28 nov. 2025

La haine de soi-même

Aliénation mentale, assimilation culturelle, complexe d'infériorité, haine de soi, colonialisme, acculturation, intoxication spirituelle ou psychologique, tous ces termes peuvent illustrer mon propos de ce jour.  J’ai déjà touché à ce sujet dans mes publications antérieures. Je vais continuer dans le même sens mais en insistant sur le fait que tout se passe au niveau mental ou psychologique. Nous agissons souvent sans réfléchir, sans nous remettre en question ni évaluer la pertinence de nos actes. Je classe tout cela dans ce que j’appelle le mythe. J’ai tellement étudié le mythe que je sais en déchiffrer le fonctionnement dans des comportements singuliers et insoupçonnés. Et l'Occident colonial a réussi à nous rendre étrangers à nous-même et à notre peau.

Les femmes. Nos sœurs et mamans noires s'affichent souvent avec des cheveux d'indiens et la peau brunie. Elles ont tellement appris à se haïr qu'elles ne s'acceptent plus comme Dieu les a créées. Elles refusent leur état naturel. Des cheveux dits "humains" sont importés par centaines de tonnes depuis l'Inde. Une affaire qui brasse des milliards de dollars pour assouvir le désir des femmes noires à ressembler aux Blanches. Dans cette même optique, des millions de Noirs recourent à des produits chimiques pour obtenir une peau claire et brune, honteux qu’ils sont de leur peau noire. Une autre industrie pharmaceutique très florissante qui accumule des milliards. Les salons de beauté sont pleins de ces trucs comme si le noir bois d'ébène n’était pas beau.

Que cela concerne les cheveux ou le teint de la peau, il y a à la base une négation d’identité. Le Noir se modèle sur le Blanc, copie à la perfection les manières des Blancs jugés plus beaux, plus fascinants et plus intelligents que les Noirs. Les cheveux des Indes sont certains rasés des personnes décédées ou bien lors des cérémonies hindoues, récupérés par des entreprises qui en les exportant réalisent d'énormes bénéfices. Les Indiens ont ainsi découvert un marché lucratif sans vraiment investir. Sommes-nous maudits ou irrationnels? Nos mamans ne l’ignorent pas mais se vantent de porter des cheveux humains qui les rendraient plus jolies qu'avec leurs cheveux d’origine. Elles dépensent des milliers et passent de longues heures à se faire greffer ces immondices. Elles importent des perruques par centaines afin de paraître plus proches de l’idéal féminin de la beauté blanche. En ajoutant les produits éclaircissants de la peau, elles croient obtenir le portrait parfait de la femme, alors qu'elles se condamnent à la perdition. Au fin fond d'elles-mêmes, elles se haïssent. Femmes noires, soyez fières de votre peau noire et de vos cheveux crépus naturels. Tressez-les, soignez-les sans les ternir ni les édulcorer. Trop tard, l'environnement culturel a déjà tout bousillé dans les têtes désormais vidées de tout sens d'honneur et de dignité, dont les paradigmes ont changé.

Les sapeurs, parlons-en encore. J'ai écrit une pièce de théâtre intitulée Les Sapeurs, jouée en Jamaïque par mes étudiants lors d'un festival intercampus de notre université. La sape constitue le paroxysme du dédain de la mode africaine. C’est la victoire de la couture, de la lingerie et du luxe européen, américain, asiatique ou que sais-je encore. Mépris total de la créativité dans l’art de l'habillement africain. Nos propres couturiers sont vilipendés au profit des Non Africains. Le paraître, le paraître-riche, le goût du luxe importé et extraverti, constituent les justification de culte insensé du paraître. S'afficher avec d'onéreux vêtements et chaussures, voilà l'héritage de Papa Wemba, Niarckos ou Kester aux jeunes. Dieu seul sait comment ils acquièrent ces accoutrements excentriques et comiques. Sans le savoir, ces icones du paraître ont condamné notre jeunesse à la perversité et à la décrépitude morales pour plusieurs générations. La haine de soi se traduit par une perte totale d'identité, une vie d'emprunt ou d'aventurier, un paraître artificiel qui se limite à l'extérieur du corps mais ne touche pas l'âme. Une mentalité rétrograde sous des apparences de modernité.  

Parler comme le Blanc, "speak English through the nose" comme aurait dit Ngugi wa Thiong'O, c’est l’idéal linguistique du Noir. Là il se sent plus homme qu’il ne l’est. Mépriser les langues sauvages comme Sarzan Thiemoko qui nous a récité "Souffle.... écoute plus souvent", constitue l'attitude parfaite de l’acculturé. Et ce phénomène est plus enraciné en nous que nous ne croyons. Est considéré celui qui maîtrise la ou les langue-s des Blancs. Moralité: l'apprentissage des langues étrangères ne doit pas nous empêcher de pratiquer nos propres langues. Le problème est plus complexe qu'il ne paraît. Le mythe du Blanc doit être banni en dépit de la fascination qu'il exerce sur nous sous diverses formes. Nous devons trouver un moyen pour empêcher nos langues de mourir. Ce blog comporte des articles en kikongo, kisuku, lingala, mais cela ne suffit pas. Et même, je suis rattrapé par ce que j'avance: j'en parle parce que j'en connais l'effet dévastateur et destructeur de la culture. "Yakala bakudia ndinga bakudi". 

Aimons-nous tels que nous sommes. N'ayant pas honte de notre identité. Que le paraître ne détruise pas notre être. 

23 nov. 2025

Avantages et abus de l’Internet

Depuis des années, depuis que j'ai eu accès à  en 1999, année où j'ai ouvert mon premier compte email encore actif jusqu'à ce jour, je me suis intéressé à lire, voir, écouter des choses de toutes sortes. L’Internet m’a été très utile au point de construire pratiquement toute ma carrière universitaire. Jusqu'à ce jour, il est devenu un outil indispensable de travail, d’activités de toutes sortes. Il m’a permis et me permet encore de joindre les quatre bouts du monde. Une immense mine d’informations et de potentialités. En ouvrant ce blog fin 2009 je répondais à un besoin inexorable de communication. J’avais besoin d’une plate-forme personnelle où je pouvais poster mes pensées ou informations particulières. 

J’en suis aujourd'hui à plus de 3300 entrées. Je me suis familiarisé avec cette nouvelle technologie à tel point qu’elle m’est devenue indispensable. Je suis lu et suivi par plusieurs personnes connues et inconnues. Comme tout le monde j’en suis devenu, sans le savoir ni le vouloir, une victime pour les pirates informatiques et autres cybercriminels. Je me suis exposé.  Tout est connu de moi. Trop transparent pour jouir encore d’une certaine vie privée. C’est comme une drogue. Je suis surpris que des amis aient opté de s’en passer, alors que je ne conçois plus ma vie sans Internet. J'expose mes idées certes, mais je m'expose aussi. J'expose mon intégrité et ma vie privée. J’ai par exemple opté d'exposer de façon discontinue mon autobiographie par ce blog au lieu de la rassembler dans un livre mémoire qui serait publié dans une maison d'éditions. J'essaie toutefois de garder ma tête sur les épaules. 

Ce que je vois, lis et apprends par cette même voie, est parfois surprenant. O tempora o mores! Tout y est. Je suis souvent choqué par l'indécence, la violence, l'immoralité, la criminalité, la propagation des doctrines racistes ou ultranationalistes, la xénophobie ou la haine des étrangers, la pédophilie, l'homosexualité, etc. La liste est longue. Tik Tok, c'est le repaire de toutes les antivaleurs imaginables et inimaginables. Youtube, Facebook. Instagram, Trust, etc. diffusent n’importe quoi. Sans aller en profondeur, je voudrais m'arrêter sur deux phénomènes: l'automutilation et le suicide. A vouloir attirer le plus d'abonnés, on finit par passer à côté de l’essentiel. 

Pour ne parler que de la RDC, il y a des gens qui ont ouvert leurs chaînes rien que pour critiquer et insulter les autorités du pays. C’est des tribunes à sensations, très bien informées et populaires qui relaient et relisent tous les mouvements des autorités. Je ne parle pas des tiktokeuses qui s'insultent à longueur de journée ou diffusent des insanités sur elles-mêmes et leurs ennemies. Je pense à ces hommes qui ont élu l'insulte la plus vergogneuse comme leur langage ordinaire. Leurs animateurs sont devenus de véritables stars des réseaux sociaux, suivis par des centaines des milliers d'auditeurs et de téléspectateurs. Je ne pense pas aux télé-évangélistes, pasteur(e)s-pétages ou autres prophétes(ses) qui exposent des doctrines douteuses et exercent des ministères obscurs avec succès, et qui parfois se mêlent de la politique. 

Ces influenceurs et influenceuses  oublient souvent que, ce faisant, ils se critiquent et s’insultent eux-mêmes. Pire que cela: ils trahissent leur pays, affaiblissent leurs chefs et envoient des mauvais signaux aux ennemis de la patrie. Bref, au lieu de protéger notre pays, nous le détruisons. Préjugés et stéréotypes mis à part, les étrangers gardent de nous l'image que nous leur projetons de nous. A quelques nuances près, le dernier discours de Marine Le Pen contre Tshisekedi n’est pas différent de ceux de Boketshu, ou Pero Luwara ou Prof Yhombi. Politica politica mani pulite!

21 nov. 2025

Paix de dupes en RDC ?

A Doha; Qatar, a été signé un accord de paix entre la RDC et AFC/M23. Un accord qui ne reçoit pas l'unanimité des Congolais selon qu'on est du pouvoir et de l'opposition. Ça ne veut rien dire car l'invasion continue et les villes de Goma et Bukavu demeurent sous occupation. Qu'a-t-on réglé là-bas? Rien au profit des Congolais. Une capitulation à peine voilée.

Ces genres d'accords signent souvent une paix de dupes. Ils sont toujours au profit des plus forts. Voyons! Après la signature dote historique entre Israël et le Hamas, les bombardements massifs de Gaza continuét, avec plus d'ampleur. Accords de paix, une perte de temps. Une trêve éphémère pour s'arrêter et attaquer de nouveau. C’est ça la réalité. Ne soyons pas naïfs, ouvrons les yeux. 

Seule la guerre désigne le vainqueur et le vaincu. Aux armes Congolais pour la défense de la patrie. On nous endort pour prendre nos terres et nos richesses. Il ne faut pas croire à la paix de dupes car rien ne change sur le terrain. Cela aurait téte trop facile pour être vrai.

20 nov. 2025

Victime d'insécurité à Kenge

20 novembre 2025. Il est 2 heures ici, 7 heures ä Kenge. Je voulais vérifier une information sur les examens de deuxième session qui se déroule à l'ISP Kenge lorsque m'est arrivé un message de désespéré d'une maman du Camp SAS. Cette dame fut écolière quand j'étais vicaire à la paroisse Anuarite Kenge. Elle est actuellement mère de cinq ou six enfants. Nous communiquons de temps en temps. 

"O MD: Prof miyibi me kotila beto bubu na 1h30 bo me baka bavalise, bakiti, batelephone ya bana; muke mona ya kutuba ve... Bo me bloqué bavoisin na ba cadenas... Chance téléphone na mu kuvanda na nsi ya drap... Bo me yiba banzo 5 na quartier... Bana me kwenda classe ve baketch nionso bo me baka... Bana kedila sana classe...  Bo drogua beto ...: Bilele nionso me kwenda yo ke mpasi" (Sic)

[ Prof, des voleurs sont entrés chez nous à 1h30, ils ont pris des valises, des chaises, des téléphones des enfants; je ne sais quoi dire... Ils ont bloqué les voisins avec des cadenas... Par chance mon téléphone se trouvait sous les draps ...  Ils ont volé dans 5 maisons du quartier... Les enfants ne sont pas allés à l'école, tous leurs ketchs ont été pris... Ils pleurent ä cause de l'école... Ils nous ont drogués... Tous les habits sont emportés, c'est dur ]

L'insécurité règne à Kenge. J'ai alerté une autorité locale pour voir si elle pouvait assister. Kuluna, bandits et voleurs opèrent désormais dans tous les quartiers de Kenge. Des pratiques inexistantes il y a quelques décennies sont devenues fréquentes. Les voleurs opèrent après avoir drogué les occupants de la maison, prennent tout ce qu'ils trouvent, violent ou tuent en cas de résistance. La nuit, c'est leur règne sur le monde et tout ce qui bouge. Ils prennent tout, sans tenir compte des dégâts, des frustrations et des préjudices qu'ils causent. Nos familles, déjà pauvres, sont dépouillées du peu de biens qu'elles possèdent. Sans pitié pour les enfants dont ils prennent uniformes. chaussures et téléphones. Sans pitié ils laissent des familles terrorisées en emportant tous leurs avoirs, en les dépouillant de leur dignité. Quelle conscience ces malfrats ont-ils pour agir de la sorte? 

Le phénomène existe partout, hélas. D'un moment à l'autre vous pouvez tout perdre. Les autorités ont vraiment du pain sur la planche. Où va le pays? On dirait que le malheur des autres fait le bonheur des uns. Tout le monde est inquiet, agité, perplexe. Marche dans la rue avec ton téléphone ou ton sac, on te les arrache. Ose circuler la nuit dans les rues sombres, on t'attaque. Reste dans ta maison, on vient t'assaillir ou t'assommer. L'insécurité est totale. Le pouvoir ne semble pas assurer la protection des paisibles citoyens. A quand le retour à la vie paisible et heureuse d'autrefois?

19 nov. 2025

Qualification de la RDC contre le Nigeria

Je n'ai pas vu le match contre le Cameroun, par contre j'ai vu celui contre le Nigeria. Comme par hasard, j'ai ouvert la télé sans conviction. Je m'attendais à voir un match européen ou américain comme c'est souvent le cas. Eh bien, je suis tombé sur ce match qui commençait. Et dès la première attaque, le Nigeria a marqué sur une grave erreur défensive. Un manque de concentration total. J'ai toutefois remarqué que les gars reprenaient le match en main, jusqu'à égaliser tellement ils ont "menacé" le camp adverse. Dans ce genre de match, ne compte que le résultat final: il ne s'agit pas de bien jouer, mais de marquer. Les prolongations ont mené aux tirs de penalty. Je suis de la vieille école; pour moi un penalty se frappe fort sans forcément chercher à dérouter le gardien. Je n'ai pas suivi la fin des tirs, tellement j'étais pris dans mes émotions. "Tika koganga, okoya kosala crise ya pamba", a crié Mama Mapasa d'en haut. Ca, c'est moi. Le temps de me ressaisir, je suis entré dans mon bureau pour écrire un ou deux messages sur WhatsApp. Pendant ce temps, m'est arrivé un message de Gaby: "RDC Eloko ya makasi". J'ai compris que la RDC était qualifiée. Et j'ai rouvert la télé. Bravo les gars!  

15 nov. 2025

Deux anniversaires de naissance



15 novembre 2025. Aujourd'hui mon Papa Bunda et ma soeur Adrienne célèbrent leur anniversaire, quoique les années different. Tant mieux pour expliquer leur destin commun. Cela facilité aussi les choses. On fait d'une pierre deux coups. 

Joyeux anniversaire Papa et Adrienne. Gloire et louange a l'Eternel en ce jour si mémorable. C'est parti pour une nouvelle année de vie. Qu'elle soit de bonheur et de paix, de santé et bien-être physique et spirituel, de joie et de rayonnement autour de vous. 

Papa Dieudonné, le cadet de mes papas nés de Kahiudi et Kalongo, est mon congénère et nous avons grandi ensemble. Nous nous connaissons relativement bien; nous sommes amis plutôt que oncle et neveu.. Dans notre enfance, nous avions développé une complicité dont il nois arrive encore de devoiler les secrets enfouis dans nos coeurs. Nous avons nos histoires, certaines déjà relatées dans ce blog. Proficiat.

Quant à Adrienne, c'est la fille ainée du grand-frère de Papa Benz. Donc ma cousine, que dis-je, ma soeur.  Nous sommes très liés. Peu avant de mourir Papa Donatien Mabana nous a bénisse ensemble, la main dans la main, pour ne jamais éteindre le feu de l'amour qui nous unit et nois anime. Nous mettons au défi quiconque de délier nos mains. Proficiat. 


14 nov. 2025

Un grand coeur

S'il est des vertus que j'ai prônées dans ma vie, c'est entre autres la gratitude et l'honnêteté.  Elles vont ensemble. L'ingrat n'est souvent pas honnête comme l'honnête n'est souventnpas ingrat. La malhonnêteté rime souvent avec l'ingratitude. Est honnête celui qui est reconnaissant, et vice verça. C'est le propre de l'homme honnête d'être reconnaissant. C'est le propre de l'ingrat d'être malhonnête. Comme j'aime soutenir que je vis au passé, je n'ai jamais oublié la générosité de mes bienfaiteurs et bienfaitrices; je n'ai jamais oublié toutes les personnes qui m'ont fait du bien, certains même m'en ont fait a contrario. Mon assez bonne mémoire me permet de retenir des détails que d'autres ont oubliés. A dessein, je la brandis souvent pour fasciner mes proches, sauf mes frères et soeurs consanguins, héritiers eux aussi d'une bonne mémoire. Merci Ngudia Miledi mia Khatu de pieux souvenir. 

Je n'ai jamais oublié un bien, fut-il minime ou insignifiant, qui m'a été rendu. Je suis éternellement reconnaissant envers tous ceux et toutes celles qui m'ont manifesté amour et sympathie. Oublier ces personnes comme ignorer leurs bienfaits reviendrait à me vouer à la géhenne de feu. Cinquante-huit ans après l'avoir vue pour la dernière fois, je garde encore présent dans mon coeur un tendre souvenir d'enfance pour Félicité. C’est ce que j'appelle la grandeur du coeur. D'autre part, je n'oublie jamais un mal ni un tort qu'on m'a faits quoique j'aie pardonné. Il y a quelques années, j'étais profondément blessé par des propos mensongers tenus contre moi dans une affaire que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. J'ai découvert le démolisseur, et je lui ai pardonné. Ce mensonge a marqué ma vie; je l'ai déjà plusieurs fois évoqué dans ce blog. Le mensonge fait très mal lorsqu'on en est innocent victime. Un menteur est un bourreau, un meurtrier pire que l'assassin ou le persécuteur des martyrs. Il torture l'esprit et la conscience de la victime, sommée de se justifier souvent sans connaître les mobiles de ces agissements. Mensonge, tricherie, jalousie, vol et corruption vont aussi de paire. Là je vais loin de mon propos initial, bien que cette digression concerne le contraire du grand coeur. Revenons-y. 

Les gens sont tellement ingrats qu'ils oublient à la moindre faille tous les biens antérieurs dont ils ont bénéficié. Certains reconnaissants se transforment en ennemis jurés dès que la roue tourne contre leurs voeux. Rares, et heureusement qu'il y en a, sont ceux et celles qui comprennent que le robinet pourrait un jour cesser de fournir de l'eau. La cause serait soit un dysfonctionnement technique soit un tarissement du puits ou de la source. Ayez l'argent, vous avez des amis. L'argent terminé, vous êtes oublié et abandonné à votre triste sort par ces mêmes amis. Vous n'avez jamais eu l'argent, vous êtes la risée, le maudit, l'infortuné et vous n'interessez personne. Un sous-homme. C’est ça la vie. C’est cela la vraie vie. Pas la fable des romans mais la rèalité cruelle vécue au quotidien. Le château de Charlottenburg existe encore à Berlin, mais sa propriétaire n'y a dormi que dans un petit coin de son immense chambre. Et elle l'a laissé à une postérité impériale ou nationale qui a oublié la bâtisseuse mais bénéficie des rentrées touristiques que génère le château-musée classé patrimoine berlinois. Don't touch! Reconnaissance nationale est rendue à la héroïne féerique. Comme quoi, le Berlinois a un coeur grand comme ça.

13 nov. 2025

Séparation de couples

Je croyais connaître les hommes mais je me trompe chaque fois, surpris par la réalité de la vie. La vie nous met devant des épreuves inattendues et surprenantes. J'ai suivi le drame d'un couple séparé après deux semaines de mariage; la dame s'est envolée avec un vieux monsieur "friqué" rencontré à la féte nuptiale. Un autre couple s'est séparé après près de treize ans de mariage. Les deux cas se ressemblent parce que ce sont les femmes qui en sont la cause. Coup de foudre et goût de l'argent. Le premier cas relève d'une émotion passionnée et incendiaire, et le deuxième d'un froid calcul de gains et avantages financiers. La femme part  attirée par le regard insistant d'un invité qui sait faire vibrer son coeur comme jamais auparavant.  La femme déguerpit dès que l'argent de son époux finit, prête à s'offrir au prochain client contre des espèces trébuchantes et sonnantes. Tendresse et sécurité financière sont des causes dévastatrices de mariage. Donnez-lui la tendresse, elle cherchera l'argent. Donnez-lui l'argent, elle cherchera la tendresse. Eternelle insatisfaite! Féministe, s'abstenir! La leçon est apprise. 

11 nov. 2025

Grand Séminaire de Kalonda: 47 ans d'existence

12 novembre 1978 - 2025: 47 ans depuis que le Grand Séminaire St Augustin a été inauguré à Kalonda par SE Mgr Raphaël Lubaki, évêque coadjuteur de Matadi et président de la CEPKIN de l'époque.

J'ai déjà relaté cet événement antérieurement. Cette année-là, j'étais régent au petit séminaire de Kalonda avec mon ami Faustin Antoine Mampuya d'heureuse mémoire. J'assistai à la naissance de cette institution ecclésiastique qui aura entre-temps formé quelques centaines de prêtres. Je vécus en septembre-octobre 78 dans la même communauté que les abbés Boniface Ndoy et Jean-Valère Mbuluku, pionniers fondateurs, avant que ces derniers n'aménagent dans leurs propres locaux. Je revois la messe célébrée en présence des évêques du Bandundu (Biletsi d'Idiofa, Lesambo d'Idiofa, Mayamba de Popokabaka, Mbuka-Nzundu de Kikwit, et M'Sanda de Kenge), de nombreux prêtres, religieux et religieuses venus des quatre coins de la province. C'est à la séance académique inaugurale, tenue juste après la messe, que nous fûmes informés par l'abbé recteur du nom du saint patron de l'institution qui naissait sous nos yeux. Une quarantaine de séminaristes servirent en quelque sorte de cobayes. Je cite quelque noms au hasard: Georges Molo, Victor Mesongolo, Titus Ndala, Claude Ozankom, Paul Lusengi (transfuge de Mayidi), Gaston Kibefo, Georges Mbukamundele, Sawana, Berro, etc. Inongo n'avait pas envoyé de séminaristes cette année-là. Je garde de bons souvenirs des débuts de ce grand séminaire.

Pensées pieuses pour tous ceux et toutes celles, morts ou encore vivants, qui ont travaillé sur ce beau plateau, pour les formateurs, pour ceux qui y ont été formés. Que ce foyer intellectuel et spirituel brille toujours dans ce pays qui se trouve meurtri aujourd'hui par la guerre et l'insécurité, la pauvreté et l'insalubrité. Qu'il contribue au règne de la paix et de l'amour entre les hommes de ce monde. Vive le Grand Séminaire St Augustin de Kalonda. Dieu le bénisse!     

Abbé Charles Kapende ordonné il y a 53 ans


 

Kenge, 12 novembre 1972 - 2025: L'abbé Kapendson Fils aurait accompli 53 ans de sacerdoce s'il avait vécu jusqu'à ce jour. Pieuses pensées pour notre aîné et formateur. Paix à son âme! 


5 nov. 2025

On ne change pas l'histoire

S'il y a un problème qui gangrène la RDC, c'est la falsification de son histoire. Les débats sont nombreux, houleux et passionnés à ce sujet. J'y reviens après avoir lu une interview de Mgr Faustin Ngabu, évêque émérite de Goma, qui vient de nous quitter. Paix à son âme! Mgr Ngabu est de ceux qui défendent la présence des Banyarwanda en RDC avant la période coloniale. C'est un débat fondamental pour comprendre les soubassements de la guerre d'occupation qui sévit dans l'est de la RDC. J'ai jugé intéressant de publier verbatim sur ce blog les réactions de quelques amis à cette interview.

CM: "Oui Arthur. J'ai relativement bien connu Mgr Ngabu, ami de Mgr M'Sanda. Plus d'une fois, je l'ai entendu discuter de la nationalité des Banyarwanda. Par lui j'ai connu Mr Rwayitare et Mgr Kanyamachumbi, ancien secrétaire général de la CEZ. Il était un Tutsi pur et dur, comme Mgr Dheju ou Mgr Gapangwa. Quand il était président de la CEZ, il imposait aux autres évêques cette vision de l'histoire. Il s'est vraiment engagé dans ce débat. Etc."

RN: "Paix à son âme! Mais la version qu'il donne de l'origine de la présence des Banyarwanda au Congo n'est pas seulement contestable. Elle est absolument fausse. Des écrits émanant des auteurs sérieux existent, qui le démontrent. Mgr, qui s'improvise ici historien, oublie de faire mention des guerres sanglantes qui ont opposé les Bami Banyarwanda aux chefs tribaux de l'actuel Kivu. Le dernier d'entre eux s'appelait Rwabugiri. Il est mort en 1895 sur l'île d'Idjwi, quand il tentait de rejoindre le Ruanda, après avoir perdu son ultime bataille contre le roi des Bahavu (Bashi). Après cette dernière tentative de conquête, les deux parties ont été occupées par des puissances coloniales qui n'ont pas mené de guerre de conquête territoriale. C'est une aberration historique que de parler d'une présence des Banyarwanda au Congo avant la conquête coloniale. A l'indépendance, les membres de cette communauté, qui s'appelle elle-même "communauté" et non pas tribu, n'étaient pas autorisés à briguer un mandat électoral au niveau national. Ils étaient seulement électeurs et éligibles aux municipales...."

AP: "J'ai connu ou connais beaucoup de ce genre d'individus à l'Unikin et aux Etats-Unis qui s'illustrent comme ce Mr.- là. Quand Kagame devint leader du Rwanda en 1994  certains Zaïrois devinrent Rwandais! Lors d'une confèrence organisée par la Faculté des Sciences Politiques de "University of Missouri- Columbia" en 1997, javais été le speaker pour parler de la révolution qui avait renversé Mobutu. Bantu ya ANR ya awa kuvandaka na conference yina, ti Robert McNamara, ministre ya ntama ya Defense, baprofs, étudiants, etc. On me posa une question si je connaissais une femme Prof. Zaïroise. Surprise: elle était devenue rwandaise après la prise de pouvoir à Kigali! Plus tard, cette même dame organisa une conférence sur le génocide de tutsi. Général Dallaire (fut à Kigali en 1994, ONU) fut l'invité. Des profs jadis zaïrois (des Etats-Unis) étaient invités comme rwandais tutsi... beaucoup de mensonges..."

EP: "Dans cette affaire tout est faux. Et c'est pour cette raison que cette opération kamikaze perdure et prospère. Leurs parrains, Américains, Anglais, Français, Allemands, sont des hypocrites professionnels."

CM: "Et nous-mêmes, nous sommes naïfs, corruptibles, inconscients de notre sort, prêts à signer n'importe quel pacte pour des futilités immédiates, sans vision lointaine ni patriotisme. Le monde entier se joue et se moque de nous."

Et moi de conclure: "On ne change pas l'histoire". 

1 nov. 2025

Tanzanie: quel gachis?

Fin octobre 2025. Les élections présidentielles tanzaniennes ont accordé un deuxième mandat à Mme Samia Suluhu Hassan. Réélue à 98% comme du temps des putschistes autoproclamés ou des tyrans installés par les producteurs de guides providentiels. La Tanzanie a eu à sa tête des messieurs brillants et unanimement respectés. Citons: Julius Nyerere ou Magufili.  En Afrique aucun président, je dis aucun. n’organise les élections pour céder le pouvoir. Personne. Souvent les résultats sont établis d'avance. Robert Gueï en Côte d'Ivoire. Longtemps nous avons cru que le leadership féminin serait exemplaire, mais ce qui s’est passé dernièrement en Tanzanie, est loin de ressembler à des élections démocratiques, libres et transparentes. L’Afrique entière est abasourdie: opposants emprisonnés ou empêchés de faire campagne. Des protestations ont éclaté, causant la mort de plusieurs centaines de manifestants. Des morts qu’on aurait pu éviter qui entachent la réputation de la Tanzanie. Autrefois les hommes étaient dictateurs, aujourd'hui nous assistons à  la dictature au féminin. Douce comme la femme, mais pire et plus cruelle que celle au masculin. La pragmatique ne préconise-t-elle la primauté féminine dans la formation des mots? Les 98% ne convainquent plus personne. C’est du gâchis, un retour en arrière. Stand up Africa. Stand up Tanzania. Politica politica mani pulite! 

C'est déjà Novembre 25

Oui nous sommes déjà en novembre 2025. Petit à petit, mais à une vive allure, nous allons vers 2026. Le temps passe vite. La longueur dépend beaucoup de l'ambiance environnante: activités, souffrances, joie, travaux pénibles ou légers, etc. La dimension psychologique est très importante selon qu'on est primaire ou secondaire. Moi, je me connais secondaire, je vis beaucoup au passé. C'est pourquoi je garde une certaine fidélité à mes amitiés et contacts passés. Je ressens certains événements passés de façon intemporelle. Je n'oublie jamais une douleur ni une joie, quand elles sont causées par des individus ou des circonstances ambiantes. Surtout en sport ou en musique. Je reste attaché au vieux, pas au présent. Je n'ai jamais réussi à prendre du recul devant certains faits passés. Je suis comme ça, je ne sais pas tourner la page, quoique je m'en accommode. Je n'oublie pas, Dieu m'a donné une assez bonne mémoire. Tout lecteur régulier de ce blog s'en rend compte à un moment ou à un autre. 

Novembre 25. C'est, avec décembre, le crépuscule de l'année. L'heure n’est pas encore au bilan, mais c'est comme presque. J’ai bénéficié d’un temps relativement calme et contrôlé. Deux voyages au Congo, accompagnés d’un saut en Allemagne, en Belgique et en Suisse. Trois nuits à Bonn, Wurmlingen et une nuit à Volketswil près de Zürich.  Des expériences diversifiées. Des circonstances totalement différentes de celles habituelles. Quelques rencontres inattendues, mais pas du tout surprenantes. Je crois avoir déjà tout vu dans ma vie. Au niveau du boulot à Kenge, j’ai été dégommé de mon prestigieux poste de chef sans autre forme de procès. Pas de remise ni reprise. Une cacophonie propre à nos institutions.  No comment. Ça c'est moi, et les autres? 

J’arrête là. Le reste pour décembre et janvier si je vis encore. Sinon beh, contentez-vous de mes gribouillis ou graffitis.