9 mai 2024

Real Madrid vs Bayern

8 mai 2024. Ce mercredi je viens d'assister à un match très controversé entre deux géants du football européen: le Real de Madrid et le Bayern de Munich. Match très disputé du début à la fin, dominé en termes de possession de balle par les Madrilènes, mais contrebalancé par une équipe bavaroise compacte en défense et très réaliste. Le gardien Neuer a été excellent, sauf pour le but égalisateur de Madrid. J'ai observé comment il a relâché la balle qu'il aurait dû tenir fermement. La pression était très forte pour garder ses nerfs de fer. Je crois cependant que l'arbitrage n'était pas bon. Je suis resté insatisfait surtout à la fin du match. Le Bayern a marqué un but fantastique, mais que l'arbitre a annulé pour hors-jeu, un hors-jeu peu évident à mes yeux, alors même qu'il a validé le deuxième goal espagnol. Madrid est passé en finale, selon moi, grâce en partie à l'arbitrage. A cette allure, ils vont probablement gagner la finale contre les Prusses de Dortmund, élégamment arrivés au sommet du foot des clubs européens.   

7 mai 2024

La dictée de Bernard Pivot

Une difficulté concernait les mots rares ou les structures inhabituelles. Je crois en ma qualité d’analyste de la langue française que personne ne pouvait en temps réel se remémorer certaines structures grammaticales. Sans outil supplémentaire, il était quasiment impossible de mettre à jour toutes les finesses et expressions idiomatiques. Un collègue pragmaticien  de Fribourg avait qualifié cette dictée s’inspirée par le Diable, tellement était pleine d’astuces, de guet-apens surprenants. Même les simples accords étaient des problèmes. À l’Assemblée francaise, en tout cas, personne parmi les députés n’avait obtenu zéro faute. Il était d’ailleurs impossible de s’y préparer adéquatement, tellement on était surpris par la rigueur du texte. Seuls peut-être  les grammairiens et philologues chevronnés s’en seraient sortis. Mais mes doutes demeurent entiers. Adieu Maestro du mot français ! Qu’une couronne  des lauriers orne à jamais ta tête comme à tout olympien. Respect et Dignité ! 

6 mai 2024

Adieu Bernard Pivot (1935-2024)

Paris, 6 mai 24. Le célèbre journaliste et écrivain français Bernard Pivot, s'est éteint à 89 ans. Paix à son âme! Voilà un monsieur qui m'a convaincu par la maîtrise de son métier et la passion pour la langue de Voltaire. Un véritable professionnel qui a marqué son époque. Tout une génération d'amoureux de la plume et de la langue française se réclamerait volontiers de lui. Que ce soit avec les émissions "Apostrophes" ou "Bouillon de culture", que ce soit avec sa fameuse "Dictée", M. Pivot a réussi à imposer sa marque en France et au monde francophone. Oui, je n'oublierai jamais la dictée faite sur les bancs de l'Assemblée Nationale Française ou au Stade de France avec toutes les catégories de compétitifs à l'excellence. Une dictée pleine d'obstacles syntaxiques et pragmatiques. Il fallait connaître toutes les structures grammaticales du français pour s’en sortir. Je ne crois pas qu'il y ait jamais eu quelqu'un qui a obtenu un sans-faute à cette dictée, même si j'imagine qu'il y en a eu. Un tel personnage ne pouvait, avec son immense culture, qu'aller plus loin: il a fini par rejoindre le comité select du très prestigieux Prix Goncourt. J'ai été toujours été fasciné et intéressé par tout ce qui touchait à ce linguiste atypique, hors-paire et extraordinaire. Le sieur Bernard Pivot entretenait avec le français un rapport unique et spécial. Il y a quelques années, j'étais son abonné sur Twitter et recevais régulièrement des directives, des leçons éclairantes sur la langue et le livre français. Adieu Bernard, que ton âme repose en paix. Respect et honneur au Maestro.

La politique n'est pas faite pour tout le monde 2

Observez un politicien avant et après son entrée dans l'arène du pouvoir. C'est deux personnages complètement différents. Certains rompent radicalement avec leurs habitudes et contacts antérieurs, d'autres, rares, les gardent faisant la part entre la politique et la vie privée. Mais c'est difficile pour tout le monde. J'ai connu un millionnaire allemand, décédé il y a quelques années, très simple et approchable au premier abord. J'étais surpris d'apprendre que dans le cercle de ses collègues millionnaires, il se montrait le plus arrogant, ayant été un parvenu. Il savait jouer entre ses origines modestes et la classe où il a été parachuté par sa réussite dans les affaires. Tel est aussi le cas des politiciens. Personnages à plusieurs faces, les politiciens savent souffler le chaud et le froid. Ce qui dérange, c'est que le politicien transforme spontanément toutes ses relations en potentiels électeurs. Une capitalisation malsaine. Par des astuces ou des propos bien distillés, il oblige ses interlocuteurs à le choisir ou à le préférer parmi d'autres. Son pire ennemi est toute personne qui refuserait ses avances. Au niveau individuel, le politicien est unilatéral, monolithique, complètement centré sur lui-même. Cet ombrilisme peut devenir sa clef de réussite ou de son échec. Ces comportements qui peuvent paraître bizarres forment à eux seuls l'identité ou le portrait du politicien. En langage plus élégant, on parle de "politique" plutôt que de politicien, un terme à connotation plutôt négative. Quoique l'appât du gain, du jeu d'influence et du pouvoir - instincts de domination naturelle - pousse les gens  à embrasser cette carrière, la politique n'est pas faite pour tout le monde. L'imposture, la trahison ou la volte-face font partie des réflexes pour avancer et réussir. Sans ces recettes, il faut l'oublier. Dans les pays démocratiques tout se joue dans l'isoloir.

Un message audio circule qui dit que les députés du Sankuru sont invisibles, et que la plénière n'a pas pu avoir lieu. Et pour cause? Escroquerie pure et simple. Arnaque. Ils auraient reçu des milliers des dollars des candidats sénateurs qu'ils n'ont pas votés. Ils ont disparu pour éviter des poursuites par ces candidats malheureux qui leur réclameraient leurs dûs. Salus in fuga, mais jusques à quand? Ils profiteraient de ce temps pour rassembler l'argent et satisfaire leurs créanciers. C'est à des telles déconvenues que mène la corruption à ciel ouvert. Tout se paie, même les postes politiques. Surtout les postes politiques, rectifierait mon pourfendeur de lecteur. 

2 mai 2024

La politique n'est pas faite pour tout le monde

Politica, Politica, Mani pulite. En RDC l'euphorie des élections a été sans aucun doute propulsée par l'appât de 33 000 USD de salaire mensuels par le gouvernement. L'engouement a été très fort. Servir le pays était le dernier des soucis des candidats soupirants au pactole magique. Nulle part au monde un député ne dispose d'un salaire aussi élevé. Pays pauvre aux leaders millionnaires et milliardaires! Je ne partage pas la rhétorique officielle pour justifier ces sommes dans un pays où la misère et la précarité sont alarmantes. Tout citoyen a le droit de dire son désaccord sans offusquer ni insulter les autorités. Que les créneaux qui régissent la redistribution des richesses et des biens dans notre pays s'y penchent dans la transparence et la justice. Je ne vois pas ce qu'un député fait de plus qu'un enseignant d'école ou un médécin d'hôpital pour mériter un tel salaire. L'enseignant inculque le savoir à l'élève, le médecin se bat nuit et jour pour sauver des vies, pendant que le député s'assoit à l'assemblée ammassant des dividences financières et somnolant, sans améliorer les conditions de vie de ses compatriotes. La pauperisation des premiers rime mal avec l'enrichissement faramineux du dernier. Aucun sens de justice ne fonctionne dans ce schéma miné par l'égoïsme des plus forts. Ainsi tout le monde se rue vers la politique, même ceux qui n'ont aucun don pour ce domaine. 

Le politicien empoche les déniers publics, reçoit les fonds pour des projets d'hopitaux, d'électrification ou d'installation des forages sans se préoccuper de leur réalisation. Il s'en sert comme son argent personnel, et acquiert une résidence huppée à l'étranger. On ne sait pas trop comment ces sommes colossales atterrissent dans leurs comptes ou poches. Après ce forfait, il dort tranquille, serein et satisfait d'avoir servi la nation. Pour arriver à ce stage d'insouciance ou d'indifférence, il convient de laver sa conscience de toute tare de malédiction. On corrompt tout le monde en toute impunité, tellement on est protégé par les structures régissant l'état. Impunité garantie. Surtout retour aux affaires par la grande porte après emprisonnement. Au bout de ce parcours d'impostures et de détournements, le partiarche mué en immaculée autorité morale reprend les manettes du pouvoir sans être inquiété ni bousculé . Politica Politica Mani pulite

La politique n'est pas faite pour tout le monde. Tout le monde ne peut pas devenir politicien. On peut bien servir son pays sans devenir politicien. Werrason, Koffi, Bodi Batu Kalengi ou Mukwege ont respectivement réussi en musique, en affaires et en médecine. Les performances sont saluées à travers la république. Avaient-ils vraiment besoin de faire la politique pour mieux servir leur pays? Chacun a son talent. Chacun peut loyalement servir son pays en tant qu'artiste, maçon, agriculteur, avocat, sentinelle, enseignant, charpentier, juge, prêtre, lavandier, ou/et que sais-je encore. Laissez la politique aux pêcheurs en eaux troubles. Malheureusement la politique semble être le meilleur piedestal pour se faire distinguer, assurer son instinct de domination. En politique, le ridicule ne tue pas... seuls les initiés persistent, persévèrent, et y réussissent. A mes yeux, la politique est un délit d'initiés. Côté cour côté jardin, c'est caméléon, dirait mon ami ivoirien. C'est un métier peu recommandable si vous tenez à votre intégrité morale et intellectuelle. Elle est fascinante la politique, mais tout le monde sait que ces gens n'ont pas le sommeil facile, tellement ils sont impliqués dans de sombres et ombrageuses affaires. Peu s'en sortent en politique sans tomber dans la criminalité. Oui bien dit: criminalité. Silence, on tue. Demeure silencieux ou quitte la politique mais l'omerta te poursuivra comme l'épée de Damoclès. 

 

Le ridicule ne tue pas

Je ne sais vraiment pas quel type de conscience anime les politiciens, nos politiciens. Les dernières élections ont montré beaucoup d'irrégularités et de lacunes qui les remettraient en cause sous d'autres cieux. Chez nous, l'institution organisatrice se vante d'avoir tenu les meilleures élections de l'histoire de ce pays. Des personnes élues ont été radiées, les corrupteurs ont pris leurs place. Des invalidées ont repris leurs sièges. Des injonctions politiciennes ont favorisé certaines tendances au détriment des autres. Des partis ont renoncé à se présenter à cause d'un manque de consensus sur le déroulement des éléctions. Le parti au pouvoir a foncé contre vents et marées: les résultats obtenus leur donnent la majorité dont ils avaient besoin pour un autre mandat, voire éventuellement modifier la constitution à leur gré. Les élections des gouverneurs et sénateurs ont confirmé les lacunes et les corruptions constatées aux premières échéances. Tripatouillages, arnaques, règlements de comptes. Même Koffi Olomide s'est retiré de la course sénatoriale. Tout le monde sait que ces postes ont été achetés ou commandités, tout le monde voit, se plaint, mais les décideurs font la sourde oreille. La machine à influence et à corruption tourne sans s'arrêter. Un nombre de nos gouvernants sont des personnes à problèmes, dont l'idonéïté patriotique laisse à désirer. Pour paraphraser Mobutu: Bato baboma bato na Bakwanga, oyo babundisa mboka, oyo bayiba mbongo, batondi kuna na CNS." C'est comme si l'histoire se répétait. Il y a lieu de trouver des pistes de réflexion sur le parcours personnel de l'homme politique congolais. "Le ridicule ne tue pas", sera assurément votre conclusion. Politica, politica, mani pulite.

 


1 mai 2024

1er Mai: Journée internationale du Travail

Le travail fait l'homme. C'est la vie, le travail. Voici ce que j'ai répondu à Marie-Michelle ce matin: "Merci et bonne fête du travail à toi aussi ma sœur. Le travail, c'est la vie. Il est noble, valorisant et satisfaisant pour toute personne honnête et honorable." Elle a répondu: "Bien dit mon frère".

Cette fête récupérée par les politiques concerne tout l'homme, tout homme. Le travail, manuel ou intellectuel, fait la valeur de l'homme. Exercé avec honnêteté et zèle, il procure des bienfaits inouis. L'homme vaut par l'activité qu'il exerce pour vivre. Il faut aimer son travail et en être fier. Un travail fait avec zèle et passion récompense énormément celui qui l'exerce. C'est pourquoi le choix du travail que l'on fait est capital. Hier, au Congo on a célébré les enseignants qui forment les enfants à la vie avec une patience incroyable et des sacrifices non reconnus. Quel noble métier! Quelle satisfaction de mener un enfant du non-savoir au savoir; de lui apprendre à lire et écrire et de le guider dans son évolution psychologique et éducative. Dans certains pays, c'est l'un des métiers relativement les mieux payés. Les sbires ou nervis sont aussi des professionnels, mais non recommandables. Voilà toute la différence. En plus, peu importe ce qu'on fait, il faut faire la différence. La notion d'excellence est de rigueur. Je me souviendrai toujours d'une session que j'avais suivie en août 76 avec les Bilenge ya Mwinda de Christ Roi, Kinshasa. Je suis parvenu à déchiffrer et simplifier les détails d'un texte biblique que les jeunes avaient du mal à comprendre. Ces jeunes étaient bons, mais j'avais en tant que grand séminariste, une meilleure expérieuce de la lecture biblique que eux. J'étais du côté des animateurs sans vraiment l'être. J'ai fait la différence. Peu importe la profession qu'on exerce, il faut la maîtriser. Le culte de l'excellence fait partie intégrante du boulot. Si on n'y est pas, il faut cultiver la perfection sans forcément être perfectionniste.

Un homme sans travail ressemble à quelqu'un d'incomplet, un vaurien ou un vagabond. Son temps est élastique. Il y a des chomeurs certes. Je m'en prends aux personnes qui refusent de travailler par arrogance ou vain orgueil. Elles refusent de travailler, mais exigent de bénéficier des fruits du travail des autres. Je m'en prends aux personnes qui tiennent à gagner des milliers de dollars et de fait dénoncent les métiers mal payés. Un salaire vaut ce qu'il vaut, pourvu que j'en arrive pas à voler, détourner l'argent public pour nouer les bouts du mois. Je préférerais toutefois vivre de mon maigre salaire que de voler les fonds du contribuable ou de l'institution où je travaille. Vive le travail. Au travail, les amis! Contrairement aux opinions des mercantilistes, le travail assumé avec probité enoblit.