26 févr. 2018
23 février à Mona
Je me lève de très bonne heure, prends le petit déjeuner. Là je rencontre des collègues de Cave Hill et de St Augustin. Certains me sont connus, d'autres pas du tout.
Suzanne est aussi là. Ancienne étudiante à Cave Hill, elle est à présent directrice d'une unité de l'Université dans les territoires de la Caraïbe. Pour la petite histoire, son deuxième fils est né un jour après Madeleine et Claver Jr. On s'était retrouvé dans le même compartiment. Mais elle est venue ici pour une autre réunion.
Peu avant 9 heures, je traverse la route qui relie le campus au siège central de l'Université où je retrouve tout le monde. Je mets des noms à des visages connus de visu et des visages à des noms connus sur papier. Deux ou trois pro vices-chancelliers dont le recteur de St Augustine sont présents. Les administratifs de Quality Assurance et de Graduate Studies ont aussi leurs places. Je m'assoeis à côté de Dr Pamela Dottin d'Open Campus, mais on ne s'est jamais rencontré à Cave Hill alors qu'elle y a obtenu son PhD. Dans la foulée, je retrouve ma collège et amie Liz Walcott, la fille du Prix Nobel de littérature. L'ambiance est cordiale, la réunion s'annonce longue, studieuse.
Réunion interminable, mais fructueuse, puisque des décisions engageant l'avenir et le prestige de l'université sont prises. Car la qualité des diplômes post-gradués reflète la qualité de l'université. C'est d'ailleurs pourquoi on mentionne le lieu de leur obtention dans les CV et présentations. L'université est comme une griffe, une carte d'identité. Dans le ranking, on nous apprend que l'UWI est classée dans les 900 meilleures au monde. La position pourrait être améliorée si nous arrangeons nos murs publicitaires, car notre profil ne correspond pas à ce que nous faisons. Des questions comme la supervision des thèse, la classification des recherches et publications, le plagiat, l'échange intercampus sont discutées dans le cadre du Triple A du Plan Stratégique 2017-2022. Etc. PVC Webber est un excellent modérateur de réunion. Il est 17h45 lorsque la réunion prend fin.
Au revoir. Retour à Mona Lodge où m'attend Barth Iyemomay. Il m'apprend que le P Mayesi ne peut pas nous rejoindre. Comme on est fatigués tous les deux, on se contente d'un modeste souper au centre social des étudiants. A l'hôtel, le chaos commence dès 19 heures.
C'est le Carnaval des Etudiant(e)s au Old Still House Ruins and Lawns, et Gold Room. Des centaines, ou milliers d'étudiant(e)s en provoquants costumes de carnival occupent le lieu créant ainsi une vibrante ambiance de fête et de liesse populaires. La musique est très forte. Nous étioms prévenus. On nous l'avait annoncé dès le matin. Des bruits à faire trembler les fenêtres. Des animations interminables à vous couper le souffle. "Des danses endiablées à faire trémousser même le Saint Père", je tiens l'expression d'un Monsieur très digne. Mon vénéré prof d'exégèse à Rome. Depuis ma chambre je subis ce tintamare infernal impuissant et résigné mais je ne me laisse pas faire. Je réussis toutefois à le présent article du blog qui est sous vos yeux. Il est 1 heure lorsque les bruits cessent net. Les normes ont été observées.
23 févr. 2018
De nouveau en Jamaïque
Depuis hier, 22 avril 2018, je suis à Mona, Kingston. Parti de la maison à 4h25, je suis arrivé à BGI peu avant 5h. Le temps de faire l'enregistrement, je me suis vite retrouvé dans la zone d'embarquement. Un peu trop vite à mon sens car au moment de changer l'argent, je me suis rendu compte que j'ai oublié mon porte-monnaie ainsi que les cartes bancaires. Cela c'est moi. Quelque chose a fait défaut dans mon système de fonctionnement car j'ai pris le faux porte-monnaie. Seulement, je ne saurais dire à présent où c'est resté. A la maison ou dans la voiture qui m'a conduit à l'aéroport? Je le saurai au retour. Par contre, lorsque j'ai un problème, en général, il se résout souvent de lui-même. J'ai un fond secret, ce n'est pas un moyeke, mais un mécanisme qui supplée à mes faux-frais. Une sorte de Plan B comme on dit. Là je suis imbattable. Ma chambre d'hôtel sera payée sans problème car le Mona Lodge a enregistré ma carte Visa Premium lors de la réservation. Je n'aurai qu'à réduire mon train de vie pour la durée du séjour; je n'ai pas besoin de beaucoup d'argent pour vivre. Les cadeaux en souffriront un peu. Et même encore, il y a toujours une solution. C'est ce que dans mon optimisme viscéral j'appelle ma Providence.
Au moment de l'embarquement, je rencontre Prof. Jane Bryce, professeure émérite de littérature africaine et cinéma, et Dr Ngoni Chipere du Zimbabwe. Jane est en route pour Cuba tandis que Ngoni pour la même réunion qui m'amène à Mona. Lors de l'escale à Mona, pendant que nous prenons un snack, nous engageons des échanges sur l'Afrique, la RDC et le Zimbabwe. J'apprends que le Ndebele et le Shona sont pratiquement les mêmes peuples mais que les différences résident dans les détails historiques. Que le Kinyarwanda est proche du Shona et du Ndebele, malgré la distance qui sépare les deux pays. Que Dieu est appelé "Mwari" dans ces langues. Qu'il y a eu des transactions commerciales avec la Chine, ou l'Iran à une époque révolue. Qu'il y a encore actuellement en Inde des communautés noires dans lesquelles le "Shona" est encore parlé. Il est donc important de revoir l'histoire des peuples africains à travers les siècles. L'histoire héritée des anciennes puissances coloniales n'aide pas à clarifier ces genres de migrations.
De Piarco International nous sommes allés à Antigua pour une longue et ennuyeuse escale, dans un autre avion. A 11h30 nous avons atterri à Kingston, Jamaïque. A l'Immigration, on place les passagers qui disposent d'une carte de vaccination pour la fièvre jaune d'un côté et ceux qui n'en ont pas d'un autre côté. Pour ma part, je ne l'avais pas sur moi, n'ayant pas été informé de cette disposition ni par le Consulat jamaïcain ni par l'agence de voyage. Le hasard a fait que je retrouvé un vieux certificat pris en Allemagne il y a vingt ans. Il était curieusement valide, étant donné qu'une vaccination de la fièvre jaune s'effectue une fois dans la vie. So the immigration agent!
On apprend que les participants à la réunion sont attendus. On forme un groupe de trois avec l'étudiant Dwayne Simon et Dr Chipere. Ms. Denise Jackson a la gentillesse de nous conduire à Mona Campus, et en premier, de me déposer au Mona Visitors' Lodge où je suis arrivé autour de 15 heures. Formalités de check in. On me met dans la chambre 7. Dès que je me connecte au Wi Fi, je trouve Unique au bout du fil. Une belle conversation me permet de me calmer les nerfs fatigués du long voyage. J'appelle des proches disponibles. Je contacte Barthelemy Iyemomay que j'ai rencontré deux années plus tôt ici. La connexion est très mauvaise. On s'entend que j'écrive plutôt l'adresse de l'hôtel. Il est question qu'on se rencontre avec le Père François Mayesi. J'apprends qu'il est de Lonzo. Je vais à Hi Lo pour une opération de transfert de sous. Puis à Mapene. Je reviens, rejoins Barth à Hi Lo. Le père François arrive autour de 18 heures, son visage ne m'est pas inconnu. On passe ensemble une soirée inoubliable. Il est 20 heures lorsque je reviens à l'hötel. J'en profite pour préparer la réunion, lisant tous les documents.
De Piarco International nous sommes allés à Antigua pour une longue et ennuyeuse escale, dans un autre avion. A 11h30 nous avons atterri à Kingston, Jamaïque. A l'Immigration, on place les passagers qui disposent d'une carte de vaccination pour la fièvre jaune d'un côté et ceux qui n'en ont pas d'un autre côté. Pour ma part, je ne l'avais pas sur moi, n'ayant pas été informé de cette disposition ni par le Consulat jamaïcain ni par l'agence de voyage. Le hasard a fait que je retrouvé un vieux certificat pris en Allemagne il y a vingt ans. Il était curieusement valide, étant donné qu'une vaccination de la fièvre jaune s'effectue une fois dans la vie. So the immigration agent!
On apprend que les participants à la réunion sont attendus. On forme un groupe de trois avec l'étudiant Dwayne Simon et Dr Chipere. Ms. Denise Jackson a la gentillesse de nous conduire à Mona Campus, et en premier, de me déposer au Mona Visitors' Lodge où je suis arrivé autour de 15 heures. Formalités de check in. On me met dans la chambre 7. Dès que je me connecte au Wi Fi, je trouve Unique au bout du fil. Une belle conversation me permet de me calmer les nerfs fatigués du long voyage. J'appelle des proches disponibles. Je contacte Barthelemy Iyemomay que j'ai rencontré deux années plus tôt ici. La connexion est très mauvaise. On s'entend que j'écrive plutôt l'adresse de l'hôtel. Il est question qu'on se rencontre avec le Père François Mayesi. J'apprends qu'il est de Lonzo. Je vais à Hi Lo pour une opération de transfert de sous. Puis à Mapene. Je reviens, rejoins Barth à Hi Lo. Le père François arrive autour de 18 heures, son visage ne m'est pas inconnu. On passe ensemble une soirée inoubliable. Il est 20 heures lorsque je reviens à l'hötel. J'en profite pour préparer la réunion, lisant tous les documents.
20 févr. 2018
19 févr. 2018
Je ne veux pas sortir en pyjama
17 février 2018. Hier soir, vers 18h40, j'ai conduit Claver Jr au marché du Holetown Festival où étaient sa mère et sa sœur. Arrivé au parking, Claver refuse de sortir de la voiture. Je sors prendre des effets, car il est prévu de faire deux tours. A mon retour, il est toujours sur son siège. Lorsque je lui demande de rejoindre sa mère, il me surprend:
- "Je ne veux pas sortir de voiture parce que je ne veux pas que les gens se moquent de moi"
- "Que les gens se moquent de toi? Pourquoi?
- "Parce que je suis en pyjama"
- "En pyjama? Mais tu es en tenue africaine. Au contraire les gens t'admireront au lieu de se moquer de toi."
- "Non papa, tu ne comprends pas. Alors, dans ce cas, tu m'accompagnes"
- "Non mon fils, je ne peux pas. Tu dois avoir le courage de te défendre par toi-même. Tu connais le chemin, va simplement, ne t'occupe de personne, ne regarde ni à gauche ni à droite."
-"Alors, je reste dans la voiture."
- "Que non, dis-je. Tu vas chez ta maman sinon je me fâche."
... Quelques cinq minutes s'écoulent. Je ne bouge pas. Il ne bouge pas. Quelques discussions encore. Je monte le ton:
- "Il n'est pas question que tu restes ici. Va au kiosk de ta mère."
- "Dans ce cas, comme tu ne veux pas m'accompagner, je me fraie un chemin moi-même."
Il retourne jusqu'au coin le plus obscur, contourne le parking, va sur la grande rue et rejoint le kiosk de sa maman par derrière. Il a évité d'être vu. Mais dès son arrivée, des clients ont souhaité avoir sa tenue aux couleurs vertes du MPR. En plus, l'initiative de mettre ce costume est venue de lui-même. IClaver Jr aurait pi effectuer une belle petite parade vestimentaire dont African Fashion pouvait aisément tirer profit.
Au fait, ce n'est pas la première fois que j'entends cette histoire de tenue africaine vue comme pyjama par un enfant né outre-mer. Le fils de Kwame, un frère ghanéen, avait dit la même chose, alors que son père le forçait de mettre un boubou qui lui a pourtant coûté très cher.
Une semaine cauchemardesque
De toutes les semaines de cette année, la semaine du 11 au 17 février a été la pire. Du moins jusque là. Sur beaucoup de plans, il y a eu beaucoup d'anicroches. Par contre, je me pose en tout de façon positive; au milieu des tourments de la vie, j'ai un sens d'optimisme qui me fait croire que le lendemain sera meilleur. Dieu merci, je suis entouré de personnes qui m'aiment et m'aident à surmonter les difficultés. J'ai des ami(e)s qui me donnent des conseils appropriés. Et là, comme toujours, j'en arrive à découvrir les fonds des pensées.
Février est un mois important dans ma vie. Mois de délibérations décisives de ma vie. Mes intimes savent de quoi je parle au cas où ils ne retrouveraient pas des signes sur ce blog. Autour de moi de personnes proches célèbrent leurs anniversaires: Koka, Shemsi, Jean-Louis comme Mama Mapasa. Même des amis récents comme Joy et Stephen.
Il est des temps où rien ne marche. "Kana kima kele ya nge ve, yo ta kusokuka bonso lumba" (sic), dixit Mgr Edouard Mununu, évêque émerite de Kikwit, lors des vœux perpétuels de sœurs en 1987 à Soa. Je préfère ne pas traduire afin de garder la saveur de ce dicton si profond. J'ai pris la grave décision de briser un lien que je croyais important, qui est devenu fade, tourné en vinaigre après tant d'années d'illusions et de désillusions. Eh oui, c'est la vie. D'autres incidents mineurs se sont ajoutés à cette série comme pour me rappeler que je ne suis qu'un simple humain.
Revenons sur le sol. Il y a dix jours, j'ai remis ma vieille carcasse de BMW à un mécanicien afin de réparer le "Central Lock", vu que les quatre ou cinq portières ne se fermaient plus automatiquement. J'ai cru qu'il s'agissait d'un problème électrique, et j'ai sollicité les services d'un électricien attaché à un garage. Malheureusement, le boulot prévu pour quelques heures s'est éternisé en jours. Un expert en la matière appelé à la rescousse n'a pas trouvé mieux que de descendre le tableau de bord et s'est vu incapable de remettre la machine en marche. Le système antivol a été déclenché. D'autres spécialistes sont intervenus sans que la machine ne redémarre. Hier, après la messe dominicale, l'idée m'est venue de contacter un co-paroissien, Mr R. Boyce, qui possède deux de ces bolides allemands mais qui sont dans un état de loin meilleur que le mien. Je suis très attaché au mien et attend qu'il finisse doucement, mais ça pourra encore durer des années. Il m'a recommandé son mécanicien nomme Ivan dont il a dit tant de bonnes choses. C'est ce dernier qui vient de réparer le véhicule après dix jours d'attente, d'incertitude, d'ennuis. La carcasse peut de nouveau rouler sans vergogne et défier les derniers cris.
Or justement, à cause de cette panne, il m'a été très difficile de m'organiser. Par exemple, le matin du vendredi était prévu que je passe à une émission "Morning Barbados" dans le cadre de l'African Awareness Month (Mois d'Eveil Africain) à 7h00. J'ai pris un taxi qui m'y a conduit plutôt à 7h30, obligeant la CBC à me reprogrammer pour 30 minutes plus tard. Heureusement que tout s'est bien passé. Cette semaine arrivent mon beau, Éphrem de Londres et ma belle, Mado de Strasbourg. Imaginez le cauchemar qui se poserait, sans cette voiture. Bon voyage et bon séjour chez nous!
J'ai toujours clamé que je suis un béni de Dieu. Je le répète haut et fort: "I am blessed". Beaucoup de choses se résolvent d'elles-mêmes pour moi. Je suis entouré de vibrations positives qui font que je me sente à l'aise et garde mon optimisme, même au plus mauvais moment. J'ai même eu un cauchemar: des gens armés ont tiré sur moi, je me suis réveillé en sursaut il y a trois ou quatre jours. Le censeur a fonctionné... comme toujours. La main de Dieu veille sur moi. Trêve de cauchemars.
Il est des temps où rien ne marche. "Kana kima kele ya nge ve, yo ta kusokuka bonso lumba" (sic), dixit Mgr Edouard Mununu, évêque émerite de Kikwit, lors des vœux perpétuels de sœurs en 1987 à Soa. Je préfère ne pas traduire afin de garder la saveur de ce dicton si profond. J'ai pris la grave décision de briser un lien que je croyais important, qui est devenu fade, tourné en vinaigre après tant d'années d'illusions et de désillusions. Eh oui, c'est la vie. D'autres incidents mineurs se sont ajoutés à cette série comme pour me rappeler que je ne suis qu'un simple humain.
Revenons sur le sol. Il y a dix jours, j'ai remis ma vieille carcasse de BMW à un mécanicien afin de réparer le "Central Lock", vu que les quatre ou cinq portières ne se fermaient plus automatiquement. J'ai cru qu'il s'agissait d'un problème électrique, et j'ai sollicité les services d'un électricien attaché à un garage. Malheureusement, le boulot prévu pour quelques heures s'est éternisé en jours. Un expert en la matière appelé à la rescousse n'a pas trouvé mieux que de descendre le tableau de bord et s'est vu incapable de remettre la machine en marche. Le système antivol a été déclenché. D'autres spécialistes sont intervenus sans que la machine ne redémarre. Hier, après la messe dominicale, l'idée m'est venue de contacter un co-paroissien, Mr R. Boyce, qui possède deux de ces bolides allemands mais qui sont dans un état de loin meilleur que le mien. Je suis très attaché au mien et attend qu'il finisse doucement, mais ça pourra encore durer des années. Il m'a recommandé son mécanicien nomme Ivan dont il a dit tant de bonnes choses. C'est ce dernier qui vient de réparer le véhicule après dix jours d'attente, d'incertitude, d'ennuis. La carcasse peut de nouveau rouler sans vergogne et défier les derniers cris.
Or justement, à cause de cette panne, il m'a été très difficile de m'organiser. Par exemple, le matin du vendredi était prévu que je passe à une émission "Morning Barbados" dans le cadre de l'African Awareness Month (Mois d'Eveil Africain) à 7h00. J'ai pris un taxi qui m'y a conduit plutôt à 7h30, obligeant la CBC à me reprogrammer pour 30 minutes plus tard. Heureusement que tout s'est bien passé. Cette semaine arrivent mon beau, Éphrem de Londres et ma belle, Mado de Strasbourg. Imaginez le cauchemar qui se poserait, sans cette voiture. Bon voyage et bon séjour chez nous!
J'ai toujours clamé que je suis un béni de Dieu. Je le répète haut et fort: "I am blessed". Beaucoup de choses se résolvent d'elles-mêmes pour moi. Je suis entouré de vibrations positives qui font que je me sente à l'aise et garde mon optimisme, même au plus mauvais moment. J'ai même eu un cauchemar: des gens armés ont tiré sur moi, je me suis réveillé en sursaut il y a trois ou quatre jours. Le censeur a fonctionné... comme toujours. La main de Dieu veille sur moi. Trêve de cauchemars.
Joyeux anniversaire Koka
18 février. Bon anniversaire Trinité, ma sœur chérie. Que Dieu vous bénisse toi et ta famille!
Je me souviens de la période de la naissance de Trinité. Elle est née à Kimbau comme Béa, Rigo, Vicky et Nico. J'étais au petit séminaire de Kalonda, papa m'avait envoyé une lettre m'annonçant la nouvelle. A Pâques de cette année-là, je ne sais plus comment les choses se sont passées, nous nous sommes retrouvés à Mutoni avec l'abbé Firmin Kilunga, et le groupe des séminaristes et juvénistes de Kimbau de cette époque: les Mukangu, Mawana, Munday, Muzembo et d'autres. Il y avait aussi Pierre Maseyi; c'était l'époque où l'on dansait "Valentine e ngo nalapi Nzambe ngo tofanda libela". Koka fut baptisée par l'abbé Firmin. Le père Everard n'était pas là, mais les sœurs Carmélites Nuria et Trinidad.
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