation officielle de notre revue académique du Kwango/Academic Journal of Kwango (RAK). Cette date entre dans les annales de l’ISP Kenge parce qu’elle consolide l’apport de l’Association des professeurs de l’ISP Kenge (APISPK).

 Notons toutefois que l’ISP Kenge a pendant quelques années, produit la revue Luhangu Lwa Nzambi disparue des radars. La RAK vient en quelque sorte combler un vide laissé par Luhangu, mais la similarité s’arrête là », a déclaré Prof Claver Kahiudi Mabana, directeur de rédaction de cette revue.

Et d’ajouter : « Ce numéro est majoritairement constitué des contributions présentées au colloque, auxquelles nous avons ajouté quatre articles hors colloque. Le comité de rédaction est constitué de tous les professeurs de l’ISP Kenge piloté par un directeur, un secrétaire de rédaction et un secrétaire administratif. Le plus dur était la collecte des manuscrits des collègues, heureusement notre expérience d’éditeur nous a énormément aidés à contourner quelques ennuis du métier ».

Pour  le Chef des travaux , Claude Kidinda Mokola,  les sujets traités par les quinze contributeurs ont été exploités dans divers domaines notamment l’éducation pour le développement humain, rôle de l’ISP par le professeur Floribert Kiala Sadilakanda de l’ISTM Marie Reine de la Paix ainsi qu’Impact de l’ISP de Kenge dans la Province du Kwango qui s’est appesanti sur l’ « état des lieux et perspectives, rapport du colloque organisé par l’association des professeurs de l’ISP-Kenge (APISPK) du 18-19  août  2022 à Kenge ».

Initiée par le professeur Rufin Kikakedimau à l’issue du colloque organisé à l’occasion de 30 ans d’existence de l’ISP Kenge, l’Association des professeurs de l’ISP Kenge (APISPK)  vise à appuyer l’action de l’ISP Kenge, rappelle-t-on.

ACP/C.L.


15 févr. 2025

Inauguration de la RAK

Kenge, 13 février 2025. La Revue académique du Kwango a été portée sur les fonts baptismaux aujourd'hui au cours d'une cérémonie grandiloquente. Mgr Jean-Pierre Kwambamba, évêque de Kenge, nous a rendu un honneur et un plaisir inouïs. Il a introduit la prière d'action de grâce, tout comme il a béni les 12 exemplaires de la RAK que nous avons reçus et distribués. Les autres ayant été retirés à Kinshasa. La revue est là: Vive la RAK. Ci-dessous le mot de circonstance que j'ai tenu: 

Excellence Mgr l’Evêque

Mr le Ministre de la culture et des arts du Kwango

Distingués invités

Mesdames et Messieurs

 Je parle en ma qualité de directeur de rédaction de la RAK, membre de l’APISPK.

Nous avons l’honneur et la joie de vous saluer à l’occasion de la présentation officielle de notre Revue académique du Kwango/ Academic Journal of Kwango. Et de vous remercier d’avoir répondu à notre invitation. Cette date entre dans les annales de l’ISP Kenge parce qu’elle consolide l’apport de l’APISPK (Association des Professeurs de l’ISP Kenge) à l’ISP Kenge. Parlons brièvement de l’APISPK.

Il y a trois ans, le professeur Rufin Kikakedimau a eu l’idée géniale de réunir les professeurs à temps plein de l’ISP Kenge au sein d’une association. Le but était d’appuyer l’action de l’ISP Kenge par des projets concrets. Nous avons tous répondu favorablement, nous nous sommes organisés. Comme il fallait passer à l’acte sans tarder, nous avons décidé de programmer un colloque à l’occasion des 30 ans d’existence de l’ISP en août 2022. Le premier colloque a eu lieu les 18 et 19 août 2022. Avec les actes de ce colloque, nous inaugurons le premier numéro de la Revue académique du Kwango aux Editions du Pangolin à Enghien, Belgique.

Notons toutefois que l’ISP Kenge a pendant quelques années produit la revue Luhangu lwa Nzambi, disparu des radars. La RAK vient en quelque sorte combler un vide laissé par Luhangu, mais la similarité s’arrête là. L’APISPK se finance elle-même par les cotisations des professeurs. Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle n’a ni statut juridique ni cachet ; du moins pas encore. Nous ne sommes cependant pas une association de malfaiteurs, mais des chercheurs soucieux de travailler pour le rayonnement de l’ISP Kenge, pour le Kwango et la RDC.

Ce numéro est majoritairement constitué de contributions présentées au colloque, auxquelles nous avons ajouté quatre articles hors colloque. Comment avons-nous travaillé? Le comité de rédation est constitué de tous les professeurs de l’ISP Kenge, piloté par un directeur, un secrétaire de rédaction et un secrétaire administratif. Le plus dur a été de collecter les manuscrits, certains collègues ne respectant ni les délais ni les normes éditoriales. Notre expérience d’éditeur nous a énormément aidé à contourner quelques ennuis du métier. L’autre hic, c’était de travailler avec la Maison d’édition. Le consensus était difficile à obtenir avec l’éditeur concernant le logo, les photos, le prix, le nombre de copies, le format de la revue, la page de couverture comme la quatrième de couverture. Le produit final aurait pu être meilleur si nous nous étions entendus avec l’éditeur sur tous ces points de divergence. L’essentiel est fait: la RAK est là. Quitte à améliorer la prochaine fois.

Un appel à contributions sera diffusé dans les réseaux sociaux pour notre prochain colloque qui se tiendra le 5 et 6 août 2025, ici même s’il plaît à Dieu. Le thème portera sur l’environnement.

Au nom du comité de rédaction, merci à tous les collègues auteurs pour leurs contributions et pour leur persévérance. Merci à SE Mgr Jean Pierre Kwambamba: votre présence est très encourageante pour nos jeunes chercheurs. Merci Mr le Ministre de la culture, Père Recteur, Abbé DG de l’ISTM. Merci à Maman DG et son comité de gestion. Merci Mesdames et Messieurs. Vive la RAK. Vive la Revue académique du Kwango. Vive le Kwango. 

9 févr. 2025

La vie à Kenge

10 février 2025. Je viens de passer trois semaines dans cette ville rurale de Kenge. Rurale parce que la plupart des citadains vivent d'agriculture. Rurale aussi parce que la mentalité y est encore paysanne. Je pèse mes mots. Les gens croient encore aux sorciers comme si de rien n'était, comme si la rationnalité n'avait jamais franchi le seuil de l'école. Une pluie diluvienne s'est abattue sur la ville, il y a quelques jours. J'ai entendu les mêmes explications que celles que j'entendais du temps de mon enfance ici il y a cinquante ans. Des érosions se forment parce que l'eau de pluie n'est pas canalisée, non pas à cause des puissances maléfiques qui exigeraient des sacrifices humains. A chaque pluie correspond une nouvelle érosion. Mon ancienne école primaire, Mateka Mbuta, menacée à l'époque l'est restée jusqu'à ce jour. Une délégation de la Banque Mondiale a refusé de la réhabiliter à cause de ces érosions qui provoqueraient des dépenses supplémentaires. Depuis quatre jours, la SNEL ne fournit plus de courant électrique par manque de carburant. Le stock mensuel de carburant est épuisé, et n'est pas encore approvisionné. Quel manque de prévision ou d'incompétence dans le chef des gestionnaires de cette unité d'intérêt commun. Les conditions de vie déclinent au lieu de s'améliorer à Kenge. Les problèmes basiques d'eau et d'électricité ne sont jamais résolus après soixante-cinq ans d'indépendance. Au niveau agricole, certaines denrées ont disparu des champs et viennent de Kinshasa. Aussi surprenant que cela puisse être des safous, des noix de cola voire des oranges qu'on trouve au marché viennent de Kinshasa. Les terres sont devenus arides et infructueuses, à force d'être surexploitées. Le lycée Ntinu Ngemba manque des latrines, certaines classes de l'institut Nto Kiese n'ont pas de portes. Enseigner à l'université du Kwango ou à l'ISP Kenge relève d'un parcours de combattant, faute d'infrastructures adéquates. Les étudiants font pied de Peyeke Meyeke à Mangangu, incapables de s'assurer une moto ou autre moyen de transport. La route nationale n° 1 est pratiquement coupée depuis un mois par un marécage et de l'eau stagnante sans qu'aucune solution ne soit trouvée. Impossible de passer en voiture. Même le détour par la prison n'est pas adéquat à cause du sable et de son étroitesse. Nos familles vivent dans une précarité insupportable. A chaque pluie, c'est des murs à réparer, des toitures à retôler, des mafoungou à redresser, etc. La nourriture coûte les yeux de la tête. La misère se lit sur le visage de la plupart de nos frères, soeurs, parents. Mais en dépit de cet environnement peu propice au développement et à l'épanouissement personnels, l'espoir et la joie de vivre sont là.