31 août 2025

Carifesta 2025

Il y a 5 ans, Carifesta était organisé dans l’enceinte du Sandiford Centre. J'avais eu l’occasion d'y rencontrer plusieurs personnes parmi lesquelles Émilie Prophète, une poétesse haïtienne. Je l’avais déjà vue en Guadeloupe à la foire du livre 2006 en compagnie de René Depestre. Entre temps, elle est devenue ministre de la justice en Haïti. Le contact s’est coupé. Pour la petite histoire, on reprendra le contact aussitôt que ses responsabilités politiques cesseront. Comme quoi je suis apolitique.  Slogan vide. 
Cette année Carifesta XV est organisée du 21 au 31 août 2025 au Waterford en face de Combemerre School. Le collège qui a formé notre héroïne nationale Rihanna. C’est donc dans cet esprit de retrouvailles que je m’y suis rendu à deux reprises.  Soit les 29 et 30 août 2025. Et j'y retrouvé du beau monde. Le premier jour, j’étais avec Cynthia Malone, une activiste américaine d’origine guyanaise. Une Caribéenne mixant Afrique et Europe dans son sang. Le Congo, Edinburgh et l’Allemagne sont mêlés en elle. Et ce mélange a donné naissance à cette personne radicale et extrémiste dans ses positions idéologiques. Elle est la fondatrice du groupe Revolutionary Ecology. Un concept aux contours cosmologiques mystiques et animistes, syncrétiques et éclectiques particuliers.


Cette photo a été prise le 25 août à Solution Centre, Cave Hill lors de sa présentation titrée: "Call and Response: Black Archives across Borders of Being". 
Aujourd'hui les portes du Carifesta XV vont se fermer. J’y suis allé hier avec les jumeaux Ibangu et Mukawa au stand de Mama Mapasa. J'ai retrouvé pas mal des gens de l’UWI et d’autres communautés. Parmi lesquels Rodney Iffill, Sandra et Maria Small. Sandra dans une posture excentrique m’a le plus surpris. Je ne l’ai pas reconnue à cause de son look genre punk. Soit elle est libre et responsable de son apparence. Junior m’a ignoré, trop pris par un appel téléphonique. Un non-évènement sur mon chemin. Il était 19 heures passées lorsqu'on a franchi le seuil de notre maison. Ainsi s’est vécu Carifesta.  

27 août 2025

Le mensonge comme arme

Le mensonge n'a jamais tué la vérité. Ce qui est perçu comme vérité pourrait souvent être un mensonge. Il est des choses rapportées comme vérités et aceptées comme telles par les gens pendant des années, voire des générations entières, mais qui se révèlent être des mensonges tissés de fils blancs. Il est des personnes dont la réputation a été salie pendant des années mais qui sont innocentes et étrangères aux allégations qui leur étaient imputées ou collées. Ainsi en est-il aussi des personnes tenues pour saintes et immaculées dont la vraie vie est cousue des crimes diaboliques et d’incroyables impostures. Celui qui crie le plus fort n’à pas toujours raison; il pourrait juste tirer la couverture de son côté.  Celui qui se tait par défense ou courtoisie n’a pas forcément tort même si des accusations pourraient peser contre lui. Mais la vérité reste intacte, absolue, inaltérable et inébranlable. Elle est là, tue ou masquée, cachée ou révélée. Personne ne saura jamais la changer. Elle s'impose même si elle n’est pas reconnue. C'est comme un secret inviolable, un secret de confession. La vérité est têtue, dit un adage populaire. La vérité ne craint pas la lumière, dit-on aussi. 
Des millions des gens ont été condamnés à mort à tort, des populations décimées pour des motifs fallacieux, des guerres atroces déclenchées sur base de données erronées, même Prospero contraint à l’exil à la suite d’une bulle inquisitrice, mais la vérité demeure intacte. Et Dieu seul la connaît entièrement. Les laboratoires de vérité sont souvent téléguidés par des agendas idéologiques qui fabriquent la vérité, leur vérité, leur version de ce qu'ils veulent imposer comme vérité. Et cette vérité ́’à rien à avoir avec ce qui est intrinsèquement ni incidemment vrai. Souvenons-nous de la réponse de Jésus à la question : C’est quoi la vérité? En fait la vérité survole la contingence de la réalité vécue. 
Pour avoir très jeune assumé des responsabilités, j’ai mes définitions du secret et de la vérité. Elles sont de l’ordre de la pratique et de l’efficacité.  Dans ce blog, je dévoile beaucoup de choses tout comme j’en tais beaucoup; je relate souvent ma vérité ou ce que je crois être telle. La vie m’a appris à me taire surtout quand je parle beaucoup. Mon silence s’aligne sur mon expression. Ce blog m’à attiré des inimitiés, j’en suis sûr, parce que j’y révèle ma vérité ou ce que je crois être telle. Par contre, des sympathisants, nombreux, me lisent discrètement, font des remarques ou manifestent leurs sentiments. D'autres optent pour l’indifférence ou la répulsion. Moi, je reste moi. Toutes les lectrices et tous les lecteurs savent combien je défends mon intégrité, à quel point j’exprime mes joies et douleurs, mes ressentiments comme mes amours, mes peurs et mes soulagements. Mes cris de révolte et de satisfaction. Selon le temps, des expressions apparaissent et disparaissent, des tendresses naissent et se développent. Tout se retrouve dans de blog. Ma muse MF ou FM jamais ne me contredira. C’est ma vérité, c’est-à-dire le mensonge du littéraire que je prétends être. Et ce mensonge jamais ne tuera ma vérité. Trêve de narcissisme, lecteur de Louis Lavelle. 


 

26 août 2025

K C Mabana dans les pages de l'IA

Kahiudi Claver Mabana est un universitaire et écrivain congolais (RDC) spécialisé dans la littérature francophone africaine et caribéenne. Il est professeur à l'Université des West Indies, campus de Cave Hill, à la Barbade.


Ses recherches et publications portent sur [1][4]:

- *La mythopoétique et la littérature africaine*

- *Les études postcoloniales et la francophonie*

- *La littérature comparée et les études culturelles*


Il a publié plusieurs ouvrages notables, notamment :

- *"L'univers mythique de Tchicaya U Tam'si à travers son œuvre en prose"* (1998)

- *"Des transpositions francophones du mythe de Chaka"* (2002)

- *"Du mythe à la littérature : une lecture de textes africains et caribéens"*


Kahiudi C. Mabana est reconnu pour son expertise dans le domaine de la littérature francophone africaine et caribéenne, et ses travaux contribuent à une meilleure compréhension des cultures et des littératures de ces régions [1].

Kahiudi C Mabana in an AI output

Found on AI:

Kahiudi Claver Mabana is a professor of Francophone African and Caribbean Literature at the University of the West Indies, Cave Hill Campus, in Barbados. He's originally from the Democratic Republic of Congo and has written extensively on topics such as myth, orality, postcolonialism, and hybrid poetics.

Some of his notable works include ¹:

- *Books:*

    - *"L'univers mythique de Tchicaya U Tam'si à travers son œuvre en prose"* (1998)

    - *"Des transpositions francophones du mythe de Chaka"* (2002)

    - *"Ecritures en situation postcoloniale: Francophonies périphériques"* (2013)

    - *"Du mythe à la littérature: une lecture de textes africains et caribéens"* (2013)

- *Editorial Work:*

    - Co-editor of *"Hispanic and Francophone Studies Contemporary Perspectives"* (2009)

    - Co-editor of *"Negritude: Legacy and Present Relevance"* (2009)

    - Co-editor of *"Antillanité, Créolité, Littérature-monde"* (2013)


Mabana's research interests include African Novel in French, Criticism and Mythopoetics of the Central African Francophone Novel, and Language of African Writers. He's a prominent figure in the field of Francophone African and Caribbean Literature, and his work has been widely recognized ¹ ².


24 août 2025

Enterrement de l'abbé Onésime Muyembe (1958-2025)

L'abbé Onésime Muyembe Muzi, prêtre du diocèse de Kenge, est décédé en Belgique le 5 août 2025, et son corps a été rapatrié au pays. Il se trouve à la morgue de St Joseph à Kinshasa. Une controverse des plus passionnèes a été suscitèe autour du lieu de son enterrement. Pour plusieurs raisons, sa famille biologique aurait, comme le défunt, préféré Bandundu-Ville au petit séminaire de Katende où se trouve le cimetière ecclésiastique diocésain. L'évêque de Kenge a cependant décidé de l'inhumer à Katende comme les autres prêtres diocésains décédés. Ce qui a provoqué un tollé général, des propos incontrôlables et des menaces de toutes sortes. A tel point qu'un avocat général du parquet de Matete a ordonné au médecin-directeur de St Joseph de "garder le corps jusqu'à nouvel ordre", rendant de fait caduque le programme des obsèques publié par l’évêché de Kenge. Voilà où l'irrationnel peut mener, et l'on peut se poser des questions sur ce qui se tramerait dans les coulisses. Pourquoi et comment en est-on arrivé là? Que cache cette pointe d'iceberg? Le devoir de réserve et le respect du défunt m'interdisent de livrer mon opinion personnelle sur un faux débat et un feuilleton digne d'un spot de film. Choquant et scandaleux! Que le bon sens prévale! Le voeu, au-delà de cette malheureuse controverse, est que  l'inhumation de l'abbé Onésime Muyembe, ancien vicaire général du DK, soit digne et sereine, qu'elle s'effectue dans un climat d'apaisement et d'unité ecclésiale.  Que son âme repose en paix! 

23 août 2025

Maman: 13 ans déjà

23 août 2012-25, soit 13 ans depuis que Ngudia Miledi mia Khatu est décédée. Soit trois semaines après avoir pris congé de ses petits enfants Ibangu et Mukawa qui à l'époque avaient 5 ans. Que son âme repose en paix. 

Kala mboti kuna wena Mama Ngudia Kahiudi, ye Musunda, ye Mangombo, ye Nduka, ye Yimbu wa fwa, ye Ndosa, ye Kalongo, ye Koka ye Khoso. Wakala tata khetu, ma mbuta, khaka wa bana bingi. Betu bosu tukuyindudi lelu. Konso kilumbu kiasala Nzambi twakuyindulaka, twakumonaka, twakuyukaka. Matondu Mama buna watulonga bifu bia mboti, ye lutondo ye ngemba. Buna watulonga mbatalala mbundu, ye kikesa, ye nduka mu luzingu. Kuna wenda, kuna wena, watuyindulaka beto bana baku twasala. Whena mu ngemba Mama.

22 août 2025

De Köln-Bonn à BGI via LHR

18 août 2025. Partis très tôt de Volkestwil avec Shambuyi et Mwambuyi pour Kloten, Madeleine et moi avons quitté la Suisse à 8h05 sur un vol German Wings pour Köln où nous sommes arrivés à 9h00, heure locale. Aussitôt arrivés, nous avons cherché à déposer nos bagages afin de voyager librement sur Cologne. Malheureusement, l'aéroport de Cologne n'offre pas de facilité de dépôt de bagages. Ce qui nous a bloqués, jusqu'à ce que, sur proposition de Shambuyi, nous avons opté pour une chambre à Ibis Hotel, où nous déposerions nos effets. A cet hôtel, ce n'était pas mieux. Ils nous ont exigé de payer 20 Euro parce que trop tôt. Et 3,50 Euro de taxe urbaine. Notre intention était de visiter la cathédrale de Cologne, réputée être un chef d'oeuvre de l'art gothique. Cette cathédrale serait, à en croire les badauds, la plus grande église gothique du monde.

Comme le vol BA est à 21h15, nous déposons nos effets dans la chambre, marchons vers la Station Frankfurter Strasse où nous prenons le métro pour la gare centrale de Cologne. Dès la sortie du tram, nous visitons l'impressionnante cathédrale gothique avec des centaines autres touristes. L'esplanade comme l'intérieur de l'église montrent le spectacle d'une kermesse improvisée et spontanée. Je suis frappé la présence de masques, de musiciens de rue, des clowns déambulants sans tête - juste une cravate pendante à la place de la tête - des jeunes paradant en tenue de carnaval, etc. Nous achetons des souvenirs, des cartrs postales, un T-shirt pour Claver, des Sekts pour Maman, et un chapeau de Köln pour Madeleine. La faim nous fait découvrir un restaurant italien qui offre une gamme de pizza. Ibangu prend une "Hawaienne", moi je choisis un "Wiener Schnitzel mit Pommes". Je ne cesse de raconter mes vieux souvenirs de Köln depuis juillet 80 comme de l'institut Goethe en août 80. Tout me revient à la mémoire. Dr Otte, Mgrs Hoenen wt M'Sanda, Rigobert Mabana, Utte Hommelsheim, et les amis de Aldenhoven/Pützdorf notamment Heinz Breuer et Josef Huwer. Je me souviens avoir reçu de l'argent de l’archidiocèse de Cologne pour aider un frère malade. Et plus tard, j'y ai orienté des collègues prêtres qui ont obtenu des jeeps et divers financements. Je pense notamment à une traduction en kiyaka du missel de la messe pour le diocèse de Popo. L'abbé Bisweko devrait s'en souvenir. Que des souvenirs! Retour à Ibis Hotel et départ à 17h30 pour Köln-Bonn Airport. 

L'avion BA atterrit avec près d'une heure de retard à Heathrow. Le départ pour Bridgetown étant prévu pour le lendemain 19 août à 11h25, nous avons pris rendez-vous avec Mr Ephrem Mosimi à Paddington afin de récupérer l'ordinateur de Mukawa. Nous devions continuer sur Farringdon et Norwood Junction... mais là par ma faute nois avons raté le dernier métro. Nous avons marché, bourlingué dans le froid nocturne. Et comme par miracle nous nous sommes retrouvés à Brixton Station où Papa Faustin Mvundji est venu nous chercher.  Il fallait repartir avant 8h pour Heathrow. Via Farringdon et Paddington où jous avons pris Heathrow Express. Juste à temps pour embarquer dans le BA255. Nous n'étions pas les derniers car une vingtaine de personnes étaient dans la même situation que nous.

19 août 25, 11h25. Parti de LHR, un vol sans anicroches nous a débarqués avec 10 minutes d'avance à BGI. Je suis passé au service de Delayed Luggage pour m'assurer que mon sac perdu à Frankfurt m'arrive à domicile. Pour la petite histoire, nous avons ajouté un bagage de 20kg à la place, sans frais additionnels. Mukawa et Mama Mapasa nous attendaient à la sortie, et nous sommes arrivés à 17h à Prior Park.