2 oct. 2025

Et vint Octobre 2025

Octobre est en général considéré comme le mois du début de la fin de l'année. Et c'est aussu le cas cette année 2025 qui est passée à une vitesse incroyable. A peine commencé, boilà 2025 vers sa fin. Je vois dea vidèos le proclamant mois marial ou du rosaire pour les catholiques. Comme le mois de mai. Cela permet de garder haute la dévotion de la SV Marie. Demandons donc l'intercession de la SVM pour que nous vivions dans la paix et la concorde. Nous voilà embarqués dans l'aventure d'octobre. 

Des anniversaires de naissance s'annoncent comme des décès, et non des moindres. 90 ans de vie pour Mme Traudl Schmitt. 24e anniversaire de la mort de Mgr Dieudonné M'Sanda. 40 ans de sacerdoce oour l'abbé Albert Mundele Ngengi. 18e anniversaire de l'enterrement de Papa Donatien Mabana. Pensées pieuses pour la célébration et la commémoration de ces événements. Louons l'Eternel pour ses merveilles.

Joyeux Octobre 2025 à toutes et à tous dans la foi, la charité et l'espérance.  


28 sept. 2025

A propos de ton article précédent

Voici la réaction du Pourfendeur 

 "Claver,

J'ai renoncé à te lire depuis un temps, par manque de temps. Je reviens en force car tu commences à dévier dans tes propos. Le titre de ton entrée précédente ne correspond pas à son contenu. Qu'est-ce-que ce titre a à voir avec Mr Vital Kamhere. Toi-même tu t'en es rendu compte, et en as parlé. Mais comme tu sais écrire, tu sais justifier tes écarts de language. Très astucieusement tu t'arranges pour parler de Mr VK à partir d'informations tirées de la presse et des réseaux sociaux, en te limitant à cela. Tout ce que tu présentes est vrai, connu de tous. Par contre la façon dont tu le présentes est révélatrice de tes qualités littéraires. Une sorte de réfuge bien rodé. Tu parais neutre, mais lui reproches son opportunisme. Ton titre Politica politica mani pulite  aurait sans aucun doute mieux convenu à tes propos. Tu te dis apolitique mais ne rates aucune occasion pour parler politique. Sais-tu qu'il y a parmi tes lecteurs des politiciens? J'en connais au moins trois.

"Pourquoi rêver ce que nous ne sommes pas?" Là tu as raison de soutenir que la politique est un haut lieu d'illusions et du commerce de rêves. Longtemps, on a cru qu'après le départ des colonisateurs les états africains travailleraient au bonheur des Africains. A leur place on a eu des dictateurs corrompus jusqu'à la moelle. Le politicien promet tout pourvu qu'il soit élu. Le reste ne l'intéresse pas. Une fois au pouvoir, il oublie tout jusqu'à l'échéance électorale suivante. Magouilles, corruptions, trafics d'influences, financements illicites, enrichissements malhonnêtes, assassinats commandités, tel est le lot du politicien. Et ceci vaut dans le monde entier. Comment d'hommes politiques font face à la justice ou se retrouvent en prison? Un métier qui paie bien son employé, mais à quel prix? Vendeur de rêves paradisiaques et d'eldorados utopiques. Rares sont ceux qui réussissent à satisfaire les voeux de leurs peuples. En fait, l'homme politique n'est pas celui qu'il est en privé. Ce qu'il dit n'est pas ce qu'il croit. Ce qu'il promet n'est jamais ce qu'il réalise. Le spectacle du dehors ne correspond pas toujours à l'individu. Malheureusement, il y en a qui ne vivent que dehors. Parano ou mégalo, tu as bien vu, brave littéraire psy. 

Comme d'habitude, je ne souhaite pas trop que tu t'aventures dans le domaine politique, mais tu es têtu et parfois téméraire. Un peu de modestie Claver, tu ne sais pas tout."

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Le Pourfendeur

25 sept. 2025

Pourquoi rêver ce que nous ne sommes pas?

Nous vivons parfois dans des contes des fées. Nous croyons être ce que nous ne sommes pas, la réalité nous rattrape parfois cruellement. Nous vivons dans des personnages que nous ne sommes pas. Nous inccarnons des êtres et des choses qui ne réflètent pas notre vraie personnalité ni notre âme. C'est cela ce qui s'appelle naïveté que les psychologues appellent paranoia, mégalomanie. D'autres dépassement, illusion, sublimation, déplacement, etc. Tous ces mots dénotent cette déviation d'identité. Et l'homme politique est le personnage typique de ce rôle emprunté. Difficile de le définir tel qu'il est vraiment. Difficile de relier ce qu'il dit à ce qu'il fait, ce qu'il promet à ce qu'il réalise. Un personnage multiple, divers et aux casquettes tentaculaires. Je voulais reprendre comme titre une expression italienne déjà utilisée plusieurs fois dans ce blog: Politica, politica, mani pulite. Une expression qui se vérifie et se confirme depuis la nuit des temps. La politique, c'est comme un fashion show: une représentation théâtrale sur un portable scénique. 

L'événement politique de cette semaine en RDC, c'est la démission de Mr Vital Kamhere, ancien président de l'Assemblée. Pour la deuxième fois, il a été déchu de ce prestigieux poste hautement respecté dans des conditions humiliantes. En fin politicien, il a parlé de "démission volontaire"; avait-il vraiment le choix? Je ne connais pas l'individu personnellement, mais son parcours est des plus éclairants. Mes informations sur lui sont tirées de la presse et des réseaux sociaux. Opportuniste et félin politique, VK a connu une ascension fulgurante, mais aussi controversée. Auteur d'un fameux livre de propagande pour l'élection de Mr J Kabila, il a été déchu pour avoir osé remettre en question la présence de l'armée rwandaise sur le territoire congolais. Mis à la touche, il a crée son propre parti, l'UNC. Signataire de l'accord de Genève avec Mrs Félix Tshisekedi, Ferdinant Matungulu, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi, qui portait Martin Fayulu comme candidat unique de l'opposition contre le dauphin de JK, Emmanuel Shadary, il est allé à Naïrobi signer un accord avec Félix Tshisekedi comme candidat président pour 2018 et lui-même en 2023. Devenu directeur du cabinet du président Tshisekedi, il a dû faire face à un tribunal pour le projet dit des 100 jours où il aurait détourné 57 millions de dollars et a été emprisonné pendant plusieurs mois. Acquitté, il a été nommé ministre de l'économie peu après sa sortie de prison. Aux éléctions de 2023, il a soutenu le candidat Tshisekedi réélu au lieu de se présenter lui-même, et a occupé le poste de président de la chambre basse du Parlement. Une pétition l'a cloué au sol. Le revoilà aujourd'hui renvoyé à sa base, sans fonction officielle au sein de la république. 

Des questions se posent sur son avenir politique, son positionnement par rapport aux actualités de l'heure dans un pays où l'Est est occupé par les rebelles du M23/AFC. Pendant ce temps, bosseur intrépide, le propagandiste polyglotte a réussi à soutenir une thèse en linguistique économique d'une université grecque (?) et à se faire en conséquence nommer professeur associé en économie à l'UNIKIN. Quelle prouesse intellectuelle! A ce propos, des voix de contestation se sont faites entendre dans le corps académique. Certains le disent fini. D'autres doutent de son avenir. Pour moi, l'homme politique possède, en dépit de sa déchéance, d'énormes capacités qu'il peut brandir pour se remettre sur la sellette politique congolaise.  Je ne suis pas fanatique de VK ni d'ailleurs d'aucun leader politique; je me définis comme un littéraire apolitique.

J'en viens à la question initiale de cette entrée. Pourquoi rêver ce que nous ne sommes pas? A quoi bon se prélasser de titres politiques et honorifiques si on doit finir dans la déchéance de toutes les boues? Célébré aujourd'hui comme un héros, honni et bafoué demain comme Uncas, le dernier des Mohicans. Tel est le sort des prétentieux parano et mégalo. Soyez vous-mêmes, soyons nous-mêmes. Moralité: Vanité des vanités. Avez-vous jamais pensé à la façon dont l'aigle écrase une tortue? C'est ça la politique. 



   

24 sept. 2025

Le mythe de la mémoire

J'ai toujours prétendu avoir une bonne mémoire. C'est vrai côté cour. Mais c'est pas vrai côté jardin. La meilleure mémoire, je la trouve dans ma propre famille, chez les miens. Nous avons tous hérité de cette mèmoire. Il y a un véritable mythe de la mémoire. Voire une obsession. Je me souviens des choses, des noms, des mots, des événements et des détails que ceux avec lesquels je les ai vécus, ont perdus de vue ou oubliés. Mais souvent j'oublie moi-même  qu'il y a plus fort que moi en cette même matière. Dans ma vanité, je me crois imbattable et cette facilité de retention impressionne souvent mon entourage. A tel point que je considère comme faux ou dubitatif tout ce qui ne me revient pas à l'esprit. Je suis sérieux. Cela constitue une force, mais une faiblesse aussi. Je m'explique. 
Je fais des tours en rond, j'effectue du sur-place, du nombrilisme en quelque sorte. Je ne sors pas de ma coquille ni du rond-point, continue de circuler comme si la route s'arrêtait à moi. C'est comme si la roue de l'histoire et de la fortune ne tournait pas. Me prenant pour un étalon de mesure, je fonctionne par rapport aux lacunes des autres, aux trous de la mémoire des autres. C'est dangereux, car cela pourrait un jour se révéler suicidaire. A quoi bon à mon âge? J'ai assez vécu pour connaître le monde et ses dessous de cartes. C'est ici que le littéraire que je suis intervient. Mes analyses, pour peu qu'elles soient objectives, dépassent le moment présent et se projettent dans l'avenir. Le passé ne me sert que de tremplin pour entrevoir ce qui adviendra. Un peu à la manière de mon maître dont la vision et l'intuition m'ont toujours fasciné. Jusqu'à ce jour, tant d'années après sa mort. Paix à son âme! 
Le fait de ne pas oublier ou de se souvenir comporte ses revers, des revers insoupçonnés. Des joies comme des peines camouflées par l'usure du temps. Des belles amours étouffées dans l'oeuf et des contentements à jamais enterrés dans le tréfond intérieur. Des rancunes et des jalousies enfouies dans l'inconscient reviennent soudain expliquer un agir ou un comportement actuels. Des conflits intérieurs refoulés refont surface pour justifier certains dérapages actuels. La libido de Freud revient, les motivations profondes resurgissent à la surface. Comme pour dire que rien n'est nouveau sous le soleil. Ce que je prétends voir aujourd'hui a déjà été vu par d'autres. La joie comme la peine que j'éprouve aujourd'hui ont déjà été éprouvées, jadis, par d'autres. Je ne crée pas le monde, il est là et j'y suis jeté. La mémoire forme justement cette capacité qui me dispose à refaire le chemin du temps, à le dépasser et à le projeter au-devant de moi. La mémoire, ma mémoire, c'est un mythe, mon mythe. 
"Je souviens" (sic), disait mon feu paternel. 

21 sept. 2025

Félicitations à l'abbé Xavier Mabana

Kinshasa, 20 septembre 2025. Ce samedi,  le Cardinal métropolitain Fridolin Ambongo a procédé à l'ordination diaconale d'une dizaine de candidats au sacerdoce pour le compte de l’archidiocèse de Kinshasa. Parmi ces candidats figurait mon frère cadet Xavier Mabana, le plus jeune de la fratrie. Etant moi-même passé par cette expérience, je lui souhaite, au nom des miens, un fructueux diaconat dans la vigne du Seigneur. Sagesse, santé, courage et succès dans son engagement au service de l'église. Sincères félicitations et bonne continuation vers la prêtrise. Proficiat!



20 sept. 2025

L’esprit de mendicité dans notre société

L’esprit de mendicité est une tare indélébile de notre société. En 2010, j’étais présenté à un prélat qui ne m’a pas reconnu alors que nous avions travaillé ensemble vingt ans auparavant. Réaction spontanée dès qu’il a su qui j’etais: "Prof, j'ai un projet que vous pouvez soumettre aux organismes américains." C’est ce souvenir qui m’est resté de cette rencontre et que je n’ai jamais réussi à effacer de ma mémoire. Soit. 

Je voudrais insister sur une remarque qu’un missionnaire allemand faisait aux gens de Kindi, dans le diocèse de Popokabaka. "Beno lukala ba pheka". (Vous êtes des "donne-moi %, des mendiants). A force d’entendre "Père pheka" il a fini par forger l’expression "bapheka". Observation condescendante ou injurieuse venant d’un étranger, mais réellement vraie et tangible. Considrée avec recul, une telle observation est profonde car elle touche le mode de vie de nos compatriotes. Nous adorons recevoir, plutôt que travailler pour gagner ou donner. N’est-il pas plus facile de recevoir que de donner? N’est-il pas plus confortable de s'asseoir et recevoir des dons que de bosser dur pour des miettes? La paresse est compensée par la mendicité. L’effort est supplanté par le farniente. 

Il y a des gens qui passent des heures voire des jours à surfer sur l’internet rien que dans le but d’obtenir des dons. Comme des véritables professionnels  dans la récolte des fonds.  Des collecteurs de fonds pour soi. Cela leur réussit apparemment sans qu’ils tombent dans la fraude ni la cybercriminalité. Leur procédure est propre, limpide, sans déviation. Ils tendent des pièges et récoltent des butins. C’est même leur occupation quotidienne. Confortablement assis chez eux, toujours à l'affut, ils se plaisent à forcer subrepticement la générosité de leurs correspondants dans les réseaux sociaux. Il m’est arrivé de contacter une personne pour la première fois sur Facebook que cette personne ne se gène pas de m’envoyer tout de suite son numéro Mpesa ou Orange. L’argent facile quoi! Véritables chasseurs de dons, ces gens rançonnent tout le monde. S’ils reçoivent en retour deux ou trois réponses positives, et il y en a, leur compte est bon. 

Ceci me rappelle un représentant légal qui déclarait sans gêne: "Moi je n’accepte que des dons, pas des crédits" (sic). Ceci me rappelle la pratique répandue parmi les hommes d’église avec les offrandes, les pasteurs avec les dîmes, ou encore les collecteurs de cotisations en cas de deuil ou d’événements familiaux importants. A la différence que dans le premier cas, la collecte est organisée, structurée, voire  institutionnalisée. Enlevez l’aspect sacré, vous arriverez à la même conclusion. Et les abus ne manquent pas. Certains gèrent des ONG humanitaires sans qu’ils dépensent un seul sou à cette intention. Des pasteurs millionnaires règnent en pacha sur une cohorte d’ouailles paupérisées par leur système d’extorsion et de dépouillement bien rodé. Kleingeld macht Macht.

A tous les niveaux les mendiants sont légion. Demander est devenu comme une deuxième nature. Tout le monde demande, qui un android ou un i-phone, qui un ordinateur ou une tablette, qui de l’argent pour inscription ou prescription médicale, qui des parfums ou prêt-à-porter, etc.  Les motifs de demandes ne manquent pas. Il ne faut surtout pas s’étonner. Pour beaucoup de nos compatriotes, vivre hors du pays fait de vous un bienfaiteur naturel. La diaspora aide des familles entières à vivre dans nos pays. Certains procèdent astucieusement, prudemment, en vous laissant l’initiative de décider. D’autres, plus méticuleux et rusés, mettent en place des structures ou des fondations diffusant avec un lien spécial du genre: "Aidez-nous", "Offrande" ou "Faire un don". Une mendicité déguisée mais très efficace. Comme quoi, l’esprit de mendicité gangrène notre société. 


18 sept. 2025

Leçons de vie

Il a fallu que j'atteigne 35 ans pour comprendre de quoi la vie est faite et que j'en tire des leçons. Et ces leçons-là, je les ai  bien apprises. Je ne me suis plus trompé sur les hommes et leurs comportements. C'est du moins ce que je prétends.  J'ai compris le monde. 

Je possède une perception cosmique des événements. Je crois avoir assez vécu, assez subi des camouflets pour mieux saisir la portée exacte des comportements humains. L’ingratitude se paie ici bas. Porter un faux témoignage contre son généreux bienfaiteur condamne à la perdition. Vous êtes à peine décédé que vos biens sont spoliès et votre oublié. C'est ça la réalité de la vie.

La flamme de la gloire s’éteint en un clin d'œil. Je n’avais jamais cru que Muhamad Ali pouvait battre George Foreman. L'orgueil et le succès qu'on affiche ne sont que du vent. Je n’avais jamais imaginé que le prestigieux leader Mobutu pouvait aller mourir en exil au Maroc, comme Napoléon à l’île de Ste Hélène. L’ancien ministre de la justice Constant Mutamba qui a dépeuplé la prison de Makala se retrouve aujourd’hui incarcéré à Makala. Le rescapé Kamhere, acquitté du procès des 100 jours, fait la une des actualités: l’Assemblée nationale a continue une pétition de destitution en dépit des excuses qu’il a présentées. Que la roue de la fortune tourne en sa faveur ou contre lui, ne doit pas surprendre. Le dernier, et pas le moindre, est un escroc gigolo qui, en contractant un mariage de raison, cherche une case décente pour couvrir sa tête et assurer l’avenir de ses enfants du premier lit. Que le monde est méchant!

Quidquid latet apparebit. Nil inultum remanebit.