30 déc. 2025

Les 28-29 décembre 2025 à Cartagène

La première nuit à Cartagène a été sans histoires. Nous sommes retournés d'une promenade à travers les rues en face de l'immeuble qui nous abrite, les lumières de Noël nous ont vraiment éblouis et il y avait du monde sur le quai qui longe la baie de Bocagrande, le quartier que nous habitons. Nos hôtes font montre d'une gentillesse et d'une générosité désarmantes. JC, Marie-Aude et leur fils sont disponibles pour nous, sacrifiant leurs routines quotidiennes pour nous. JC est descendu à la piscine alors que je me suis mis à relire des textes pour le compte de la RAK (revue académique du Kwango). Il est revenu une heure après. Dans l'après-midi était prévu une visite en calèche. Il fallait en profiter parce que les autorités urbaines ont décidé de les remplacer par de véhicules électriques à partir du 29 décembre. Ainsi nous avons eu l'honneur de monter sur ces véhicules tirés par les chevaux comme on voit la famille royale britanique dans les films ou à la télévision. Je me souviens y être déjà monté du temps de mes études à Rome dans les années 80. Nous en avons pris deux pour plus de commodités.
Le matin du dimanche nous sommes allés à la messe de 11 heures. La barrière linguistique est sérieuse, même pour moi qui possède une bonne connaissance de l'italien. C'est ma première visite dans une ville de langue espagnole, sauf si je dois compter Miami où l'espagnol est fort parlé. Claver et Chrystelle ont certes fait des cours d'espagnol à l'école, mais par manque de pratique se sentent un peu bousculés. Soit, l'anglais règle pas mal des choses. Les Colombiens parlent vite. Imaginez que le "suscipiat" se récite comme une seule phrase, sans interruption. Cela m'a impressionné. Les prières comme le "Notre Père" se récitent avec pause mais aussi rapidement que le suscipiat. Mais c'est une belle langue à écouter. L'église situé à dix minutes de marche est à niveau et a compté près de 400 fidèles si pas plus. Une belle cérémonie telle que l'église catholique sait en produire. A la sortie, j'ai été frappé par le fait que le célébrant est sorti sur l'esplannade et a aspergé de l'eau bénite aux fidèles en signe d'au revoir. J'ai apprécié.
Le tour en calèche a duré près de trois heures soit de 17 à 20 heures. Partis de l'hôtel Santa Clara que dirige JC, nous sommes passés à gauche par la maison de Gabriel Garcia Marquez, célèbre écrivain colombien, auteur de Cien anos de soledad (Cent ans de solitude). Une oeuvre universellemu sent connue des littéraires pour avoir influencé des écrivains comme Sony Labou Tansi et Dambuzo Marecheraa. C'était la première belle surprise. Je dois avouer que je ne savais de la Colombie que peu de choses, quelques noms de ville et de personnes, sans oublier les grands noms des cartels. J'ai par le passé connu qouelques personnes dont j'ai entretemps oublié les noms à part Roy Sierra et un père jésuite. Je les insérerai quand ils me reviendront à la mémoire. Par contre j'ai amélioré ma connaissance de l'histoire colombienne en visitant la vieille ville en calèche. Pedro de Heredia et Raphael Munez me sont connus désormais. Nous sommes passés par une université, un centre culturel avant d'atteindre la cathédrale et la place St Pierre Claver. Point culminant de notre visite. Réalisation d'un rêve d'enfant. Par contre, il y avait messe dans l'église, impossible d'accéder au sanctuaire tellement il y avait du monde. Partie remise pour les jours suivants. De là nous avons fait une promenade dans les lumières de Noël. Cartagena est une ville très animée le soir, la sécurité y est visiblement renforcée. Les gens se promènent en masse, on ne sait finalement pas qui est touriste et qui est cartagénois. Nous nous arrêtons au restaurant Movich pour notre repas du soir: un bel assortiment de petites délicatesses du coin. Un repas bio. Il était 23 heures passées lorsque JC nous a ramenés à la maison.
Le 29 décembre, je ne suis pas sorti le matin. Il faisait une de ces chaleurs à vous couper le souffle. Le vent était insensible. Il était prévu une visite guidée du centre ville à partir de 15 heures. Arrivés avec quelques minutes de retard dû au trafic routier, nous avons été accompagnés par Mr Hugo Buitrago, un Colombien qui adore le français et l'a appris à l'Alliance Française. Trois heures de marche à travers les rues et canaux de la vieille ville. Cette fois, nous avons revu de jour ce que nous avons vu la nuit. Des femmes vêtues de robes aux couleurs nationales colombiennes et portant des corbeilles de fruits vous accueillent à tous les coins pour des photos. Cette fois nous sommes passés à Getsemani avant d'entrer dans les murailles de la vieille ville. L'église St Pierre Claver était fermée pour un mariage privé à l'intérieur. On entendait les prières de l'intérieur. Nous avons pu faire des photos by daytime devant l'église et près de la statue de St Pierre Claver avec un esclave. J'apprendrai que l'église s'appelait Ignace de Loyola et qu'elle a changé de nom à la canonisation de St PC en 1888.
A suivre!

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