30 déc. 2025
Les 28-29 décembre 2025 à Cartagène
28 déc. 2025
A Cartagène
27 décembre 2025. Ma famille a décidé de passer les derniers jours de l’année 2025 en Colombie. Ainsi, Maman Mapasa, les Mapasa et moi sommes partis de Bridgetown le 26 décembre après midi avec Copa Airlines. Après l’escale inévitable d’une nuit à Panama City, ́nous avons repris l'avion à 7h25 pour Cartagena. Un vol sans histoire. A l'arrivée, Jean Christophe, Marie Aude et le petit Lilio nous attendaient et nous avons un Van pour leur domicile. Nous sommes donc logés au 15e niveau d’un immeuble de 43 étages. Ce coin de Bocagrande est appelé Miami Beach.
Après un bon petit déjeuner, JC et moi avons fait un tour du quartier. En sortant de l'immeuble, vers la gauche, nous sommes allés droit vers une plage surpeuplée de touristes et de vendeurs à la criée. Ces derniers nous ont pratiquement forcés de manger des mollusques crues au citron d’une succulence douteuse. Une sorte d’extorsion en douceur. Car nous avons d(, payer cette consommation contre notre gré. "Il vivent de ça" m’a soufflé JC très ibformè des pratiques locales. JC dirige une chaîne d'hôtels exclusifs. Sur le chemin retour nous avons récupéré notre "galetta" au riz enveloppée pour notre déjeuner.
Aujourd'hui, nous allons à la messe. Le soir nous ferons un tour de la vieille ville en calèche. Nous sommes très excités à l’idée de visiter les rues dans lesquelles St Pierre Claver avait circulé. A plus.
27 déc. 2025
26 December 2025: Panama City
On our way to Cartagena, Colombia, we had to spend a night in Panama City. We chose a hotel without stars to spend the night before taking the connection to Colombia. It is our first experience of Latin America although we have been living in the Caribbean for the last 24 years. We actually had no reasons to visit any latin american country before. I have seen Venezuela already from San Fernando, Trinidad, many years back.
This trip has a meaningful significance to me. It fulfills an old wish of mine. Since I was a child, I wanted to visit the town where my saint patron, Peter Claver, was buried. I wished, I would at least once visit Cartagena. I knew about him since 4th form of my primary school. The first person to tell me about St Peter Claver was Fr Ben Van den Boom SVD at St Esprit Kenge. He told me that Peter Claver dedicated his life to care for slaves who were deported from Africa to the sugarcane plantations in the Americas. I did not quite understand that at that time. He told me about the Hatians, who were living in Kenge in those years, that they were descendants of the slaves sold by Tipo Tip, a name whose picture was in the book of history. All that was too old for me to be true.
In Kalonda minor Seminary I searched more about my saint patron. There were missals and books in the library describing the lives of holy persons. His celebration wqsbon September 9. Beside Charles Lwanga, Kizito, Dominique Savio, Jean Marie Vianney, Francois Xavier or Don Bosco, whose lives were very popular, I managed to read on St Peter Claver. I never understood the hole story about him.
In Mayidi major Seminary I improved my knowledge of this saint patron. The fact that our training teachers were mainly Jesuit fathers opened my eyes to the jesuit father that Claver was. I could therefore better manage my experience. All was there at Mayidi. I could spend hours in the library for the sake of self training. It is in Mayidi that I built my book reading. I discovered that many catholic institutions and institutes had Peter Claver as patron. I was amazingly surprised. I continued my deepening of the knowledge by a steady reading of many books related to the topic of slavery. My view at that time was simply spiritual.
In Rome at the Urbaniana University, I managed to write a research project, but for any reason the project did not reach completion. I really regret, not having achieved that goal. At Goethe Jnstitute Staufen, Germany, I happened to learn German language with two Jesuit Fathers from Colombia who pushed my excitation to visit Cartagena. One of them was trained at St Peter Claver University and was preparing his doctorate to lecture at that university.
When I was studyimg French language and literature at Fribourg University, Fr Prof Jakob Baumgärtner used to talk a lot about the Mission of Latin America. He was a specialist of liturgy with a very high level of theological ecperience. He used to comment on the controversies around the evangelization of Latin America. He mastered the history and the theological backgrounds of those controversies.
What matters today, is that I am about to land at Cartagena airport in a few hours. A dream is becoming true. We are three Clavers in the Mabana family: Mama Mapasa. Mukawa and Kahiudi. And all three are visiting Cartagena.
To be continued.
26 déc. 2025
Une fête de Noël 2025 sans histoire
25 décembre 2025. Cette année nous avons passé une fête de Noël tranquille et sans histoire. Comme d'habitude, nous nous sommes retrouvés chez Thomas et Yvette de Côte d'Ivoire. Nous, la communauté francophone de la Barbade. Quoique beaucoup de familles ne se soient pas jointes à nous pour une raison ou une autre, la rencontre s’est bien passée. Étaient présents des Ghanaiens, Ivoiriens, Congolais, Burundais, Zimbabweens, Rwandais et Barbadiens. Le temps était beau, la nourriture succulente, et l'ambiance tres conviviale. On a même esquisse quelques pas de danses africaines.
Pendant ce temps, j’ai appelé Mama Anna Madavo qui m'apprendra que son mari Richard se trouve à l'hôpital pour une infection pulmonaire. Richard et Anna ont vécu pendant plusieurs années avec nous ici à la Barbade. Ils sont retournés au Zimbabwe à la fin de leur carrière professionnelle. Ils possédaient une ferme à laquelle ils nous ont toujours invités. Cette visite n’a malheureusement jamais eu lieu. C’est de ma faute selon toute apparence. Voilà que Richard est hospitalisé; cela me préoccupe au plus haut point car notre relation, tres forte jadis, s’est un peu ternie. Je m’en veux de n'avoir jamais réalisé ce voeu.
Ce Noël est parsemé de quelques événements triste. Je signalerai la mort à Kinshasa de Papa Albert ́Lefrancq (Mashamba) et de Léa Ndikita. Paix à leurs ! Et comme si cela ne suffisait pas, mon cousin Jean Jacques Hungu est sérieusement malade à Kenge, nous cherchons le moyen de l'évacuer vers Kin ou Bonga ou Mosango. J'apprendrais à cette occasion qu'à Mosango on discriminé les malades suivant leur appartenance ethnique ou tribale. Surprenant quand même.
Nous voyageons cet après-midi pour Panama City et continuerôs demain. Pour Cartagena, Colombie. Joyeux Noël à tous. Gloria in excelsis Deo.
23 déc. 2025
L'histoire d'une promotion
Cette entrée est tirée d'un groupe WhatsApp.
Arthur, it is not my assessment. I heard it separetly from both Georges Ngal and Valentin Mudimbe.
A ma question de savoir pourquoi ils ne sont pas retournés travailler au pays, les deux m'ont affirmé, Ngal en 90 à Paris et Mudimbe en 99 à Berlin, qu’on leur prêterait "l'intention d'aller occuper des postes." Dans la réalité, Ngal a tenté un retour sans suite en 92 à la CNS. Mudimbe a été très mal reçu à L’Shi, contrairement à Ngal qui y a même eu droit à des mélanges et à 10 000 US$. Ces informations m'ont été données par un collègue martiniquais proche des deux.
C’est donc en 2017 que j’ai compris ce qu'avaient dit ces deux éminenta profs. Au CA ISP et Universités, on me dira que l'équivalence des grades n’est pas automatique, et que tout prof congolais venant de "l'étranger" commence comme professeur associé dans le système congolais.
Je connais personnellement des collègues qui étaient dans le même cas que moi. C’est simplement la conséquence logique de la "fuite des cerveaux." A la base il y a méfiance. En d'autres mots: "Beh vous êtes partis, restez où vous êtes allés. Retour interdit au pays!" Je le concède vu que les faux diplômes existent partout. Un contrôle sérieux s'avère nécessaire afin de garantir l'intégrité et la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire. D'accord mais que ce soit strictement académique, car le personnel du contrôle apparemment plus préoccupé d'argent que de compétence, accuse de graves lacunes professionnelles.
Un ami prêtre titulaire d’une chaire de philosophie et théologie à Bonn, Allemagne, est PA à l’UPN Kinshasa. Un missionnaire SVD, ordinaire à Bel Horizonte, Brésil, peine à obtenir une charge horaire à l’UNIK de Kenge où il est PA. Même le recteur ne parvient pas à décanter la situation. Que se passe-t-il au fond?
Il y a, à mon avis, une différence systémique dans la procédure des nominations. En Europe et dans le monde anglo-saxon, c’est l’université qui promeut les profs. Sur mérite strictement académique. En RDC, c’est le gouvernement ou le ministère de l’ESU qui nomme et promeut les professeurs. Le système européen et anglo-saxon paraît plus long, plus rigoureux et plus transparent. Chez nous, c’est l'autorité politique qui assure cette fonction. On est promu assistant, chef de travaux, professeur associé, professeur full et ordinaire, par un arrêté ministériel. Une grosse machine bureaucratique avec tout ce que cela implique.
Notre ami recteur d'université pourrait mieux expliquer cette forêt d'énigmes que moi. Voilà brièvement l’histoire de cette promotion congolaise. Merci les copains.
19 déc. 2025
Mal au coeur
Oui mal au coeur à cause d'une situation d'incompréhension totale qui a duré plus d'un demi-siècle. C'est la vie hélas. Rien dans la vie n'est plus dramatique que d'être incompris et humilié. Incompris des siens et du monde extérieur. Humilié par ceux que l'on porte dans le coeur et dont on croit qu'ils éprouvent des sentiments récoproques. C'est l'injustice révoltante. Ça fait mal, très mal lorsque la roue tourne dans le sens opposé. C'est frustrant d'être trahi, accusé et condamné alors qu'on est innocent. Une femme accuse son beau-père de harcèlement sexuel et se fait indemniser. Un fils envoie son père en prison afin d'hériter de son empire financier. Une fille trahit sa mère pour l'éloigner de son père. Une belle-fille envoie sa belle-mère dans un hôpital psychiatrique contre son gré. Un frère dénonce son frère pour un crime qu'il n'a pas commis. Drames familiaux qui pourfendent le coeur. 58 ans de galère et de géole ont complètement ruiné la vie d'un accusé de meurtre qui n'en était pas un, 58 ans de cauchemar mais sans avoir jamais tenté de se suicider. 58 ans de privation, d'abandon, de mépris et de réclusion perpetuelle. Mal au coeur à sa sortie, mal au coeur parce que devenu étranger à lui-même et au monde. Profondes déchirures et lancinates blessures au coeur pour n'avoir pas été cru, pour ce faux retour manqué à la fragile liberté. Et le mal au coeur terrestre l'emporta au paradis céleste.
16 déc. 2025
Comment vivre?
Dans son recueil de poèmes intitulé Le mauvais sang, Tchicaya U Tam'Si avait posé cette question fondamentale concernant le comment vivre. C'est dans ce contexte qu'il sied de situer son expression du mauvais sang. Le poète congolais s'est inspiré d'Arthur Rimbaud chez qui il a puisé la notion du nègre, du mauvais nègre maudit et banni de l’humanité. On dirait qu'un destin de damnation colle à la peau du poète. Comment vivre dans ces conditions avec ce poids sur la conscience? La vie de Tchicaya ressemble quelque part à celle de Rimbaud, mais tel n'est pas mon propos.
Cette référence me ramène au quotidien. J'ai forgé ma conception des choses sur des principes simples selon lesquels je fonctionne. Je ne crois pas à la sorcellerie mais à la raison, a l'action réelle. Je ne crois pas au destin mais à la providence divine. Le destin ne me frappe pas. Malade, je vais à l'hôpital sans hésiter. Dépourvu de moyens, je renonce à acheter et j'oublie même mes désirs. Bloqué dans mes pensées, je sollicite conseil et assistance auprès des sages. Des fois, et même souvent, je me sens fort et n'ai besoin de personne pour m'aider.
Hier, une religieuse de mes amis était hésitante si elle devait aller rendre visite à son frère pendant ces vacances de Noël. Ses frangins estimant que la femme de ce frère n'est pas accueillante. lui ont déconseillé d'y aller. Pour tout conseil, je lui ai dit de suivre sa conscience en toute liberté. Rien, nul ne pourrait l'empêcher de voir son frère si elle le désire. Period. Il ne faut pas vivre la vie d'autrui, mais la sienne propre. Ça me rappelle Albert Einstein: "Je ne peux rien faire contre ma conscience". Est-ce de l'arrogance ou de la responsabilité? Personnellement, je tranche cette question de façon antithétique et radicale.
Ainsi en est-il des relations humaines. Elles évoluent avec le temps. Le temps en est la vraie épreuve. Des personnes croisées amies sont devenues vingt années plus tard des ennemis jurés, incapables de se revoir ou se supporter. Des familles solidement ancrées dans la tradition se sont disloquées comme des chateaux de pailles. Des couples, des fraernités ou sororités, des associations, des sociétés, ont volé en éclats sans laisser des résidus, érodés par l'emprise du temps. Rien ne résiste à l'érosion du temps. Comment vivre? Le temps constitue le vrai défi de l'existence individuelle. Et la conscience le fil conducteur pour le traverser. Il faudrait laisser le temps au temps. Il ne faudrait surtout pas passer à côté de l'essentiel: la vie.
15 déc. 2025
Tueries partout: Où va le monde?
Week-end du 12 au 15 décembre 2025. Brown University, Vancouver, Bondi, Dallas, voilà des lieux où des innocents ont été tués par la folie des hommes. Attentats, meurtres, ou crimes terroristes ont caractérisé ce weekend. Des étudiants attacqués en pleine université, une voiture bélier écrasant une manifestation philippine, un malade mental tirant aveuglement sur des Juifs célébrant leur Hanukkah. Des atrocités incroyables qui surprennent et interrogent. Des tueries qui se multiplient aux quatre coins de l'univers. Où va le monde?
Les guerres d'Ukraine et de l'Est de la RDC où des étrangers viennent chasser et exterminer les habitants du pays, occuper leurs terres et leurs ressources naturelles. Je ne saurais me prononcer sur l'ampleur de l'invasion ukrainienne n'ayant point de contact avec eux. Par contre, je suis solidaire de mes compatriotes de l'Est. J'ai perdu des membres de famille, des amis et des connaissances dans cette guerre de l'Est de la RDC. Ce qui frappe le plus dans notre cas, c'est la complicité et la trahison de nos compatriotes. Contre quelques milliers de dollars ou un carré minier, nos frères et soeurs sont prêts à sacrifier notre territoire, nos richesses minières et notre dignité. Des traîtres à pendre par milliers. Comme si les 12 millions de morts ne suffisaient, les Rwandais et leurs alliers continuent de semer le désarroi et la terreur à l'Est de la RDC.
Ce qui est encore plus surprenant, c'est le manque de fermeté de la partie congolaise. La France vient de condamner Roger Lumbala à 30 ans de réclusion criminelle et d'interdiction de séjour sur le territoire pour cause de crimes commis en RDC entre 2000 eet 2003. La RDC devra instituer une cour de jugement contre tous les traîtres de la nation car, pendant ce temps, des criminels cités dans le Rapport Mapping restent impunis, circulent librement, et même occupent des postes ministériels. Sommes-nous aveugles au point de ne pas reconnaître nos ennemis et les traîtres qui sont parmi nous. "Ne jamais trahir le Congo" fut le mot d'ordre de Mzee Kabila. Les trahisons se déroulent au quotidien. Nos populations sont déplacées, terrorisées et dépouillées de leurs terres et biens. Des alliances sont établies avec des ennemis rien que dans le but d'obtenir le pouvoir et de devenir le paravent des parrains étrangers.
11 déc. 2025
Adieu Sr Charlotte Mangombo
La photo ci-dessous a été prise le 1er août 2025 à Kenge, chez Edo et Anessy. Cet après-midi là j'ai fait un rapport aux amis de MaCha sur le décès de cette dernière à Londres. Sr Charlotte était présente et m’a révélé qu’on l'appelait aussi MaCha lorsqu'elle étudiait à Ngi.
10 déc. 2025
La prise d'Uvira
Une fois de plus, notre pays est humilié par le Rwanda. La ville d'Uvira est tombée, prise par l'AFC/M23 ce 9 décembre 2025. Des sources concordantes le confirment. Il y a vraiment de quoi se poser des questions sur la défense nationale congolaise. Comme en 1997, le scénario se répète mais avec des acteurs diférents. Pas si différents que cela. Nord Kivu et Sud Kivu pris, cap sur le Katanga. Comment en sommes-nous arrivés là??? Cette question pourrait se poser dans tous les domaines. Un accord de paix se signe, et cinq jours après Uvira est pris par les rebelles ou par le Rwanda. Il y a guerre, et nous avez cédé, nous avons perdu Uvira, le dernier verrou vers le Katanga. Quelle humiliation! Je manque de mots. Le Rwanda constitue vraiment un poignard dans notre dos. A l'allure où évoluent les choses, le pire est à craindre. Si le Katanga est pris, mais ce sera une véritable hécatombe.
J’ai reçu ce 10 décembre un message de Maman Solange, une compatriote médecin, je la cite: "J'ai des collègues médecins là bas qui disent qu'ils ne peuvent plus compter les morts... (sic)" un véritable carnage a eu lieu à Uvira. Nul ne saura jamais le nombre des victimes. Tout ça pour le pouvoir, l'argent et les richesses minérales. La vie des Congolais ne compte pas; ne comptent que leurs intérêts. Quelle horreur! C'est aussi dans ce sens qu’il faudrait comprendre les termes de l'accord. Money Money Money. Rien de plus. Je suis radical: la piste de l'accord n’est pas la solution. Il aurait fallu fermer la frontière entre les deux pays belligérants. L’ennemi ne partira jamais si ce n'est par la force des armes.
9 déc. 2025
Discours sur l’état de la nation
6 déc. 2025
Des questions non résolues
Je ne suis pas un prophète de malheurs, mais un critique, un observateur de la réalité du monde. La politique constitue pour moi un sujet de prédilection parce qu’elle m'offre de riches et précieuses pistes de réflexions. Je note plusieurs points.
1. Plus ça change, plus c'est la même chose. Le Washington Accord vient de plus s'ajouter à d’autres. La seule différence c’est l'implication personnelle de Ronald Trump dans les pourparlers. L'intérêt américain est géostratégique. Il faut barrer les progrès chinois dans leur expansion et l’accès au minerais congolais, contrôler et assurer leur hégémonie sur le commerce des énergies du futur. Le Rwanda et les pays voisins leur servent de relais. Cet accord leur permet de "damer les pions" aux autres puissances économiques et de se joindre au Qatar pour le partage de la manne des matières premières congolaises.
2. Plus ça change, plus c’est la même chose. Pour embellir le décor, il faudra pacifier la région sans réellement mettre fin à la guerre. Brassage des armées et intégration des rebelles rwandais dans les FARDC, transformation des groupes rebelles en partis politiques, sont des bases sûres pour la main mise sur la politique congolaise. Il y aura dans l'armée, la police, la sécurité, les renseignements, les banques, les mines, des Rwandais à des positions sensibles et vitales de l’état congolais. Ce n’est pas nouveau. L’infiltration intégrale des institutions congolaises est désormais soutenue par la communauté internationale.
3. Pourquoi RDC pour peu qu’on sache n’a-t-elle jamais fermé ses frontières avec le Rwanda tout en prétendant défendre son intégrité territoriale? Pourquoi n’a-t-elle jamais officiellement déclaré la guerre au Rwanda? Pourquoi l'accord de paix se signe-t-il entre la RDC et le Rwanda alors que ce pays a toujours nié sa présence au Congo? La neutralisation conjointe des groupes rebelles aura lieu sur le territoire congolais sans que les FARDC entrent au Rwanda. Il n’y a pas de réciprocité dans ce deal signé en conformité avec la rhétorique rwandaise qui justifie la déstabilisation de l’Est de la RDC.
4. Il faudrait toutefois féliciter le président Tshisekedi pour ce succès diplomatique et historique. Son prédécesseur n’a jamais vraiment réussi à montrer à la face du monde la duplicité rwandaise dans la tragédie qui a lieu à l’Est depuis trois décennies. Par la voix du président Trump, la communauté internationale a reconnu les millions des morts congolais tués par le Rwanda. Vigilance s’impose. Au lieu de déstabiliser la RDC, les Rwandais n’ont qu’a rester chez eux, signer des relations économiques propres avec la RDC, et construire leur pays avec leurs mille collines. Tuer froidement des millions de Congolais afin de s’accaparer de leurs terres et ressources minières relève d’un exécrable cynisme. Désormais les atrocités (violences, déplacements, viols, massacres) subies par les Congolais sont connues du monde entier.
5. Les jours à venir seront décisifs. L'accord a été signé, mais la paix ́n’est pas encore acquise. Il va sans dire que l’alliance AFC/M23 ne se laissera pas faire, ne cédera pas aux pressions extérieures et posera des conditions. Leur parrain Kagame en a déjà donné le ton. C’est sur le terrain à Bunagana, Minembwe, Goma, Walikale et Bukavu que tout se joue. Je n’y croirai que quand Kinshasa reprendra la gestion effective de cette partie occupée de l’Est. On parle d’une administration conjointe de ces territoires, pourquoi pas d’une annexion déguisée au Tutsiland. Tout est possible. La vraie solution à ce problème, a été et demeure la récupération par la guerre. Point barre.
5 déc. 2025
La RDC et le Rwanda ont signé la paix
Washington DC, 4 décembre 2025: DRC and Rwanda signed Peace Deal. J’ai suivi avec attention et intérêt la signature de l'accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous les auspices du président américain Donald Trump. Des discours ont été prononcés, exaltant le leadership pragmatique de Mr Trump dans ce décor tout acquis à sa cause. Il y avait satisfaction en général malgré des signes de tension perceptibles sur certains visages. Une page historique s'écrivait sous nos yeux. Je ne suis pas un analyste politique mais littéraire. Comme pour dire que mes observations n'engagent que le critique de signes oraux ou textuels que je prétends être.
J’ai trouvé le discours du président americain, maître des lieux, optimiste, clair et simple. Dans son style qui lui est propre, il a reconnu l'impact des accords antérieurs signés à Luanda, à Nairobi, à Doha, pour souligner l’importance de celui de Washington. En présence des présidents et des représentants de plusieurs pays africains - excluant l’Afrique du Sud - Trump a officiellement reconnu les dix millions des morts tués au cours de dernières décennies dans l’Est de la RDC sans pour autant condamner l'agresseur. Il a même affirmé que les deux "amazing leaders" en guerre s'estimaient mutuellement.
Au-delà du désarmement des groupes rebelles, du retour des déplacés, de la pacification de région, le vrai deal était économique. Désormais les ressources minières congolaises sont mises à la disposition des intérêts financiers américains, qatari, rwandais et des grosses multinationales. Seule condition du retour à la paix. Le président angolais a dans son mot en portugais évoqué l'intérêt de son pays pour l’électrité du barrage d’Inga. De beaux discours ouvrant une ère nouvelle de prospérité économique et de décollage pour la région des Grands Lacs.
Win-win Deal? Diplomatique, politique et financier sans aucun doute sur papier. La RDC a fait trop de concessions, à mon avis. Le Rwanda a obtenu ce qu’il a toujours cherché: l'exploitation des ressources minières de l’Est de la RDC. Obtiendra-t-il aussi le territoire? Le discours du président congolais m’a paru très diplomatique, prudent et modéré. Quoiqu'il ait enjoint le Rwanda de respecter les clauses de l'accord, il a joué, avec raison, la carte de la négociation pacifique. Dans toutes les interventions, je n’ai entendu aucune condamnation explicite des agresseurs. Ce n’était peut-être pas le lieu ni le temps de dénoncer le mal. Tout le monde était d’accord, il n'y a pas eu de mémorable "nous avons connu". Les milliards de dollars à obtenir de la manne minière congolaise ont calmé les esprits des uns et des autres. Les intérêts économiques et financiers sont trop immenses pour laisser la RDC bénéficier seule de son pactole naturel et minier. Et Trump, en bon entrepreneur et investisseur, a saisi la balle au point: "Everybody is going to make a lot of money". Money, money, money !
En attendant que le Rwanda retire ses troupes de Bunagana, Goma ou Bukavu, le chemin reste encore long. Kagame a mentionné l'implication de l’Union Africaine pour assurer la mise en application de ce Washington Accord. Congolaises et Congolais, disons-le nous, sans voiler nos faces, nous avons gagné la paix au prix de nos ressources. Et quelle paix? Des discours politiques ont été prononcés, un accord de paix a été signé dans un cadre américain exceptionnel, mais il a manqué une pièce maîtresse à cette kermesse: la population congolaise de l’Est victime des massacres, des pillages, des déplacements massifs, des tortures et viols. Les sans-voix. Et leur voix n’a pas été entendue. Je pourrais pousser la réflexion plus loin, mais je m'arrête là.
Le Rwanda a toujours soutenu qu’il n’y avait aucun soldat rwandais sur le territoire congolais, pourquoi n’a-t-on vu aucune représentation M23/AFC? Réponse simple: leur parrain était là. Que va-t-il se passer concrètement sur le terrain? Les parties engagées sont-elles sincères. Dans des cas pareils la sincerité ne compte pas, seuls comptent les intérêts. Les Américains seront sans aucun doute les plus grands bénéficiaires de cet accord, car les grandes sociétés multinationales auront désormais accès à l'extraction et à l'exploitation des minerais stratégiques dont regorge le sol congolais. Le sort de la population n'intéresse personne bien qu'il soit primordial. Les négociateurs et les facilitateurs se félicitent de cet accord sans penser à ses conséquences concrètes. Attendons de voir avant d’y croire. Saint Thomas n’avait-il pas mis son doigt dans le côté transpercé du Ressuscité? Le doute critique n'est pas interdit.
Journée historique pour le trio Trump, Kagame et Tshisekedi. Félicitations aux héros du Washington Accord ! It is all about money. Le vrai accord se joue au Nord et au Sud Kivu. Triomphe de la ruse au détriment de l'honnêteté naïve? Paix des braves ou des dupes? Il serait intéressant d'observer comment la population de l’Est réagit face à cet accord, comment les recommandations seront appliquées. Il est encore trop tôt pour le savoir.
4 déc. 2025
3.12.2025: Ibangu et Mukawa @19
3 décembre 2006-25: 19 ans de vie. Conformément à leur voeu d'éviter une fête grandiose comme c’était le cas pour leurs 18e anniversaire, nous avons opté pour la sobriété pour commémorer cet événement important. Une nouvelle page de vie s’est tournée. Nous nous sommes limités à aller au Restaurant Bubbas à Hastings, Christ Church. Belle fête, discrète et intime. Belle réunion familiale dans ma stricte simplicité des Mabana.
Comment un père fête les 19 ans de ses jumeaux? Je remonte à une question que l’a posée mon fils: "Papa, qu'as-tu fait le jour de tes 19 ans" "Rien", ai-je répondu sans hésiter. J’etais au grand séminaire de Mayidi en 1ere année de philosophie. Une année de transition qui s’est révélée très difficile pour moi. J’avais perdu mes repères, je ne me voyais pas retourner à Mayidi; je m'ennuyais à mourir. J'écrivais des poèmes à mes heures perdues. Les cours de philosophie des pères jésuites Dirven, Mortieaux et Van Iseghem mettaient beaucoup de doutes dans mon esprit. Je crois que je traversais une crise d'adolescence. Le matin du 29 avril, je pris conscience de l’existence de Ste Catherine de Sienne honorée ce jour-là. Le père recteur De Cock se montra très gentil à mon égard. Le soir. on partagea quelques bières avec des amis au forum. A l’époque on ne chantait pas le Happy Birthday que je découvrirais une année plus tard, exécutée par Mambu.
Aujourd'hui j’ai pensé particulièrement et intensément à mes enfants jumeaux. Ce dimanche-là, je fus appelé par Dr Jennings Daddy pour la première. Je découvris les deux enfants excortés par deux infirmières du théâtre de chirurgie vers l'unité des soins intensifs où ils furent mis dans deux couveuses. Je n’ai jamais oublié cet instant magique. Mes sentiments étaient partagés : j’étais préoccupé de l’état de leur mère pendant que je me réjouissais de voir les enfants. Ibangu se portait bien, tandis que Mukawa était fragile, sous observation. Le rêve étant devenu réalité, les images d’échographies étant changé en corps palpables, je pris conscience de la gravité et du poids d’être père. Le prêtre que j’avais été dans mon esprit, acceptait enfin sa charge sociale de paternité biologique. Les enfants.erzient là, devant moi. Leurs traits étaient encore indistinctement. La fillette teint clair ressemblait à ma soeur Trinité et le garçonnet à mon frère Nicolas. Je n’avais pas revu le Dr Laffont qui s'était acquitté très professionnellement de ses responsabilités. Les nouveaux-nés une fois installés au service de réanimation, on me demanda de sortir. Aujourd’hui, 19 ans plus tard, chacun a son propre visage, sa propre personnalité, sa propre vie. Que le Seigneur les accompagne de sa bonté merveilleuse.
C’est l’occasion de rendre un vibrant hommage à Mama Mapasa, Clavère Mosimi Abuka. Quelle force de caractère ! Quel sens de sacrifice et d'entière disponibilité ! Elle s’est donnée corps et âme aux soins de ses enfants, avec une énergie que je ne lui connaissais pas auparavant. Alors que nous passions des nuits blanches au rythme des pleurs des jumeaux qui souvent s’alternaient et se relayaent, elle trouvait d’on ne sait où la puissance physique et psychique pour les calmer, les nourrir et les couvrir de sa tendresse maternelle. Alors que je me sentais épuisé, elle continuait de s'occuper de leurs caprices comme si de rien n'était. Ça ça m’a impressionné au plus haut point jusqu'à changer une conception fondamentale dans ma tête. A la question de savoir qui de l’homme et de la femme est le plus fort, le plus résilient et le plus efficace vis-à-vis des enfants, ma réponse est claire: c’est la femme. La femme est prête à affronter n'importe quel danger pour sauver la vie de son enfant. J’en ai fait l’expérience avec la présence des enfants dans ma vie. Honneur et gratitude envers toutes les mamans de la terre.
Joyeux anniversaire à Madeleine Chrystelle et Claver. Paix, santé, amour, persévérance, succès et bonheur à eux. Que ́’Eternel soit leur guide et consolateur.
3 déc. 2025
Joyeux anniversaire Ibangu et Mukawa
Aujourd'hui Madeleine Chrystelle et Claver Jr Mabana célèbrent leur 19e anniversaire de naissance. Qu’ils vivent dans la paix et la joie. Ci dessous quelques vœux
Maman Légionnaire: "Je profite pour souhaiter un très joyeux anniversaire à Mukawa et Ibangu. Que Dieu les bénisse abondamment. Qu'ils grandissent dans la crainte de Dieu, que Dieu pourvoie à tous leurs besoins, et qu'Il voud bénisse vous leurs chèrs parents."
1 déc. 2025
Détournement comme mode de vie
Tout le monde détourne chez nous. A tous les niveaux. Les détournements des fonds publics sont devenus monnaie courante, à tel point que plus personne n’est surpris de les apprendre. Pendant que d’autres s'attellent à améliorer la qualité et le rendement de leurs activités professionnelles, la préoccupation des leaders de chez nous consiste à chercher des moyens pour détourner les deniers publics. Et en principe tout ce qui mène au détournement est bon. Tout est motif de détournement. Par exemple la guerre de l’Est de la RDC enrichit des généraux qui vendent les armes de la république à l’ennemi, privent les soldats de leurs salaires, exploitent des carrés miniers, trahissent la patrie contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Chacun détourne au poste qu’il occupe.
C’est un véritable mode de vie. Et nul ou presque ne déroge à ce défaut. Des fidèles sont engagés à des postes stratégiques afin de couvrir les malversations de leurs protecteurs ou commanditaires. Des gens jadis réputés intègres et incorruptibles se sont révélés être à la fin des corrompus sans scrupule ni vergogne. C'est hélas la réalité de la vie chez nous. Ceux-là mêmes à qui a été confiée la charge de combattre et d'éradiquer la corruption ont fini pour utiliser le système à leur profit personnel. Il y a des pratiques très simples devenues ordinaires et habituelles qui relèvent de la corruption. Aucun contrôle ne réussira jamais, dans ces conditions, à changer la mentalité en vigueur. Le détourneur est vénéré, honoré et récompensé au lieu d'être blamé et honni.
Avec l'argent détourné, on paie sa libération au cas où on serait arrêté. Avec l'argent détourné, on peut sortir avec gardes et geoliers hors du pays, faire l'opposition et revenir ministre ou président directeur général d'une société de l'état. Cela s'est vu, se voit et se verra encore sur la terre des hommes. La malhonnêteté, comme le pillage des ressources naturelles et minières du pays, ne dérange plus personne: c'est une vertu cardinale. Les villes sont sales, mais l’argent alloué à l'assainissement urbain disparaît impunément dans les poches des barons du régime. La propreté de la ville devient un fond de commerce, un slogan au lieu d’être appliquée effectivement. Dans un pays où les repères moraux n'existent plus, il est normal qu'on en vienne à se demander si la justice existe pour tous, au vu des personnalités intouchables exemptées de toute responsabilité pour les crimes qu'elles commettent. L'énormité des sommes détournées démontre un laisser-aller et une impunité qui dépasse tout entendement.
Le pays donne l'impression d'être tout sauf l'état de droit hautement proclamé par les autorités, à moins de leur accorder le bénéfice du doute en changeant les paradigmes de considération. C'est certes un cheminement vers l'état de droit, mais qu'un long chemin reste encore à parcourir. Comment sévir contre les détournemement des fonds publics lorsque la justice du pays ne sévit pas sévèrement et unilatéralement contre tous les "détourneurs". Ne perdons pas l'espoir.
28 nov. 2025
La haine de soi-même
Aliénation mentale, assimilation culturelle, complexe d'infériorité, haine de soi, colonialisme, acculturation, intoxication spirituelle ou psychologique, tous ces termes peuvent illustrer mon propos de ce jour. J’ai déjà touché à ce sujet dans mes publications antérieures. Je vais continuer dans le même sens mais en insistant sur le fait que tout se passe au niveau mental ou psychologique. Nous agissons souvent sans réfléchir, sans nous remettre en question ni évaluer la pertinence de nos actes. Je classe tout cela dans ce que j’appelle le mythe. J’ai tellement étudié le mythe que je sais en déchiffrer le fonctionnement dans des comportements singuliers et insoupçonnés. Et l'Occident colonial a réussi à nous rendre étrangers à nous-même et à notre peau.
Les femmes. Nos sœurs et mamans noires s'affichent souvent avec des cheveux d'indiens et la peau brunie. Elles ont tellement appris à se haïr qu'elles ne s'acceptent plus comme Dieu les a créées. Elles refusent leur état naturel. Des cheveux dits "humains" sont importés par centaines de tonnes depuis l'Inde. Une affaire qui brasse des milliards de dollars pour assouvir le désir des femmes noires à ressembler aux Blanches. Dans cette même optique, des millions de Noirs recourent à des produits chimiques pour obtenir une peau claire et brune, honteux qu’ils sont de leur peau noire. Une autre industrie pharmaceutique très florissante qui accumule des milliards. Les salons de beauté sont pleins de ces trucs comme si le noir bois d'ébène n’était pas beau.
Que cela concerne les cheveux ou le teint de la peau, il y a à la base une négation d’identité. Le Noir se modèle sur le Blanc, copie à la perfection les manières des Blancs jugés plus beaux, plus fascinants et plus intelligents que les Noirs. Les cheveux des Indes sont certains rasés des personnes décédées ou bien lors des cérémonies hindoues, récupérés par des entreprises qui en les exportant réalisent d'énormes bénéfices. Les Indiens ont ainsi découvert un marché lucratif sans vraiment investir. Sommes-nous maudits ou irrationnels? Nos mamans ne l’ignorent pas mais se vantent de porter des cheveux humains qui les rendraient plus jolies qu'avec leurs cheveux d’origine. Elles dépensent des milliers et passent de longues heures à se faire greffer ces immondices. Elles importent des perruques par centaines afin de paraître plus proches de l’idéal féminin de la beauté blanche. En ajoutant les produits éclaircissants de la peau, elles croient obtenir le portrait parfait de la femme, alors qu'elles se condamnent à la perdition. Au fin fond d'elles-mêmes, elles se haïssent. Femmes noires, soyez fières de votre peau noire et de vos cheveux crépus naturels. Tressez-les, soignez-les sans les ternir ni les édulcorer. Trop tard, l'environnement culturel a déjà tout bousillé dans les têtes désormais vidées de tout sens d'honneur et de dignité, dont les paradigmes ont changé.
Les sapeurs, parlons-en encore. J'ai écrit une pièce de théâtre intitulée Les Sapeurs, jouée en Jamaïque par mes étudiants lors d'un festival intercampus de notre université. La sape constitue le paroxysme du dédain de la mode africaine. C’est la victoire de la couture, de la lingerie et du luxe européen, américain, asiatique ou que sais-je encore. Mépris total de la créativité dans l’art de l'habillement africain. Nos propres couturiers sont vilipendés au profit des Non Africains. Le paraître, le paraître-riche, le goût du luxe importé et extraverti, constituent les justification de culte insensé du paraître. S'afficher avec d'onéreux vêtements et chaussures, voilà l'héritage de Papa Wemba, Niarckos ou Kester aux jeunes. Dieu seul sait comment ils acquièrent ces accoutrements excentriques et comiques. Sans le savoir, ces icones du paraître ont condamné notre jeunesse à la perversité et à la décrépitude morales pour plusieurs générations. La haine de soi se traduit par une perte totale d'identité, une vie d'emprunt ou d'aventurier, un paraître artificiel qui se limite à l'extérieur du corps mais ne touche pas l'âme. Une mentalité rétrograde sous des apparences de modernité.
Parler comme le Blanc, "speak English through the nose" comme aurait dit Ngugi wa Thiong'O, c’est l’idéal linguistique du Noir. Là il se sent plus homme qu’il ne l’est. Mépriser les langues sauvages comme Sarzan Thiemoko qui nous a récité "Souffle.... écoute plus souvent", constitue l'attitude parfaite de l’acculturé. Et ce phénomène est plus enraciné en nous que nous ne croyons. Est considéré celui qui maîtrise la ou les langue-s des Blancs. Moralité: l'apprentissage des langues étrangères ne doit pas nous empêcher de pratiquer nos propres langues. Le problème est plus complexe qu'il ne paraît. Le mythe du Blanc doit être banni en dépit de la fascination qu'il exerce sur nous sous diverses formes. Nous devons trouver un moyen pour empêcher nos langues de mourir. Ce blog comporte des articles en kikongo, kisuku, lingala, mais cela ne suffit pas. Et même, je suis rattrapé par ce que j'avance: j'en parle parce que j'en connais l'effet dévastateur et destructeur de la culture. "Yakala bakudia ndinga bakudi".
Aimons-nous tels que nous sommes. N'ayant pas honte de notre identité. Que le paraître ne détruise pas notre être.
23 nov. 2025
Avantages et abus de l’Internet
Depuis des années, depuis que j'ai eu accès à en 1999, année où j'ai ouvert mon premier compte email encore actif jusqu'à ce jour, je me suis intéressé à lire, voir, écouter des choses de toutes sortes. L’Internet m’a été très utile au point de construire pratiquement toute ma carrière universitaire. Jusqu'à ce jour, il est devenu un outil indispensable de travail, d’activités de toutes sortes. Il m’a permis et me permet encore de joindre les quatre bouts du monde. Une immense mine d’informations et de potentialités. En ouvrant ce blog fin 2009 je répondais à un besoin inexorable de communication. J’avais besoin d’une plate-forme personnelle où je pouvais poster mes pensées ou informations particulières.
J’en suis aujourd'hui à plus de 3300 entrées. Je me suis familiarisé avec cette nouvelle technologie à tel point qu’elle m’est devenue indispensable. Je suis lu et suivi par plusieurs personnes connues et inconnues. Comme tout le monde j’en suis devenu, sans le savoir ni le vouloir, une victime pour les pirates informatiques et autres cybercriminels. Je me suis exposé. Tout est connu de moi. Trop transparent pour jouir encore d’une certaine vie privée. C’est comme une drogue. Je suis surpris que des amis aient opté de s’en passer, alors que je ne conçois plus ma vie sans Internet. J'expose mes idées certes, mais je m'expose aussi. J'expose mon intégrité et ma vie privée. J’ai par exemple opté d'exposer de façon discontinue mon autobiographie par ce blog au lieu de la rassembler dans un livre mémoire qui serait publié dans une maison d'éditions. J'essaie toutefois de garder ma tête sur les épaules.
Ce que je vois, lis et apprends par cette même voie, est parfois surprenant. O tempora o mores! Tout y est. Je suis souvent choqué par l'indécence, la violence, l'immoralité, la criminalité, la propagation des doctrines racistes ou ultranationalistes, la xénophobie ou la haine des étrangers, la pédophilie, l'homosexualité, etc. La liste est longue. Tik Tok, c'est le repaire de toutes les antivaleurs imaginables et inimaginables. Youtube, Facebook. Instagram, Trust, etc. diffusent n’importe quoi. Sans aller en profondeur, je voudrais m'arrêter sur deux phénomènes: l'automutilation et le suicide. A vouloir attirer le plus d'abonnés, on finit par passer à côté de l’essentiel.
Pour ne parler que de la RDC, il y a des gens qui ont ouvert leurs chaînes rien que pour critiquer et insulter les autorités du pays. C’est des tribunes à sensations, très bien informées et populaires qui relaient et relisent tous les mouvements des autorités. Je ne parle pas des tiktokeuses qui s'insultent à longueur de journée ou diffusent des insanités sur elles-mêmes et leurs ennemies. Je pense à ces hommes qui ont élu l'insulte la plus vergogneuse comme leur langage ordinaire. Leurs animateurs sont devenus de véritables stars des réseaux sociaux, suivis par des centaines des milliers d'auditeurs et de téléspectateurs. Je ne pense pas aux télé-évangélistes, pasteur(e)s-pétages ou autres prophétes(ses) qui exposent des doctrines douteuses et exercent des ministères obscurs avec succès, et qui parfois se mêlent de la politique.
Ces influenceurs et influenceuses oublient souvent que, ce faisant, ils se critiquent et s’insultent eux-mêmes. Pire que cela: ils trahissent leur pays, affaiblissent leurs chefs et envoient des mauvais signaux aux ennemis de la patrie. Bref, au lieu de protéger notre pays, nous le détruisons. Préjugés et stéréotypes mis à part, les étrangers gardent de nous l'image que nous leur projetons de nous. A quelques nuances près, le dernier discours de Marine Le Pen contre Tshisekedi n’est pas différent de ceux de Boketshu, ou Pero Luwara ou Prof Yhombi. Politica politica mani pulite!
21 nov. 2025
Paix de dupes en RDC ?
A Doha; Qatar, a été signé un accord de paix entre la RDC et AFC/M23. Un accord qui ne reçoit pas l'unanimité des Congolais selon qu'on est du pouvoir et de l'opposition. Ça ne veut rien dire car l'invasion continue et les villes de Goma et Bukavu demeurent sous occupation. Qu'a-t-on réglé là-bas? Rien au profit des Congolais. Une capitulation à peine voilée.
Ces genres d'accords signent souvent une paix de dupes. Ils sont toujours au profit des plus forts. Voyons! Après la signature dote historique entre Israël et le Hamas, les bombardements massifs de Gaza continuét, avec plus d'ampleur. Accords de paix, une perte de temps. Une trêve éphémère pour s'arrêter et attaquer de nouveau. C’est ça la réalité. Ne soyons pas naïfs, ouvrons les yeux.
Seule la guerre désigne le vainqueur et le vaincu. Aux armes Congolais pour la défense de la patrie. On nous endort pour prendre nos terres et nos richesses. Il ne faut pas croire à la paix de dupes car rien ne change sur le terrain. Cela aurait téte trop facile pour être vrai.
20 nov. 2025
Victime d'insécurité à Kenge
20 novembre 2025. Il est 2 heures ici, 7 heures ä Kenge. Je voulais vérifier une information sur les examens de deuxième session qui se déroule à l'ISP Kenge lorsque m'est arrivé un message de désespéré d'une maman du Camp SAS. Cette dame fut écolière quand j'étais vicaire à la paroisse Anuarite Kenge. Elle est actuellement mère de cinq ou six enfants. Nous communiquons de temps en temps.
"O MD: Prof miyibi me kotila beto bubu na 1h30 bo me baka bavalise, bakiti, batelephone ya bana; muke mona ya kutuba ve... Bo me bloqué bavoisin na ba cadenas... Chance téléphone na mu kuvanda na nsi ya drap... Bo me yiba banzo 5 na quartier... Bana me kwenda classe ve baketch nionso bo me baka... Bana kedila sana classe... Bo drogua beto ...: Bilele nionso me kwenda yo ke mpasi" (Sic)
[ Prof, des voleurs sont entrés chez nous à 1h30, ils ont pris des valises, des chaises, des téléphones des enfants; je ne sais quoi dire... Ils ont bloqué les voisins avec des cadenas... Par chance mon téléphone se trouvait sous les draps ... Ils ont volé dans 5 maisons du quartier... Les enfants ne sont pas allés à l'école, tous leurs ketchs ont été pris... Ils pleurent ä cause de l'école... Ils nous ont drogués... Tous les habits sont emportés, c'est dur ]
L'insécurité règne à Kenge. J'ai alerté une autorité locale pour voir si elle pouvait assister. Kuluna, bandits et voleurs opèrent désormais dans tous les quartiers de Kenge. Des pratiques inexistantes il y a quelques décennies sont devenues fréquentes. Les voleurs opèrent après avoir drogué les occupants de la maison, prennent tout ce qu'ils trouvent, violent ou tuent en cas de résistance. La nuit, c'est leur règne sur le monde et tout ce qui bouge. Ils prennent tout, sans tenir compte des dégâts, des frustrations et des préjudices qu'ils causent. Nos familles, déjà pauvres, sont dépouillées du peu de biens qu'elles possèdent. Sans pitié pour les enfants dont ils prennent uniformes. chaussures et téléphones. Sans pitié ils laissent des familles terrorisées en emportant tous leurs avoirs, en les dépouillant de leur dignité. Quelle conscience ces malfrats ont-ils pour agir de la sorte?
Le phénomène existe partout, hélas. D'un moment à l'autre vous pouvez tout perdre. Les autorités ont vraiment du pain sur la planche. Où va le pays? On dirait que le malheur des autres fait le bonheur des uns. Tout le monde est inquiet, agité, perplexe. Marche dans la rue avec ton téléphone ou ton sac, on te les arrache. Ose circuler la nuit dans les rues sombres, on t'attaque. Reste dans ta maison, on vient t'assaillir ou t'assommer. L'insécurité est totale. Le pouvoir ne semble pas assurer la protection des paisibles citoyens. A quand le retour à la vie paisible et heureuse d'autrefois?
19 nov. 2025
Qualification de la RDC contre le Nigeria
Je n'ai pas vu le match contre le Cameroun, par contre j'ai vu celui contre le Nigeria. Comme par hasard, j'ai ouvert la télé sans conviction. Je m'attendais à voir un match européen ou américain comme c'est souvent le cas. Eh bien, je suis tombé sur ce match qui commençait. Et dès la première attaque, le Nigeria a marqué sur une grave erreur défensive. Un manque de concentration total. J'ai toutefois remarqué que les gars reprenaient le match en main, jusqu'à égaliser tellement ils ont "menacé" le camp adverse. Dans ce genre de match, ne compte que le résultat final: il ne s'agit pas de bien jouer, mais de marquer. Les prolongations ont mené aux tirs de penalty. Je suis de la vieille école; pour moi un penalty se frappe fort sans forcément chercher à dérouter le gardien. Je n'ai pas suivi la fin des tirs, tellement j'étais pris dans mes émotions. "Tika koganga, okoya kosala crise ya pamba", a crié Mama Mapasa d'en haut. Ca, c'est moi. Le temps de me ressaisir, je suis entré dans mon bureau pour écrire un ou deux messages sur WhatsApp. Pendant ce temps, m'est arrivé un message de Gaby: "RDC Eloko ya makasi". J'ai compris que la RDC était qualifiée. Et j'ai rouvert la télé. Bravo les gars!
15 nov. 2025
Deux anniversaires de naissance
15 novembre 2025. Aujourd'hui mon Papa Bunda et ma soeur Adrienne célèbrent leur anniversaire, quoique les années different. Tant mieux pour expliquer leur destin commun. Cela facilité aussi les choses. On fait d'une pierre deux coups.
Joyeux anniversaire Papa et Adrienne. Gloire et louange a l'Eternel en ce jour si mémorable. C'est parti pour une nouvelle année de vie. Qu'elle soit de bonheur et de paix, de santé et bien-être physique et spirituel, de joie et de rayonnement autour de vous.
Papa Dieudonné, le cadet de mes papas nés de Kahiudi et Kalongo, est mon congénère et nous avons grandi ensemble. Nous nous connaissons relativement bien; nous sommes amis plutôt que oncle et neveu.. Dans notre enfance, nous avions développé une complicité dont il nois arrive encore de devoiler les secrets enfouis dans nos coeurs. Nous avons nos histoires, certaines déjà relatées dans ce blog. Proficiat.
Quant à Adrienne, c'est la fille ainée du grand-frère de Papa Benz. Donc ma cousine, que dis-je, ma soeur. Nous sommes très liés. Peu avant de mourir Papa Donatien Mabana nous a bénisse ensemble, la main dans la main, pour ne jamais éteindre le feu de l'amour qui nous unit et nois anime. Nous mettons au défi quiconque de délier nos mains. Proficiat.
14 nov. 2025
Un grand coeur
S'il est des vertus que j'ai prônées dans ma vie, c'est entre autres la gratitude et l'honnêteté. Elles vont ensemble. L'ingrat n'est souvent pas honnête comme l'honnête n'est souventnpas ingrat. La malhonnêteté rime souvent avec l'ingratitude. Est honnête celui qui est reconnaissant, et vice verça. C'est le propre de l'homme honnête d'être reconnaissant. C'est le propre de l'ingrat d'être malhonnête. Comme j'aime soutenir que je vis au passé, je n'ai jamais oublié la générosité de mes bienfaiteurs et bienfaitrices; je n'ai jamais oublié toutes les personnes qui m'ont fait du bien, certains même m'en ont fait a contrario. Mon assez bonne mémoire me permet de retenir des détails que d'autres ont oubliés. A dessein, je la brandis souvent pour fasciner mes proches, sauf mes frères et soeurs consanguins, héritiers eux aussi d'une bonne mémoire. Merci Ngudia Miledi mia Khatu de pieux souvenir.
Je n'ai jamais oublié un bien, fut-il minime ou insignifiant, qui m'a été rendu. Je suis éternellement reconnaissant envers tous ceux et toutes celles qui m'ont manifesté amour et sympathie. Oublier ces personnes comme ignorer leurs bienfaits reviendrait à me vouer à la géhenne de feu. Cinquante-huit ans après l'avoir vue pour la dernière fois, je garde encore présent dans mon coeur un tendre souvenir d'enfance pour Félicité. C’est ce que j'appelle la grandeur du coeur. D'autre part, je n'oublie jamais un mal ni un tort qu'on m'a faits quoique j'aie pardonné. Il y a quelques années, j'étais profondément blessé par des propos mensongers tenus contre moi dans une affaire que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. J'ai découvert le démolisseur, et je lui ai pardonné. Ce mensonge a marqué ma vie; je l'ai déjà plusieurs fois évoqué dans ce blog. Le mensonge fait très mal lorsqu'on en est innocent victime. Un menteur est un bourreau, un meurtrier pire que l'assassin ou le persécuteur des martyrs. Il torture l'esprit et la conscience de la victime, sommée de se justifier souvent sans connaître les mobiles de ces agissements. Mensonge, tricherie, jalousie, vol et corruption vont aussi de paire. Là je vais loin de mon propos initial, bien que cette digression concerne le contraire du grand coeur. Revenons-y.
Les gens sont tellement ingrats qu'ils oublient à la moindre faille tous les biens antérieurs dont ils ont bénéficié. Certains reconnaissants se transforment en ennemis jurés dès que la roue tourne contre leurs voeux. Rares, et heureusement qu'il y en a, sont ceux et celles qui comprennent que le robinet pourrait un jour cesser de fournir de l'eau. La cause serait soit un dysfonctionnement technique soit un tarissement du puits ou de la source. Ayez l'argent, vous avez des amis. L'argent terminé, vous êtes oublié et abandonné à votre triste sort par ces mêmes amis. Vous n'avez jamais eu l'argent, vous êtes la risée, le maudit, l'infortuné et vous n'interessez personne. Un sous-homme. C’est ça la vie. C’est cela la vraie vie. Pas la fable des romans mais la rèalité cruelle vécue au quotidien. Le château de Charlottenburg existe encore à Berlin, mais sa propriétaire n'y a dormi que dans un petit coin de son immense chambre. Et elle l'a laissé à une postérité impériale ou nationale qui a oublié la bâtisseuse mais bénéficie des rentrées touristiques que génère le château-musée classé patrimoine berlinois. Don't touch! Reconnaissance nationale est rendue à la héroïne féerique. Comme quoi, le Berlinois a un coeur grand comme ça.
13 nov. 2025
Séparation de couples
Je croyais connaître les hommes mais je me trompe chaque fois, surpris par la réalité de la vie. La vie nous met devant des épreuves inattendues et surprenantes. J'ai suivi le drame d'un couple séparé après deux semaines de mariage; la dame s'est envolée avec un vieux monsieur "friqué" rencontré à la féte nuptiale. Un autre couple s'est séparé après près de treize ans de mariage. Les deux cas se ressemblent parce que ce sont les femmes qui en sont la cause. Coup de foudre et goût de l'argent. Le premier cas relève d'une émotion passionnée et incendiaire, et le deuxième d'un froid calcul de gains et avantages financiers. La femme part attirée par le regard insistant d'un invité qui sait faire vibrer son coeur comme jamais auparavant. La femme déguerpit dès que l'argent de son époux finit, prête à s'offrir au prochain client contre des espèces trébuchantes et sonnantes. Tendresse et sécurité financière sont des causes dévastatrices de mariage. Donnez-lui la tendresse, elle cherchera l'argent. Donnez-lui l'argent, elle cherchera la tendresse. Eternelle insatisfaite! Féministe, s'abstenir! La leçon est apprise.
11 nov. 2025
Grand Séminaire de Kalonda: 47 ans d'existence
12 novembre 1978 - 2025: 47 ans depuis que le Grand Séminaire St Augustin a été inauguré à Kalonda par SE Mgr Raphaël Lubaki, évêque coadjuteur de Matadi et président de la CEPKIN de l'époque.
J'ai déjà relaté cet événement antérieurement. Cette année-là, j'étais régent au petit séminaire de Kalonda avec mon ami Faustin Antoine Mampuya d'heureuse mémoire. J'assistai à la naissance de cette institution ecclésiastique qui aura entre-temps formé quelques centaines de prêtres. Je vécus en septembre-octobre 78 dans la même communauté que les abbés Boniface Ndoy et Jean-Valère Mbuluku, pionniers fondateurs, avant que ces derniers n'aménagent dans leurs propres locaux. Je revois la messe célébrée en présence des évêques du Bandundu (Biletsi d'Idiofa, Lesambo d'Idiofa, Mayamba de Popokabaka, Mbuka-Nzundu de Kikwit, et M'Sanda de Kenge), de nombreux prêtres, religieux et religieuses venus des quatre coins de la province. C'est à la séance académique inaugurale, tenue juste après la messe, que nous fûmes informés par l'abbé recteur du nom du saint patron de l'institution qui naissait sous nos yeux. Une quarantaine de séminaristes servirent en quelque sorte de cobayes. Je cite quelque noms au hasard: Georges Molo, Victor Mesongolo, Titus Ndala, Claude Ozankom, Paul Lusengi (transfuge de Mayidi), Gaston Kibefo, Georges Mbukamundele, Sawana, Berro, etc. Inongo n'avait pas envoyé de séminaristes cette année-là. Je garde de bons souvenirs des débuts de ce grand séminaire.
Pensées pieuses pour tous ceux et toutes celles, morts ou encore vivants, qui ont travaillé sur ce beau plateau, pour les formateurs, pour ceux qui y ont été formés. Que ce foyer intellectuel et spirituel brille toujours dans ce pays qui se trouve meurtri aujourd'hui par la guerre et l'insécurité, la pauvreté et l'insalubrité. Qu'il contribue au règne de la paix et de l'amour entre les hommes de ce monde. Vive le Grand Séminaire St Augustin de Kalonda. Dieu le bénisse!
Abbé Charles Kapende ordonné il y a 53 ans
Kenge, 12 novembre 1972 - 2025: L'abbé Kapendson Fils aurait accompli 53 ans de sacerdoce s'il avait vécu jusqu'à ce jour. Pieuses pensées pour notre aîné et formateur. Paix à son âme!
5 nov. 2025
On ne change pas l'histoire
S'il y a un problème qui gangrène la RDC, c'est la falsification de son histoire. Les débats sont nombreux, houleux et passionnés à ce sujet. J'y reviens après avoir lu une interview de Mgr Faustin Ngabu, évêque émérite de Goma, qui vient de nous quitter. Paix à son âme! Mgr Ngabu est de ceux qui défendent la présence des Banyarwanda en RDC avant la période coloniale. C'est un débat fondamental pour comprendre les soubassements de la guerre d'occupation qui sévit dans l'est de la RDC. J'ai jugé intéressant de publier verbatim sur ce blog les réactions de quelques amis à cette interview.
CM: "Oui Arthur. J'ai relativement bien connu Mgr Ngabu, ami de Mgr M'Sanda. Plus d'une fois, je l'ai entendu discuter de la nationalité des Banyarwanda. Par lui j'ai connu Mr Rwayitare et Mgr Kanyamachumbi, ancien secrétaire général de la CEZ. Il était un Tutsi pur et dur, comme Mgr Dheju ou Mgr Gapangwa. Quand il était président de la CEZ, il imposait aux autres évêques cette vision de l'histoire. Il s'est vraiment engagé dans ce débat. Etc."
RN: "Paix à son âme! Mais la version qu'il donne de l'origine de la présence des Banyarwanda au Congo n'est pas seulement contestable. Elle est absolument fausse. Des écrits émanant des auteurs sérieux existent, qui le démontrent. Mgr, qui s'improvise ici historien, oublie de faire mention des guerres sanglantes qui ont opposé les Bami Banyarwanda aux chefs tribaux de l'actuel Kivu. Le dernier d'entre eux s'appelait Rwabugiri. Il est mort en 1895 sur l'île d'Idjwi, quand il tentait de rejoindre le Ruanda, après avoir perdu son ultime bataille contre le roi des Bahavu (Bashi). Après cette dernière tentative de conquête, les deux parties ont été occupées par des puissances coloniales qui n'ont pas mené de guerre de conquête territoriale. C'est une aberration historique que de parler d'une présence des Banyarwanda au Congo avant la conquête coloniale. A l'indépendance, les membres de cette communauté, qui s'appelle elle-même "communauté" et non pas tribu, n'étaient pas autorisés à briguer un mandat électoral au niveau national. Ils étaient seulement électeurs et éligibles aux municipales...."
AP: "J'ai connu ou connais beaucoup de ce genre d'individus à l'Unikin et aux Etats-Unis qui s'illustrent comme ce Mr.- là. Quand Kagame devint leader du Rwanda en 1994 certains Zaïrois devinrent Rwandais! Lors d'une confèrence organisée par la Faculté des Sciences Politiques de "University of Missouri- Columbia" en 1997, javais été le speaker pour parler de la révolution qui avait renversé Mobutu. Bantu ya ANR ya awa kuvandaka na conference yina, ti Robert McNamara, ministre ya ntama ya Defense, baprofs, étudiants, etc. On me posa une question si je connaissais une femme Prof. Zaïroise. Surprise: elle était devenue rwandaise après la prise de pouvoir à Kigali! Plus tard, cette même dame organisa une conférence sur le génocide de tutsi. Général Dallaire (fut à Kigali en 1994, ONU) fut l'invité. Des profs jadis zaïrois (des Etats-Unis) étaient invités comme rwandais tutsi... beaucoup de mensonges..."
EP: "Dans cette affaire tout est faux. Et c'est pour cette raison que cette opération kamikaze perdure et prospère. Leurs parrains, Américains, Anglais, Français, Allemands, sont des hypocrites professionnels."
CM: "Et nous-mêmes, nous sommes naïfs, corruptibles, inconscients de notre sort, prêts à signer n'importe quel pacte pour des futilités immédiates, sans vision lointaine ni patriotisme. Le monde entier se joue et se moque de nous."
Et moi de conclure: "On ne change pas l'histoire".
1 nov. 2025
Tanzanie: quel gachis?
Fin octobre 2025. Les élections présidentielles tanzaniennes ont accordé un deuxième mandat à Mme Samia Suluhu Hassan. Réélue à 98% comme du temps des putschistes autoproclamés ou des tyrans installés par les producteurs de guides providentiels. La Tanzanie a eu à sa tête des messieurs brillants et unanimement respectés. Citons: Julius Nyerere ou Magufili. En Afrique aucun président, je dis aucun. n’organise les élections pour céder le pouvoir. Personne. Souvent les résultats sont établis d'avance. Robert Gueï en Côte d'Ivoire. Longtemps nous avons cru que le leadership féminin serait exemplaire, mais ce qui s’est passé dernièrement en Tanzanie, est loin de ressembler à des élections démocratiques, libres et transparentes. L’Afrique entière est abasourdie: opposants emprisonnés ou empêchés de faire campagne. Des protestations ont éclaté, causant la mort de plusieurs centaines de manifestants. Des morts qu’on aurait pu éviter qui entachent la réputation de la Tanzanie. Autrefois les hommes étaient dictateurs, aujourd'hui nous assistons à la dictature au féminin. Douce comme la femme, mais pire et plus cruelle que celle au masculin. La pragmatique ne préconise-t-elle la primauté féminine dans la formation des mots? Les 98% ne convainquent plus personne. C’est du gâchis, un retour en arrière. Stand up Africa. Stand up Tanzania. Politica politica mani pulite!
C'est déjà Novembre 25
Oui nous sommes déjà en novembre 2025. Petit à petit, mais à une vive allure, nous allons vers 2026. Le temps passe vite. La longueur dépend beaucoup de l'ambiance environnante: activités, souffrances, joie, travaux pénibles ou légers, etc. La dimension psychologique est très importante selon qu'on est primaire ou secondaire. Moi, je me connais secondaire, je vis beaucoup au passé. C'est pourquoi je garde une certaine fidélité à mes amitiés et contacts passés. Je ressens certains événements passés de façon intemporelle. Je n'oublie jamais une douleur ni une joie, quand elles sont causées par des individus ou des circonstances ambiantes. Surtout en sport ou en musique. Je reste attaché au vieux, pas au présent. Je n'ai jamais réussi à prendre du recul devant certains faits passés. Je suis comme ça, je ne sais pas tourner la page, quoique je m'en accommode. Je n'oublie pas, Dieu m'a donné une assez bonne mémoire. Tout lecteur régulier de ce blog s'en rend compte à un moment ou à un autre.
Novembre 25. C'est, avec décembre, le crépuscule de l'année. L'heure n’est pas encore au bilan, mais c'est comme presque. J’ai bénéficié d’un temps relativement calme et contrôlé. Deux voyages au Congo, accompagnés d’un saut en Allemagne, en Belgique et en Suisse. Trois nuits à Bonn, Wurmlingen et une nuit à Volketswil près de Zürich. Des expériences diversifiées. Des circonstances totalement différentes de celles habituelles. Quelques rencontres inattendues, mais pas du tout surprenantes. Je crois avoir déjà tout vu dans ma vie. Au niveau du boulot à Kenge, j’ai été dégommé de mon prestigieux poste de chef sans autre forme de procès. Pas de remise ni reprise. Une cacophonie propre à nos institutions. No comment. Ça c'est moi, et les autres?
J’arrête là. Le reste pour décembre et janvier si je vis encore. Sinon beh, contentez-vous de mes gribouillis ou graffitis.
30 oct. 2025
A propos de Mr Sarkozy
"Cher Claver,
Tu as écrit un pamphlet dans ton style exprimant ton désaccord avec Mr Sarkozy. Mais comme bon littéraire, ou écrivailleur de paperasses, tu as pris le soin de ressasser ce que tout le monde sait ou a su de Mr Sarkozy. J'aimerais juste expliciter deux éléments dans ce que tu as écrit. Mr Sarkozy pour moi était à la fois fascinant et répulsif. Fascination répulsive, une expression que tu connais bien et que j'ai retrouvée dans tes écrits antérieurs. Ou bien on l'aime ou bien on le déteste. Un homme de la démesure qui tient à monter au dessus de sa taille, et qui comme tu l'as dit, ne recule devant rien. L'appât de l'argent est une tare chez le président honoraire de la république française aujourd'hui incarceré. L'affaire Bettencourt par exemple, tu n'en as pas parlé: c'est pareil. Même dans sa vie privée, ses liens avec des vedettes du cinéma ou de la mode. Son rapport avec les grands de ce monde. Son arrogance égocentrique au point de vilipender tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Son analyse et son regard sur le monde actuel, sur l'Afrique et son avenir, sont sujets à controverses. Ses détracteurs sont aux anges, tandis que sa famille et ses supporters rient jaune. Le terrain est encore propice pour écrire des livres, produire des pièces de cinéma, ou inventer des sketchs comiques genre guignol sur Mr Sarko.
Bonne journée
Le pourfendeur"
26 oct. 2025
Mr Nicolas Sarkozy en prison
Comment dire? Le monde est méchant. La roue de la fortune tourne. Du sommet à la chute au point zéro. De l'honneur à la déchéance. De la gloire à la décripitude. De la splendeur à la disgrâce. Qui aurait cru? Qui l'aurait cru que le tout puissant président à la montre Rollex pouvait un jour être confiné dans une étroite cellule de prison? Le voilà croupissant comme monsieur tout le monde dans le réduit puant et nauséabond d'une géôle mal éclairée. Le voilà écroulé de la suprême cour royale vers le bas-fond d'une crasse poussiéreuse, infecte et dégoûtante. Ah non, il est dans une prison dorée. Soit. En prison quand même. Comme Napoléon, comme Mengitsu, comme Bokasa, comme qui encore? Ah comme le dernier des truands de la terre. Parlons en de l'homme Sarkozy.
Je ne suis pas un connaisseur en la matière. Mais j'ai vu Mr Nicolas Sarkozy évoluer dans son ascension politique. De chiraquien, il est devenu balladurien. Cette volte-face est la clé qui l'a conduit à la présidence de la république française. Un homme qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Qui a démoli PPA à la suite d'une question maladroite. Qui a détruit la Libye et tué Kadhaffi après avoir pris son argent. Qui a pris la femme de Jacques Martin après l'avoir mariée au civil à ce dernier. Tout lui a réussi à tous les niveaux: politique, social et privé. Tout et tout. Seulement voilà, il a dû se rendre compte après sa défaite électorale que dans la vie tout ne réussit pas toujours. Il y a un temps pour tout. Le succès n'exclut pas l'échec ni la défaite. Voilà ce en quoi la politique est passionnante et exécrable à la fois. Je suis apolitique. Je ne suis fanatique d'aucun politicien, parce que je hais la manipulation. J'aurais peut-être été le meilleur politicien du monde si j'y avais adhéré. Horreur! Politica politica mani pulite!
Mr Nicolas Sarkozy est un battant. Increvable et obstiné. Ne reculant devant rien, il est toujours prêt à rebondir, même depuis sa cellule de prison. Cinq ans, c'est quoi dans la vie d'un homme extraordinaire comme le héros Tarzan des forêts vierges? A qui veut l'entendre, il clame son innocence. Mais alors pourquoi a-t-il été condamné, tant d'années après avoir quitté la présidence française? Le tout-puissant est devenu l'un des nôtres, comme nous, pauvres Fellah. Tout a une limite, c'est la leçon à tirer du film de la vie de Sarkozy. Suis-je sarcastique? Peut-être oui peut-être non, comme nous disions du temps de notre petit séminaire. Seulement je lui reproche son attitude dédaigneuse, voire "raciste" envers l'Afrique et les Africains. Son discours de Dakar reste gravé dans nos mémoires. Je lui reproche d'avoir pris part à nos conflits internes d'Afrique en soutenant une gestion partagée des ressources minières de la RDC, et de surcroît la balkanisation de la RDC. Je lui reproche la Françafrique, d'avoir été un faiseur des rois en Afrique. Je lui reproche, je lui reproche, etc... Espérons qu'il ne va pas, comme Meursault, le protagoniste de Camus dont il voulait placer les restes au Panthéon, dormir "sur un bat-flanc de bois".
Un destin pareil fait réfléchir. Comble de l'absurdité du monde. Un président qui a chuté du somptueux palais de l'Elysée à la cellule aux rats et termites de la prison. Il ne me revient pas de le juger, son pays lui-même l'a fait. La Libye est coupée en morceaux. L'Afrique subit encore la loi du FCFA, gérée depuis Paris par le truchement de la Banque centrale de France. La Francophonie continue sa besogne d'intoxication culturelle. Vive le colonialisme! Sarkozy en prison, c'est la leçon à tirer de l'engagment politique à tous les niveaux. Je me proclame apolitique, et je le suis.
SE Mgr Faustin Ngabu (1935-2025) in memoriam
25 oct. 2025
Veuve et accusée de crime 2
La mort d’un mari donne souvent lieu à des troubles incommensurables à l’épouse du défunt. Les commentaires vont dans tous les sens, bons et mauvais selon que l’on appartient au groupe du mari ou à celui de l’épouse. Et au sujet de ma nièce, j’en ai entendu tellement que je ne saurais où donner de la tête. Tous les défauts de la veuve sont révélés au grand jour, mêlés à des pertes d'argent. Il se trouve que le défunt aurait laissé des dettes à la suite d’un parrainage bancaire qui aurait mal tourné jusqu'à hypothéquer sa maison. Ce qui en partie aurait provoqué l’accident cardiovasculaire fatal. Et d’autres inepties difficiles à soutenir ont été évoquées. Réfléchissons-y froidement.
S’il y a eu empoisonnement et vol d’argent, que la justice les établisse et tranche en toute objectivité. Un conflit entre les deux partenaires aurait pu se terminer par une réconciliation ou un divorce, plutôt que par un crime fatal. Si c’est au niveau de la sorcellerie, ce dont je doute fort, que la sagesse traditionnelle prévale. Je ne crois pas au miracle dans un conflit de ce genre. Les hommes sont méchants de nature. Dans une situation comme celle-ci, ce sont les enfants dont l’aîné a 12 ou 13 ans, qui en pâtissent. C’est la veuve accusée, dont l’honneur est sali, qui est meurtrie. L’intérêt des victimes n’intéresse personne. Comment tourner cette douloureuse page et continuer de vivre? Tel est le problème qu’affrontent actuellement la veuve et ses enfants. Ils sont seuls. La douleur due à la perte d’un être cher se porte seule. Elle n’est jamais transférable. Les autres en réalité ne sont finalement que des embrouilleurs, comme disent les Congolais. Parlons-en avec modération.
Dans le cas inverse, où ce serait la mort de la femme, la famille de cette dernière aurait privilégié un sacrifice d’initié aux loges qui pullulent au pays. D’une façon où d’une autre, le partenaire sera aussi soupçonné d’en savoir plus que ce qui se voit ou se dit. Il est temps que nous nous débarrassions de certaines coutumes rétrogrades qui minent nos vies. Une catharsis s’impose. Que l'appât immédiat des gains n’étouffe pas nos esprits. Justice et bon sens!
24 oct. 2025
Veuve et accusée de crime
Mgr Dieudonné M’Sanda: 24 ans déjà
24 octobre 2001-25, voilà 24 ans depuis que Mgr Dieudonné M’Sanda Tsinda Hata est décédé à St Luc, Bruxelles. Que son âme repose éternellement en paix! Que dire de nouveau que je n’ai pas encore raconté au sujet de cet homme de Dieu?
Je ne cesserai jamais d'affirmer mon attachement à Mgr M’Sanda et de reconnaître son influence directe dans ma vie. J’ai osé, il y a quelques jours, rechercher sur AI des informations sur nos deux personnages. J'étais surpris par ce que j'ai trouvé. Le fait que j'ai publié ä son sujet plusieurs entrées directes et indirectes dans ce blog prouve la solidité de ma gratitude envers l'ancien évêque de Kenge. Au-delà des tumultes qui ont marqué nos parcours personnels, je dois avouer que le lien essentiel qui nous soudait est demeuré inamovible. C'est cela qui compte pour moi.
J'ai connu l'homme, le vrai. J'ai connu l'enseignant et le formateur des séminaristes. J'ai connu aussi le canoniste, rigoureux prêtre et évêque. Peut-être autant si pas mieux que beaucoup qui prétendent l'avoir connu, aimé ou détesté. J'ai subi ses humeurs. Pour avoir été son secrétaire de septembre 82 à septembre 87, j'ai eu un privilège énorme d'assister et de collaborer à certaines de ses grandes réalisations. Par dessus-tout, il m'a appris à travailler. A travailler dur. Je disais hier à Séraphin que je pouvais expliquer ses actes et anticiper ses réactions sans risque de me tromper. Je crois avoir connu l'homme. Derrière la face intransigeante de l'autorité se percevaient les signes d'une bonté et d'une générosité surprenantes. Un peu d'humilité diantre!
Dans une année se commémoreront les 25 ans de la mort de Mgr Dieudonné M'Sanda. Le diocèse de Kenge a prévu, en collaboration avec la Fraternité des Sœurs de Marie Reine de la Paix, d'organiser quelques activités religieuses et culturelles en son honneur. Un comité y travaille. S'il plait à Dieu, je ne manquerai pas d'y apporter ma contribution et mon humble témoignage. Que son âme repose en paix!
19 oct. 2025
Jubilé Sr Angélique Kayolo
CM: "Proficiat ma soeur Angélique pour ton jubilé. Toutes mes félicitations pour les merveilles que le Seigneur accomplit chaque jour dans ta vie. Paix, joie, santé et persévérance ! Ici à la Barbade, nous avons spécialement prié pour toi à la messe dominicale de St Francis. Que la lumière divine continue de briller dans ta vie de consacrée. Amen."
