Kimbau, 19 avril 1957. Le père Joseph Malfliet SVD baptisa un enfant du nom de Claver Mabana dans l'ancienne église de la mission Kimbau. Dans le registre des baptêmes de la MC Kimbau, c'est le père Tromp qui a signé ce baptême. Fils de Donatien Mabana et Christine Matsasu, Claver grandit dans la foi catholique, devint tour à tour servant de messe, chantre, petit et grand séminariste, lecteur, acolyte, diacre et prêtre au sein du diocèse de Kenge. Claver peut se satisfaire d'avoir bénéficié d'une solide formation primaire, secondaire, supérieure et université. Au cours de sa formation, il a eu à rencontrer des hauts dignitaires ecclésiastiques, politiques, et académiques. Ses professeurs sont devenus cardinaux préfets de dicastères romains. D'éminents philosophes, théologiens et exégètes ont meublé son univers académique. Tous ses diplômes sont obtenus d'institutions catholiques. Preuve qu'il demeure attaché à la foi catholique et de surcroît, éduque ses enfants jumeaux dans cette quête de Jésus, qui jadis fut la sienne. Héritage familial certes mais aussi forgé dans l'adversité de la vie. D'aucuns lui reprochent à tort ou à raison d'avoir renoncé au sacerdoce; à quoi il répond sans regret qu'il a eu à opérer un choix décisif: le plus difficile de sa vie car se réorienter et intégrer la vie laïque n'a pas été facile. En âme et conscience. Seul devant Dieu et devant les hommes. Son amie Lodovica qui y voyait un échec, a fini par comprendre cette décision libre et consciente. Il lui aurait peut-être plus simple de rester dans le sacerdoce que de s'aventurer la vie "normale" ou "ordinaire". Quoi qu'il en soit, la décision de quitter le sacerdoce a été ferme et définitive, sans remords. Il reste baptisé et fidèle à l'église "una sancta catholica et apostolica" et ses devoirs et obligations de chrétien.
Bonne fête de baptême à moi-même. Voilà 68 ans que j'honore, à des niveaux divers, "cette église que j'aime" pour paraphraser Yves Congar. Bravo à moi-même. Le pacte scellé jadis demeure solidement ancré en moi. Trêve de narcissisme, m'aurait reproché Louis Lavelle. Au fait, j'incarne L'erreur de Narcisse. Soit, pourquoi pas, pour une fois?
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