28 févr. 2014

Joyeux anniversaire Amina

Bon Anniversaire Amina. Amina, c'est la fille aînée de Frédéric Mayamba. Elle me l'a rappelé sur Facebook cet après-midi:

slt papa bubu kilumbu ya anniv na mono!

Bon anniversaire ma fille. Mfumu Nzambi kutanina ye kusambula nge.

amen father!

27 févr. 2014

Rien de plus faux!


"L'archevêque de Kinshasa est le seul Africain à être titulaire d'un doctorat en Écritures saintes."

C'est absolument faux. Monsieur le Cardinal Laurent Monsengwo a été le premier prêtre catholique africain détenteur d'un doctorat en Ecritures saintes. Il l'a obtenu au Biblicum de Rome en 1971. J'en connais au moins dix: les abbés Paul Bwetubela, Dosithée Atal, Jean Bosco Matand', Albert Mundele, etc. pour ne citer que les Congolais.







25 févr. 2014

Yai kilumbu ya...

Kilumbu ya bubu kubutukaka na bwala ya Banningville na ntangu yina Kalavedi Mosimi. Mwana ya tatu na kati ya nzo na bo. Yandi me yela kaka na bwala yina tiii kilumbu ya zina ya bwala kubalukaka, yo kumaka Bandundu. Yandi me sala nzo-nkanda na kati ya bwala yina tii yandi kwendaka na Kinshasa. Tuka mvula 95, yandi kwendaka na mputu, na nima yandi me kumaka awa na Barbados. Yandi me kwelaka nduku na yandi ya ntama Calvaire Mabana. Na nima mwa bamvula yandi me kuma maman ya bana zole. Awa yandi ke sadisaka na université na kutangisa kifwalansa na balongoki.
Na kilumbu yai ya kubutuka, yandi me sala kisalu na yandi; mene kwenda kubaka bana nzo-nkanda. Kansi yandi vilaka na kubaka telefoni na yandi: bantu me binga yandi mingi na kuzodila yandi mvula ya luzingu ya mpa. Ntangu yai, muntu mosi-mosi ke bingulula yandi, kansi mingi me lala. Barbados kele na nima ya ntangu 4; disongidila kana yo kele ngunga ya 10 na Congo; awa yo kele na ngunga ya 5. Bantu mingi ke bingaka na mpimpa.
Beno yonso bikala mbote na kilumbu yai ya... mbutuka ya Mama M'simi.
 

Bon Anniversaire Clavère

En ce jour mémorable, puisse l'Eternel t'accorder la paix du coeur et la joie, la santé et l'amour. Que tu sois le symbole de la vie au sein de ta famille, de la famille qu'il t'a confiée.
Nkinsi ya kubutuka ya kiese ti ya mbote.
C

PS: Mono sonikaka ntete lubutuku; kansi lubutuku ikele kubutuka ya Yezu. "Kubutuka" kusongidila kukukisa bamvula ya luzingu, kilumbu ya muntu ke butuka na manaka ya mvula.

23 févr. 2014

L'art de la vérité

Chacun a sa vérité; et toutes les vérités se valent. C'est juste seulement question de l'imposer aux autres. La même chose, vue de différentes perspectives, peut s'interpréter différemment. Chacun voit à travers les lentilles de ses lunettes. Tout est en fait vrai. Mais la Vérité est de Dieu seul: elle est unique, essentielle et irréfutable.
L'autre jour, je suivais un débat de société à la télévision. Des agents sociaux essayaient d'inculquer à une tête dure rétive à toute pensée qui ne sorte d'elle-même, l'importance d'une politique réaliste sur le sida. La dame soutenait que seule la fidélité était le moyen préventif, éliminant toutes les autres précautions préconisées par la société comme étant malsaines, erronées et immorales: "All people dying with aids are condemned by God". A la question de savoir ce qu'il fallait conseiller aux jeunes, elle a simplement dit: "Youth has no right to sex before marriage". A propos des homosexuels, elle a ajouté: "It is against natural law, therefore a crime".  Cette personne à l' esprit étroit et sans doute mal formé avait sa logique puritaine et radicale pour tenir face à un public pratiquement scandalisé par ce discours d'un autre siècle.
Cela m'a amené à réfléchir assez longuement sur le sujet. Le discours radical appartient aux universaux autrefois imposés comme références uniques à travers lesquelles on devait percevoir le monde. Ce discours a asurément sa validité, mais son intransigeance ne peut tenir à cause de la complexité de la nature humaine même. Le monde évolue à grands pas vers la relativisation et l'acceptation des valeurs jadis rejetées comme immondes et inacceptables, au nom des idéologies qui forment l'arrière-fond de l'intelligence et de l'agir. L'évolution, j'entends la marche vers d'autres réalités ou situations à travers le temps et l'espace, constitue l'élément pourvoyeur de la complexité.
Le discours radical appartient au maître. C'est l'atout du pasteur ou de l'imam qui harangue la communauté avec son message unique, capable de vous démunir sans réchigner de vos biens et valeurs les plus précieux, susceptible de vous convaincre d'opérer un attentat suicide afin d'obtenir le bonheur ou de défendre l'ordre divin. C'est une vérité qui est infiltrée dans votre coeur, votre esprit ou votre âme. Le discours radical, c'est le discours politique qui diminue le nombre des morts à la suite des représailles policières ou militaires. Son secret: c'est le microphone avec tout ce qu'il symbolise.
De là aller au débat sur l'utilisation des caméras dans les stades de football. D'autres sports les utilisent déjà. Dans quelques années, les arbitres seront carrément remplacés par des robots, des machines, des caméras automatiques. Tout cela au nom de la vérité. La vérité absolue. Même encore, ces robots seront télécommandés par des hommes, lesquels auront chacun leur (sa) vérité, donc pourront les manipuler à volonté. La corruption, les matchs arrangés, les dysfonctionnements techniques influenceront la vérité. Gagnera le match l'équipe qui disposera des machines les plus puissantes. C'est surréalste ou insensé ce que je raconte là; mais cela n'est pas totalement impossible.
Les religions et les traditions qui jadis informaient les comportements des êtres humains sont reléguées au rang d'opinions individuelles. Elles sont devenues obsolètes pour beaucoup de personnes qui croient en Dieu sans forcément s'identifier à un groupe religieux, pour les agnotsiques, pour les anarchistes. D'autres valeurs ont remplacé désormais la place traditionnelle de Dieu: les sports, les transactions financières, la course au pouvoir temporel. J'en ai vu un qui ne pouvait aller à la messe dominicale parce que le dimanche était son jour de repos, de relaxe où il lavait sa voiture, et préparait de la nourriture pour ses enfants prises en charge par son ex-épouse. Il avait raison, car c'était conforme à sa vraie réalité. Bref les valeurs ont changé d'échelle. A suivre.
 

A propos de l'article sur l'abbé Malu Malu de M. N'Saka wa N'Saka

L'analyse de M. Jean M. N'Saka ma N'Saka me paraît biaisée, tirée du tas, quoique relativement bien écrite. L'article s'intitule: "Question à l'abbé Apollinaire Malu Malu: Pourquoi tomber si bas et perdre la face?". Un des rares textes de 7/7 quasi sans fautes de syntaxe ni d'expression françaises. L'auteur est visiblement partisan de "Sauvons la RDC". C'est son droit légitime, je le lui concède. Littéraire apolitique et libre penseur, je voudrais simplement exposer quelques observations que m'inspire ce texte.
L'abbé Malu Malu a librement et consciemment accepté de présider la CENI. La politique étant ce qu'elle est, il s'applique à gérer le processus électoral de la RDC dans un contexte très passionné et suspect. De ce fait, il n'obtiendra jamais l'unanimité des acteurs politiques. L'expérience a suffisamment montré que la politique et la religion font difficilement bon ménage. Dans l'histoire, tous les prêtres présidents de république ou de conférences nationales souveraines, ministres de gouvernement, y ont perdu de leur honneur, de leur intégrité, voire de leur peau. Pensons entre autres à Fulbert Youlou, Mgr Makarios, JB Aristide. Revenons à l'article.
D'où l'auteur tient-il les idées qu'il avance? Comment peut-il prouver que la majorité des Congolais détestent l'abbé Malu Malu? Une chose est de ne pas afficher son accord avec l'action de l'abbé président de la CENI; une autre est de généraliser sans examen préalable la portée de son action. Il me semble maladroit de critiquer sans discernement l'église catholique, le cardinal et son évêque tout comme il est naïf de conclure à la complicité des évêques congolais dans cette affaire qui engage un prêtre qui a choisi, en âme et conscience et contre le voeu "officiel" de son église, de répondre aux voeux de sa nation. L'histoire jugera. Le contexte congolais actuel est très difficile: toute décision qui se prendra à la CENI sera scrutée à la loupe par le parti au pouvoir comme par l'opposition. Il est tout à fait normal que les passions se déchaînent pour faire valoir ou prévaloir les options politiques propres à chaque camp.
Je ne défends pas l'abbé Malu Malu que je ne connais pas, mais dont je connais l'évêque. J'ai déjà, dans un article antérieur, sarcastiquement exprimé mon point de vue à propos de ce prélat controversé.  Je défends par contre le bon sens dans le jugement à porter sur son action et son engagement politiques. Rien de plus.
 

22 févr. 2014

Politique et démocratie

Lorsque l'on suit les dernières randonnées de Monsieur Vital Kamerhe, on est en droit de se poser plusieurs questions sur le rapport entre "Politique et Démocratie". Cette réflexion très sommaire confirme mes éternelles déclarations vis-à-vis de cette réalité incontournable. Quel est notre modèle de démocratie? L'Afrique a-t-elle besoin de copier les pratiques politiques d'ailleurs ou des théories politiques conçues ailleurs pour les appliquer sur ses terres vides d'inspirations et d'idées originales? Ce dilemme justifie nos tâtonnements, nos incompétences, nos échecs, nos déconvenues et nos impasses. 
J'ai toujours soutenu que la démocratie était un phénomène étranger à l'Afrique. Ce processus inconnu de nos ancêtres est un système importé de l'Occident et imposé à nos sociétés par une sorte de clonage. Le colonialisme et le néocolonialisme demeurent des références perpétuelles pour nos états. Il s'agit pour les pays africains de se greffer sur une machine qui, historiquement, a fait ses preuves ailleurs, et de se développer en fonction de ce modèle pour prétendre à la légimité d'états modernes, c'est-à-dire démocratiques. En fonction de son degré de démocratie, selon les décideurs du monde, un pays est admis sur l'échiquier international et peut bénéficier des prêts du FMI ou de la Banque Mondiale ou de l'UE. Cette même démocratie est devenue un motif de guerre brandi par les puissances pour assujétir les sous-développés, les pauvres, là où il y a du pétrole et des matières premières indispensables à la bonne marche de l'ordre économique occidental. Démocratie égale droits de l'homme, liberté.
Arrêtons-nous à un événement survenu en RDC cette semaine. On apprend que Kamerhe et ses partisans ont été pris pour cibles d'attaques de la police supposée assurer l'ordre et la sécurité à Bukavu. On entend le porte-parole du gouvernement traiter le leader de l'UNC de menteur. Dans ce chassé-croisé de déclarations passionnées et d'agressions langagières, chaque groupe tire la couverture de son côté. Que s'est-il passé en réalité? Esprit libre, je retrouve dans ces éléments le schéma de la réalité politique de notre pays. C'est le pouvoir à venir qui est au centre de la dispute. Kamhere cherche à se positionner sur l'échelle nationale tandis que le pouvoir en place tente d'endiguer sa progression. L'enjeu, c'est à long terme les élections de 2016. Mais, il n'y a pas encore de campagne électorale à ma connaissance. La machine tourne déjà, et tous les moyens sont bons pour acquérir ou garder le pouvoir. C'est aussi cela la démocratie.
Le mot est le même, mais la réalité est différente suivant le lieu où l'on se trouve. Politique et démocratie ne vont pas forcément ensemble.