20 novembre 2025. Il est 2 heures ici, 7 heures ä Kenge. Je voulais vérifier une information sur les examens de deuxième session qui se déroule à l'ISP Kenge lorsque m'est arrivé un message de désespéré d'une maman du Camp SAS. Cette dame fut écolière quand j'étais vicaire à la paroisse Anuarite Kenge. Elle est actuellement mère de cinq ou six enfants. Nous communiquons de temps en temps.
"O MD: Prof miyibi me kotila beto bubu na 1h30 bo me baka bavalise, bakiti, batelephone ya bana; muke mona ya kutuba ve... Bo me bloqué bavoisin na ba cadenas... Chance téléphone na mu kuvanda na nsi ya drap... Bo me yiba banzo 5 na quartier... Bana me kwenda classe ve baketch nionso bo me baka... Bana kedila sana classe... Bo drogua beto ...: Bilele nionso me kwenda yo ke mpasi" (Sic)
[ Prof, des voleurs sont entrés chez nous à 1h30, ils ont pris des valises, des chaises, des téléphones des enfants; je ne sais quoi dire... Ils ont bloqué les voisins avec des cadenas... Par chance mon téléphone se trouvait sous les draps ... Ils ont volé dans 5 maisons du quartier... Les enfants ne sont pas allés à l'école, tous leurs ketchs ont été pris... Ils pleurent ä cause de l'école... Ils nous ont drogués... Tous les habits sont emportés, c'est dur ]
L'insécurité règne à Kenge. J'ai alerté une autorité locale pour voir si elle pouvait assister. Kuluna, bandits et voleurs opèrent désormais dans tous les quartiers de Kenge. Des pratiques inexistantes il y a quelques décennies sont devenues fréquentes. Les voleurs opèrent après avoir drogué les occupants de la maison, prennent tout ce qu'ils trouvent, violent ou tuent en cas de résistance. La nuit, c'est leur règne sur le monde et tout ce qui bouge. Ils prennent tout, sans tenir compte des dégâts, des frustrations et des préjudices qu'ils causent. Nos familles, déjà pauvres, sont dépouillées du peu de biens qu'elles possèdent. Sans pitié pour les enfants dont ils prennent uniformes. chaussures et téléphones. Sans pitié ils laissent des familles terrorisées en emportant tous leurs avoirs, en les dépouillant de leur dignité. Quelle conscience ces malfrats ont-ils pour agir de la sorte?
Le phénomène existe partout, hélas. D'un moment à l'autre vous pouvez tout perdre. Les autorités ont vraiment du pain sur la planche. Où va le pays? On dirait que le malheur des autres fait le bonheur des uns. Tout le monde est inquiet, agité, perplexe. Marche dans la rue avec ton téléphone ou ton sac, on te les arrache. Ose circuler la nuit dans les rues sombres, on t'attaque. Reste dans ta maison, on vient t'assaillir ou t'assommer. L'insécurité est totale. Le pouvoir ne semble pas assurer la protection des paisibles citoyens. A quand le retour à la vie paisible et heureuse d'autrefois?
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