13 févr. 2021

Adieu Nestor Lufwa

11 février 2021. Nestor Lufwa alias Mafou a tiré sa révérence il y a deux jours. Paix à son âme! Après ses aînés Donatien et Oscar, le voilà parti lui aussi. Nestor était un monsieur d'apparence calme et posé, mais aussi impulsif. Je n'ai cependant jamais compris comment il en arrivé à se surnommer "Mafou". Fils de Makwela Kimbau, j'ai partagé une partie de ma jeunesse avec ce "s'en fout-iste", j'ai joué avec lui à l'école primaire. Nos familles sont soudées depuis notre tendre enfance: les Donatien Ndoyiiii ont eu une longue histoire ensemble. Je perds donc à la fois un frère et un ami. Mes condoléances vont à Mama Sophie, De Pied, Marie, Odette, Modeste, et à toute la famille étendue. Je m'unis volontiers de coeur et en prière à eux pour pleurer Nestor. Que la terre de nos ancêtre lui soit tendre et légère. Wenda mboti mwan'etu Mafou! Wa tuyindulaka kuna wendi!   

Le pamphlet de la semaine

Après une semaine assez chargée, il convient de se reposer et de revoir les événements qui l’ont marquée. De l’enterrement de Papa Charles à la dernière réunion sur la réorganisation de notre système d’admission en ligne se sont déroulées des histoires inoubliables, des coïncidences inexplicables. C’est la vie. Je ne rentre pas dans les détails. 

Quelques bonnes nouvelles. La reprise des cours au pays après tant d’incertitudes imputables à un leadership hasardeux sans vision. Un décret a autorisé la réouverture dans des provinces n’ayant pas déclaré des cas de coronavirus les deux dernières semaines. Sic. Pour combler la confusion une carte géographique a accompagné le décret. Allez y comprendre. Résultat : certains ont repris et d’autres pas. Puis on a annoncé la date du 15 février. Hier encore,  on a avancé la date du 22 février jugée mieux appropriée Dieu seul sait sur quelles bases. Dans toutes mesures aucun plan concret quant à la clôture de cette année : session des examens finals, année scolaire ou académique suivante. Comme dans un film de suspens, on attend toujours la dernière minute pour décider. Il faut reconnaître qu'il y a des lacunes dans leur façon de gérer la crise.  Leurs préoccupations des dirigeants ne correspondent pas à celles du peuple qu’ils prétendent pourtant servir. Le slogan existe certes mais la réalité du terrain est totalement différente. Ne soyons pas dupes. 

A quand le mieux-être tant promis et attendu? A quand le développement social annoncé à coup de force propagande électorale. J’aime observer froidement les dérapages politiques et les efforts fournis pour masquer ou maquiller la vérité. La vérité et le mensonge ne sont-ils pas les revers d’une même médaille? Un quidam prétend avoir été promu alors que le monde entier sait qu'il corrompu pour obtenir ce poste, sa flagrante incompétence étant étalée à la face de ses subordonnés. Les temps sont durs.  

Oui, le coronavirus justifie tout. Il atrophie notre capacité d’imagination au lieu de l’inciter à créer des voies nouvelles ou des solutions inédites à nos problèmes. Alors que des gens s’appauvrissent, c’est une aubaine pour l’équipe de riposte qui brasse des millions et fabrique des tests pour renflouer les caisses au lieu de protéger la population. Tel qu'il se pratique, l’onéreux test d’arrivée sur des voyageurs déjà testés avant de prendre l’avion est une imposture à peine voilée. En toute logique, l’individu testé positif aura passé deux jours au milieu des siens ou de ses hôtes sans savoir qu’il les contamine. L’argent oui l’argent. Le corona constitue une manne pour détrousser les voyageurs ou attirer des fonds internationaux. Il faut par contre éveiller la conscience de la population: "Covid-19 is not a joke.... Wear the mask. Once we do the basic protocols, we are good." dit PM Mia Mottley à ses compatriotes.

Une crise constitue un moment important pour imaginer des solutions. Il ne s’agit pas de paniquer mais de garder sa lucidité afin de sauver les autres. Le comportement en temps de crise révèle la capacité des leaders ou des preneurs de décisions. Ce pragmatisme relève de l’intelligence et de la sagesse mais pas n'est pas évident ni donné à tout le monde. Ce n’est ni l’argent ni les armes encore moins les machines qui l’inspirent. Un meneur d'hommes et des femmes voit, réfléchit, évalue, décide. Opération très compliquée si on ne dispose de rien dans la caboche. "Tout petit veut avoir des ambassadeurs." Que non? Des pages et des commissionnaires.

Le pamphlet éclaire l’esprit car il permet de voir le monde d’un autre œil. Celui du visionnaire. Chers lecteurs et lectrices, ne perdez jamais votre sens du discernement. Bon week-end. 

11 févr. 2021

Le Pape de la Sape

26 ans depuis que le Pape de la Sape, le fils du Dieu Kitende, le Niara Niara aka Niarkos, est décédé. Comme le Prince de l'habillement été inhumé au cimetière de la Gombe, tous les grands prêtres et prêtresses de la forme et leurs descendants d'Abraham venus de tous les coins de la capitale et du pays se sont donné rendez-vous à cette grande messe des personnes élégantes. Forme ebetamaki makasi: ba griffe nionso elakisami. Démarche ya idéologie somo! Sango ebimaki ete balingi bamema nzoto ya Pape de la Sape na Nécropole kasi ba yaya baboyi. Po ba vié Kallé Jeff, ba grand maître Lwambo, Pépé Kallé na baprêtre ébélé bafandi na bango awa. Gombe nde temple ya idéologie ya mvwatu. Ba grand nduliste, ba masta na ba déesse baboyi... vrai plan evandi awa na Gombe, ekotikalaka se awa. Tuna nkolo histoire pe leader ya Place Van Damme akosakola. Pape aza kaka moko et autorité morale Vié Bokul pe kaka yemei na mouvement; biso ba bishop, ba pétits ya mouvement, ya forme totikali sima te.   

10 févr. 2021

Le respect du statut social 2

Il n'est pas facile de garder son statut social face aux turbulances qui guettent à tous les coins de rues. L'avidité et l'imposture ont souvent des conséquences fâcheuses. Dans les réseaux sociaux circule un article en italien intitulé "Denunzia". Purtroppo non posso tradurlo. Je ne saurai le traduire faute de temps et d'envie. Une nonne a réussi à monter un réseau frauduleux d'immigrations pour faire passer de l'Afrique vers l'Europe (Italie, Belgique, France) des femmes laïques déguisées en religieuses. Du jamais vu et de l'inconcévable. Ces fausses religieuses utilisaient des documents falsifiés ou empruntées pour traverser les frontières et faisaient des déclarations fabriquées de toutes pièces pour justifier leurs voyages clandestins. La religieuse a certes été remerciée par sa congrégation, mais le tort causé à l'institution église est profond. Quelle infamie!    

Tous les moyens sont bons pour atteindre l'eldorado européen, pour s'enrichir. Les faits montrent que nul n'y échappe, même parmi des personnes qu'on ne pouvait jamais soupçonner. L'appât du gain ou du juteux trafic d'hommes et de femmes attire tout le monde. Et notre compatriote n'a pas hésité à s'enfoncer dans ce système maffieux. Au mépris de son état, la bonne soeur a agi comme le dernier des malfrats de la terre. Qu'elle soit couverte de honte et d'ignominie cette femme qui n'a de religieuse que le costume et qui met l'église dans une situation embarrassante. Que penser encore maintenant que même les nonnes s'adonnent froidement à des activités criminelles d'assassinat, de vol, récel et trafic humain comme des bandits de grands chemins? En plus c'est un phénomène bien connu des services secrets et des ambassades. Le monde a tellement perdu ses repères que même les religieuses transgressent les normes de leur vie. Aucun respect pour leur statut social. 


7 févr. 2021

"Operation Seek and Save"

 

UWI Students commence “Operation Seek and Save” in Barbados

Having been trained and readied with adequate personal protective equipment, approximately 360 students of The University of the West Indies, Cave Hill Campus began visiting Barbadian communities on February 3 as part of an island-wide COVID-19 data-gathering exercise.

The students are supporting an ambitious national survey to collect health-related data throughout Barbados in one of the Government’s latest initiatives to halt the spread of COVID-19. The field operation has also recruited members of the Barbados Defense Force (BDF), public transport providers and other state representatives to provide critical logistical support.

The UWI students will spend a total of 11 days on the exercise themed “Operation Seek and Save”, while observing the strictest protocols to protect themselves and respondents. They have been instructed not to enter homes; to conduct the survey from the recommended six feet distance; and they have been provided with field kits that include hand sanitizers, face masks and face shields. Part of their training involved test runs on the smart devices they will use for the data entry related to both COVID-19 and Dengue Fever. This data will be used by Government to formulate public health intervention strategies as a matter of urgency.

Programme Coordinator of Cave Hill’s MSc in Management, Dr Dion Greenidge who is marshalling the data-gathering for Operation Seek and Save stated, “Our students have been trained and completed what we call CITI training (research ethics and compliance), which emphasizes the ethical aspect of this exercise in terms of how to handle particular kinds of data, as confidentiality is very important. The students have signed confidentiality clauses to say that they will protect any information they collect. We also stress in the field that persons have the right not to answer. While we would prefer their cooperation, responses are not mandatory.”

Dr Greenidge also noted that the rollout went off without any major glitches and that each student volunteer group is being accompanied by at least one member of the BDF, lending a reassuring presence. “All the logistics are working as planned and that’s testimony to the hard work of individuals. We have a team of MSc Business Analytics students which has been working around the clock from February 1 on the logistics. Those students actually built the system themselves over five days or so, then tested it.”

The entire project is coordinated by UWI staffer, Lieutenant Colonel Junior Brown, with oversight from Deputy Campus Principal, Professor Winston Moore, and assistance from a team of University employees. The project has generated a high level of interest among students with over 900 indicating willingness to participate; more than 400 were selected for training.

This initiative demonstrates the ongoing work of The UWI, as an activist University committed to the fight against COVID-19. Through science, medicine, engineering and volunteerism, the regional academy’s staff and students are contributing resources and expertise towards sustainable solutions for the Caribbean.

Premier dimanche de février

7 février 2021. Après un samedi relativement calme où j'ai remis un peu d'ordre dans mes affaires, le dimanche s'annonçait de tout repos. Solidaire de ma famille et de mes amis, je suis allé aux nouvelles. Papa Bunda a écrit: "Oui le calme revient petit à petit grâce aux multiples messsages et visites de réconfort de vous tous. J'en suis reconnaissant. On s'attelle à évacuer les compatissants. Merci." J'ai écrit sur Whatsapp à Séraphin qui, en principe, est arrivé à Kinshasa pour les funérailles de Papa Charles. Pas encore d'échos. Le temps qu'il s'organise et organise les choses, devoir d'aîné oblige. "Mir geht es nicht gut, ich musste ins Bett. Vielleicht heute" (Traudl sur Skype). Le message a été écrit il y avait deux heures. J'ai jugé utile d'attendre une heure de plus afin de relancer le contact. Ce que j'ai fait sur son fixe, car elle n'est pas connectée. Je viens de lui parler. "Keine Lust am Leben" mais je l'encourage à être positive sans la convaincre. J'ai au moins dit ce que j'avais à lui dire. Un bref entretien avec ma fleur de cactus FM clôture mon tour de mes pensées du jour en attendant la messe à suivre en ligne depuis Trinity TV.

Bon dimanche à tous les lecteurs et lectrices de ce blog. Merci pour votre fidélité.  

5 févr. 2021

Souvenirs de Mgr Louis Nzala




6 février 46 - 6 février 21: 75 ans. Lorsqu'il s'agit d'une personne de l'envergure de Mgr Louis Nzala Kianza, chacun possède son histoire et son expérience. Et chacun les relate à sa manière. Les miennes se situent entre août 1982 et décembre 2019 quoique mon expérience de lui précède et dépasse ce court laps de temps que nous avons personnellement partagé. Ce témoignage est de moi, et n'engage que moi.

Le premier à nous avoir parlé de l'abbé Louis Nzala, c'était l'abbé Charles Kapende, à l'époque Kapendson Fils pour Mr Boubou. Quarante-neuf ans bientôt, les évêques venaient de fermer Jean 23 à la suite des conflits entre le pouvoir et l'église catholique. Sous-diacre, Kapsy a passé ce temps d'attente à Kalonda où il nous a enseigné les cours de français et religion. C'est dans ce contexte qu'il nous parlera de son meilleur ami. Une théorie de l'amitié simple: faire le vide dans sa tête, et juste ne penser qu'à son ami. J'ai retenu la leçon. Séraphin aussi d'ailleurs puisque nous la répétions à Mayidi. L'abbé Louis Nzala originaire de Kiamfu kia Nzadi ne m'était pas du tout inconnu. Au fil du temps, de nouvelles sporadiques nous parvenaient. A Mayidi, l'abbé Hippolyte Ngimbi me dira qu'ils partageaient le même appartement à Louvain-La-Neuve. Puis pendant ma régence à Kalonda en 78-79, alors que je suis dans l'équipe de formation, le directeur Kapende parlera souvent de son ami, de leur amitié avec Dominique Kahang' et de leurs rencontres en Belgique ou en France. Autant dire que j'avais une bonne connaissance de l'abbé Nzala avant de le voir et connaître.

Août 1982. A peine revenus de Rome, nous sommes à Kalonda en retraite pour le diaconat. Faustin Mampuya, un autre et moi faisons un tour sur le tronçon qui relie Kalonda à Misele lorsqu'une jeep s'arrête brusquement à notre niveau. J'entends: "Ya Claver, Ya Claver". C'est Wivine Boloko qui joyeuse de me revoir après tant d'années a fait arrêter le véhicule. Elle me présente à l'abbé Nzala, coordinateur régional des écoles conventionnées catholiques de Bandundu; ce dernier me parle comme s'il me connaissait de longue date. Les présentations une fois finies, le coordinateur nous souhaite: "Bonne retraite, et à très bientôt". Ainsi pendant mon séjour à Kenge, nous nous reverrons souvent à la procure, à l'évêché, à Kin, aux Flamboyants, à la CEZ comme à la maison de Popo. 

A la Procure. L'abbé Nzala venait régulièrement à Kenge pour des raisons de service. Dans ses meilleurs jours, il pouvait vous sortir des humours à vous couper les côtes. Faustin en raffolait qui a retenu quelques-uns et non des moindres. Il aurait entonné un Ikwikila Nzambi Tata en plein début de messe pour venir au secours de Mgr Mayamba bloqué par des pleurs à une messe des funérailles. Ses passages se remarquaient toujours. Observateur méticuleux, ce juriste pouvait vous produire des analyses d'une exceptionnelle acuïté. Doué d'un sens pratique et de bon conseil, il m'a personnellement aidé à comprendre comment fonctionnait le canoniste Mgr M'Sanda. Dans une simplicité à vous désarmer, il sortira l'expression: "Yandi kaka po pana" pour désigner quelqu'un qui ne parle que le kikongo ya leta. En l'occurrence Vwanga. Une fois, je l'ai soulagé du mal de dos en le massant; il en redemanda. Ensemble, nous avons aidé la famille Kuyenguna brutalement déguerpie de la maison de l'état par le Sous-Réged qui l'a remplacée, à trouver une maison de Lwe Biawu juste à côté du Bar de Kapende. Je l'évoque parce que c'était son initiative.

A la Conférence épiscopale où il était adjoint à Mgr Kanyamachumbi, nous avons beaucoup collaboré sur des dossiers sensibles. Mais au-delà du service, nous avons développé de solides relations fraternelles. Mes souvenirs de son travail à la CEZ gardent trois événements en exergue. L'organisation de le visite du Papa Jean Paul II à Kin en 85 a montré sa capacité d'organisation. En janvier 86 à Isiro, nous étions côté à côté à la messe de clôture du premier pélerinage Anwarite célébrée par le Cardinal Malula. A cette occasion je vis l'abbé aumônier Mazina Meto pour la dernière fois. Je le revois en train de négocier le voyage retour du comité permanent à Kinshasa. Un avion cargo affrété par le Père Mully nous ramena à Kin. Tous les évêques étaient fâchés. Je n'oublierai jamais cet épisode car l'avion alla se garer vers l'espace marchandise. La plupart sont morts, mais certains évêques sont encore vivants, il y a même un cardinal; ils peuvent témoigner. Des dossiers sensibles, il y en a eu. Lors de la CENS, le juriste abbé Nzala était instrumental au secrétariat de Mgr Monsengwo. 

Devenu évêque de Popokabaka, Mgr Nzala m'a reçu à plusieurs reprises à sa résidence pendant mes passages à Kinshasa. Je me souviendrai de la toute première rencontre. J'étais accompagné de ma cousine Madeleine Mavudila, la soeur de Dieudonné. J'ai reconnu mon aîné dans sa simplicité et son humilité légendaires. Impressionnant! C'était comme si rien n'avait changé entre nous alors qu'il était élevé à la dignité épiscopale. Ses charges ne l'ont jamais empêché de me recevoir ni de me manifester sa grande fraternité. Combien de fois avons-nous  partagé des repas au Palmier ou au Restaurant dans les parages du Building Onatra? Et même encore, il m'a posé des questions sur un dossier très sensible concernant un ami, dans lequel mon nom était cité. Il était clair: "Je t'en parle puisque ton nom est évoqué. Autrement je ne t'aurais pas dérangé." 

J'ai remercié Mgr Nzala dans Du mythe à la littérature (2013). Il portait une attention particulière à mon évolution académique. Lors du colloque du CRECEM du 9 au 10 décembre 2010, il a demandé à l'abbé Kahang' de m'informer qu'il viendrait à ma présentation; et il était présent. Je l'ai évoqué sur ce blog: 

"La présence des évêques Msgrs Edouard Mununu de Kikwit et Louis Nzala de Popokabaka a montré l'importance de l'événement. Pour la petite histoire, Mgr Nzala est revenu express pour suivre mon humble intervention; ce geste m'est allé droit au coeur. Le Seigneur en lui revaudra. Le centre est affilié à l'Université de Kikwit nouvellement agréée, non pas à l'université de Bandundu." (Voir ce Blog: Entrée du 21 décembre 2010).

Mgr Nzala ne s'est pas arrêté là; il est passé avec l'abbé Pierre Mbambu me dire au revoir à la Maison provinciale SMA où j'étais logé. Je garde encore des photos de ce jour-là. Quel honneur et quel geste de fraternité! Merci cher frère aîné pour ton affection jamais reniée! En juillet 2012 il a vu les jumeaux Ibangu et Mukawa dont la photo se trouvait bien encadrée sur son bureau. Je publierai des photos dans les prochains jours si je les retrouve. Il était à la veillée funéraire de mon père en 2007, et plus tard, à celle de ma mère le 31 août 12 en ma présence. Un passage très significatif pour moi. La liste des bienfaits rendus aux miens et à moi-même est longue mais je m'arrête là, préférant revenir sur notre toute dernière rencontre.

14 décembre 2019. Je passe pour quelques heures à Debonhomme chez Adrienne qui dans la foulée évoque la maladie de Noko Louis et me conseille de le voir. Nous l'appelons illico et rendez-vous pris, je me rends de là à la Procure de Popo à Kintambo. Mgr Nzala me reçoit sans me faire attendre. Notre rencontre est très émotionnelle: je verse des larmes. Nous passons ensemble une bonne vingtaine de minutes. Très lucide malgré le corset qui paralyse son cou, il me pose beaucoup de questions, se renseigne sur tout le monde, me prodigue des conseils et des encouragements. Nous nous bénissons mutuellement avant de nous quitter. Il insiste que je ne m'apitoye pas sur son sort mais que je prie pour lui. C'est la dernière fois que je l'ai vu. Merci infiniment cher aîné.

Ya Louis, ce texte a été écrit en décembre 20. Je le publie seulement aujourd'hui pour fêter à titre posthume la 75e bougie que tu aurais soufflée sur terre. Dieu dans sa miséricorde t'a rappelé à lui. Whena mu ngemba kuna wena Mbuta Mutu. Tuyindulaka betu bosu tusadi Yaya.