26 août 2025

Kahiudi C Mabana in an AI output

Found on AI:

Kahiudi Claver Mabana is a professor of Francophone African and Caribbean Literature at the University of the West Indies, Cave Hill Campus, in Barbados. He's originally from the Democratic Republic of Congo and has written extensively on topics such as myth, orality, postcolonialism, and hybrid poetics.

Some of his notable works include ¹:

- *Books:*

    - *"L'univers mythique de Tchicaya U Tam'si à travers son œuvre en prose"* (1998)

    - *"Des transpositions francophones du mythe de Chaka"* (2002)

    - *"Ecritures en situation postcoloniale: Francophonies périphériques"* (2013)

    - *"Du mythe à la littérature: une lecture de textes africains et caribéens"* (2013)

- *Editorial Work:*

    - Co-editor of *"Hispanic and Francophone Studies Contemporary Perspectives"* (2009)

    - Co-editor of *"Negritude: Legacy and Present Relevance"* (2009)

    - Co-editor of *"Antillanité, Créolité, Littérature-monde"* (2013)


Mabana's research interests include African Novel in French, Criticism and Mythopoetics of the Central African Francophone Novel, and Language of African Writers. He's a prominent figure in the field of Francophone African and Caribbean Literature, and his work has been widely recognized ¹ ².


24 août 2025

Enterrement de l'abbé Onésime Muyembe (1958-2025)

L'abbé Onésime Muyembe Muzi, prêtre du diocèse de Kenge, est décédé en Belgique le 5 août 2025, et son corps a été rapatrié au pays. Il se trouve à la morgue de St Joseph à Kinshasa. Une controverse des plus passionnèes a été suscitèe autour du lieu de son enterrement. Pour plusieurs raisons, sa famille biologique aurait, comme le défunt, préféré Bandundu-Ville au petit séminaire de Katende où se trouve le cimetière ecclésiastique diocésain. L'évêque de Kenge a cependant décidé de l'inhumer à Katende comme les autres prêtres diocésains décédés. Ce qui a provoqué un tollé général, des propos incontrôlables et des menaces de toutes sortes. A tel point qu'un avocat général du parquet de Matete a ordonné au médecin-directeur de St Joseph de "garder le corps jusqu'à nouvel ordre", rendant de fait caduque le programme des obsèques publié par l’évêché de Kenge. Voilà où l'irrationnel peut mener, et l'on peut se poser des questions sur ce qui se tramerait dans les coulisses. Pourquoi et comment en est-on arrivé là? Que cache cette pointe d'iceberg? Le devoir de réserve et le respect du défunt m'interdisent de livrer mon opinion personnelle sur un faux débat et un feuilleton digne d'un spot de film. Choquant et scandaleux! Que le bon sens prévale! Le voeu, au-delà de cette malheureuse controverse, est que  l'inhumation de l'abbé Onésime Muyembe, ancien vicaire général du DK, soit digne et sereine, qu'elle s'effectue dans un climat d'apaisement et d'unité ecclésiale.  Que son âme repose en paix! 

23 août 2025

Maman: 13 ans déjà

23 août 2012-25, soit 13 ans depuis que Ngudia Miledi mia Khatu est décédée. Soit trois semaines après avoir pris congé de ses petits enfants Ibangu et Mukawa qui à l'époque avaient 5 ans. Que son âme repose en paix. 

Kala mboti kuna wena Mama Ngudia Kahiudi, ye Musunda, ye Mangombo, ye Nduka, ye Yimbu wa fwa, ye Ndosa, ye Kalongo, ye Koka ye Khoso. Wakala tata khetu, ma mbuta, khaka wa bana bingi. Betu bosu tukuyindudi lelu. Konso kilumbu kiasala Nzambi twakuyindulaka, twakumonaka, twakuyukaka. Matondu Mama buna watulonga bifu bia mboti, ye lutondo ye ngemba. Buna watulonga mbatalala mbundu, ye kikesa, ye nduka mu luzingu. Kuna wenda, kuna wena, watuyindulaka beto bana baku twasala. Whena mu ngemba Mama.

22 août 2025

De Köln-Bonn à BGI via LHR

18 août 2025. Partis très tôt de Volkestwil avec Shambuyi et Mwambuyi pour Kloten, Madeleine et moi avons quitté la Suisse à 8h05 sur un vol German Wings pour Köln où nous sommes arrivés à 9h00, heure locale. Aussitôt arrivés, nous avons cherché à déposer nos bagages afin de voyager librement sur Cologne. Malheureusement, l'aéroport de Cologne n'offre pas de facilité de dépôt de bagages. Ce qui nous a bloqués, jusqu'à ce que, sur proposition de Shambuyi, nous avons opté pour une chambre à Ibis Hotel, où nous déposerions nos effets. A cet hôtel, ce n'était pas mieux. Ils nous ont exigé de payer 20 Euro parce que trop tôt. Et 3,50 Euro de taxe urbaine. Notre intention était de visiter la cathédrale de Cologne, réputée être un chef d'oeuvre de l'art gothique. Cette cathédrale serait, à en croire les badauds, la plus grande église gothique du monde.

Comme le vol BA est à 21h15, nous déposons nos effets dans la chambre, marchons vers la Station Frankfurter Strasse où nous prenons le métro pour la gare centrale de Cologne. Dès la sortie du tram, nous visitons l'impressionnante cathédrale gothique avec des centaines autres touristes. L'esplanade comme l'intérieur de l'église montrent le spectacle d'une kermesse improvisée et spontanée. Je suis frappé la présence de masques, de musiciens de rue, des clowns déambulants sans tête - juste une cravate pendante à la place de la tête - des jeunes paradant en tenue de carnaval, etc. Nous achetons des souvenirs, des cartrs postales, un T-shirt pour Claver, des Sekts pour Maman, et un chapeau de Köln pour Madeleine. La faim nous fait découvrir un restaurant italien qui offre une gamme de pizza. Ibangu prend une "Hawaienne", moi je choisis un "Wiener Schnitzel mit Pommes". Je ne cesse de raconter mes vieux souvenirs de Köln depuis juillet 80 comme de l'institut Goethe en août 80. Tout me revient à la mémoire. Dr Otte, Mgrs Hoenen wt M'Sanda, Rigobert Mabana, Utte Hommelsheim, et les amis de Aldenhoven/Pützdorf notamment Heinz Breuer et Josef Huwer. Je me souviens avoir reçu de l'argent de l’archidiocèse de Cologne pour aider un frère malade. Et plus tard, j'y ai orienté des collègues prêtres qui ont obtenu des jeeps et divers financements. Je pense notamment à une traduction en kiyaka du missel de la messe pour le diocèse de Popo. L'abbé Bisweko devrait s'en souvenir. Que des souvenirs! Retour à Ibis Hotel et départ à 17h30 pour Köln-Bonn Airport. 

L'avion BA atterrit avec près d'une heure de retard à Heathrow. Le départ pour Bridgetown étant prévu pour le lendemain 19 août à 11h25, nous avons pris rendez-vous avec Mr Ephrem Mosimi à Paddington afin de récupérer l'ordinateur de Mukawa. Nous devions continuer sur Farringdon et Norwood Junction... mais là par ma faute nois avons raté le dernier métro. Nous avons marché, bourlingué dans le froid nocturne. Et comme par miracle nous nous sommes retrouvés à Brixton Station où Papa Faustin Mvundji est venu nous chercher.  Il fallait repartir avant 8h pour Heathrow. Via Farringdon et Paddington où jous avons pris Heathrow Express. Juste à temps pour embarquer dans le BA255. Nous n'étions pas les derniers car une vingtaine de personnes étaient dans la même situation que nous.

19 août 25, 11h25. Parti de LHR, un vol sans anicroches nous a débarqués avec 10 minutes d'avance à BGI. Je suis passé au service de Delayed Luggage pour m'assurer que mon sac perdu à Frankfurt m'arrive à domicile. Pour la petite histoire, nous avons ajouté un bagage de 20kg à la place, sans frais additionnels. Mukawa et Mama Mapasa nous attendaient à la sortie, et nous sommes arrivés à 17h à Prior Park. 


20 août 2025

En route pour Frankfurt et Zurich

15 août 2025. Après un séjour de presque trois semaines en RDC, à Kenge et Kinshasa, j'ai entrepris le chemin-retour par un tour en Allemagne. Ibangu qui est allée suivre son cours d'allemand à Bonn, s'est rendue à Zürich, plus précisément à Volketswil dans la banlieue zurichoise. Dès la fin de ses cours, elle a été prise en charge par sa tante Prof Mosimi à Strasbourg. De là, elle est partie en Suisse chez les Shambuyi. De mon côté, comme je tenais à rendre visite à Mme Traudl Schmitt à Wurmlingen, je me suis rendu chez cette dernière directement après mon retour de la RDC. Seulement voilà. 

A l'aéroport de Frankfurt, mon bagage de soute affrêté à Kinshasa n'est pas arrivé. Seulement mon bagage à main. Sans tergiverser, je suis allé au comptoir de Lost Deposit pour une déclaration. Le bagage une fois localisé, devrait suivre à Frankfurt dans un vol de 19h. J'ai refusé cette possibilité vu que je devais continuer pour Tuttlingen. La meilleure solution était de transférer le bagage directement vers la Barbade, avec le BA255 du 19 août 2025, date de mon propre voyage pour Barbados. C'est donc avec un coeur serein que j'ai pris le train pour Tuttlingen avec changement à Offenburg. Je suis arrivé à 18h à Tuttlingen et un peu plus tard à Wurmlingen. 

Claus et sa maman n'en croyaient pas leurs yeux lorsqu'ils m'ont entendu sonner à la porte de l'appartement de Herrengasse. Belles retrouvailles après près de cinq ans de séparation. Chacun a pris de l'âge. Frêle et fragile, Traudl accuse une certaine faiblesse, un tremblement et un inquiétude dans son maintien. Elle sera bientôt nonagénaire quoique son esprit demeure éveillé et alerte. Les choses ont beaucoup changé. La vie n'est plus comme auparavant. Plus de voiture; elle l'a offerte à ses petits enfants. Mais la joie des retrouvailles est immense. Le temps de prendre une douche, TS réserve une table pour trois au restaurant "Sonne". Une heure plus tard, nous dégustons un "Rehgulasch mit Pfefferlingen", accompagné d'un bon verre de vin blanc pour Traudl, d'un jus pour Claus, d'une Hohner la  bière locale pour moi. Retour à la maison, dernière recréation, et nous voilà chacun retiré dans sa chambre. 

Le lendemain, après le petit-déjeuner, j'installe Teams sur l'ordinateur de Traudl; le test réussit mais elle reste dubitative. Une marche de 30 minutes autour des maisons avoisinantes.  A 11h15 arrivé le taxi commandé pour me déposer à la station ferroviaire de Tuttlingen. Un ICE m'embarque à 12h01 pour arriver à Zurich à 13h23. Un parcours d'un panorama naturel fantastique et merveilleux typique du sud de l'Allemagne et de la région zuriquoise. Le passage à Rheinfall après Schafhouse est impressionnant. Que des souvenirs sur ce chemin que j'ai traversé une centaine de fois dans les deux sens! Une région qui m'est familière, qui a consolidé mes relations à mes bienfaiteurs et bienfaitrices d'alors. Une région où j'ai exercé, du temps de mon sacerdoce, plusieurs fois le ministère d'été. Retour sur un passé aussi sublime que fructueux. De Zurich HBf, il me fallait prendre le S9 pour le faubourg de Schwerzenbach où m'attendait Shambuyi. 

A Volketswil toute la famille Bodika et l'amie Schola sont là avec "Princesse" Chrystelle à m'attendre. L'accueil est des plus chaleureuses. On s'échange des salutations et des nouvelles. On appelle la Barbade pour une conversation presque interminable, tellement les sentiments sont forts. Les enfants Bodika que nous avons vus enfants, ont grandi et sont devenus des adultes, voire mariés. David, Moïse, Peter et Eunice sont là. Karl et son épouses reviennent de Hollande ce soir. Il est 22 heures lorsque nous nous retirons dans nos chambres pour dormir. Notre vol Zurich - Cologne étant prévu pour 8h05, nous quitterons la maison autour de 5h30 pour Kloten. Merci á tantine Schola et sa fille. Immense gratitude à la famille Bodika pour sa générosité et son hospitalité qui se passent de commentaires. 



11 août 2025

En route pour Kin et à Kin

11 août 2025. Parti de Kenge à 9 heures, je suis arrivé à Kin Bibwa vers 14h30 avec deux longues interruptions à Bukanga-Lonzo Secteur et à Pont-Kwango où j'ai rencontré l'abbé Liévin M'Banga chez Roy. Chose intéressante. Nous étions dans l'espace restaurant avec des Mobondo, les vrais qui ne massacrent pas la population, mais mettent de l'ordre. Ils prenaient leur nourriture et leur boissons dans une pièce située au fond du restaurant. Leur chef, un Suku, était aussi présent. Je ne l'ai pas identifié dans la foulée. Je voulais lui parler, mais on m'a déconseillé de le faire. On m'expliquera qu'ils mettent de l'ordre, assurent la sécurité, curieusement avec les FARDC et la Police nationale. Je comprendrai que ceux qui tuent à la machette, violent ou pillent des propriétés ne sont pas de vrais Mobondo mais des bandits criminels qui profitent de la situation pour semer la pagaille et le désarroi dans la région. On me dira aussi que le tronçon le plus dangereux se situe entre Kabuba et Batshiongo. J'ai compris que les Mobondo sont là, vivent avec la population et assurent l'ordre et la sécurité. Ils collaborent avec les forces de l'armée régulière, j'ai vu de mes propres yeux un policier en tenue de service parler ami ami avec eux. Ils attaquent les fauteurs, leur font tribunal et les sanctionnent à payer des amendes, parfois jusqu'à les tuer si les délits sont gravissimes. 

Alors que des milliers de personnes ont vu leurs fermes détruites ou leur bétail décimé,  quelqu'un m'avait déjà confié auparavant que sa ferme du plateau des Bateke n'a jamais été attaquée parce qu'il a signé un pacte d'entente avec eux. La personne parle kiyaka avec eux. J'ai aussi appris que les soeurs religieuses de PK seraient toutes parties pour une retraite spirituelle ailleurs et leur auraient laissé la charge de surveiller et sécuriser le couvent et alentour. Tout mouvement suspect est tout de suite détecté et réglé. En dépit du calme apparent qu'ils affichent, les Mobondo sont des tueurs sans pitié. Ils sont capables de commettre d'énormes dégâts lorsqu'ils sont acculés à le faire. D'où la consigne de pactiser avec les forces armées de la république et la police nationale. Cela se voit, se vit à Pont Kwango, et dans différents points de la route entre Kenge et Kinshasa. Prudence, méfiance quand même. Faites gaffe.

En chemin près de Kimpur où je me suis arrêté pour souffler, car je somnolais un peu, j'ai rencontré une femme qui chantait allègrement: "Mama, oyebi koyemba. Na kokotisa yo na chorale na biso. Owuti wapi, okeyi wapi yo moko na kati ya esobe? Oza Muteke to Muyaka?" [Maman, vous chantez bien. Je vous engagerais volontiers dans notre chorale. D'où venez-vous? Où allez-vous seule dans cette brousse peedue? Êtes-vous Muteke?] Çà c'est moi Kahiudi dans mes œuvres. Je découvre qu'elle est protestante (missioni), originaire de Feshi, et qu'elle était en route pour collecter du bois de cuisine. On a donc parlé kisuku, et on s'est séparés. Elle est partie, très heureuse d'avoir parlé à ses frères et soeur.

La route était impeccable. Aucun trou profond d'un bout à l'autre. Il était 14 h 30 lorsque je me suis arrêté à Bibwa. Je suis allé voir Papa Bunda, mais il était en campagne d'évangélisation avec son épouse. Après avoir confié quelques bottes de pondu et de kwanga à leur petit-fils, j'ai continué la route. Le trafic était tellement dense que je ne suis arrivé à Binza Pigeon qu'autour de 22 heures. Cogné trois fois, par deux 207 et un taxi, tous jaunes, je suis resté très prudent, car sur les routes de Kinshasa il faut oublier toutes les règles de conduite apprises à l'autoécole. Le trafic kinois n'obéit à aucune règle de circulation routière classique. Un désordre terrible qui cause pas mal d'accidents parfois très meurtriers. A l'échangeur Lumumba, une ambulance venant à contre-sens m'a bloqué. Un véritable baptême de feu que de prendre le volant à Kinshasa.   


Coucou Eileen

Je n'ai pas pu présenter mes voeux à Eileen pour son anniversaire, simplement parce que j'ai voyagé et les conditions n'étaient pas bonnes. Connexion fantaisiste avec parfois un manque total de réseau. Soit.

Many Happy Returns dear Eileen. I hope you enjoyed a great day with Mitch, Paige and Hunter. God's Blessings and Graces.