31 janv. 2013

Chrystelle: It is me to decide

This morning on the way to school, I tried checking if my kids mastered their spelling with the sound "i:".
- Chrystelle, can you spell "thief"?
- Yes I can. It is "t - h - i - e f"
- Very good, I said.
- Claver, can you spell "grief" for daddy?
- Yes Dad. It's "g - r - i - e - f"
- And "leaf"?
- It's "l - e - a - f".
- Great, I said. Back to Chrystelle now.
- This will be the last question, she said.
- Why? It is me to decide whether and when it ends.
- No Dad. It is me to decide for me because it is my mouth.
...
Tell me now where kids get their answers from!

29 janv. 2013

Abbé Michel Nguma ou Chronique d'une sépulture

Sent: Sunday, January 27, 2013 1:13 PM
Chers amis,
Bonjour. Je m'adresse surtout à ceux qui sont en Europe. Depuis que nous avons reçu le message nous annonçant le décès de Michel, aucune initiative n'a été prise pour faire appel aux contributions. Je sais que nous n'avons pas une strucuture qui doit faire face à de telles choses sinon répondre à l'intiative de celui qui nous la propose. C'est en urgence que je le fait et vous demande de donner chacun selon ses possibilités afin de faire parvenir cet argent au plutard mardi à Kinshasa. Cela s'est établi pour nous comme une habitude et il n'y a as de raison que nous ne le fassions pas cette fois. Merci à tous.
Voici mon n° compte: IBAN BE55 0001 2010 0144
Kwakwa nkakala Faustin
Merci pour l'attention que vous y porterez.

Date: Mon, 28 Jan 2013 10:46:17 +0100

Bonjour à tous,
Merci à l'abbé Faustin pour cette initiative compte de l'urgence de la situation.
Les prêtres du diocèse de Kenge en Europe ont un compte bancaire depuis plusieurs années.
Pour ceux d'entre eux qui ne le savent pas du tout ou pour ceux qui l'ont oublié, je le leur communique. Et un compte en banque, il faut l'alimenter...
Compte d'épargne (en euro)
IBAN BE91 7554 0825 5976
BIC AXABBE22
Communion de prière
Henri Tamuzi
Prêtre du diocèse de Namur Luxembourg
(Un des initiateurs du projet de l'ouverture de ce compte pour les prêtres du diocèse de Kenge) . (Pas d'autre mérite).
"Et Moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert"

Date: Mon, 28 Jan 2013 12:15:11 +0000
Chers Confreres;
L'Abbé LUYUBU; superieur de la communauté de la procure a été chargé de vous communiquer la triste nouvelle du décès inopiné de l'Abbé Nguma Michel tout en vous présentant nos condoléances réciproques, j'en appelle à ceux qui veulent manifester leurs compassion en parcticipant aux frais funéraires de faire usage du canal officiel à ce propos cfr le Père Van Den Broeck.
En ce qui concerne le programme des obsèques: la levée du corps de la morgue de saint Joseph aura lieu bientôt à 15h00. Une messe sera célébrée à 20h00 à la Paroisse Notre Dame d'Afrique où le corps sera exposé. L’acheminement du corps à Kenge aura lieu demain mardi à 5h00.
Le corps sera exposé en la Cathédrale bienheureuse Anwarite de Kenge où se tiendra la veillée mortuaire.
Son excellence Mgr l'Evêque J.Gaspard Mudiso célebrera la messe des funérailles le mercredi à 8h30 et suivra l'enterrement au cimetère de Katende. Une fois de plus nos condoléances.
Mgr Onésime Muyembe
Vicaire Général

Date: Mon, 28 Jan 2013 13:48:04 +0100
Bonjour Mgr le Vicaire Général et merci pour toutes ces précisions.
Henri Tamuzi,
prêtre de Namur Luxembourg

Date: Mon, 28 Jan 2013 18:16:15 +0000
A l'abbé Onésime Muyembe
A vous chers confrères,
Suite aux courriels qui ont suivi le mail que je vous ai adressé afin de contribuer en urgence pour les obsèques de l'abbé Michel, j'ai reçu des appels de certains confrères qui se demandaient que faire à présent ? Je viens par le présent mail réagir et fixer les esprits.
Je voudrai rappeler que nous avons contribué il n'y a pas lontemps pour les obsèques de Rigobert et je n'ai vu personne rappeler le n° de compte des prêtres de Kenge, ni donner des consignes sur la participation par le canal officiel. Michel est mort depuis jeudi, et personne n'a fait appel dans ce sens. Et même le mail du recteur de la maison de kenge à Kinshasa ne fait aucune allusion aux contributions. Mais alors que veulent dire ces réactions que je juge offensant par rapport à ma crédiblité.
Mon appel a été lancé en urgence. D'habitude, il y a des confrères qui sollicitent auprès de celui qui prend l'initiative d'avancer le montant, et le reglèment des comptes se fait après. Ce n'est pas le père Vanderbouck qui va avancer et accepter cet arrangement. La bone manière c'est de s'informer pour savoir comment les choses se font, car il ne s'agit pas ici d'un droit ou d'une obligation, mais d'un appel à la générosité au nom de la fraternité sacerdotale. Vous pensiez que j'allais me servir de cet argent ou vous estimez que je ne suis pas la personne indiquée pour prendre une telle initiative et la mener à bon port? Puisque le temps n'est pas à polémiquer, je me désengage de ce que je voulais faire et je demande à ceux qui voulaient verser leur argent sur mon compte de trouver une autre solution. A ceux qui l'ont déjà fait, je vous retourne vos contributions et je vous remercie pour la confiance dont vous m'avez témoignée.
Faustin Kwakwa.

Date: Mon, 28 Jan 2013 17:52:33 +0000
From: jrsinga@yahoo.fr
A qui profite cette querelle? IL Y A URGENCE OU NON? LORSQU'IL FAUT PRENDRE DES INITIATIVES, ON SE TAIT ET LORSQUE QUELQU'UN D'AUTRE LE FAIT, ON CREE DE LA MEFIANCE. TRISTESSE.


28 janv. 2013

"Les mains sales" de JP S 3

"Partei, Partei, Partei. Dieber. Ich muss immer zahlen, bis zum Tod. Partei, Partei, Partei." (Parti, Parti, Parti. Voleurs. Je dois toujours payer, jusqu'à ma mort. Parti, Parti, Parti". La vieille Mme Weingärtner à plus de quatre-vingt-cinq ans n'aimait pas trop entendre parler de parti. Paix à son âme! Elle avait déjà assez vécu. Elle en avait déjà assez vu. Elle avait vu Hitler pavaner dans les rues de Munich avec les insignes de son parti et son impressionnante armada. Pour elle, tout ce qui était parti, sentait mauvais. Dans un mouvement d'énervement, elle bouclait sa télévision ou me demandait de changer de chaînes. Des scènes pareilles, j'en ai vécu plusieurs fois chez ma deuxième mère. En lisant Sartre, j'ai tout de suite pensé à elle. Qu'elle avait raison! Ouvrez n'importe quelle chaîne politique ou de nouvelles, vous serez servis du mot "Partei".
Le Parti dans Les mains sales, écrit toujours en majuscule, est un absolu, un impératif. C'est lui qui décide du destin des individus et du pays comme du train de l'histoire. Louis, Hoederer, Slick, le Régent, tous parlent au nom d'un Parti. Mais le Parti, il n'y en a qu'un seul, celui de Hugo et Olga. C'est Louis qui décide de la mort du secrétaire général Hoederer et intime à Hugo l'ordre du meurtre. Les ordres du Parti ne se discutent pas; ils s'exécutent sans réflexion, sans résistance ni hésitation. Ils tombent comme un couperet. Et sa logique est une logique de la mort. On y entre sain, on en sort mort. On est un pion dont la mission est de servir aveuglement l'Apparatchik: "Je ferai ce que le Parti me commmandera" (Les mains sales, 21). Ainsi jure Olga. Tel se résume son credo à l'omnipotent Parti. Une véritable machine à ordres et à exécutions! On n'a rien à dire. Tout intellectuel qu'il soit, Hugo ne déroge pas à cette attitude quasi religieuse et obséquieuse. Surtout, il n'y a pas de sentiment; on fonctionne comme des robots. L'ordre une fois donné s'exécute. Contrarié par Olga, Louis tient à se débarrasser de Hugo son tueur: "Ne fais pas l'enfant, Olga. Ce type est dangereux. Il ne faut pas qu'il parle" (Les mains sales, 26). Comme quoi la mort par l'arme est la récompense des tueurs. Tout se règle par la mort. Ainsi s'éternise un parti révolutionnaire ou combattant guidé par un timonier éclairé et tout-puissant! A Cuba, au Venezuela, en Angola, en Russie, la machine est la même.


 

"Les mains sales" de JP Sartre 2

Peut-on être politicien et avoir les mains propres? Non évidemment, répond tout le monde spontanément. J'en connais toutefois un qui a collaboré avec le dictateur Mobutu et qui affirme à qui veut l'entendre qu'il a les mains propres. Par politesse ou par décence, je me suis retenu de le contrarier, tellement il en est convaincu. Hier, j'ai attribué des "mains sales" à tous nos gouvernants actuels. Je le réaffirme. En fait, il faudrait définir ce qu'on entend par mains propres. 
Mobutu, qu'on l'aime ou qu'on le déteste, était à lui seul un système, un engrenage emberlificoté de relations et d'influences. On y entrait, on y restait. La "Prima Curia" érigée en culte à sa gloire a inclus en son sein tous ses collaborateurs, même les hypocrites qui le critiquaient dans les meetings publics ou clandestins, mais bénéficiaient discrètement de ses bontés et autres actes de générosité.
Mon ami politicien justifie sa pureté pour n'avoir jamais causé la mort de qui que ce soit. Vrai. Mais il a participé à un régime sanguinaire dont la cruauté a été dénoncée dès 1966, l'année de la pendaison publique des Kimba et compagnie. Le sang de chaque innocent sacrifié à l'autel du pouvoir parle plus qu'il ne s'est refroidi. Trente-deux ans, ce régime a tué. Cela tout le monde le sait.  
Mon ami estime qu'il mène une vie modeste maintenant qu'il n'est plus au pouvoir parce qu'il a été correct, "incorrompu" et juste dans l'exercice de ses fonctions. Il aurait pu voler ou détourner les biens de l'état comme tout le monde. Tout son entourage sait bien comment il a géré les dividendes qui lui tombaient comme par miracle. Ses nombreux comptes en Europe soldés aujourd'hui - n'est-ce peut-être pas une stratégie de survie? - ne peuvent se justifier par son seul salaire. Je l'ai vu une fois exhiber des liasses des dollars pour impressionner quelques pauvres gens. Qu'il soit en difficulté financière aujourd'hui n'est que l'effet d'une mauvaise gestion de ses avoirs. Comme tous les barons, il a eu sa part du gâteau. De là à s'exonérer comme un non corrompu aux mains blanches-neiges, le pas est géant.
Hugo alias Raskalnikoff voulait la lutte révolutionnaire, mais pas le pouvoir corrupteur et avilissant. Voilà un intellectuel différent de ceux qui voient dans la politique une manne pour s'enrichir plutôt qu'un moyen pour défendre les intérêts suprêmes de leur nation. On l'appelle anarchiste, un être échoué, sans cohérence ni consistance. Ce type d'intellectuel, étranger à sa compagnie et qui refuse de se ranger dans la crême de la bourgeoisie, n'existe peut-être que dans la tête de Sartre ou Boris Boubacar Diop. Je pense à Fadel, le rêveur de la république noire idéale du Tshisombo. Que non! Mai 68, c'est quoi? Le refus d'un système, d'un establishment, d'un ordre des choses. Jean-Paul Sartre lui-même marchant avec des étudiants et des progressistes pour défendre des causes sociales, revendiquer les droits des minorités, réclamer l'établissement d'une justice égale pour tous.
S'il est une leçon à tirer des Mains sales à propos des intellectuels, c'est bien la remise en question de la pensée idéaliste, la notion d'engagement. La critique classe cette pièce dans la catégorie de littérature engagée. L'engagement, c'est le vecteur intellectuel de Hugo. L'existence de ce dernier ne se réaliserait réellement que s'il exécutait une action: "Olga, il faut que tu m'aides. (...) A convaincre Louis qu'il me fasse faire de l'action directe. J'en ai assez d'écrire pendant que les copains se font tuer" (Les mains sales, 44).
De journaliste du Parti, Hugo devient le meurtrier de Hoederer. De la main "propre" spécialement douée pour l'écriture et la belle lettre, il se convertit comme envoûté en une "main sale" dans une cabale qui tue ancien député du Landstag au nom de l'action révolutionnaire. Mais comme on veut effacer la vérité de ce meurtre très crapuleux et gênant, l'ordre est donné par Louis de se débarrasser de l'encombrant tueur, parce qu'il est trop bavard. Les chocolats empoisonnés lui envoyés en prison n'ayant pas agi, un coup de revolver fera la besogne. "Non récupérable" pour d'autres besognes, déclare Hugo pour défendre son autonomie intellectuelle et humaine. Mais à quel prix?

27 janv. 2013

"Les mains sales" de Jean-Paul Sartre

1. Avez-vous déjà lu Les mains sales de JP Sartre? Il n'y a pas de honte à avouer. Cela fait quarante ans que j'ai entendu parler des Mains sales, que j'ai suivi des commentaires rapides là-dessus. Dans ma confusion, je croyais avoir lu cette pièce de théâtre. Eh bien, je me suis trompé et j'ai même, sans le vouloir, trompé ceux ou celles devant qui j'aurais prétendu le contraire. Raskonilkoff n'est pas un inconnu dans mon univers culturel; mais je n'avais jamais lu Les mains sales jusqu'à la semaine dernière. Et même dans mes enseignements littéraires, je n'y ai jamais recouru.
2. Pourtant, je lis Sartre depuis la fin de mon école secondaire. Entre mes mains et devant mes yeux ont été consommés au fil des années et pour des intérêts divers La nausée, Huis clos, Le mur, L'âge de raison. Et lorsque j'étais en philosophie à Mayidi et pendant ma formation à Fribourg, j'ai eu à lire des extraits de L'être et le néant ou Critique de la raison dialectique. Pour mes recherches sur les mythes, j'ai consulté Qu'est-ce que la littérature?, L'imaginaire et différents tomes de Situations. Autant dire que je possède une connaissance relativement passable de Jean-Paul Sartre. Et pourtant, j'étais complètement ignorant des Mains sales. Quelle honte pour le littéraire que je prétends être! En plus, un vieil exemplaire de ce livre perche, immaculé, sur les rayons de ma bibliothèque. Un collègue retraité me l'a cédé à l'époque où il vidait son bureau. Pis encore! Un brillant travail de fin d'études signé Séraphin Kiosi Kamvinda Vwanga S.D. avait été dédié, il y a de cela trente-quatre ans, à un certain "Naja Dekunda". Voilà pour l'anecdote!
3. Si je reviens sur ce livre que je me suis vu forcé de lire afin de me mettre à niveau pour des travaux de consultation auxquels je suis associé, c'est parce que je viens d'y découvrir d'étonnantes similarités avec ma propre pensée sur ce qui se passe en RDC, mon pays, depuis l'arrivée de l'AFDL. Peut-être avant aussi! J'ai été surpris que les expressions que j'utilise pour construire ma pensée "personnelle" sur des thèmes tels que la politique, le racisme, la démocratie, la justice, la mondialisation, le pouvoir, la vie, la corruption, la liberté, la fierté nationale, etc. se trouvent déjà implicitement dans ce livre de Sartre publié en 1948.
4. Je suis peut-être radical lorsque je soutiens que la démocratie n'est pas faite pour les Africains. Hugo alias Raskolnikoff des Mains sales ne dit pas le contraire. A la différence que lui demeure un intellectuel anarchiste; ce que je ne suis pas. Je me définis littéraire! Allez-y voir! Dans mon portrait des politiciens, j'aime finir mes articles avec l'expression : Mani pulite! (Mains propres) Expression utilisée en Italie il y a une quinzaine d'années pour extirper la corruption à la racine. Ne voyez-vous pas de rapport avec les mains sales de Hoederer, l'homme assassiné pour avoir cherché à composer avec l'Armée Rouge lors de l'invasion de l'Illyrie?
5. En plus des similarités, j'y ai appris des vérités irréfutables et pragmatiques. Partout au monde, la politique, la vraie, s'élabore avec des calculs, des prévisions, des alliances et des collaborations qui peuvent, à première vue, friser la trahison. Et hélas, des meurtres politiques! C'est en réalité des risques qu'on prend, pour le grand bien de la Nation, et qui peuvent se révéler catastrophiques lorsque les effets prévus échouent. Et le bon politique est celui qui, réaliste et pragmatique, prend ces risques-là sans s'échauder. Défendant l'alliance avec l'Armée Rouge, Hoederer visionnaire dit à Hugo:
"... toutes les armées en guerre, libératrices ou non, se ressemblent: elles vivent sur le pays occupé. Nos paysans détesteront les Russes, c'est fatal, comment veux-tu qu'ils nous aiment, nous que les Russes auront imposés. On nous appellera le parti de l'étranger ou peut-être pis." (Les mains sales, Gallimard, 1948: 202-03).
6. Il n'y a même pas à approfondir la réflexion pour constater que la RDC vit, depuis l'alliance de Laurent-Désiré Kabila avec ses parrains, dans une logique de guerre et d'occupation. En clair, la RDC est la victime de l'Angola, du Zimbabwe, de l'Ouganda, du Rwanda, de la Tanzanie et du Burundi. Seulement, la prépondérance rwandaise est mise en exergue par le fait que les Rwandais sont les plus en vue, les plus rapaces et opportunistes. Les autres voisins ne le sont pas moins. L'Angola occupe des villages cu côté de Kahemba; l'Ouganda exploite du pétrole sur la terre congolaise. Ainsi, à tort ou à raison, tous nos gouvernants ont, volontairement ou non, consciemment ou inconsciemment, les mains sales. Politique? Politique? Mani pulite! J'ai dit.

Parution: Antillanité, créolité, littérature-monde


Antillanité, créolité, littérature-monde
Editor: Isabelle Constant, Kahiudi C. Mabana and Philip Nanton
Date Of Publication: Jan 2013
Isbn13: 978-1-4438-4203-7
Isbn: 1-4438-4203-6
This collection of essays explores concepts present in literatures in French that, since the 2007 manifesto, more and more critics, suspicious of the term Francophonie, now prefer to designate as littérature-monde (world literature). The book shows how the three movements of antillanité, créolité and littérature-monde each in their own way break with the past and distance themselves from the hexagonal centre. The critics in this collection show how writers seek to represent an authentic view of their history, culture, identities, reality and diversities. According to many of the contributors, creolization and littérature-monde offer new perspectives and possibly a new genre of literature.
Ces essais explorent les concepts présents dans la littérature en français, que depuis le manifeste de 2007, de plus en plus de critiques, suspicieux du terme francophonie préfèrent désigner sous le terme de littérature-monde. Ce livre montre comment les trois mouvements antillanité, créolité et littérature-monde, bien qu’ils cherchent chacun à présenter une rupture, offrent aussi un but similaire de distanciation avec le centre hexagonal. Les critiques de ce recueil démontrent comment les écrivains cherchent à représenter une vision authentique de leur histoire, leur culture, leurs identités, leur réalité et leur diversité. Selon de nombreux contributeurs à ce recueil, la créolisation ou la littérature-monde offrent de nouvelles perspectives et la possibilité d’un nouveau genre de littérature.

Isabelle Constant teaches French, Caribbean and African literatures at the University of the West Indies, Cave Hill, Barbados. She is the author of a book on Christiane Rochefort’s utopian language and of a book on dreams in African and Caribbean literatures. She is currently working on Le Clézio.
Kahiudi C. Mabana teaches Francophone literatures and cultures at the University of the West Indies, Cave Hill, Barbados. His books are on the mythical universe of Tchicaya U Tam’si and on the francophone versions of Shaka Zulu. His current areas of interest include orature, francophonie, and the interface between Africa and the Diaspora.
Philip Nanton teaches Cultural Studies part-time at the University of the West Indies, Cave Hill, Barbados. His recent publications include contributions to Caribbean Dispatches: Beyond the Tourist Dream (2006) and a spoken word CD, Island Voices from St. Christopher and the Barracudas (2008).
(Source: http://www.c-s-p.org/Flyers/Antillanite-credite-Litterature-monde1-4438-4203-6.htm)