13 août 2019

Félicitations aux abbés Jean René et Michel

"AM: Dans deux jours 41 ans de sacerdoce, le sais-tu?
C: Bien sûr que je le sais ab Michel. Je ne l'oublierai jamais. Proficiat. J'en suis d'autant plus heureux que Doyen a été réhabilité.
AM: C'est la grande joie et je l'ai entendu au téléphone car il a participé à la messe à Kenge avec les deux évêques." (Échange Messenger entre Abbé Michel et Claver).

13.8.78-13.8.19 Soit 41 ans depuis que les abbés Jean-René Singa et Michel Jr N'Gob ont été ordonnés prêtres diocésains de Kenge. Félicitations à ces deux serviteurs de Dieu. Comme toujours c'est un plaisir pour moi d'évoquer cette date à cause de mes relations particulières avec les deux, et aussi parce que cette date coïncide avec plusieurs événements marquants de ma vie. Le dimanche avant cetre ordination je recevais la vêture à St Hippolyte Bandundu. Et le jour après cette ordination, j'étais affecté comme régent au petit séminaire de Kalonda.
En septembre ce sera 50 ans depuis que je connais ces deux amis inséparables. Cet anniversaire est spécial d'autant plus que Doyen, surnom pérennisé par Faustin Mampuya et moi lors de notre régence de 78 à Kalonda, vient d'être réhabilité et délié d'une longue suspensio a divinis "ad aeternitatem" que lui a imposée l'ancien évêque. Je l'avais pressentie, et même annoncée avant. Relisez ce blog si vous en doutez. Aujourd'hui, c'est chose faite. Mgr Jean-Pierre Kwambamba a mis fin à cette pénible situation. Les photos et les vidéos ont circulé dans les réseaux. Proficiat Doyen! Que le Seigneur soit loué et glorifié. 
Quant à l'abbé Michel, c'est mon frère aîné de cœur. Cet homme qui témoigne m'avoir vu pleurer quand j'entrais au petit séminaire m'est resté jusqu'à ce jour sincère et constant dans son amitié. Quelle générosité, quelle simplicité. Proficiat ab Mich!

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus!












12 août 2019

Faut-il encore réfléchir sur notre sort?

Depuis des années je porte ma réflexion sur des sujets aussi divers qua la francophonie, l'interculturel et le politique. Tous ces chemins se croisent. Enseignant, j'essaie de rendre à la communauté de Kenge où j'ai grandi un peu de ce que je sais faire le mieux. Enseigner est en quelque sorte ma raison d'être. Enfant, j'avais senti le besoin de cette longue entrave à surmonter. J'enseigne quoi? Le français. Donc je suis propagateur de la culture française au même titre que les présidents et ministres français. Effet concret du colonialisme.
Beaucoup d'Africains ont cessé depuis longtemps de réfléchir sur l'Afrique et de croire en la prospérité du continent. L'Afrique mal partie depuis les indépendances reste dans le sous-développement. Toutes les infrastrucrtures sont délabrées à cause de l'inconscience aussi bien des gouvernants que de leurs complices intérieurs et étrangers. Peu de dirigeants africains convainquent de leur nationalisme, de leur patriotisme. Un continent abandonné à lui-même, une terre sans loi sinon celle des dictateurs et généraux qui oppriment et exploitent leurs propres peuples. A se donner même s'ils ont une notion de l'état, de la démocratie tellement ils versent dans la corruption. Tout s'achète, les grades, les positions politiques ou financières. Tout se marchande en faveur du plus fort.
Les institutions et les infrastructures du pays servent partout de caisses de résonnance de l'individualisme qui règne au sommet de l'état s'il en est un. Je ne vois rien qui fonctionne. Rien, alors rien, ne fonctionne. Que peut-on attendre des institutions issues de la corruption, de l'intimidation et de l'achat des consciences plutôt que de la volonté du peuple? Rien. Chacun se donne les moyens de profiter malhonnêtement de sa position. Les dirigeants n'aspirent qu'à s'enrichir, à amasser des biens et des sommes colossales; ils continuent à utiliser ce pouvoir oppressif pour se pérenniser au pouvoir sans qu'ils aient réalisé une quelconque amélioration des conditions de vie de la population. Une poignée de personnes gèrent impunément tout sans scrupule ni moral, prenant ainsi le pays en otage.
Vaut-il encore la peine de réfléchir sur notre sort? Sommes-nous destinés au malheur, à la pauvreté et à l'ignorance par une malédiction divine? Je ne le crois pas, mais c'est comme si c'était le cas. Jusque là, je ne vois rien qui puisse tourner la roue de l'histoire dans le sens de notre volonté. Nous sommes gouvernés dans un contexte national et international qui ne nous laisse aucune chance de dévéloppement ni d'épanouissement. Les institutions existent mais ne remplissent pas les attentes de leur raison d'être. Nous sommes même incapables de gérer nous-mêmes, de jouir de nos ressources naturelles et minérales sans la main des multinationales et des prédateurs de tout genre. Pourquoi ne pouvons-nous pas prendre en main notre destin? Des individus corrompus et immoraux se sont arogé le droit de nous conduire au gré de leurs humeurs et intérêts. Tant qu'ils n'auront pas reconnu leurs limites, tant qu'ils n'auront pas reconnu les impasses de leurs programmes, tant qu'ils ne répondront pas aux aspirations de la population, tant qu'ils ne cesseront  de se vendre ou de trahir nos terres et leurs richesses à des étrangers, il en sera pour longtemps ainsi. Nous sommes comme condamnés à la misère, à la maladie, et à la mort. L'espoir longtemps clamé comme une motus n'a plus sa consistance.
L'Afrique possède des intellectuels et de potentialités quoique une élite de milliardaires et millionnaires siègent arrogamment sur un peuple abandonné à son triste et misérable sort. Les tentatives de son redressement buttent contre un ordre local et mondial qui l'exploite et l'opprime. L'Occident a sa responsabilité, mais les Africains obséquieux ou traîtres des leurs s'enlisent dans ce marasme. Le pouvoir macchiavélique sait qu'au bout du temps le gouverné s'essouffle et s'épuise à tenir ses revendications. Le temps joue en sa faveur car il peut piller, voler, tuer, violer, intimider, museler, opprimer, et cela pour longtemps. Révolution de masses? Guerillas? Mots vains pour une population affamée et reduite à la plus exécrable précarité.
Faut-il encore réfléchir sur notre sort? Que oui, dis-je. C'est le seul exutoire pour se créer un semblant d'espoir de survie. Au bout du compte, la réflexion vaut ce qu'elle vaut.

11 août 2019

Happy Birthday Eileen

August 11. I am joining Mitch, Paige and Hunter in celebrating Mrs. Eileen Baker's birthday. I wish her a wonderful day. "Zum Geburtstag viel Glück, Liebe and Gesundheit", as sung long years back. 

8 août 2019

Félicitations aux abbés Jean-Robert, Liévin, Modeste, René et Tryphon

7 août 1983. Voilà 36 ans que les abbés Jean-Robert Mifuku, Liévin M'Banga, Modeste Kisambu, René Ngambele et Tryphon Ilenda, ont été ordonnés prêtres pour le  diocèse de Kenge. Le premier est Fidei Donum à Bruxelles, le second curé à Pont-Kwango, le troisième Fidei Donum à Lausanne, le quatrième recteur de l'Université de Bandundu, et le cinquième Fidei Donum en France. Sincères et cordiales Félicitations à mes amis avec lesquels j'avais été ordonné ce jour-là; mais j'ai pris un autre chemin. Respect et honneur à ces hommes de Dieu et serviteurs de l'Eglise!
L'occasion est propice pour m'unir aux âmes des autres compagnons de Rome ordonnés ce même jour mais qui sont décédés: Flavien Busina, Benjamin Fala, Jean-Pierre Gavuka et Faustin Mampuya. Que leurs âmes reposent en paix. Je leur ai dédié mon livre Du mythe à la littérature paru en 2013. Requiescant in pace.
Ce jour est aussi l'anniversaire de ma toute première prémisse à Notre Dame de la Paix, Kenge. J'avais passé cette journée du 8.8 à Katende avant de rentrer célébrer cette messe à 18 heures. Des amis, des collègues, des grands-séminaristes, des postulantes et professes, des membres de famille et des chrétiens étaient présents. Une cérémonie très simple mais significative. Je ne l'oublierai jamais. 
L'éloge paraît aujourd'hui parce que toute la journée d'hier j'étais à Paris 13 pour des responsabilités qui ne m'ont pas laissé le temps d'écrire. Et à mon retour à Coulommiers, j'étais trop épuisé pour griffonner quoi que ce soit. 
Ad multos annos carissimi amici.  

Happy Birthday Gaby

August 8. Happy Birthday to a great friend, sister and colleague, Gabrielle Ilenda. May the Lord bless her, and grant her love, joy, peace, health, courage, and success in life. 
Big ones G.

3 août 2019

L'autoroute

S'il est une chose de l'Europe que j'admire et dont je me régale, c'est les autoroutes. Mon ami dira que c'est les aéroports. C'est tout comme. J'éprouve un immense plaisir à voyager, à faire de longues distances à vive allure sur ces longs fleuves. Je vis dans mon esprit. Pour moi, les autoroutes belges, françaises, suisses et allemandes sont liées à des souvenirs bien précis, tellement j'y ai passé des heures et des jours et des nuits. La meilleure époque est celle entre 93 et 97, où je préparais ma thèse de doctorat. J'avais fréquemment besoin d'évasion: je la trouvais dans la forêt, sur les Alpes de Gruyère et sur les autoroutes. Combien de fois me suis-je rendu à Genève ou à Zurich rien que pour voir ces lourdes machines majestueusement décoller du sol. J'étais fasciné. A Cotonou en 96, Séraphin était surpris que je lui demande de revoir l'aéroport.
La forêt, c'est mon refuge, mon jardin d'Eden. J'aime les paysages de nos brousses. Si j'en avais l'occasion, j'irais volontiers photographier Kimfingia, les ruisseaux de Nzau, Mukhota, Mambamba, Mapunzu; les termitières de Kitundu. Comme j'aimerais revoir la rivière Khonzi qu'on traversait sur un tronc d'arbre, non loin des bouches béantes des crocodiles prêts à vous croquer goulument. Et les Alpes suisses et autrichiennes, des merveilles du monde. Les autoroutes ont à un moment de ma vie incarné tous ces paysages réels mais proches de l'imaginares. Avant-hier et hier, rien qu'à rouler sur les tronçons Offenburg - Basel ou Stuttgart - Singen me sont revenus à la mémoire d'innombrables souvenirs de mes voyages dont deux pannes.
Entre le.29- 30 décembre 94, je partais pour Bruxelles via Wurmlingen. Donatien arrivait de Kinshasa. Survint une panne de différentiel juste au moment d'atteindre Wurmlingen. Je fus obligé de prendre la voiture de Mme Schmitt qui par ailleurs décida d'aller visiter Bruxelles. A Zaventem, on abandonna de la monnaie - somme assez signifiante - dans la machine à tickets du parking.  
Deuxième panne. Juillet ou août 98. Je rendis visite à mes frères Donat et Nico à Bruxelles, lorsque je je décidai de descendre à Gand. Une panne de batterie me cloua au sol peu après 22 heures. Autrement, jamais d'autres pannes. J'arrête là.
La vitesse fait partie de cet exercice lorsque la route est bonne. Sur la N1 ce sont les dos d'ânes qui gênent la circulation et obligent de réduire drastiquement la vitesse. A Kenge, à côté du cimetière de la Barrière, des voleurs s'arranger pour arracher les bidons de mazout pendus aux grands véhicules à un dos d'âne bien précis. Dans un pays où les véhicules ne respectent pas les règles de la circulation, ces installations constituent des protections efficaces pour les piétons, les animaux qui traversent les chaussées. Rares sont devenus les accidents entre les dos d'ânes.    
Dernièrement en partant de Kin vers Kenge le 16 juin et de Kenge vers Kin le 10 juillet, j'ai éprouvé les mêmes sensations quoique les risques de sécurité soient immenses. Sur cette route-là, une panne à certains endroits serait dramatique, voire mortel. Les Bana Mura vous assailleraient et vous déplumeraient sans scrupule de vos biens. Les secours tarderaient à venir. Mais j'ai pris le risque de défier cette route, comptant sur la solidité de la voiture. Tout s'est bien passé à l'aller comme au retour.
Depuis avant-hier, j'ai rendu la voiture de location qui nous a servis pendant une dizaine des jours. En famille, nous sommes allés de Coulommiers à Anvers, 380 kms le 20 juillet. Voulant contourner Paris pour rejoindre Senlis, nous nous sommes fourvoyés dans des déviations provoquées par des travaux en cours. Mais dès que nous avons rejoint l'autoroute A1 vers Lille, tout a marché sans problèmes. Quelques arrêts par ci par là, aidés par le GPS, nous avons atteint Anvers encore en plein jour. Willy et Antoinette, leurs filles Willine, Larissa, Flora - seule Christelle était absente - nous ont réservé un accueil chaleureux. La suite, vous la connaissez. Le séjour à Strasbourg et mon détour vers Wurmlingen en Allemagne se sont effectués dans la stricte tradition de nos séjours en Europe. Comme nous avions encore des kilomètres de franchise, nous sommes d'abord allés à Colombes visiter Rita, Marcelina, Veronica et Angélica, en l'absence de Papa Bablo parti au Congo pour les funérailles de son père. Paix à son âme! Soit 1750 kms que nous avons effectués en une dizaine des jours. J'ai rendu le véhicule le 31 juillet à 9h30 à l'agence ADA. 

Kisalu me banda

Kilumbu kintete ki ngonda nana 2019. Kisalu na mono ya mpa me banda. Mono me vutuka ntete ve na bwala na mono, kansi mono ke landila yo tuka mazono. Na kilumbu ya kumi na zole ya ngonda ya nsambwadi, UWI basisaka luzayisu nde mono me kuma "Director for Graduate Studies and Research" Kisalu na mono kele ya kudiatisa mambu me tala maploma ya licence, maîtrise ti doctorat ti kutomisa recherche na kati ya Campus na beto. Kisalu ya nene penza. Yo ke lomba kikesa, mayele ti lusadisu ya Mfumu Nzambi sambu na kusala yo mbote. Bonso mu sonikaka na français, mono fwete kutanga mingi, kulonguka kisalu na mono ya mpa ti kulomba ndongisila na bayina kubakaka kiyeka na ntwala na mono. Mono ke tula kivuvu, mayele ti ngolo na familia, na banduku ti bantu ya luzola ya mbote sambu na kunungisa mono na kisalu yai. Beno tula mono na bisambu sambu kisalu kuluta mboti na bamvula tatu yai bo me pesa mono yo. Ya kieleka kisalu me banda.
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