Par un message de l'abbé Jean-Robert Mifuku, je viens d'apprendre la mort de Mgr Jacques Richoz, ancien vicaire général du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg. Paix à son âme! Le souvenir que je garde de cet homme d'église est celui d'un homme accueillant, pieux, humble et généreux. Que le Seigneur lui accorde la couronne réservée à ses élus. Comme il sera enterré ce vendredi 17 septembre 2010, je m'associe de coeur et d'esprit à la prière du diocèse de LGF pour son âme.
15 sept. 2010
5 sept. 2010
Frère Michel, Mario Falcon SVD (1934-2010)
Je viens d'apprendre avec une profonde douleur, par un message de l'abbé Gustave Mombo, le décès du Frère Michel SVD en Argentine, décès survenu le 1er septembre. Que son âme repose en paix. Elève d'école primaire à Kimbau, j'étais de ceux qui s'amusaient à subir la poussée de l'air au décollage de l'avion. Le mot "Argentine" me fut connu à cause de lui, bien que le père Albin Schmitt qui m'avait reçu à la première communion ait été aussi argentin. J'ai eu de bonnes relations personnelles avec lui.
Humoriste, gai et affable, le frère Michel était d'une disponibilité, d'une générosité et d'une gentillesse désarmantes. Il a vécu à Ito d'où il rendait ses services au diocèse, aux missionnaires, aux malades et autres personnes en nécessité. Combien de vies n'a-t-il pas sauvées au cours de ses vingt-deux ans de Congo. Ses culottes et ses uniformes d'aviateur toujours bien repassés restent gravés dans la mémoire de ceux qui l'ont connu, admiré et apprécié. Le père Jean van der Hulst n'était pas très tendre à son égard, parce que ce dernier l'avait une fois appelé "Jean Malembe". Je n'oublierai jamais mon tout premier vol de Kenge à Bandundu, le 4 août 1978. Je n'oublierai jamais un autre vol, de Beno sur Banza-Lute en 1984 où nous deux avions failli perdre la vie; nous fûmes sauvés grâce à un phare projeté par le père Joseph Weggener; nous avions atterri dans l'obscurité sur une piste non éclairée. Je n'oublierai jamais tout le mal qu'il a eu à quitter le Zaïre, lorsque le diocèse avait décidé de suspendre le service de l'aviation. Dans la SVD, sa différence se remarquait, sans ambages. Intelligenti pauca!
Frère Michel, ngemba na moyo na nge! Nzambi kuyamba nge na Kimfumu na Yandi.
22 août 2010
20 août 1905
Il y a exactement 105 ans, naissait dans les environs de Lindau Theresia Weingärtner. Je parle d'elle parce que je l'avais rencontrée pour la première fois le 15 mai 1980 à Rome, via de la Conciliazione, à côté de la libreria Ancora où j'étais allé acheter, pour la préparation de mon examen de christologie, le livre Jésus le Christ du théologien allemand Walter Kasper. Cette rencontre fortuite inaugura entre nous une solide relation qui ne prit fin qu'à sa mort, le 25 mai 1997, trois semaines avant la défense de ma thèse de doctorat. Si ma mémoire est bonne, je me suis rendu trente-trois fois chez elle à Munich. En 1993, j'y restai de mai à août, je m'étais inscrit à Ludwig Maximilians Universität de Munich mais fasciné par mon directeur, Mr Yves Giraud, je choisis de retourner à Fribourg en octobre. La dernière fois, en avril 97, j'étais logé chez l'abbé Claude Ozankom.
Voilà une femme qui m'a vraiment aimé comme le fils qu'elle n'a pas eu biologiquement! Une femme qui est devenue ma deuxième mère et qui a dédié les dernières années de sa vie à m'aider financièrement pour me mettre à l'abri de soucis d'argent. Elle a gagné son pari. Ce que j'ai reçu d'elle en espèces et en biens, est impressionnant. C'est grâce à sa générosité que je pus supporter les études de mes frères en Allemagne et en Belgique; et que même quelques-uns de mes amis ont effectué des voyages en Europe. C'est grâce à sa garantie que, contre vents et marées, j'entrepris de coûteuses études de doctorat. Il y a certes eu d'autres apports extérieurs, d'autres bienfaiteurs et bienfaitrices, mais elle est demeurée ma source la plus fiable et la plus généreuse. I am a blessed man. A 90 ans passés, Mutter Resi a encore pris le train de Munich à Fribourg pour me rendre visite à Enney. Je suis allé fêter mon quarantième anniversaire chez elle, trois semaines, avant sa mort. A cette dernière rencontre, pressentant sa mort proche, je lui ai donné l'extrême-onction.
Femme de condition humble et modeste, elle a entrepris d'apprendre le français et l'italien en s'achetant des dictionnaires. Lorsque le Cardinal Ratzinger est parti de Munich pour Rome en 81, elle a dit à la soeur aînée de ce dernier, à laquelle était personnellement liée: "Eines Tages wird der Josef zum Papst gewählt werden". (Joseph sera élu pape un jour) Sa prophétie de fanatique bavaroise est devenue réalité aujourd'hui.
Pour moi, Mutter Resi était la main de la Providence. Elle m'a accompagné jusqu'à la fin de mes études. Paix à son âme! Gloire à Dieu et Honneur à sa mémoire!
13 août 2010
Carnet du Canada:
31 juillet 2010. Mariage de Pat et Jeanne Kapuya
Pat et Jeanne se sont unis devant Dieu et devant les hommes pour la vie au cours d'une merveilleuse cérémonie qui a connu la participation de quelques centaines de personnes.
Louange soit rendue à l'Eternel d'Amour pour avoir lié Pat et Jeanne dans le sacrement du mariage. Puisse la main du Seigneur guider leurs pas sur les chemins de la vie; puisse la lumière de son évangile éclairer leur coeur devant tous les choix qu'ils auront à opérer; puissent la foi et la sagesse divine demeurer leur seule source de réconfort, de confiance et d'amour.
Vita, Pax, Felicitas ad aeternitatem!
12 août 2010
Carnet du Canada
Photos:
1. Mariage de Jeanne et Pax Kapuya.
2. Les Mabana au mariage.
3. Chez Bernadette Ingungu
4. Les Mabana avec Mr. et Mme Tshisungu.
Du 20 juillet au 10 août 2010 avec ma famille, j'ai séjourné au Canada, à Ottawa dans l'Ontario. Les jumeaux Madeleine-Cbrystelle et Claver faisaient leur expérience consciente de l'avion. Consciente parce qu'ils avaient déjà, à quatre reprises auparavant, pris l'avion sur Londres, en route pour Paris. Des premiers vols ils ne se souviennent pas du tout. Celui-ci était tout particulier: ils en rêvaient depuis qu'on le leur avait annoncé. A l'aller, ils ont beaucoup bougé, tandis qu'ils ont dormi la grande partie du voyage retour du fait qu'ils ont dû se réveiller à 4 heures du matin.
Le Canada, un pays formidable, aux immenses dimensions et aux diverses cultures. Le tableau qui se dégage de ses habitants est multiracial et multi-identitaire. On y vit par rapport à ses origines. On est, m'a-t-on dit, canadien de telle ou telle origine. Curieusement, pendant tout mon séjour, je n'ai socialisé qu'avec des immigrés, jamais avec les autochtones.
Les Congolais et Africains que j'ai croisés m'ont paru très concentrés sur leur propre sort. Boulot, Transport, Dodo, etc. Contrairement à la situation de nos compatriotes en Europe, la plupart d'entre-eux travaillent, certains exercent des métiers pour lesquels ils ont reçu une formation adéquate. Comme pour confirmer ce que pensent beaucoup de gens, que la discrimination est plus forte en Europe qu'au Canada, pays d'immigration par excellence.
Il y a eu surtout des retrouvailles soit au téléphone soit de visu. J'ai pu parler au téléphone après trente ans de séparation avec mon aîné du petit séminaire de Kalonda, Dr Nganda Liévin Luki. J'ai retrouvé l'abbé Alexis Olenga après vingt-cinq ans, Euphrasie Kaseka après vingt-trois ans, François Mbila après dix-neuf ans. J'ai retrouvé Bernadette Ingungu apres neuf ans exactement. Autant d'émotions! J'ai manqué d'autres retrouvailles, notamment avec Jean Zenga ou Patrick.
J'ai reçu la visite de l'écrivain José Tshisungu wa Tshisungu le dimanche 25 juillet, avec promesse de se retrouver à Montréal, mais à cause d'une petite indisposition, je n'ai pas pu remplir mon engagement. J'ai retrouvé Pierrot Dibange et fait la connaissance de sa famille.
S'il est une chose que je garde de ce périple canadien, c'est qu'au-delà des péripéties du temps et des événements qui changent l'homme, il y a un moi fondamental qui reste en chacun de nous, immuable et permanent.
3 août 2010
Retrouvailles avec l'abbé Alexis Olenga
Ottawa, 1.08.2010. Ce dimanche, j'ai éprouvé un immense plaisir à retrouver un ancien condisciple et compagnon de lutte. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre à Kenge. (Dans sa mémoire, c'était à Kalonda, le jour de l'enterrement de Jean-Pierre, Paix à son âme) Je suis allé à Fribourg, il est venu au Canada un peu plus tard.
Je tenais à le rencontrer. Tenez! Appelez cela du hasard. Aussitôt débarqué à Ottawa, j'ai demandé ses coordonnées auprès des connaissances supposées communes; personne n'avait des traces. J'ai cherché sur le net, sur différents moteurs de recherche. Pas de traces. J'ai finalement résolu d'écrire un e-mail aux amis Henri Tamuzi et Jean-Robert Mifuku. Et dès que ceux-ci m'ont répondu, je l'ai appelé. Eh bien, il était en train de sortir sa voiture pour descendre sur Ottawa. Si j'avais appelé cinq minutes plus tard, je l'aurais manqué. Et le lendemain après-midi, il était là. Avec Clavère, Donatien et Ephrem Mosimi, nous avons joui d'une soirée inoubliable pendant laquelle des vieux souvenirs et des vieilles blagues ont été évoqués.
Quoi dire de plus? Une jolie calvitie, signe de maturité et de sagesse, couronne la tête de mon ami, comme la mienne d'ailleurs. Au-delà de ces marques du temps, l'homme de Dieu est resté égal à lui-même, vivant à contre-courant, obéissant à des principes et défis difficilement imaginables en ce vingt-unième siècle commençant. Original, réaliste, vrai et passionné dans ce qu'il fait. Chapeau, Man. On a passé une soirée formidable. Le jour suivant, Sandro a continué vers Montréal, Québec et plus loin.
13 juil. 2010
La danseuse du ventre (KC Mabana, 2010)
UWI St Augustin, Trinidad, May 25, 2010
The plot takes place in Germany. Norbert Schenker, the owner of Krone Restaurant, gets a very special present for his sixtieth birthday. This present will help him receive the title of “the Man of Culture” for the month. What happened is that, his daughters Flora and Sabina arranged to invite Aminata Chenouda, an Egyptian belly dancer, to perform at the birthday party.. The party is a total success: Aminata’s performance delights all the guests for its rich oriental decorum. Norbert Schenker danced with the dancer and fell under her charm. He later appoints her as a cook to help her obtain immigration status. And he spends much money on her. All of a sudden the news of Aminata being pregnant is spread by rumour, while Flora blames his father for ruining the restaurant business. How will Mrs. Schenker face the scandal created by her husband’s misadventures? What a lesson of pardon, love and fidelity. To Happiness!
L’histoire se passe en Allemagne. Pour ses soixante ans, Norbert Schenker, propriétaire du Restaurant Krone, se voit offrir un cadeau-surprise très spécial. Un cadeau-surprise qui lui vaudra d’obtenir le titre de l’homme de culture du mois. En effet, de connivence avec leur mère, ses enfants Flora and Sabina ne trouvent rien de mieux que d’inviter à se produire la célèbre danseuse du ventre Aminata Chenouda, d’origine égyptienne. La fête d’anniversaire est une réussite totale : le spectacle d’Aminata fascine les invités grâce à son riche décor oriental. Pendant cette performance, Norbert Schenker exécute quelques pas et tombe sous les charmes d’Aminata. La danseuse candidate à l’immigration est engagée comme cuisinière au restaurant. Norbert se paie des folies ruineuses pour elle. Alors que se répand la nouvelle de la grossesse d’Aminata, Flora reproche à son père ses frasques ruineuses. Comment Mme Schenker va-t-elle réagir à ce scandale que la rumeur se charge de répandre ? "Quelle leçon de pardon, d'amour et de fidélité. Au bonheur!"
Un merci tout particulier à mes collègues du département, spécialement à Hélène Zamor pour la mise en scène, et à Bernadette Farquhar pour avoir invité une instructrice de danse, Eronica. Félicitations aux actrices et acteurs pour leur engagement!
Director: Kahiudi C Mabana
Norbert Schenker: Eli Clarke
Ingrid Schenker: Kara-Je Kellman
Flora Schenker: Carvel Daniel
Sabina Schenker: Shakera Collymore
Aminata Chenouda: Shamarra Chalenor
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