Cette entrée est tirée d'un groupe WhatsApp.
Arthur, it is not my assessment. I heard it separetly from both Georges Ngal and Valentin Mudimbe.
A ma question de savoir pourquoi ils ne sont pas retournés travailler au pays, les deux m'ont affirmé, Ngal en 90 à Paris et Mudimbe en 99 à Berlin, qu’on leur prêterait "l'intention d'aller occuper des postes." Dans la réalité, Ngal a tenté un retour sans suite en 92 à la CNS. Mudimbe a été très mal reçu à L’Shi, contrairement à Ngal qui y a même eu droit à des mélanges et à 10 000 US$. Ces informations m'ont été données par un collègue martiniquais proche des deux.
C’est donc en 2017 que j’ai compris ce qu'avaient dit ces deux éminenta profs. Au CA ISP et Universités, on me dira que l'équivalence des grades n’est pas automatique, et que tout prof congolais venant de "l'étranger" commence comme professeur associé dans le système congolais.
Je connais personnellement des collègues qui étaient dans le même cas que moi. C’est simplement la conséquence logique de la "fuite des cerveaux." A la base il y a méfiance. En d'autres mots: "Beh vous êtes partis, restez où vous êtes allés. Retour interdit au pays!" Je le concède vu que les faux diplômes existent partout. Un contrôle sérieux s'avère nécessaire afin de garantir l'intégrité et la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire. D'accord mais que ce soit strictement académique, car le personnel du contrôle apparemment plus préoccupé d'argent que de compétence, accuse de graves lacunes professionnelles.
Un ami prêtre titulaire d’une chaire de philosophie et théologie à Bonn, Allemagne, est PA à l’UPN Kinshasa. Un missionnaire SVD, ordinaire à Bel Horizonte, Brésil, peine à obtenir une charge horaire à l’UNIK de Kenge où il est PA. Même le recteur ne parvient pas à décanter la situation. Que se passe-t-il au fond?
Il y a, à mon avis, une différence systémique dans la procédure des nominations. En Europe et dans le monde anglo-saxon, c’est l’université qui promeut les profs. Sur mérite strictement académique. En RDC, c’est le gouvernement ou le ministère de l’ESU qui nomme et promeut les professeurs. Le système européen et anglo-saxon paraît plus long, plus rigoureux et plus transparent. Chez nous, c’est l'autorité politique qui assure cette fonction. On est promu assistant, chef de travaux, professeur associé, professeur full et ordinaire, par un arrêté ministériel. Une grosse machine bureaucratique avec tout ce que cela implique.
Notre ami recteur d'université pourrait mieux expliquer cette forêt d'énigmes que moi. Voilà brièvement l’histoire de cette promotion congolaise. Merci les copains.
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