30 juin 2010

31.06.1960 - 30.06.2010: un cinquantenaire

Aujourd'hui, la République démocratique du Congo, mon pays, célèbre ses cinquante ans d'indépendance. Cinquante années de déconvenues, de confusions, de rébellions, de guerres civiles et de mégestions! Voilà un bilan peu glorieux pour ce pays réputé être un scandale géologique! Que célébrons-nous au juste?
J'aime mon pays, je l'adore même. Bien que je subisse passionnellement ses humiliations, je n'ai jamais perdu espoir. Je doute, cependant, de la capacité de nos gouvernants antérieurs et actuels de le mener à bon port. Les beaux discours ne suffisent pas, l'action efficace doit suivre. Tant que la précarité des institutions couvrira une gestion monolithique du pouvoir, nihil novi sub sole.
Dieu bénisse le Congo!

29 juin 2010

30 juin 1960 - 30 juin 2010


J'avais trois ans lorsque mon papa et ses collègues suivirent à la radio le fameux discours de Lumumba. J'ai aujourd'hui cinquante-trois ans. A trois comme à cinquante trois ans, je n'ai jamais compris vers où se mène la barque congolaise. Entre-temps, j'ai croisé des acteurs éminents de ce pays. Joseph Kulumba, Albert Delvaux, Joseph-Désiré Mobutu... jusqu'à ceux qui nous dirigent actuellement dont certains ont été à l'école avec moi. J'ai vu Joseph Kabila à l'hôtel Esplanade de Berlin.



28 juin 2010

Ferdinand Oyono a tiré sa révérence (1929-2010)

L'Afrique littéraire et culturelle vient de perdre un de ses monuments fondateurs: Ferdinand Oyono. Paix à son âme! L'auteur d'Une vie de boy et du Vieux nègre et la médaille a marqué de son empreinte personnelle la naissance du roman francophone d'Afrique. Avec Camara Laye et son compatriote Mongo Beti, il s'est illustré comme l'un des plus grands génies de la plume, exposant avec passion le problème du contact entre la tradition et la modernité dans l'Afrique coloniale. Qu'on l'aime ou qu'on le haïsse, ses textes qui ont fait frémir pas mal des lecteurs demeurent des chefs-d'oeuvre de l'imaginaire.

Le monde de la critique littéraire est cependant resté sur sa soif, l'auteur ayant choisi de pleinement s'engager dans une carrière politique dont on peut dire dire qu'il y a réussi. Dieu seul sait combien la politique féconde la création littéraire! Bien qu'un artiste ne meure jamais, la voix littéraire d'Oyono s'est, à mon sens, éteinte un peu tôt.

A la famille, aux ami-e-s des belles-lettres qui pleurent F Oyono, mes sympathies les plus cordiales! Honneur à ce digne fils d'Afrique. Adieu, Maître!

3 juin 2010

Fête de St Charles Lwanga

3 juin. Jour mémorable où le calendrier catholique commémore les saints martyrs d'Ouganda! La fête patronale du petit séminaire St Charles Lwanga fut toujours un événement attendu, préparé et célébré avec faste à Kalonda. Pour moi, ce fut toujours le meilleur jour de l'année. Que des souvenirs!
Meilleurs voeux aux copains et à tous ceux qui ont eu ou ont encore le privilège de vivre ce grand jour soit à Kalonda soit à Katende! St Charles Lwanga, intercède pour nous, que ta lumière illumine nos coeurs.
"Kieleka kiese ngwa! Ngeye Karolu Lwanga, muna zulu ulemina."

20 mai 2010

Soeur Maria Planellasa, kwenda mbote

Le 18 mai 2010 est décédée en Espagne la Soeur Maria Planellasa. (Ci-dessous l'e-mail que j'ai écrit à l'abbé Charles-Claver Ndandu qui a transmis la nouvelle)

Charles,
Merci de nous avoir fait parvenir cette triste nouvelle. Je me joins à la prière et à la douleur de ceux et celles qui pleurent la Soeur Marie Planellasa: sa famille, sa congrégation et ses amis. Cette humble et savante missionnaire a longtemps symbolisé pour nous "la rigueur mathématique." Modeste, Corneille et Séraphin qui ont suivi ses cours en savent quelque chose.
Kimbau, Juin 1969. J'étais envoyé un soir au couvent des soeurs pour récupérer un médicament auprès de soeur Nuria; celle-ci était retenue à la Foréami à cause d'un "accouchement" qui s'est compliqué. Comme la nuit avançait et que les soeurs devaient toutefois faire sortir "Sacki" (sic) leur gros berger, Soeur Marie est restée auprès de moi, m'a offert des bananes et réconforté car j'étais terrorisé par le chien. Un petit geste, certes, mais qui garde tout son sens au fond de mon coeur.
A Ma Sela, wenda mboti mu ngemba. Mfumu Nzambi kakusambula!
Claver

19 mai, confiteor unum baptisma

J'ai oublié de célébrer quelque chose d'important mais je ne me suis pas donné la peine de savoir quoi. Zut alors! Le soir, tandis que je cherchais un prétexte pour ouvrir une bouteille qui traînaillait dans le placard, l'événement me revient: c'était mon anniversaire. "Ce n'est plus le 29 avril" rétorque Clavère. "Le 29 c'est mon anniversaire biologique. Le 19, c'est mon anniversaire spirituel". Je fus baptisé le 19 mai 1957 par le Père Joseph Malfliet SVD, à Kimbau, mission catholique fondée par le Père Allard en personne il y a bientôt 100 ans. C'était deux mois avant la fondation de la préfecture de Kenge.
Et dire qu'il y a quelques mois, une collègue m'invitait à aller me faire baptiser dans son église, prétendant que le baptême catholique n'offrait aucune garantie spirituelle. Un autre jour, mon étudiant de 19 ans, un fondamentaliste, s'est présenté à mon bureau pour m'expliquer la Bible parce que, pensait-il, la littérature que j'enseigne propage un esprit de péchés. Un autre, un pasteur inspiré, n'avait pas trouvé mieux que de m'annexer à sa liste d'adeptes simplement parce que mon porte-monaie perdu a été retrouvé dans l'enceinte de sa propriété commerciale. Une autre collègue ne cesse de m'inviter à visiter l'église des Nigérians, car celle-ci correspondrait parfaitement à mon âme d'Africain. Blablabla!
Credo in unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam

14 mai 2010

Congratulations, Papa Charles et Maman Odile KIOSI

15 mai 1955 - 15 mai 2010.
55 ans de vie matrimoniale. Plus d'un demi-siècle de vie commune, de partage, de sacrifice, d'épreuve, de joie. 55 ans de fidélité. For rich and for poor. Jusqu'à ce que la vie éternelle les sépare.
Félicitations Maman Odile et Papa Charles. 55 ans durant, dans une complicité toujours renouvelée, vous avez vaillamment traversé les brouillards des épreuves, tenu allumée la flamme de confiance du premier regard, rendu et maintenu indéfectible votre amour. De ma lointaine Barbade, je vous exprime au nom des miens ma profonde admiration et ma gratitude pour l'éternelle amitié qui me lie à votre fils Séraphin, pour l'affection et le chaleureux accueil que j'ai toujours reçus dans votre maison. Puisse le Très-Haut vous combler de ses grâces et bénédictions! Paix, santé et joie!
Meilleurs voeux encore une fois!